14-18 Bande dessinée historique

série

Bande dessinée Ado/Adulte

14-18

Corbeyran & Le Roux

Delcourt (2014/2018)

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Série complète (10 tomes sortis à raison de 2 tomes par an)

Tome 1 déjà présenté ici.

Le 10ème et dernier tome est sorti ce mois-ci.

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Louis, Jacques, Maurice, Armand, Denis, Arsène, Pierre et Jules se connaissent depuis l’enfance. Ils vivent dans le même village, ont grandi ensemble, fréquenté les mêmes filles. Et puis il y a eu ce 1er août 1914, cette fête de village arrêtée nette pour cause d’annonce de mobilisation. Deux jours après, ils partaient à la guerre.

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Dans le deuxième tome, on comprend d’où vient la phrase répétée inlassablement par ce pauvre soldat défiguré (début du 1er tome). Nos 8 camarades, eux, commencent à réaliser où ils sont tombés et comprennent qu’il ne faudra pas se méfier uniquement de l’ennemi…

En relisant ma présentation du tome 1, je m’aperçois que le tome 2 m’a plu pour les mêmes raisons. L’alternance des époques, la “présence” des femmes (continuant à vivre et palliant l’absence des hommes), les dessins de Maurice (un peu moins présents), l’ambiance de camaraderie malgré les horreurs vécues. Au fil des tomes, on apprend à mieux connaître chacun de ces hommes.

Je parle surtout de l’histoire, mais j’aime beaucoup les illustrations également !

 

Tome après tome, les hommes apprennent les uns sur les autres des choses qu’ils auraient préféré ne pas savoir… Et la vie quotidienne dans les tranchées apporte son lot de rancœur, de jalousie, de blessés et de morts. Au fil du temps, des circonstances et des rencontres, les esprits changent, se referment sur eux-mêmes ou au contraire s’ouvrent.

Le tome 7 est particulièrement dur… Nous sommes en 1917, le conflit s’enlise, les hommes aussi et ils perdent tout : courage, confiance, foi, espoir, amis et la vie aussi.

Les pages de garde sont sont composées par des portraits de chaque personnage et “réalisés” par Maurice. Cela permet de jeter un œil si on a du mal à se souvenir de qui est qui… Et un résumé des tomes précédents est disponible dans chaque tome (bien pratique si on ne peut pas les lire tous à la suite !)

Bien évidemment, comme le tome 10 est sorti ce mois-ci, je ne l’ai pas !!!

Une série qui m’a vraiment beaucoup plu, parce qu’en 10 tomes, on a le temps de “s’attacher” aux personnages et que de nombreux thèmes sont abordés.

14 - 18 Tome 03. Le champ d'honneur (janvier 1915)14 - 18 Tome 04. La tranchée perdue (avril 1915)14 - 18 Tome 05. Le colosse d'ébène (février 1916)14 - 18 Tome 06. La Photo (août 1916)14 - 18 Tome 07. Le Diable rouge (avril 1917) 14 - 18 Tome 08. La Caverne du dragon (juin 1917)14 - 18 Tome 09. Sur la terre comme au ciel (juillet 1918)  14 - 18 Tome 10. La Lune en héritage (novembre 1918)

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De Corbeyran, nous vous avons déjà présenté : Châteaux Bordeaux, Nanami, Uchonie(s) New Harlem, Dracula, et METRØNOM’

Bd présentées sur le même thème : Pour un peu de bonheur, T1 : Félix, Les godillots (2ème livre présenté), Et si…La guerre des Lulus (bd jeunesse)

Une bibliographie (qui date de 2012) faite par Sophie sur ce thème.

14Cette semaine, nous nous retrouvons chez Stephie, pour faire Mille et une frasques !

L’homme de l’année 1917 – BD Ado / Adulte

Soldat

Et si le soldat inconnu ne l’était pas ?

BD Ado / Adulte

L’homme de l’année
T1 : 1917 Le soldat inconnu

Duval – Pécau – Mr Fab

Delcourt (2013)

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Présentation de la série par l’éditeur (en cours, 14 tomes parus)
“Certains étaient des héros, d’autres des salauds, mais tous ont été au cœur d’évènements qui ont marqué notre mémoire collective. Remontez le cours de l’histoire dans les pas de ces “anonymes” qui ont incarné leur époque, autant “d’hommes de l’année” que vous n’oublierez pas de sitôt.”

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J’entends déjà les cris de certains : 14 tomes !! Et ce n’est pas fini ! Pas de panique… Chaque tome parle d’une époque et d’une personne différente, donc vous pouvez parfaitement lire celui-ci comme un “one-shot” si le thème vous intéresse… Les autres titres de la série sont réalisés par d’autres auteurs et se situent à d’autres époques (1431 – 1815 – 1967 – 1871…)

L’histoire :

1910, en Côte d’Ivoire. Boubacar N’Doré travaille, comme toute sa famille, dans une plantation de cacao qui appartient aux blancs, à la famille de Joseph, son maître. Pour éviter le départ à la guerre de son frère aîné, soutien de famille, Boubacar va partir à sa place. Avec Joseph, ils vont se retrouver dans l’enfer de Verdun, à proximité du Fort de Douaumont…

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Participer au challenge sur la première guerre mondiale, organisé par Blandine, m’oblige à sortir un peu de ma zone de confort (si je m’écoutais je ne lirais que du “Feel good” en ce moment !!) et me permet de découvrir des romans ou des bd vers lesquels je ne serais pas allée sinon… Comme celle-ci !

Le dessin est assez classique, les cases plutôt grandes (5/7 cases par page), les passages qui se déroulent en Afrique ont des couleurs plus vives et plus gaies que lorsqu’il s’agit des scènes de combats et il y a à la fois des scènes de “groupe” et des gros plans, ce que j’aime bien.

Quand au scénario, il parle des oubliés et d’une époque colonialiste heureusement révolue. L’histoire se termine par une pirouette plutôt inattendue. Une bd qui m’a bien plu et que je vous conseille si l’enfer de Verdun et son “gâchis d’humain” ne vous fait pas peur !

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soldat   Soldat

Cette semaine nous faisons Mille et une frasques chez Stephie !

Et cette bd participe également au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

Il s’appelait comme moi – Roman jeunesse

moi

1914-1918

Il s’appelait comme moi

Jeanne Taboni Misérazzi

Ill. de Virginie Grosos

Éditions Millefeuille (2014)
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Lors d’une sortie scolaire autour du Monument aux morts, pour préparer la cérémonie du 11 novembre, le jeune Paul découvre, à sa grande surprise, que son nom figure sur le monument. Après une courte enquête, il s’aperçoit qu’il s’agit en fait de son arrière arrière grand-père. Il va alors faire des recherches pour en savoir un peu plus sur cet ancêtre mort à 23 ans.

En parallèle, nous entendons la voix de Paul (celui qui est mort en 1915) qui nous raconte son quotidien à la ferme tout d’abord, puis son départ pour la guerre lors de la mobilisation générale du 2 août 1914.

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“Il s’appelle comme moi !” dit le jeune Paul…

Une belle histoire même si elle est forcément un peu triste. On sent bien le désarrois de ce jeune paysan, qui vient d’être père et est obligé de quitter sa famille, son travail, son quotidien, en bref, sa vie et son île aussi, la Corse, qu’il n’avait jamais quitté, tout ça pour aller servir de chair à canon dans un conflit qu’il ne comprend pas…

J’ai trouvé que c’était une façon très intelligente de relier les enfants à quelque chose qui peut leur paraître très lointain ! Le fait qu’ils voient leurs noms sur un monuments, qu’ils se rendent compte que c’était un père, un grand-père, leur rendent certainement les choses plus “réelles”.

ilLes quelques pages documentaires sont également très intéressantes, ainsi que les explications pour faire ses propres recherches et son arbre généalogique !

Je n’ai pas parlé des illustrations : elles sont très simples, très douces, pour la plupart on dirait juste des croquis au crayon à papier qu’on aurait commencé à colorier en marron…

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Le site de l’auteure

Celui de l’illustratrice

Ce roman participe au Challenge “Première Guerre Mondiale 2018

chez Blandine (voir ici sa chronique) que je remercie pour cette jolie découverte !

Le fils de l’officier – BD ado/adulte

officier      Le fils de l’officier est une série qui devrait comprendre plusieurs cycles, puisque cette trilogie forme le cycle 1.  

Le fils de l’officier

Patrick Cothias & Patrice Ordas (Scénario)
Christelle Galland (Dessins)
Sébastien Bouet (Couleurs)

Coll. Grand Angle
Bamboo (2011- 2012-2014)

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T1 : La Tête abîmée (2011)Résultat de recherche d'images pour "2 aout 1914"

Sidoine est un gentil garçon, un bon élève et un bon fils. En rentrant de l’école le jour de ses 7 ans, il ne se doute pas que sa vie va être brutalement bouleversée. En effet, son “père” Papa Divéres, lui apprend qu’il n’est pas son père, mais son tuteur. Il apprend donc que son père est un officier, un “Monsieur”, Maréchal des Logis en Indochine, qui, ne pouvant s’occuper de lui et de sa mère (prénommée Sidonie, d’où son prénom à lui, Sidoine) les a confié à un ami Pierre Divéres. De sa mère, décédée alors qu’il n’avait pas 3 ans, Sidoine ne garde guère de souvenirs. Sa plus mauvaise surprise cependant, il l’aura à l’âge de 13 ans : il a obtenu la première place du canton au Certificat d’Études, mais, faute d’argent, ne pourra poursuivre ses études et devra aller travailler aux champs…

Le tome 1 relate donc l’enfance de Sidoine.

J’avoue qu’à l’issue du tome 1, je ne savais pas vraiment si j’appréciais ou non le personnage de Sidoine…

Il n’a pas eu de chance, n’a pas été aimé, a été maltraité, c’est sûr. Et cela l’a rendu dur et amer. Il manque parfois cruellement d’empathie. Mais n’est-ce pas normal après ce qu’il a subi ? Certaines des personnes qu’il rencontre au cours de ce tome sont d’une hypocrisie et d’une bassesse sans nom. Ce que je sais, c’est qu’à la fin de ce tome 1, je voulais absolument lire le tome 2 !!

officier

Le tome 2, “Un cauchemar dans la tête…” (2012), raconte son entrée dans l’âge adulte, sa découverte de l’amour et son combat pour faire reconnaître les injustices dont il a été victime. Un tome dans lequel on ne sait plus “sur quel pied danser”… Sidoine est-il, comme on le croyait dans le tome 1, un innocent injustement accusé, ou est-ce un dangereux déséquilibré comme certaines accusations pourraient le faire croire ? Nous n’en saurons pas plus dans ce tome qui se termine par la mobilisation générale du 2 août 1914.

C’est une histoire plutôt sombre, avec un personnage en colère et qui se révolte contre sa condition. Et cela se voit dans les couleurs des illustrations : chaudes par moments, notamment lorsque Sidoine est en colère, d’un bleu / gris un peu “fantomatique”, presque déprimant à d’autres…

Des illustrations assez “classiques’, des cases généralement assez petites avec parfois de gros plans sur des yeux ou des bouches tristes ou en colères…

Quand au tome 3, je n’ai pas eu le temps de le lire !! C’est fait depuis ce matin, mais je n’ai pas eu le temps de mettre ma présentation à jour avant de partir au boulot…

En voyant la couverture du tome 3La Tête en feu” (2014), comme l’a très justement fait remarquer Blandine, on se dit que les problèmes de Sidoine ne sont pas

fils

réglés… On va voir dans ce tome toute l’horreur de la première guerre mondiale qui ne fait là que commencer.

Ce que l’on comprend dans ce tome 3, c’est que “Le Fils de l’officier” est aussi une critique de la société d’avant 1914 avec ses arrangements entre nantis… Mon seul regret : que le personnage principal, Sidoine, ne soit pas plus sympathique ! Je l’ai plaint, pour les nombreuses injustices qui lui tombe dessus, mais je ne l’ai jamais “aimé”…

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Pour voir quelques planches du tome 1, c’est par ici

Petite bio de Patrick Cothias ainsi que de Patrice Ordas sur le site de l’éditeur

Le blog de la dessinatrice Christelle Galland (sur lequel vous pourrez voir plusieurs planches du fils de l’officier)

 

Cette semaine nous sommes accueillis chez Sephie du blog Mille et une frasques

Cette bd participe aussi au challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine du blog Vivrelivre