Coboye – une bd pleine de fraîcheur ! ♥

Coboye
Retrouver les plaisirs de l’enfance

Coboye

Cécile

Delcourt (2024)

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Éditeur : Coboye est arrivée un jour de pluie. Avec cette pensée crayonnée, ce petit dessin d’une fillette qui joue sous la pluie et ne veut pas rentrer, l’autrice avait désormais trouvé comment raconter ses souvenirs d’enfant. Les saynètes se sont succédé dans un désordre joyeux, rappels fugaces de parfums, de lumières, de voix, de silhouettes, bribes de mémoire vite tracées pour mieux les partager.

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Une bd que j’avais vu passer sur un blog (mais chez qui ?)* et qui m’avait tentée. Réservée il y a plusieurs mois à la médiathèque départementale, elle a fini par arriver cette semaine.

Et ça valait le coup d’attendre, c’est un vrai régal !

En un ou deux dessins par page, Cécile nous plonge dans l’univers follement gai et imaginatif de l’enfance. Cette adorable petite fille est un souffle de liberté, un vent de fraîcheur. On retrouve le plaisir de l’innocence, des balades sans véritables buts mais pleines de trouvailles.

Il y a de la malice, de l’humour, de la tendresse et des bêtises qui n’en sont pas vraiment dans cet album (puisque ce sont des aventures !). Il y a aussi un shériff qui veille : c’est la Maman. Que j’ai parfois plaint, je l’avoue, tout en rigolant…

Pourquoi cette fascination pour le “Coboye” ? C’est une des dernières illustrations qui répond à cette question.

C’est drôle, c’est tendre et ça sonne juste.

Les dessins sont très jolis, ce sont des aquarelles à la fois douces et colorées. Vous avez vu la bouille de cette gamine ? A-do-ra-ble !

Trop drôle l’histoire des madeleines…

C’est une bd que j’ai lu avec, tout du long, le sourire aux lèvres !

*J’ai retrouvé, c’est Noukette qui l’avait présentée.

♥♥♥

Allez vite feuilleter les premières pages (site éditeur) et dites moi si ça ne vous tente pas !!

Une bd qui participe au challenge de Pativore sur la littérature jeunesse

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

James – RL 2025

James

Une libre réécriture des aventures d’Huckleberry Finn de Mark Twain

James

Percival Everett

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut

Éditions de l’Olivier (2025 / vo 2024)

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National Book award : Fiction / American book award 2024

Prix Kirkus 2024 / Prix Pulitzer 2025

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Éditeur : Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn, en un héros inoubliable.

James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.

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On ne va pas se mentir, ce n’est pas le livre le plus drôle du monde… Vu le sujet (esclavage, Mississippi, dans les années 1860…) on s’en serait douté. Mais il y a tout de même, à plusieurs reprises, des pointes d’humour. Tout au long de cette histoire, on est avec James. On le suit, on le plaint, on a peur pour lui.

Dès le départ, on sait que “Jim le nègre” qui passe presque pour un idiot aux yeux de tous, est en fait un homme qui sait lire, écrire et qui est à la fois intelligent et cultivé. Mais cela, il doit impérativement le cacher…

C’est un roman qui fait à peine 300 pages. Je l’ai lu très vite, à la fois parce qu’il se passe beaucoup de choses et parce que je voulais connaître la suite ! Certains passages sont franchement stressants. C’est un livre d’aventure mais également un livre qui pousse à la réflexion.

Je vous le recommande chaudement, c’était une très bonne lecture !

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Dans ce roman vous entendrez parler du “cakewalk“, il s’agit d’une danse inventée par les esclaves pour se moquer de leurs maîtres.

Un roman qui aurait toute sa place dans le African American History Month Challenge chez Enna (mais c’est en février !)

Il fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Bulles silencieuses

silencieusesBulles silencieuses

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Je n’en avais pas sous la main et n’ai pas eu le temps d’en chercher une…

Alors je vous donne quelques idées de BD sans texte lues et aimées !

J’ai toujours un peu de mal à me lancer dans une BD sans texte.

Pourtant, le genre recèle quelques petites merveilles !

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Clin d’œil

Une très belle bd, qui n’est pas sans texte mais dont le titre est approprié pour ces bulles silencieuses :

Silence de Comès ♥♥♥

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Quelques BD ado/adulte sans texte

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Béatrice – Joris Mertens

Un océan d’amour – Lupano et Panaccione

Tout seul – Chabouté (non présenté sur ce site, mais c’est un coup de )

La grande aventure – Bouzard

Betty Boob – Cazot et Rocheleau

Là où vont nos pères – Shaun Tan

Love Le renard – Brrémaud (coup de cœur de Sophie)

Mister O – Trondheim (lu et bien aimé, mais non présenté) Il y a aussi Mister i Deux BD dans lesquels des petits personnages meurent à la fin de chaque page ! Et pourtant, c’est drôle.

A travers – Haugomat : Un univers surprenant ! (lu, non présenté)

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En jeunesse

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La série Anuki et aussi Myrmidon

Billy Symphony – Périmony (dernier livre présenté)

Passe-passe – Cuvelee & Dawid

La tempête – Wautier

Les éditions de la Gouttière ont de nombreuses BD jeunesse sans texte

Je n’ai pas lu celle-ci, mais elle à l’air adorable : Le monde sauvage, le Renard roux

D’autres bd sans texte proposées par ici

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La BD se retrouve chez Fanny du blog Mes Pages Versicolores

Allons voir quelles merveilles ont déniché les autres participants !

La fille aux papillons ♥

papillonsLa fille aux papillons

Rene Denfeld

Traduit par Pierre Bondil

Rivages Noir (2020)

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Éditeur : En enquêtant sur la disparition de sa sœur, Naomi, « la femme qui retrouvait les enfants », croise le chemin d’une fille des rues de Portland nommée Celia. Naomi tente de faire reconnaître le viol dont a été victime Celia et remonte la trace d’une série de meurtres de jeunes filles. Un roman réaliste et sensible sur le monde de l’enfance meurtrie.

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De cette autrice, je vous ai déjà présenté “Trouver l’enfant” qui est le tome précédent celui-ci. Je pense qu’on peut les lire séparément, ce sont deux enquêtes différentes, mais ce serait dommage. Beaucoup des choses qui se passent dans le premier tome voient leur prolongation/suite/fin arriver ici. Pour moi, c’est clairement une suite, même si ce n’est indiqué nulle part. Il est vrai qu’on peut lire “Trouver l’enfant” et s’arrêter là… Bref.

Naomi est plus que jamais sur la trace de sa sœur. Elle n’accepte plus d’enquêtes, il lui faut d’abord la retrouver. Cette recherche la conduit à Portland, où des enfants (des filles) vivants dans les rues sont kidnappés et tués. Sa route va croiser celle de la jeune Celia.

Des méchants, des prédateurs, on ne saura pas grand-chose, sauf qu’ils existent. On saura tout par contre de ces enfants des rues abandonnés de tous ou presque. Par quoi passe leur survie, où ils dorment, ce qu’ils mangent. Leur vie quotidienne est terrible. Ils ont 10, 11, 12 ans et presque personne ne les voit sauf ceux qui profitent abusent d’eux.

C’est un polar “social” qui ne cache rien des inégalités et des horreurs de cette ville. La gamine, Celia, qui s’est enfuie de chez elle après avoir été abusée, arrive quand même à rester positive, à avoir des rêves même si elle n’attend plus rien des adultes. C’est dur, c’est triste mais malgré tout il y a une grande douceur dans l’écriture et même un peu de poésie avec ces papillons qui font rêver Celia.

Bref, j’espère que Rene Denfeld continuera à écrire des histoires avec cette enquêtrice, parce que j’adore la façon dont elle écrit et parce que cette femme qui retrouvait les enfants” est une enquêtrice vraiment très spéciale.

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Challenge Les Dames en noir chez Zofia