Ne dites pas à ma mère que je suis voyante…

voyanteNe dites pas à ma mère que je suis voyante, elle me croit libraire à Vancouver

Eileen Cook

Presses de la Cité (2009)

*****

Sophie Kintock, une jeune femme pleine de fantaisie, est effondrée parce que son petit ami (avec qui elle sortait depuis tout de même 6 ans) a, du jour au lendemain décidé qu’ils avaient besoin d’une pause dans leur couple.

Le problème, c’est que l’idée de « pause » n’a pas le même sens pour eux ! En fait, Doug a décidé de la quitter, tout en voulant bien sûr, rester son meilleur ami… (Humm…)

Bref, Sophie est bien décidé à reconquérir –par tous les moyens, cela va de soi- son cher Doug. Un universitaire venu dans sa librairie pour lui demander de faire des recherches pour lui, va lui donner une idée de génie.

Elle sait que la nouvelle petite amie de Doug (oui, il n’a pas perdu de temps), Mélanie, est une fervente adepte de la voyance. Qu’à cela ne tienne, elle va devenir voyante et lui envoyer des signaux (bien visibles !) pour lui faire quitter Doug. Son subterfuge va marcher comme sur des roulettes, à quelques détails près, que je ne vais pas vous dévoiler ici, ça ne serait pas drôle !

*****

Au départ, c’est ce long et drôle de titre qui m’a attirée.

Puis la couverture m’a amusée. Et quand j’ai lu le résumé, plein d’humour, j’ai craqué et je ne le regrette pas !

Ce livre est franchement amusant. Mais pas seulement. Il y a aussi une vraie critique des charlatans et des gens qui profitent de la crédulité des autres.

J’avoue ne pas être une grande lectrice des romans de « Chick lit » dans lequel est classé ce livre et je n’ai pas du en lire beaucoup (le journal de Bridget Jones doit être l’unique exception à ce jour !) mais j’ai vraiment passé un très bon moment à lire ce roman. C’est léger, c’est drôle et ça aère bien la tête.

Bonne lecture !

*****

Elle a écrit deux autres romans (que je n’ai pas encore lus).

D’autres idées de romans plus ou moins légers pour l’été par ici.

La lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry…

lettreLa lettre qui allait changer le destin d’Harold Fry arriva le mardi…

Rachel Joyce

Éditions XO (2012)

*****

Harold Fry est un retraité sans histoires. Il reçoit un jour une lettre d’une ancienne collègue de travail, qui est mourante. Il y répond, sans être tout à fait satisfait de sa réponse et sort poster sa lettre.

En arrivant à la boite aux lettres, toujours insatisfait par sa réponse, il hésite à poster sa lettre et continuer à marcher tout en réfléchissant. Il passe une 2ème, puis une 3ème boite aux lettres puis la poste, et se retrouve bientôt à la sortie du village. En s’arrêtant dans un garage pour manger un morceau et en parlant avec la jeune fille qui le sert, il a soudain une révélation. Il finit son burger et repart sur la route.

Il s’est dit qu’il allait aller porter lui-même sa lettre (à pied !) et que tant qu’il marcherait, son ancienne collègue l’attendrait et ne mourrait pas.

*****

Une histoire surprenante

Et que l’on n’imagine pas du tout au départ… Cette marche va devenir une sorte de pèlerinage, c’est une longue, très longue prise de conscience dont nous sommes les témoins. Peu à peu, au fil des kilomètres on va nous révéler l’histoire d’Harold, de sa femme Maureen, de leur fils David et de cette ancienne collègue qui se meurt, Queenie.

Loin d’être ennuyeuse, cette longue marche (1000 kms à travers l’Angleterre) nous fait voyager et réfléchir.

C’est une aventure extraordinaire qui arrive à un homme ordinaire. Et cela juste parce qu’il commence à réfléchir à sa vie, à ce qu’il veut, à ceux qu’il aime…

Un roman qui ne peut pas laisser indifférent, très émouvant.

J’ai également lu et beaucoup aimé la suite, “La lettre de Queenie“. Elle y explique à Harold tout ce qu’elle n’a pas pu lui dire…

Si vous n’avez pas encore eu l’occasion de lire ces deux romans, n’hésitez plus !

*****

Les gens heureux lisent et boivent du café – BD

heureuxD’après le roman d’ Agnès Martin-Lugand

Roman graphique

Les gens heureux lisent et boivent du café

Véronique Grisseaux & Cécile Bidault

Michel Lafon (2019)

*****

Depuis un an, Diane est dépressive. Parce qu’elle a perdu d’un coup son mari, Colin et sa petite fille,  Clara, dans un accident de voiture… Félix, son meilleur ami, essaie de lui remonter le moral, de la faire sortir du cocon dans lequel elle s’enferme (couchée toute la journée avec le doudou de sa fille et le survêtement de son mari). C’est avec Félix qu’elle a créé, 5 ans auparavant, le café-librairie “Les gens heureux lisent et boivent du café“. Mais depuis un an, Félix se débrouille comme il peut pour faire tourner le café tout seul. Il propose à Diane de partir en vacances avec lui, au soleil. Pour se débarrasser de Félix, Diane décide d’aller dans un endroit où il ne la suivra pas. Elle choisit de s’exiler quelques temps en Irlande, dans un coin paumé, Mulranny.

*****

Une histoire qui m’a bien plu, même si ce n’est évidemment pas très gai. Quelques clichés un peu “gros” quand même : Félix, le meilleur ami gay qui ne pense qu’à faire la fête au soleil et à s’envoyer en l’air par exemple…

Et une chose que j’ai trouvé assez incohérente : Diane ne peut pas se passer de Félix et d’un seul coup elle trouve l’énergie pour partir seule à l’étranger ? Après tout, pourquoi pas…

J’ai bien aimé les illustrations aussi, sauf que j’ai trouvé les visages un peu figés (les émotions ne se lisent pas toujours dessus), dommage.

Bref, une lecture sympathique mais qui ne me laissera pas un souvenir inoubliable je pense… Et du coup, je ne sais pas si je lirai le roman !

*****

De Véronique Grisseaux, deux autres adaptations de romans en BD : le tome 1 de Coeur Cerise et Demain j’arrête

La BD de la semaine a pris ses congés d’été…

Je continuerai malgré tout à vous présenter des BD tous les mercredis !

Dans les coulisses du musée – Roman

coulissesRoman anglais

Dans les coulisses du musée

Kate Atkinson

Éditions de Fallois (1996)

*****

Ça commence très fort. Le premier chapitre s’intitule « Conception » et commence ainsi :

« Ça y est, j’existe ! Je suis conçue alors que minuit sonne à la pendule posée sur la cheminée, dans la pièce de l’autre côté du vestibule. »

Au départ, je me suis dit, il y a une erreur, elle doit parler de sa naissance ! Pas du tout ! C’est bien une petite graine à peine semée qui nous adresse la parole et nous raconte les sentiments, les rêves et les nausées qu’elle perçoit déjà du fond du ventre de sa mère…

Le narrateur alterne les chapitres parlant du présent (de la petite graine en question, Ruby) et parlant du passé (l’histoire de toute la famille).

*****

Il y a beaucoup de personnages et d’époques différentes qui font que “Dans les coulisses du musée” m’a laissé un gout un peu étrange (l’impression de tout mélanger !).

Et c’est dommage parce que j’aime beaucoup le style de l’auteur, très vif et plein d’humour.

Je dirais qu’il manque au début du roman un arbre généalogique qui permettrait de s’y retrouver plus facilement dans les différentes parties de la famille, parce qu’à plus de la moitié du bouquin, je me demandais encore régulièrement qui était telle ou telle personne… Mais c’est un livre que je vais garder et relire dans quelques années…

Le roman débute en 1951, à la conception, donc, de la dénommée Ruby. Le chapitre suivant est une « annexe » (qui part d’une photo pour nous raconter l’histoire de la photo en question). En fait, le roman est bâti de cette façon là : un chapitre, puis une annexe…

*****
Voici un petit extrait pour vous mettre dans l’ambiance :

« Je n’aime pas cela. Je n’aime pas cela du tout. Qu’on me sorte d’ici, et vite ! Mon frêle petit squelette est en train d’être écrasé comme une coquille de noix. Ma tendre petite peau, encore épargnée par le contact de l’atmosphère terrestre, est mise à vif par ces manipulations barbares. (Ce n’est sûrement pas très naturel, tout cela !)

– Dépêchez-vous, ma petite ! tonne une grosse voix furieuse. J’ai un dîner ! »

Vous l’aurez compris, vous venez d’assister à la naissance de Ruby…

*****

Prix Whitbread (ancien nom du Prix Costa – Une des plus hautes distinctions littéraires de Grande-Bretagne) en 1996.

Il a été élu meilleur livre de l’année (1996) par la rédaction de « Lire ».

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :