Contes de notre enfance (ou presque)

3 contes détournés par René Gouichoux et relookés par Rémi Saillard

Une collection « Premières lectures » faites pour les enfants qui commencent à lire. On partage le plaisir de lire : Papa ou Maman lit l’histoire et l’enfant lit les bulles…

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ContesLe Petit Poucet (ou presque) – 2016

L’histoire se passe dans une colonie de vacances. Les enfants sont à la cantine pour le petit déjeuner mais le boulanger n’a pas livré le pain… « On a faim ! », « C’est nul » hurlent les enfants (Mon homme a bien aimé le « c’est nul ! ») Le directeur organise un jeu pour calmer tout le monde, mais l’équipe du Petit Poucet fini par se perdre dans la forêt. Ils arrivent devant une maison « ohhhhh un ogre ! » En fait, pas du tout, c’est le boulanger. Sa femme est parti en voyage en lui laissant leurs 7 petites filles et il est un peu dépassé… Bref, tout finira par s’arranger !

C’était le livre du concours Plumes en herbe CP-CE1 pour l’année 2016 (on donne aux enfants les illustrations avec les cases pour le texte, ils doivent inventer l’histoire d’après ces illustrations, dessiner la couverture et trouver un titre – Concours réservé aux classes)

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Contes

Blanche-Neige (ou presque) – 2016

Melle Neige est chanteuse et sa chanteuse préférée, celle qu’elle écoute en boucles, c’est la diva Reine Noire. Ce que Melle Neige ignore, c’est que Reine Noire a un miroir. Un miroir magique qui lui dit qui a la plus belle voix… ça vous rappelle quelque chose ?

Ici aussi, beaucoup d’humour !

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Contes

Le Petit Chaperon rouge (ou presque) – 2016

Rosette Chaperon doit traverser le parc pour apporter une galette et un petit pot de beurre à sa grand-mère qui tient une boutique de bonbons. En chemin, elle rencontre… Le loup bien sûr ! Un loup très très gourmand…

Là encore, la fin est plutôt drôle et très éloigné de celle du conte originel !

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Des histoires assez courtes, une police de caractères très grosse, des bulles comme dans les bd, de l’humour et des images omniprésentes et très colorées : tout est fait pour attirer le jeune lecteur !

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Pour feuilleter quelques pages du petit chaperon rouge

Il y a deux autres titres dans cette série de contes détournés, Cendrillon et le Vilain petit canard (ou presque) sortis en janvier 2017.

Page de la collection Premières lectures chez Nathan

De l’illustrateur, Rémi Saillard, nous vous avons présenté : Ni oui, ni non : les couleurs

De l’auteur, René Gouichoux, Tituce vous avait présenté « La cuillère amoureuse » (3ème album de l’article)

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Inaccessibles : plus dure sera la chute

InaccessiblesRoman pour adolescents

Inaccessibles

de Katherine Mc Gee

Michel Lafon, février 2017
9782749928265, 17,95€

 

Dès les premières pages, alors même que l’on ne comprend pas vraiment la construction étrange de cette société, on sait qu’une jeune femme va mourir. Est-elle tombée ou bien l’a t’on poussé d’en haut de la tour de mille étages ? On ne sait ni qui, ni pourquoi. On repart alors quelques semaines en arrière, et on découvre, peu à peu, toute une galerie de personnages adolescents. Avec eux on va peu à peu comprendre les lois qui régissent ce futur New-York.

Manhattan, 2118. Les gens se sont entassés dans La Tour. Mille étages, des milliers de logements, mais aussi des commerces, des écoles, des parcs… Un microcosme complet, très peuplé, avec des disparités sociales énormes. Le haut du panier vit dans les derniers étages, et ce sont les principaux protagonistes.

Avery, jeune fille parfaite, extrêmement belle car conçue à partir de gênes sélectionnés, habite au millième étage. En apparence, on ne peut que l’envier, mais elle cache un secret qui la ronge… Tout comme Leda, qui tente de cacher son addiction et son séjour en desintox. Eris aussi doit se taire, quand elle découvre un secret familial qui détruit sa famille. Et que dire de Rylin, qui ne vient pas de ses étages supérieurs mais y travaille ? Ou de Watt, lui aussi d’un étage inférieur mais qui a crée une IA très puissante qui lui sert à mieux comprendre les autres ?

Les protagonistes de cette histoire sont complexes, tout comme les liens qui les lient. On plonge avec eux dans un monde pas si différent du notre finalement, celui d’adolescents que le rang social classe, d’adolescents qui cachent des secrets, et qui essayent de se construire malgré tout.

Inaccessibles est un peu difficile à appréhender au départ tant la galerie de personnages est complexe, mais on apprend peu à peu à connaître ces adolescents et leurs secrets, on les apprécie, on s’attache… Et l’on redoute la fin, que l’on connait, que l’on attend. On sait que l’un d’entre eux va mourir, et ce ne sont pas les mobiles qui manquent. Cette tension, que propose l’ellipse temporelle, permet de garder l’attention du lecteur au fil du récit, dans une intrigue pourtant multiple.

Si vous aimez les dystopies sans trop aimer la science-fiction,
Si vous aimez les romances adolescentes, sans aimer le nian-nian,
Si vous aimez les secrets et les histoires d’amour cachées,
Si vous aimez le suspense, et que vous avez de la patience,
ce roman est fait pour vous !

 

Wonderpark, un parc d’attraction dangereux

Wonderpark Wonderpark

Fabrice Colin

Nathan (2016)

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Tome 1 : Libertad / Tome 2 : Mégalopolis

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Dans le tome 1, Jenn, 9 ans et son frère Mervin, 10 ans, ont enfin l’occasion de pouvoir pénétrer dans le parc d’attractions abandonné de leur ville : Wonderpark ! Mais ils sont coincés à la maison car ils doivent garder leur jeune sœur de 5 ans, Zoey.

La tentation est trop forte ! Tant pis, ils iront quand même, après avoir fait jurer à Zoey qu’elle ne dirait rien à leurs parents… Oui mais voilà : à peine sont-ils arrivés dans le parc que Zoey est enlevée par une étrange créature. Pour la retrouver, ils vont devoir partir dans un monde parallèle peuplé de pirates : « Libertad ».

Dans le tome 2, Jenn, Mervin et Orage, leur amie, toujours à la recherche de Zoey, ont réussi à passer dans le second monde « Mégalopolis« , la cité des Super Héros.

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Ces petits romans (140 pages environ) sont une bonne introduction à la fantasy. J’avoue avoir été séduite par l’idée d’un parc d’attraction renfermant des mondes parallèles différents, c’est plutôt original ! Étant donné qu’il y a 6 « mondes » différents à Wonderpark, que le tome 1 s’intitule « Libertad » qui est également le monde des pirates, que le tome 2 s’appelle « Mégalopolis » qui est aussi le monde des superhéros, je suppose qu’il y aura au moins 6 tomes, un par monde…

Les personnages ne sont pas très développés, il y a surtout de l’action et de l’aventure !

Dans les points positifs, il y a un résumé au début du tome 2, les couvertures sont soignées (titre en lettres d’or sur fond noir, illustrations colorées et modernes), les têtes de chapitres (ça doit avoir un nom, mais je ne le connais pas !) sont également joliment décorées et différemment selon les tomes (bateau pirate pour le tome 1 / Gratte-ciel pour le tome 2).

Un point négatif ? Oui, je n’ai pas le tome 3 !! ;)

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Du même auteur, Sophie vous a déjà présenté :

Personne ne te sauvera / L’ïle du sommeil / Bal de givre à New-York / La vie extraordinaire des gens ordinaires / Les étranges sœurs Wilcox / Elric, les buveurs d’âme

 

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le bonheur de A à Z : Une héroïne à part nous présente sa vie

Le le bonheur de A à Zbonheur de A à Z : un roman à l’héroïne très particulière

Roman pour adolescents

Le bonheur de A à Z

de Barry Jonsberg

Flammarion, 2015
Collection Tribal
9782081308640 – 12.50€

Candice Phee a 12 ans et elle adore sa prof de français. Quand celle-ci leur donne comme devoir une rédaction avec 26 paragraphes commençant par les 26 lettres de l’alphabet, Candice s’y attelle sans attendre. Ces 26 lettres, de A à Z, c’est le récit que le lecteur suit au fil des chapitres. Car Candice Phee est bavarde et elle a beaucoup de choses à révéler. Le bonheur, Candice en est loin au début de ce roman, mais ses émotions laissées libres dans ces écrits vont la pousser à aller de l’avant.

Il faut dire que Candice est un peu à part. Ses camarades l’appelle Gogolita, et elle n’aime rien comme les adolescents de son âge. Ni les ordinateurs, ni la télévision, ni la musique. Dans son monde, du haut de ses 12 ans, elle cherche à tout comprendre. Pourquoi on donne des surnoms, ce qui reste de sa soeur Sky dans sa tombe, ou pourquoi oncle Brian et son père ne se parle plus. Alors, au fur et à mesure de son récit, Candice prend conscience que tout le monde autour d’elle est triste, et elle décide d’y remédier. Bien que ce ne soit jamais dit, qu’aucun mot ne soit posé sur ce qui sépare Candice de ses camarades, sa façon de voir le monde et d’interagir avec lui peut faire penser à de l’autisme, mais pas complètement non plus.

L’idée d’un devoir de français, de A à Z, permet de structure le récit en permettant à l’auteur des divagations régulières. Pourtant, ce n’est pas vraiment le récit d’une élève qui est proposé ici, car des dialogues et des lettres y sont incorporées peu à peu. Les lettres de façon expliquées, les dialogues moins. Le ton donné par Candice est lui, par contre, tout à fait convainquant. Cette jeune fille naïve porte un regard différent sur le monde, et cela permet de le découvrir autrement.

A travers son histoire, le lecteur va découvrir sa famille et les drames qui la hantent, et aussi son seul ami Douglas, lui aussi complètement à part. L’optimisme porté par ces deux adolescents est réellement touchant, et invite le lecteur à prendre les choses avec beaucoup plus d’optimisme. Candice est vraiment un personnage unique qui fait sourire par ses idées loufoques et son rapport aux autres.

Le bonheur de A à Z offre un joli regard sur le bonheur, dans un récit qui touche grâce à son héroïne et son point de vue sur le monde. 


+ Encore un roman avec une part au deuil, comme mardi avec Cet été-là, mais dans un ton radicalement différemment.

+ Challenge YA (9)