Dis oui Ninon de Maud Lethielleux

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Dis oui Ninon

Roman pour adulte, mais tout à fait bien aussi pour les adolescents ! Pour tout le monde en fait!

 

Présentation de l’éditeur :

A neuf ans, Ninon observe le monde avec malice et se moque des idées toutes faites.
Quand ses parents se séparent, elle choisit la vie de bohème avec son père, Fred. Ensemble, ils construisent une maison de bric et de broc, traient leurs chèvres, vendent leurs produits au marché, oublient l’école et Mme Kaffe, l’assistante sociale…

Mon avis :

Un tout petit livre qui ne paye pas de mine, mais dont on ne ressort pas indemne!

Ninon est une petite fille attachante, qui permet de renverser la plupart des a priori. Car en entrant dans cette lecture j’ai d’abord été révolté, comment peut on faire vitre une petite fille dans un tel monde, comment peut être inconscient à ce point. Et pourtant peu à peu Ninon m’a permis non pas de changer d’avis, mais de voir l’essentiel, le bonheur de cette petite fille, ses exigences d’amour, son bon sens bien qu’elle soit parfois crédule comme doit l’être une enfant de 9 ans… Les tempêtes qui s’annoncent autour de Ninon ne lui font pas peur, elle glissent sur les problèmes pour ne garder que le meilleur, le bonheur, l’amour, la liberté.

Suivre Ninon, sa voix, sa façon de parler, c’est entrer dans son univers et ne plus pouvoir, ou ne plus vouloir en sortir. Car malgré tout, Ninon on l’aime, et elle nous aime, elle nous attire dans son monde, nous ouvre les yeux avec tendresse et humour. Quand les adultes se perdent en conjecture, Ninon avance, apprend, et nous donne une belle leçon de vie !

Je suis totalement conquise par ce roman touchant, que je vous invite vivement à lire!

Un premier roman qui laissait présager de bien belles découvertes, et je crois savoir que c’est le cas, puisque j’ai beaucoup entendu parler de son roman pour ado : J’ai 15 ans et je ne l’ai jamais fait!.

Et comme je ne compte pas m’arrêter là, son nouveau roman pour adolescent chez Flammarion Tout près, le bout du monde, sorti le 17 novembre est déjà dans ma PAL, et devrait être lu dans les jours qui viennent… :)

 

Le blog de Maud Lethielleux, avec peu de mise à jour (vous lirez pourquoi ;) mais des mots agréables! Dès que j’aurais lu Tout près, le bout du monde, c’est sûr je lui écris :)

Une lecture commune avec Liyah ! et un grand merci à Clara pour ce cadeau qui m’a permis une magnifique découverte!

 


La vie extraordinaire des gens ordinaires de Fabrice Colin

La vie extraordinaire des gens ordinaires 
     

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Auteur : Fabrice Colin
Editeur : Flammarion

Date : 20/10/2010
Pages : 329 p.
Prix : 13 €
ISBN
    978-2-08-122982-2

 
 
Nouvelles (mais un peu roman quand même…)

pour adolescents et pour adultes!

 

 

Thèmes : Nouvelle, Vie, Destin, Homme

 

 

 

 Présentation de l’éditeur :

Il me restait vingt adresses : vingt lieux éparpillés aux quatre coins du monde, et vingt histoires toutes
plus incroyables les unes que les autres.

C’est ce jour où le titre de ce livre m’est venu : La Vie extraordinaire des gens ordinaires. LISEZ. LISEZ, DE LA PREMIERE A
LA DERNIERE PAGE. SI ÇA VOUS PLAIT, DEBROUILLEZ-VOUS POUR EN FAIRE UN LIVRE.”

Avis : 

       J’aime beaucoup Fabrice Colin, et ce nouveau livre, bien que très différent de ses
autres publications ne m’a pas laissée indifférente !

         Un homme, proche de la mort, Poète mais un peu fou semble-t-il, remet au
narrateur primaire un manuscrit, celui de la vie extraordinaire des gens ordinaires. Nous lisons donc, nous aussi ce manuscrit, sans bien savoir ce qui est réel ou non… et tant pis finalement,
on a tout simplement envie d’y croire, encore !

La famille d’un plongeur mort en cherchant l’Atlandide; une productrice de thé, le meilleur du monde; un roi un peu particulier;
un joueur de foot; un restaurant vertigineux; une cité où les voisins s’entraident et s’écoutent; et tant d’autres… Cette vingtaine de personnages, comme autant de petites nouvelles
sans autre lien que le narrateur, nous font voyager tant dans le monde que dans le coeur des hommes. Une vision à la fois surprenante et belle de la nature humaine, qui donne envie de rencontrer
ces gens ordinaires !

         Après quelques doutes quand j’ai compris qu’il s’agissait de nouvelles, je suis
passée ensuite de l’une à l’autre avec délice, m’attendant chaque fois à découvrir une nouvelle personne, étonnante, charmante, agassante, émouvante… et c’est donc avec beaucoup de plaisir que
j’ai dévoré ces petites histoires ! Quelques unes m’ont moins charmées, d’autres plus… tout est une question d’histoire et de personnalité à ce niveau là, car l’écriture, elle, est toujours
douce et puissante, en un mot agréable!

 

Et oui j’ai envie de croire que le narrateur primaire est Fabrice Colin, que cette histoire est vraie… et tant pis si ce
n’est pas le cas, car c’est ça aussi qui fait réver dans ce livre…

Liberace d’Amanda Sthers

Roman biographique

Liberace 

d’Amanda Sthers


Plon, 07/10/2010
Pages : 221 p.
16 €
9
782259211154

 Thèmes : Amérique, Liberace, Biographie

Présentation de l’éditeur :

Son nom est très peu connu en France, et pourtant Liberace est une star en Amérique.
Amanda Sthers s’est emparée de cette figure à part et de ce destin singulier. Elle y a trouvé le matériau exubérant, poignant et parfois douloureux d’une oeuvre littéraire qui dépasse, et de loin, la simple biographie. En sept séances de psychanalyse fantasmées, Liberace raconte sa vie sous la plume d’Amanda Sthers.
Pianiste virtuose, il est l’un des premiers à avoir popularisé sa musique, donnant des spectacles à Vegas puis animant un show télévisuel aux audiences extraordinaires. Sous les yeux ébahis des vieilles filles du Milwaukee qui attendaient, tremblantes, un geste de lui, il sortait de sa limousine, revêtu de visons extravagants, pour jouer des boogie woogie endiablés. Comment ne se sont-elles pas rendu compte que ce grand garçon mou en short à paillettes était homosexuel ?
Si elles avaient su qu’il avait fait refaire le visage de Scott Thornson, son concubin de trente ans son cadet, afin qu’il ait les mêmes traits que lui quand il était jeune ! Portrait de Dorian Gray en chair et en os ? Reflet à baiser ? Mythe de Narcisse ? Complexe d’Oedipe mal réglé ? Recherche de son jumeau mort-né ? Quoiqu’il en soit, Liberace finira par le mettre à la porte avec ses fringues dans des sacs poubelles, et Scott lui fera un procès retentissant ! Après une vie sous l’égide de sa mère castratrice et baignée par une lumière artificielle qui ne l’a jamais comblé, Liberace succombera, parmi les premiers, au sida.

Avis : 

Ce livre est une biographie romancée de Liberace, pianiste américain, star des années 1960. Romancée car ce récit se présente en fait comme une confession de Liberace, confession fictive, mais très bien documentée. Cela aurait pu être lent, rébarbatif… oui j’avoue je n’aime guère les biographies! Pourtant ce livre, sûrement grâce au partie pris de l’auteur sur la confession, est dynamique, et il donne vraiment envie de découvrir la vie mouvementée de Liberace.

Liberace, je ne le connaissais pas, et c’est surement le frein premier que va rencontrer ce livre en France, pourtant il a une vie très particulière entre succès et folie. Cet homosexuel dans un monde encore réfractaire, qui n’hésitera pas à se mettre en couple avec un homme de trente ans son cadet, pour finalement succomber au sida, est une star, mais c’est avant tout un homme !  Amanda Sthers donne vie à cet homme, à cette star, avec une très belle plume, non sans humour. Le rythme dont je parlais tout à l’heure est lié aussi au pseudo dialogue qui s’installe, puisque Liberace prend à partie sans arrêt son psychothérapeute (celui auquel il fait sa confession), avec beaucoup d’humour et
de lucidité.

Un récit que je classerai tout de même dans les romans, pour le plaisir de lecture, la fluidité, et la part de fiction dans l’ouvrage. Un très bon roman donc, novateur, et qui permet de découvrir un personnage haut en couleur… La bonne nouvelle ? Ce livre n’est que le premier d’une collection qui voit le jour chez Plon, dirigée par Amanda Sthers elle même, où un écrivain choisit une personnalité célèbre et en fait la biographie sous forme de séance de psychanalyse fictive.

 

Extrait : (attention contenu choquant pour les plus jeunes (surligner pour tout lire)

“Yes ! We have no bananas” a été ma première chanson. C’est une pierre fondatrice, non ? On est aidé par ça ? C’est bon à
savoir pour ma psychanalyse . Un rapport avec mon envie de sucer des bites de commencer par ne plus avoir de bananes . En plus dans la chanson, le commerce dans lequel il n’y a plus de bananes est tenu par un Grec. Le mec a des pommes de terre, des myrtilles délicieuses, tout ce qu’on veut mais plus de bananes! Forcément c’est une chanson lacanienne qui fabrique des gays, docteur ? D’accord je m’en moque, mais je dois bien vous dire que nous vivons les denières années de la psychanalyse. Je viens vous voir comme on essaye l’homéopathie. Mais ciel ! Vous allez passer de mode. Bientôt, on entrera dans les cerveaux pour effacer les traumatismes. Avec la chirurgie esthétique nous serons tous beaux. Et la beauté aura un modèle unique. Tous la même gueule et pas de chagrin. Nous serons heureux et nous mourrons tard par anesthésie après une fête d’adieu… “
 

Photo d’Amanda Sthers (© Olivier Roller), auteur aussi de romans, pièces de théâtre, et d’un film.

Les principaux :

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Ma place sur la photo

Les terres saintes (Stock 2010)

Le vieux juif blonde (au théâtre des Mathurins)

Je vais te manquer, à l’écran en 2009

La vague de Todd Strasser

Roman ados adulte

La vague

de Todd Strasser

Pocket, 2009

221 p.
 9782266185691 5,90 €


Thèmes : Société, 2nde guerre mondiale, Nazisme, effet de groupe

 

Présentation de l’éditeur :

Cette histoire est basée sur une expérience réelle qui a eu lieu aux Etats-Unis dans les années 1970.
Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : ” La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. ” En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader, lui-même totalement pris par son personnage.
Quel choc pourra être assez violent pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration?”

Avis :

Un roman que j’ai littéralement dévoré, avec plaisir. L’histoire se passe dans un lycée, et l’on suit principalement deux personnages, Ben Ross professeur d’histoire et une de ses élèves qui est rédactrice en chef du journal du lycée. Quand des élèves demandent à Ben Ross pourquoi les allemands ne se sont pas rebellés contre les déportations et exterminations, il ne sait pas trop quoi répondre… Il se lance alors dans des recherches, qui l’amène à mener une expérience… créer un mouvement, un groupe dans l’établissement, qui lui obéisse, pour voir jusqu’où ils peuvent aller.

Sauf que voilà, le groupe marche tellement bien qu’il commence à se répandre en dehors du cours… jusqu’à en devenir incontrôlable!

Ce qui fait froid dans le dos dans cette histoire, c’est à la fois que ce soit une histoire vraie, mais aussi que ça explique finalement assez bien la réaction des allemands (et pas seulement d’eux…).

L’ensemble est simple à lire, avec un rythme entraînant. C’est tout de même un peu dommage que ce soit si simple pour un tel thème, et qu’on s’attende autant à l’avancée des événements. C’est en tout cas un livre que je vais proposer aux troisièmes, une autre approche de la 2nde guerre mondiale, qui change radicalement, c’est plutôt bienvenue, surtout quand c’est cohérent niveau écriture, sans être trop compliqué à lire.

Un roman qui va me rester en tête quelques temps et qui me donne envie de voir le film…

 

En cherchant la couverture de ce roman, je suis tombée sur de nombreuses versions, que je partage avec vous, car elles font toutes passer quelque chose de différents…

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A savoir :
Le film : il place l’histoire dans une école allemande, pour un impact encore plus fort…
L’auteur : Morton Rhue est le pseudonyme de Todd Strasser, sous lequel il a publié ce roman. L’invention de son pseudo est très intéressant, puisqu’il a en fait joué avec les langues. Ainsi Morton > Mort > Tod > Todd et Rhue > Rue > Strasse > Strasser
Merci à Esmeraldae qui m’a offert ce livre pour mon anniversaire!
 

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