Après le monde – Timothée Leman

Que faire quand tout le monde a disparu ?
BD jeunesse

après

APRÈS LE MONDE

Timothée Leman

Sarbacane (2020)

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Après une soirée à faire la bagarre avec son père et sa sœur, Selen se réveille seule. Il n’y a plus personne dans la maison.

Il y a des mois, des années ? Héli aussi s’est retrouvé seul dans la maison de ses parents un matin en se réveillant. Aujourd’hui c’est décidé, il va aller vers la tour blanche. Une de ces tours qui sont apparues un jour sans qu’on sache pourquoi ni comment. Mais c’est après leur apparition que les gens ont commencé à disparaître…

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Waouh ! Après le monde m’a franchement impressionnée. C’est la première BD de cet auteur, Timothée Leman, et c’est vraiment une réussite. Les illustrations sont douces et belles, dans une couleur sépia légèrement teintée de rose et plus rarement d’autres couleurs. Les personnages sont expressifs (ils ont de très grands yeux !) et le suspense est conservé jusqu’au bout. Les grincheux trouveront peut-être que ça manque d’explications. Pour une fois, je suis tout à fait satisfaite de celle que l’on nous donne !

Des éditions Sarbacane, je connaissais et appréciais les albums et les romans. Je constate qu’ils ont autant de goût pour le choix de leurs bandes dessinées.

Un jeune auteur à suivre !!

Et une BD à découvrir d’urgence bien sûr.

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Petite bio de l’auteur sur le site des Utopiales

Voir quelques planches sur le site de l’éditeur

De cette maison d’éditions, déjà présentés (il y en a d’autres, n’hésitez pas à chercher !) :

Côté Albums : Le magnifique “Alix et Alex“, le splendide “Les riches heures de Jacominus Gainsborough“, 3 non moins splendides albums de Max Ducos, Un week-end de repos absolu

Côté Romans : La fourmi rouge, Colorado Train, Amour, vengeance et tentes quechua, Songe à la douceur

Coté BD : Méa culpa, j’en ai déjà lu une ! Dans la forêt

L’enfant du lac – Kate Morton

Lac70 ans plus tard… l’enquête reprend !

L’enfant du lac
Kate Morton

Presses de la Cité (2016)

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L’enfant du lac débute en août 1933 en Cornouailles. Une femme enterre une boite assez lourde dans les bois. Retour en juin 1933. On fait connaissance avec la famille Edevane. La “Mère“, Eleanor, est très attachée aux convenances. Le père, Anthony, passe des heures à se promener dans les bois et à examiner des insectes dans son bureau, mais joue également beaucoup avec ses enfants. Deborah, la fille aîné, s’apprête à se marier. Alice, 16 ans, écrit des romans et est amoureuse du jardinier. La plus jeune des sœurs, Clemmie, parcourt la campagne et rêve de voler.

Et puis il y a le bébé de 11 mois, Théo qui va disparaître mystérieusement. Il y a aussi Mr Llewellyn, l’ami de Mère, qui a écrit un livre pour elle “Eleanor sur le seuil magique“. L’histoire se déroule entre 1911 et 2003 et se passe successivement en Cornouailles et à Londres.

Les vies d’Alice Edevane, devenue écrivain et de Sadie Sparrow, une jeune inspectrice en congé forcé, vont se croiser et changer à tout jamais.

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Eleanor sur le seuil magique

m’a tout de suite fait penser à  “Alice aux pays des merveilles“. Et un homme adulte qui fait de la barque sur un lac avec une petite fille et lui invente des histoires… A Lewis Carroll bien sûr.

Arrivée à la page 243 (sur 632) j’avais déjà deux suspects pour l’enlèvement du petit Théo. J’en ai eu encore bien d’autres ensuite, mais toutes mes théories se sont révélées fausses… (j’aurai fait un bien piètre détective !)

L’enfant du Lac” est à la fois un roman policier (il y a même 2 enquêtes en parallèle) et une saga familiale. Il y a beaucoup de choses dans ce livre. Des histoires d’amour, des histoires d’abandon, des secrets de famille, des révélations sur les guerres et leurs conséquences

600 pages qui se dévorent. Les membres de la famille Edevane, surtout Alice et Mère, sont très “réels”, de même que la jeune inspectrice Sadie. Et même si la fin peut sembler un peu facile, l’enquête est tout à fait réussie !

Et en plus, ça m’a donné drôlement envie de visiter la Cornouailles

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Extrait (p.9) : “Quand la chose s’était produite, elle avait pensé tout avouer -au début, c’était encore possible. Mais elle avait raté le coche ; maintenant, c’était trop tard. La machine s’était mise en marche : les battues, la police, les appels à témoignage publiés dans la presse. Elle ne pouvait plus en parler à personne, ne pouvait plus revenir en arrière. On ne lui pardonnerait jamais. Il n’y avait plus qu’une solution : enterrer la preuve.

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Ce roman participe au Mois Anglais, organisé cette année (la 8ème !) par Lou et Titine.

Pour les puristes : Effectivement, Kate Morton est australienne.

Mais ce roman se déroule pour partie en Angleterre et est donc accepté pour le Mois Anglais ! ;)

https://thecanniballecteur.files.wordpress.com/2019/05/union_jack-9.jpg?w=584&h=365

Et merci à Belette pour le choix de logos !!

Voir par ici l’article des lectures prévues de Sophie pour ce mois anglais

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Il participe également à l’objectif PAL d’Antigone !

Ainsi qu’au Challenge Petit Bac catégorie Lieu

Sirènes – Polar RL 2018 – Lectrices ELLE (19)

Sirènes

Un polar à l’ambiance noire, très noire…

SIRÈNES
Joseph Knox

Éditions du Masque (2018)

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Présentation de l’éditeur : Après une erreur qui aurait pu lui coûter sa carrière, c’est le déshonneur total pour le jeune inspecteur Aidan Waits. Mais ce déshonneur arrange bien ses supérieurs qui obligent Waits à mener une dangereuse opération d’infiltration au sein d’une organisation criminelle, la Franchise, gérée par le caïd de Manchester, Zain Carver. En parallèle, Waits est secrètement convoqué par un puissant homme politique pour retrouver sa fille, Isabelle, qui aurait fugué pour la énième fois.
Waits se plonge alors dans le monde nocturne, sombre et violent de Zain Carver, un homme à l’image de Gatsby entouré de jeunes femmes dévouées. Il suit la trace d’Isabelle, qui compte désormais parmi les « sirènes » de Zain ; ces filles qui ondoient de club en club et font la collecte pour la Franchise.

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Un polar très noir où se côtoient paumés, drogues, prostitution, corruption, vengeance, meurtres ou disparitions.

Jusqu’au bout on se pose tout un tas de questions. La première étant : Aidan Waits, le jeune inspecteur, est-il vraiment passé du côté “obscur” ?

Certains passages font froid dans le dos.

Certains personnages aussi, qui paraissent plutôt amical au premier abord, pour se révéler ensuite être de parfaits salopards…

Sirènes est un polar “d’ambiance”.  Il se passe la nuit, dans les bars, avec ce détective qui picole et se drogue, perd pied avec la réalité, n’a plus conscience du temps qui passe

Et nous, on se demande : mais où va t-il comme ça ? Comment cela va t-il finir ??

En bref, Joseph Knox passe son temps à nous balader, je n’ai pas vu venir la fin et j’ai adoré !

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Lire les premières pages sur le site de l’éditeur

Autres romans policiers lus dans le cadre du Grand Prix des Lectrices de ELLE :

La disparition d’Adèle BedeauSur le toit de l’enferRivière tremblantePrésumée disparueDura LexRituels

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ELLE

19ème lecture / 28

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C’est ma 23 ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire 2018

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

 

Un roman qui participe au Challenge Petit Bac chez Enna – Catégorie Animal

ANYA et Tigre Blanc – Conte de Bernard et Roca

AnyaANYA et Tigre Blanc ♥

Fred Bernard & François Roca (ill.)

Albin Michel Jeunesse (2015)

A partir de 7/8 ans

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Dans le pays du Grand Blanc, un pays aux quatre saisons de neige (au-dessus des bottes / à la taille / jusqu’au cou et par-dessus la tête…) des enfants disparaissent. Tous ces enfants ont un point commun, ils sont nés la même année. Anya était née cette année là. Son jumeau, Luka avait disparu lorsqu’il était bébé, et les parents l’avaient remplacé par un bébé tigre qui ne quittait jamais Anya.

* * * * *

AnyaLa première chose qui m’a attirée dans cet album –en plus de sa splendide couverture dans un camaïeu de bleu– c’est sa taille !

Il est très grand (j’adore les grands albums, peut-être parce que je suis miro ? Ou alors parce que j’aime plonger tête la première dans les illustrations…) Bref, il fait 36 cm de haut, ce qui est vraiment très grand. La couverture attire l’œil par son fond bleuté sur lequel ressort le blanc des cheveux d’Anya et le blanc du tigre, ainsi que les lettres dorées du titre…

La mise en page alternée, une page de texte puis une illustration pleine page (ou l’inverse) permet de profiter pleinement des magnifiques illustrations de François Roca. On est plongé dans un univers froid, moyenâgeux et inquiétant…

Le texte est encadré, décoré “à l’ancienne” :   Anya

 Un album superbe, que j’ai adoré, vous l’aurez compris !

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La librairie M’Liranya_14e (à qui j’ai emprunté l’image de la sorcière ci-dessus) a beaucoup aimé aussi.

De ces deux auteurs, Sophie vous a déjà présenté “Anouketh” et “Le pompier de Lilliputia

La fiche de François Roca sur Ricochet (ou plusieurs des albums réalisés avec Fred Bernard font partie des sélections)

p.s : en faisant des recherches de liens à ajouter pour cet article, je m’aperçois que j’ai déjà un album de François Roca, album qui m’avait précisément attiré par ses illustrations… Il s’agit de Sacré Raoul, qui était déjà un coup de cœur !

 

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