Délicieuses pourritures – Mois Américain 1

délicieuses

Petit, mais costaud !!

Roman (125 p.)

Délicieuses pourritures

Joyce Carol Oates

Éd. Philippe Rey (2003)

*****

Années 70. Au sein d’un campus de Nouvelle-Angleterre. De jeunes étudiantes se pâment d’admiration devant leur professeur de littérature. Andre Harrow est un professeur charismatique qui sème le trouble dans le cœur de ses jeunes élèves. Parfois aimable, il peut aussi être très critique, voire désagréable. Il est plein de charme, mais un charme qui va se révéler vénéneux, malsain. Sa femme, une sculptrice célèbre, Dorcas, joue également un drôle de jeu… Gillian Bauer, qui n’a que 20 ans, va découvrir une étrange facette de l’amour…

*****

Pourquoi avoir choisi ce roman là alors que j’ai plus de 40 romans américains dans ma PAL ?

En fait, je l’ai pris dans ma pile de bouquins parce qu’il était tout petit (125 pages), je croyais que c’était une nouvelle. Et aussi parce que Joyce Carol Oates est une autrice américaine très connue (Blonde, les chutes…) dont je n’avais encore rien lu et dont je voulais découvrir la plume.

Est-ce que j’ai aimé ?

Oui… et non ! C’est bien écrit indéniablement. Et on “croit” aux personnages, parce que j’avais vraiment envie de frapper Andre Harrow et sa femme ! Mais malgré son tout petit nombre de pages, j’ai eu du mal à le lire, tellement j’ai trouvé l’ambiance étrange, glauque, vraiment malsaine. Il y a un côté “poisseux” dans le sens sale/écœurant !! En tous cas, ce roman porte bien son titre… Délicieuses pourritures… Quoi que ? Pourquoi “délicieuses” ?

Mais j’ai aimé le style de l’autrice, j’en lirai d’autres ! Et ça tombe bien, je viens de retrouver “les chutes” dans un carton…

Noukette a bien aimé !

*****

Extrait (P.12) :

“Dorcas ! La femme d’Andre Harrow. Ne soupçonnant pas qu’elle était suivie, observée avec fascination. Elle aurait été si  étonnée, si contrariée. Amusée ? Ce n’était pas la première fois que je suivais Dorcas. C’était peut-être la cinquième ou sixième fois, car ma passion pour Andre Harrow était née le printemps précédent, pendant ma deuxième année d’université. J’avais toutefois le pressentiment que ce jour-là, cet après-midi là seraient différents. Que je risquais de commettre une erreur et de la regretter.”

*****

De cette autrice, Sophie vous a présenté : Ce que j’ai oublié de te dire

Ce roman est ma 1ère participation au Mois Américain

américain

Il participe aussi au Challenge Petit Bac, catégorie Adjectif

 

Tu t’appelais Maria Schneider – Lectrices ELLE (1)

Maria

Tu t’appelais Maria Schneider

Vanessa Schneider

Grasset (2018)

*****
Rentrée littéraire – Sortie prévue le 16/08/2018
*****

Maria

Maria Schneider, c’est cette jeune actrice d’à peine 19 ans qui est “violée” par Marlon Brando dans “Le dernier Tango à Paris” de Bernardo Bertolucci. Elle n’a pas été réellement violée bien évidemment, c’est un tournage de film, mais elle n’avait pas été prévenue de cette scène, pour faire “plus réaliste et qu’elle réagisse avec rage à cette humiliation” en “fille et pas en actrice”, selon le réalisateur.

A cause de cette scène

à cause de ce film, elle trainera toute sa carrière durant une réputation sulfureuse, de dépravée puis ensuite de droguée.

Vanessa Schneider, l’auteure, cousine de Maria, nous parle dans cette (auto et bio)graphie, de l’histoire de Maria mais également de sa propre vie et de celle de sa famille de fous comme elle l’appelle. Elle raconte en quoi cette cousine plus grande, admirée, presque adulée, à influencé sa vie.

*****

C’est un livre facile à lire, l’écriture de Vanessa Schneider est fluide et agréable. Les chapitres sont courts, donnant beaucoup de rythme à ce document. L’histoire d’une famille franchement atypique, avec beaucoup d’anecdotes sur le milieu du cinéma, d’autres sur la politique, d’autres encore sur la vie dans les années 70/80.

Au final, on se dit que si on avait été plus respectueux du droit des femmes à l’époque, cette femme, Maria Schneider, aurait pu avoir une vie très différente…

Un livre qui m’a beaucoup plu !

*****

Un extrait :

“Tu as quinze ans. L’âge où ta mère a eu son premier enfant, l’âge où notre grand-mère a été mariée de force. L’âge où dans notre famille, les femmes entrent brutalement dans l’âge adulte, l’âge où les mères ne supportent plus leur fille. La tienne t’a mise à la porte. Papa et Maman te proposent de venir vivre chez eux dans leur deux-pièces du 7ème arrondissement de Paris. Il y a eu cette terrible dispute chez toi, personne n’a cherché à en savoir plus. On murmure que ta mère a surpris ton beau-père dans ton lit.”

*****

ELLE

1 ère lecture / 28

*****

C’est également ma 1ère participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire !

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

Alice et le challenge des “Re”

Bibliothèque Verte

Alice, tous les plus de 45 ans connaissent, forcement. Forcement parce lorsque nous étions enfants, nous les quinquagénaires (je n’y suis pas encore, mais ça approche à très grands pas !), la littérature jeunesse n’était pas ce qu’elle est aujourd’hui… Pour les plus jeunes (6/10 ans) il y avait la bibliothèque rose avec des séries comme “oui-oui“, “Jojo Lapin“, “Fantômette” ou encore “le club des cinq” et quelques autres.

2ème_logo_de_la_collection_Bibliothèque_Verte

En bibliothèque verte, pour les plus grands, c’était pareil : il y avait les séries plus “fille” comme “Alice” ou encore “Les Soeurs Parker” et celles plus “garçon” comme “Michel” ou “les six compagnons“. Je garde quand à moi un excellent souvenir de toutes ces lectures, moins variées et moins riches peut-être que la littérature jeunesse actuelle, mais elle a fait son boulot, en me divertissant d’une part et en me donnant le goût de la lecture d’autre part ! Je me souviens d’une série SF, sans doute la 1ère que j’ai lu, bien avant de lire “Bilbo le Hobbit” : “Les conquérants de l’impossible” de Philippe Ebly. Cette série a sans nul doute contribué à me faire aimer la science-fiction !

* * * * *

Bon, et le challenge des “Re “, Kezako ?

Il s’agit d’un challenge créé en 2015 par Blandine, du blog Vivrelivre. Comme je n’étais pas sûre d’avoir beaucoup de temps pour des RE-lectures, et que je me suis déjà inscrite pour un certain nombre de challenges (voir ici), j’ai pris le 1er niveau, “Curiosité“. Pour le réussir, rien de très compliqué, il suffit de RE-lire un livre. C’est chose faite !Alice

Comme j’ai déjà plein de trucs à lire, je ne RE-lis pas souvent… Là, je suis tombée sur “Alice au manoir hanté” un livre que j’ai lu il y a près de 40 ans ! Il était parfait pour ce challenge.

Alice-au-manoir-hante2* * * * *

Pour tout vous dire, avec cette RE-lecture, j’avais un peu peur de “gâcher” mes beaux souvenirs d’enfance…Et bien franchement, j’ai été très agréablement surprise ! On se doute très vite de qui est le “méchant”, on sait aussi qu’Alice va “gagner”, bien évidemment, mais malgré tout, ce n’est pas gnan-gnan ! Et les tournures de phrases, le vocabulaire -parfois vieillot il est vrai- (“Rodomontades” dans un livre jeunesse, c’est plutôt surprenant…) sont plutôt riches comparé à certains romans actuels. Tout n’est pas écrit au présent, il y a des descriptions et un vocabulaire varié.

Bon, soyons honnête, je ne vais pas les relire tous, mais j’ai pris beaucoup de plaisir à cette RE-lecture qui m’a fait faire un bond en arrière dans le temps ! Et vous ? Vous arrive t-il de relire des livres de votre enfance ?

* * * * *

Pour les fans, un site sur les œuvres de Caroline Quine

Pour les curieux la page Wikipédia sur Alice Roy, dans laquelle vous apprendrez, entre autres choses, que Caroline Quine n’a jamais existé…

Et si vous en voulez encore, allez donc lire l’article de Blandine, qui en a toute une collection !

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Quand maman avait mon âge

QuandQuand maman avait mon âge

Gilles Bonotaux & Hélène Lasserre

Éditions Autrement Jeunesse (2001)

Ο Ο Ο

Maman était très sage, studieuse et obéissante. Elle ne bavardait jamais, sauf peut-être avec sa voisine de derrière et seulement quand elle avait quelque chose de très important à dire. Le problème, c’est qu’elle avait souvent des choses importantes à dire à sa copine, des secrets qui ne pouvaient pas attendre l’heure de la récré. C’était les années 1970…

Premier livre de la collection, il existe aussi : “Quand papa avait mon âge”, “Quand mamie avait mon âge”, “Quand papy avait mon âge”… Bref, je pense que vous avez compris le principe !

Ο Ο Ο

A la fois album, bande dessinée et documentaire, ce livre vous plaira sans doute beaucoup si vous êtes née (comme moi…) à la fin des années 60 et que vous étiez donc à l’école primaire au début des années 70… Les illustrations font un peu “vieillottes” mais je pense que c’est fait exprès !

MoulinCaféOrange à glaçons

Une vidéo qui présente ce livre.

Pour les nostalgiques (sniff…) ou ceux qui voudraient savoir ce que c’était que la TV (ORTF) pour les enfants en 1970, voici le célèbre générique de l’ours “Colargol“.

Et les “Treets”, les “picorettes”, ça vous parle ? Et les petites fraises, dures et parfumées ? Les bonbons à la violette (les durs en forme de fleurs, mais aussi ceux gélifiés qui devenaient de plus en plus translucides et qui duraient longtemps), les “coquelicots”, les sucettes plates, les “roudoudous” bien sûr, chantés par Renaud, les cocos boer (je ne mettais pas d’eau avec, j’ouvrais la boite et je mettais la pointe de ma langue dedans ! Hmmm… j’en salive rien que d’y penser ! J’ai toujours adoré le réglisse…)

Treets  petits-pois-au-lard

design70Et des papiers peints psychédéliques comme ça, vous avez connu ça ? Moi oui, il y avait des trucs dans ce style là dans toutes les chambres chez mes grands-parents paternels ! Je me souviens que ça avait un effet quasi-hypnotique sur moi, je regardais ça, allongée sur mon lit et j’imaginais des tas de trucs…

SignatureNat