La mare au diable – Littérature romantique

Mare MareLa mare au diable

George Sand

Éd. Desessart (1846)

Flammarion – Librio (1995)

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Il existe de très nombreuses éditions de ce roman. Je vous conseille de choisir une édition proposant le texte intégral, d’autant plus que ce roman est très court (122 pages en comptant l’introduction).

Et, si je puis me permettre un autre conseil, allez directement à l’histoire (chap. III chez Librio) il sera toujours temps ensuite, de revenir à l’introduction et aux explications de George Sand sur le pourquoi elle a écrit ce roman.

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L’histoire : C’est une histoire d’amour qui se déroule dans la campagne du Berry. L’histoire commence dans une ferme, où un beau-père, le Père Maurice, parle à son beau-fils, Germain. Dans cette famille, comme c’était alors la coutume, plusieurs générations vivent ensemble. Germain ayant épousé Catherine (décédée au départ de l’histoire) vit toujours chez ses beaux-parents avec ses 3 enfants en bas âge. Les beaux parents, se sentant vieillir et de moins en moins capables de s’occuper correctement des petits, demandent à Germain de se remarier, afin que son épouse s’occupe de ses enfants. Celui-ci, au départ pas très « chaud » pour se remarier, accepte pour faire plaisir à ses beaux-parents et pour les soulager de la charge de ses enfants.

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Une histoire qui m’a bien plu, même si elle est un peu « vieillotte » et si les gentils sont parfois un peu « trop » gentils… C’est une sorte d’ode à la nature et au plaisir qu’il y a à vivre à la campagne. Une histoire facile à lire (intro mise à part) et agréable.

La couverture que j’ai choisi pour illustrer cette présentation n’est pas celle du livre que j’ai lu (librio) mais je trouve que c’est celle qui correspond le mieux à cette histoire, vous comprendrez pourquoi, je pense, lorsque vous l’aurez lu (elle illustre mon passage préféré dans ce roman !)

La mare au diable est née, nous explique George Sand dans son introduction, parce qu’elle voulait montrer une autre vision (plus « gai ») des paysans que celle, par exemple que l’on peut voir dans cette gravure, où le paysan, en haillons, trace son sillon avec la mort pour toute compagne… Voici ce qu’elle dit : « Albert Dürer, Michel-Ange, Holbein, Callot, Goya, ont fait de puissantes satires des maux de leur siècle et de leur pays. Ce sont des œuvres immortelles, des pages historiques d’une valeur incontestable ; nous ne voulons pas dénier aux artistes le droit de sonder les plaies de la société et de les mettre à nu sous nos yeux ; mais n’y a-t-il pas autre chose à faire maintenant que la peinture d’épouvante et de menace ? Dans cette littérature de mystères d’iniquité, que le talent et l’imagination ont mis à la mode, nous aimons mieux les figures douces et suaves que les scélérats à effet dramatique. »

Mare

Gravure du peintre et graveur allemand Hans Holbein le Jeune (1497-1543) qui a inspiré ce roman.

Pour le lire en pdf (l’histoire commence p.19)

Ou l’écouter en livre audio

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Une courte biographie de l’auteure et présentation de la mare au diable par Olivier Barrot.

Intéressante analyse du roman par JC Depotte (attention, le résumé vous dévoile la fin de l’histoire !)

Sur France Culture vous pouvez écouter l’émission « Grands écrivains, grandes conférences » consacré à George Sand.

Pour les passionnés, il existe un Challenge George Sand sur le blog de « Les livres de George ».

Adaptations : Je n’ai trouvé que 2 films et 1 BD, si vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à me les signaler, merci.

2 Films : Celui de Pierre Caron (Muet en N&B) réalisé en 1923 et celui de Pierre Cardinal en 1972 (extrait ici- Scène finale du mariage)

L’adaptation de Voro en bande dessinée (2001, rééditée et augmentée en 2009).

classiques

C’est ma 1ère participation à notre challenge « Cette année, je (re)lis des classiques » !

Thème « L’amour à la page« 

Seconde nature – Aventure écologique

secondeSeconde nature

Emmanuel Ardichvili
Le Lamantin (2017)
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Dans un futur, pas si lointain… Léo est amoureux d’Astrid. Il pense à elle chaque jour et se demande comment l’aborder. Il faut dire qu’elle n’est pas comme les autres filles : elle ne s’est pas fait agrandir les yeux ou rétrécir le nez par exemple et ses cheveux sont d’origine. Comme Léo, elle vient tous les jours à pied à l’école (alors que les autres translatent) et elle n’est même pas accompagné d’un drone pour la protéger !

Après avoir fait une gaffe qui a mis Astrid en colère, Léo cherche comment se rattraper. Sur le chemin de l’école, non loin d’un arbre noir un peu inquiétant, Léo découvre un champignon étonnant. Après l’avoir touché, d’étranges évènements vont se produire et Léo va devoir lutter, non seulement pour sa survie, mais pour celle de l’humanité…

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Un roman que j’ai dévoré en une journée ! C’est à la fois un roman d’aventures, une belle histoire d’amitié, un roman de science-fiction (et heureusement ! Pourvu que ça le reste…) et une fable à forte tendance écologique.

Très facile à lire, prenant, l’imagination (fertile !) de l’auteur nous entraîne sans temps mort dans une histoire qui mêle la vie dans un futur plus ou moins proche (« drones », ok, ça existe, « translateur » pas encore !!) avec une nature intelligente devenue avide de revanche…

Un roman distrayant, mais pas seulement. Peut-être amènera t-il quelques questions dans la tête des enfants qui le liront !

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N’hésitez pas à aller lire le premier chapitre :

Les éditions du Lamantin

Chez le même éditeur, nous vous avons déjà présenté : Sortilèges interdits

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Avec un sujet proche (écologie + nature en colère) , nous vous avons déjà présenté : « Le réveil de Zagapoï » (pour un peu plus grands) ou encore »Une forêt » (Album pour les plus jeunes)

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La mort du temps – Roman ado/jeune adulte

mortLA MORT DU TEMPS

Aurélie Wellenstein
Éd. Scrinéo (2017)
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Callista se réveille avec une sensation de malaise. Son père est à ses côtés mais ça ne va pas durer. Il l’invite à se lever et à fuir, le plus rapidement et le plus loin possible. En sortant de l’hôpital, elle découvre un monde apocalyptique : tout est détruit, les gens fuient, paniqués, ne sachant pas s’il s’agit d’un séisme en plein Paris, d’un attentat ou d’autre chose. Mais une chose est sûre : les époques se sont télescopées car dans ce monde en ruines, on rencontre maintenant des ptérodactyles ou encore des chevaliers sortis tout droits du Moyen-âge… Et ça n’est pas fini, le danger est toujours là et il se rapproche !!

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Dès le départ, on est entraîné dans une course folle. Callista vient de se réveiller après avoir eu un accident (?), elle ne comprend rien à ce qu’elle voit, elle sait juste qu’elle est en danger et qu’elle doit fuir… Son monde n’existe plus, il a été remplacé par un enchevêtrement de choses, de gens, d’époques… Le « flash » sorte de lumière qui détruit tout, la poursuit sans lui laisser le temps de réfléchir à tout ce qu’elle a perdu ni à ce qu’elle doit faire.

J’ai trouvé ce roman très original ! La façon dont ce thème de « faille temporelle » est traitée et décrite est vraiment intéressante (les époques qui fusionnent, il fallait y penser !). Mais, car il y a un mais, j’ai trouvé que le caractère des personnages aurait pu être beaucoup plus approfondi et que la fin était un peu rapide…

Malgré tout, j’ai passé un bon moment avec ce roman vraiment atypique et qui ne laisse aucun répit !

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C’est le premier roman de cette auteure que je lis, mais elle n’en est pas à son coup d’essai : deux romans sont déjà parus chez Scrinéo : Le Roi des fauves (2015), qui a reçu le Prix des Halliennales et Les Loups chantants (2016), qui a reçu le Prix Elbakin. Sophie vous avait déjà présenté « Chevaux de foudre » et « La fille de Tchernobyl » parus chez Magnard Jeunesse.

Sur le site actusf, une interview de l’auteure qui parle du Roi des fauves et de la Mort du Temps.

Zoé tout court, artiste en herbe

zoéZoé tout court

T.11 : Artiste en herbe
C. M. Harper
Nathan (2016)

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Comme vous l’aurez sans doute remarqué, il s’agit du tome 11. Vous connaissez donc peut-être déjà la petite Zoé. Ou pas. Moi, je ne la connaissais pas, mais, pour tout vous dire, ce n’est absolument pas gênant pour lire cette histoire car elle se présente en 245 mots au début du roman !

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Zoé et sa meilleure copine, Mimi sont très excitées ! Elle vont participer à la fête de l’école en tenant un stand, sur lequel elles vont vendre… Leurs propres créations !! Seul hic, si Mimi est très douée pour les travaux manuels, ce n’est pas forcement le cas de Zoé…

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Zoé est une petite fille maligne, gentille et avec du caractère. Elle a aussi un mini-riquiqui-superpouvoir, un pouvoir invisible, l’empathie. C’est un pouvoir un peu bizarre, qui fait qu’elle ressent les émotions des gens, et qu’elle les comprend.

C’est une petite fille rigolote et très sympathique avec qui j’ai passé un bon moment ! Rien de super original, mais des personnages agréables et une histoire amusante. Des illustrations rigolotes agrémentent chaque page.

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Un extrait : « Je m’appelle Zoé, mais ma maîtresse, Melle Loïs, m’appelle Zoé Tout Court. Tout ça parce qu’il y a trois autres Zoé dans ma classe. Alors Melle Loïs a dit : « Quatre Zoé, c’est trop compliqué. » Et elle a voulu qu’on mette l’initiale de notre nom de famille après notre prénom. Du coup, Zoé Francis est devenue Zoé F. et Zoé Wallace, Zoé W. ça ne lui plaisait pas tellement, mais quand la maîtresse décide quelque chose, on est un peu obligé de le faire… »

A partir de 8/9 ans (selon le niveau de lecture car il y a quand même plus de 200 pages !)

Sophie vous avait présenté le tome 6 : la double surprise il y a quelques années…

Et pour voir toute la collection, c’est chez l’éditeur, Nathan

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