Liv Maria

LivLiv Maria

Julia Kerninon

L’iconoclaste (2020)

*****

Une Lecture Commune avec Enna

*****

Éditeur : Son nom est Liv Maria Christensen. Enfant solitaire née sur une île bretonne, entre une mère tenancière de café et un père marin norvégien. Envoyée subitement à Berlin à l’âge de 17 ans, elle tombe amoureuse de son professeur d’anglais. Le temps d’un été, elle apprend tout. Le plaisir des corps, l’intensité des échanges. Mais, à peine sortie de l’adolescence, elle a déjà perdu tous ses repères. Ses parents décèdent dans un accident, la voilà orpheline. Et le professeur d’été n’était peut-être qu’un mirage. Alors, Liv Maria s’invente pendant des années une existence libre en Amérique latine. Puis, par la grâce d’un nouvel amour, elle s’ancre dans une histoire de famille paisible, en Irlande. Deux fils viennent au monde. Mais Liv Maria reste une femme insaisissable, même pour ses proches. Comment se tenir là, dans cette vie, avec le souvenir de toutes celles d’avant ?

*****

Wow !! Quelle vie ! Et quel personnage incroyable…

Je n’ai pas toujours compris ses interrogations qui mènent à tellement d’errances. Mais j’ai beaucoup aimé ce portrait de femme. Elle se pose des questions sans arrêt, mais elle avance toujours, quitte à partir. Des départs qui ressemblent souvent à des fuites d’ailleurs.

Lorsqu’enfin elle semble se poser, trouver un peu de calme, un peu de répit et l’amour, c’est le souvenir d’une ancienne vie qui se rappelle à elle. Et de quelle manière ! Comment vivre alors ? Ne pas avoir envie de mentir, mais ne rien pouvoir dire. Que faire ? Fuir encore et toujours ?

J’ai trouvé l’écriture très belle, presque poétique.

Une lecture qui m’a emportée et que j’ai adorée !
*****

J’étais persuadée que c’était mon premier roman de cette autrice. En fait, pas du tout, j’avais déjà lu “Ma dévotion” que j’avais à l’époque moyennement apprécié, et dont je ne garde, à vrai dire, aucun souvenir !

*****

Un roman qui participe au Challenge ABC (lettre K)

Chez Enna

 

ABC

Et nous danserons sous les flocons

floconsRomance de Noël

Et nous danserons sous les flocons

Clarisse Sabard

Charleston poche (2021)

*****

Quand son mari Philippe l’invite au restaurant ce jour-là, à 3 jours de leur 16ème anniversaire de mariage, Valentine ne s’attend pas à ce qui va lui tomber sur la tête. Elle espère secrètement qu’il va lui proposer de renouveler leurs vœux lors d’une cérémonie romantique… Elle tombe donc de très très haut lorsqu’il lui annonce qu’il part s’installer avec une autre femme, rencontrée 3 mois plus tôt.

On retrouve Valentine 5 mois plus tard. Le premier choc passé (colère, larmes, tristesse et dégoût) elle a décidé de changer radicalement de vie. Elle est retournée habiter dans le village de ses parents et a trouvé un remplacement comme institutrice (ses études à l’origine).

*****

C’est une romance mais également un livre qui parle d’histoire familiale et du lien qui peut unir les membres d’une fratrie (une sororie en l’occurrence !) J’ai versé ma petite larme à plusieurs reprises, mais j’ai aussi bien rigolé ! Il faut dire Valentine a le chic pour faire des “bêtises” lorsqu’elle est mal à l’aise…

Une histoire qui parle d’amour donc, mais de tous les amours : filial, entre sœurs (et entre jumelles), homosexuel ou hétérosexuel… Et, de manière générale, des relations humaines qui sont, tout, sauf simples !! Et tout ça dans un joli décor, un village de montagne recouvert de flocons…

En prime, à la fin, vous avez la recette du lait de poule et des bonhommes de pain d’épices. Comme ils n’arrêtent pas d’en parler dans l’histoire, ça me faisait drôlement envie ! J’étais donc très contente de trouver les recettes à la fin du roman.

Une lecture bien agréable pour se mettre dans l’ambiance “fêtes de fin d’année” !

*****

De Clarisse Sabard, déjà présentés sur ce blog :

https://image.over-blog.com/IKr3uGk8uDYefBVn6wgdiBTe8MA=/filters:no_upscale()/image%2F1490149%2F20231115%2Fob_16b084_christmas-time-2023.jpg
Une romance de Noël qui participe au Challenge Christmas Time chez Mya
Ainsi qu’au challenge “il était 11 fois Noël” chez Chickypoo et Samarian

La fille dans l’écran – BD

filleDeux pays, deux vies, une rencontre
BD Ado/Adulte

LA FILLE DANS L’ÉCRAN

Manon Desveaux & Lou Lubie

MARAbulles

Marabout (2019)

*****

La fille dans l’écran, c’est Coline. Elle vit à Périgueux, chez ses grands-parents. Elle adore dessiner et voudrait être illustratrice. Tout le monde lui dit qu’elle a “un bon coup de crayon”. Mais elle a dû quitter l’école suite à une phobie scolaire et des crises d’angoisse. En cherchant des modèles d’animaux pour illustrer son premier livre, elle tombe sur un site de photographies, d’un dénommé Laurent. Elle lui envoie un mail pour lui demander l’autorisation de se servir de ses clichés.

L’autre fille dans l’écran, c’est Marley. Elle est en couple et vit à Montréal au Canada. Venue au Québec pour faire des études de photographie, elle a fini par devenir “adulte et responsable”. Elle a fait le choix de prendre un travail alimentaire, d’être barista (barmaid). Et a complètement abandonné la photo.

*****

Plusieurs thèmes sont abordés dans cette jolie bd. La phobie scolaire et les crises d’angoisse. Les choix que l’on est amené à faire dans sa vie. Faut-il forcement abandonner ses rêves, ses passions, pour devenir un adulte responsable ? Ou au contraire s’y accrocher de toutes ses forces ? Les deux filles ont fait des choix différents, mais ce n’est facile ni pour l’une, ni pour l’autre.

On assiste à la rencontre virtuelle de ces deux jeunes filles passionnées. C’est fragile, doux et tendre à fois !

Une jolie découverte.

***

Sinon, j’ai hâte de lire la bd de Lou Lubie intitulée “Et à la fin ils meurent, la sale vérité sur les contes de fées“. Rien que le titre, j’adore !! Une autrice que je vais suivre.

*****
  • Prix Égalité Jeunesse de Cherbourg-en-Cotentin 2021
  • Miglior Libro di Scuola Europea – Festival Romics (Italie) 2020
  • Grand Prix BD des élèves d’Auch 2019-2020
*****

Lire les premières pages (site de l’éditeur)

Le site de Lou Lubie

Une autre de ses BD présentée sur ce blog : Goupil ou Face (sur la cyclothymie, super intéressant !)

Le site de Manon Desveaux

*****

D’autres avis : Les lectures de Caro, Stephie

Et cette semaine, LA BD de la semaine est chez Moka, Au milieu des livres

PREFERENCE SYSTEME – BD SF

Preference

PREFERENCE SYSTEME

Ugo Bienvenu

Denoël Graphic (2019)

*****

Yves travaille dans une société qui sauvegarde tous les fichiers de l’humanité. Les films, la musique, les livres, les discours politiques, tout est stocké informatiquement. Son boulot consiste à apporter les “dossiers” à des juges qui décident de les effacer ou non en fonction de l’intérêt qu’ils suscitent.

Aujourd’hui il doit leur apporter le dossier de 2001 : l’odyssée de l’espace. Le film, mais également tout ce qui le concerne, les différentes versions du scénario, les partitions musicales, les photos du tournage… Il va essayer de le sauvegarder, mais les juges seront impitoyables. Pour que tout le monde puisse stocker ses photos de vacances ou ses vidéos Youtube, il faut faire de la place…

Alors Yves va tricher et prendre des risques. Il va sauvegarder dans Mikki, le robot, tout ce qu’il trouve beau. Des films, de la poésie…

*****

Décidément, qu’est-ce qu’ils tous, à vouloir me faire aimer leurs robots ?? Encore une fois (voir le robot de DESCENDER), je vous mets au défi de ne pas être ému par Mikki, le robot à tout faire (même le bébé !!) de cette histoire. Une histoire de science-fiction certes, mais est-elle si loin de la réalité ?

Cette femme qui fait porter son bébé par son robot par peur de voir son corps se déformer, est-ce loin des préoccupations esthétiques de notre siècle ? Ces œuvres que l’on efface pour faire de la place aux photos de vacances de Mr tout le monde, n’est-ce pas ce que les réseaux sociaux “participent à faire” tous les jours ? On regarde des vidéos de chats et de bébés “trop” mignons alors qu’on pourrait ouvrir/cultiver son esprit avec de la littérature, de la musique, de la poésie…

Je ne jette la pierre à personne hein ? Je constate, c’est tout…

La première partie de ce roman graphique (en ville) est assez froide, un peu figée. La deuxième partie (à la campagne) est plus douce et très poétique !

Une lecture très intéressante, qui m’a beaucoup plu !

(malgré mes à priori de départ car le dessin et les couleurs ne m’attiraient pas trop)

Je viens de voir qu’Ugo Bienvenu vient de sortir un nouvel album : TOTAL

Un auteur que je vais suivre !

*****

Sensation

Par les soirs bleus d’été, j’irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l’herbe menue :
Rêveur, j’en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.

Je ne parlerai pas, je ne penserai rien :
Mais l’amour infini me montera dans l’âme,
Et j’irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, – heureux comme avec une femme.

Arthur Rimbaud – Mars 1870

*****

Grand Prix de la critique ACBD 2020

*****

Sur son compte Instagram, vous pourrez voir de nombreuses illustrations.

Ils en ont parlé avant moi : Jérôme, Noukette, Pativore et Sur mes brizées

Lire le début (site de l’éditeur)

Du même auteur, j’ai également lu Paiement accepté (non présenté sur ce blog, mais j’ai bien aimé même si j’ai toujours un peu de mal avec les couleurs flashy !)

et TOTAL (Histoire d’un businessman – Intéressant mais cynique et trop “philosophique” pour moi)

Cette semaine, nous sommes chez Moka