Le serpent et l’enfant gâté. Contes kouya de Côte d’Ivoire présentés par Denis Ramseyer

Des contes indémodables qui, sous des traits animaliers, reflètent parfaitement la société humaine

Recueil de contes africains dès 8 ans

Le serpent et l’enfant gâté.

Contes kouya de Côte d’Ivoire

présentés par Denis Ramseyer

Editions L’Harmattan jeunesse,

mars 2019, coll. La légende des monde

(Afrique Subsaharienne- Côte d’Ivoire),

98 pages, 12 euros

Thèmes: contes, Côte d’Ivoire, animaux, morales, sagesse

 

Présentation de l’éditeur: “Du plein coeur de la Côte d’Ivoire, ces courtes histoires nous offrent un monde où les animaux et les humains communiquent et nous transmettent les valeurs du peuple kouya. Ce recueil de contes est une mise en garde contre l’égoïsme, la colère et le mensonge qui sont mauvais conseillers et nuisent à la communauté. (…)”

 

Tour à tour sérieux, cyniques ou humoristiques, ces contes prêtent à sourire mais aussi à réfléchir. Il ressort de ces récits traditionnels oraux une grande sagesse. A la lecture de ce recueil, on se rend compte que ce sont les humains (et les araignées bizarrement) les plus retors. Certains contes à la morale assez inattendue m’ont bien fait rire.

Lire Le serpent et l’enfant gâté c’est découvrir les traditions et les valeurs d’un peuple méconnu. J’ai beaucoup aimé découvrir ces récits, retranscrits grâce à des ethnologues passionnés. En effet, comme stipulé dans la préface du recueil, il serait dommage que ces précieuses traditions disparaissent faute de transmission. Le serpent et l’enfant gâté a donc pour fonction de préserver une partie du patrimoine du peuple kouya.

Ces contes sont très courts. Ils sont donc adaptés aussi bien aux adultes qu’aux enfants. De plus, pour les enseignants qui liraient cette chronique, Le serpent et l’enfant gâté me semble idéal pour être travaillé en classe.

A lire et à relire sans modération!

 

~Melissande~

 

+ Un album présenté par Hérisson pour les enfants qui souhaitent en savoir plus sur les animaux d’Afrique: Découvre le monde. Animaux d’Afrique de Marie Nicolas et Mathias Friman.

+ Pour les adultes, un article de Détours des Mondes présentant le roman de Denis Ramseyer sur le peuple kouya: Les kouya de Côte d’Ivoire

 

Les malheurs de Sophie – Roman jeunesse

Début Mars, pour le défi 12 mois, 12 ami(e)s, 12 livres, j’avais demandé à 12 amies de me proposer “le” livre jeunesse qui a marqué leur enfance (lu avant 13/14 ans). Et j’ai donc 12 mois pour lire ces 12 livres ! Sauf, qu’ayant commencé en Mars, j’avais déjà 2 mois de retard… Retard que j’ai comblé en lisant ce mois-ci “les malheurs de Sophie” et “Anne, la maison aux pignons verts“. Je vous ai déjà présenté Anne, voici maintenant ma 2ème lecture :

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Les malheurs de Sophie – Comtesse de Ségur – Casterman (1979) – Proposé par mon amie Valérie.

Sophie est une petite fille d’à peine 4 ans qui a beaucoup d’idées et tente beaucoup d’expériences, pas toujours très heureuses, c’est le moins qu’on puisse dire. Elle va d’abord faire fondre sa poupée de cire en la mettant au soleil, manquer de se brûler les pieds en marchant dans la chaux, saler puis couper en morceaux les petits poissons de sa maman et être responsable de la mort d’un certain nombre d’insectes et animaux, tels qu’un poulet (enlevé par un vautour), une abeille (qu’elle a coupé en rondelles !) un écureuil, un âne… Bref.

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Initialement édité chez Hachette en 1858, il fait partie d’une trilogie (avec les vacances et les petites filles modèles). N’en déplaise aux amateurs, je me contenterai de celui-ci ! J’ai en effet eu beaucoup de mal à le terminer, tellement j’ai trouvé ça ennuyeux…

J’avoue que je ne sais pas trop quoi en dire ! Il y a pas mal de choses qui ne m’ont pas plu… Comme donner le fouet à une petite fille de 4 ans par exemple… Page 136 “Sans rien dire, elle (la mère) prit Sophie et la fouetta comme elle ne l’avait jamais fouettée. Sophie eut beau crier, demander grâce, elle reçut le fouet de la bonne manière, et il faut avouer qu’elle le méritait.”

Et la morale, qui “date” un peu parfois, n’est pas forcément la mienne !

P.118 : “Le jardin du bien, c’est le paradis ; on y arrive par un chemin raboteux, c’est-à-dire en se privant de choses agréables mais qui sont défendues ; le chemin devient plus doux à mesure qu’on marche, c’est-à-dire qu’à force d’être obéissant, doux, bon, on s’y habitue tellement que cela ne coûte plus d’obéir et d’être bon, et qu’on ne souffre plus de ne pas se laisser aller à toutes ses volontés.”

Je pense que les gens qui ont lu ce roman enfant n’en ont retenu que le côté “enfantin” et les “bêtises”. Mais quand on le lit pour la première fois à l’âge adulte, on voit tout autre chose.

C’est un livre qui date de 1858, mais je pense qu’il n’a pas très bien vieilli. Certains disent que c’est un “classique” qu’il faut avoir lu, je pense qu’on peut s’en passer…

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E-book gratuit en pdf si vous ne l’avez pas lu et que vous êtes curieux.

 

 

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