Dog Lands – Tim Willocks

Roman pour adolescents

Dog Lands

de Tim Willocks

traduit de l’anglais par Benjamin Legrand

Syros, mars 2012
9782748511796, 16,90 €

Thèmes : relation homme-animal, chien, fantastique

mon avis  critique

Furgul né dans un cage, au coeur d’un élevage de lévriers. Tenu par un homme sanguinnaire qui les nourrit à peine et n’hésite pas à faire disparaître les plus faible, cet élevage est spécialisé dans les courses. Mais Furgul signifie Brave et il se débrouille plutôt bien dans cet univers. Pourtant un jour sa mère lui raconte une histoire. Celle d’Argal, son père, celle des vents, des Dog Lands et lui intime l’ordre de fuir…

Livré à lui-même dans la nature, Furgul va vivre de nombreuses aventures et apprendre peu à peu à connaître les hommes. Il va découvrir la domesticité, la fuite, la fourrière, les champs de course… Il va surtout tout au long de son parcours découvrir les Doglands et se faire de nombreux alliés.

Une épopée magnifique où Tim Willocks nous plonge dans les pensées de Furgul. Le regard de ce chien permet de voir notre monde différemment. L’homme est souvent malmené, toujours à juste titre, et le chien apparaît comme un animal pensant et débrouillard qui a comme nous perdu beaucoup des secrets de la nature au fil des ans. J’ai vraiment apprécié de pouvoir me projeter dans la tête du chien au fur et à mesure de ses aventures, mais suite à une conversation avec un collègue (aux goûts totalement opposés aux miens) je me sens obligée de signaler que le premier tiers du livre met en place l’action et offre donc plusieurs scènes très “pipi-caca”. Ca ne m’a pas du tout choqué car cela apporte selon moi une crédibilité à l’histoire, mais je préfère vous prévenir !

Furgul mène une quête initiatique mais aussi un combat qui le conduira à devenir plus ouverts aux autres, aux hommes et aux Doglands.  Un roman époustouflant, mené d’une main de maître par un auteur qui a du chien!

+ L’avis de Fantasia,

+ Pépite du Salon de Montreuil 2012, catégorie roman adolescent!

+ CHallenge YA#2

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Une vie de dragon – Joanna Olech

Roman dès 8 – 9 ans

Une vie de dragon :

attention, dragon d’appartement

de Joanna Olech

traduit du polonais par Margot Carlier

Père Castor – Flammarion, 2012
9782081264953, 12€

mon avis  critique

La vie d’une famille polonaise est bouleversée le jour où un jeune dragon apparaît dans leur vie.

Ce roman est plein d’humour car le fils de la famille Gniewek Zinzin tente d’abord de cacher l’existence du dragon à ses parents, avec la complicité de sa soeur, Malwina. Pas évident de s’occuper d’un jeune dragon… et encore moins de le cacher. Pompon, car c’est son nom ne se laisse pas vraiment faire. Se faire promener dans un panier pour chat, passe encore… mais notre petit dragon s’ennuie. Les enfants le font alors sortir, mais chaque sortie devient un évènement, souvent catastrophique, toujours drôle.

L’auteur nous entraîne dans cette folle aventure et même si des milliers de détails sont incroyables, on s’attache à ce petit dragon et on aimerait presque en avoir un comme ça à la maison… sauf qu’en plus il ne mange que des choses affreuses, comme des pizzas à la mouche!

Pour rajouter à l’humour de ce roman, Pompon tient un blog où il raconte ses mésaventures, sa découverte du monde et des hommes. Une critique de la société, toujours avec beaucoup d’humour, qui pousse à voir la situation autrement.

L’histoire est pleine de gags mais elle a aussi une vraie trame narrative avec la recherche des origines de notre petit dragon et une vraie évolution de la situation ! Ce livre est très facile à lire car il propose un texte dynamique, entrecoupé de nombreuses illustrations  très sympathiques. Idéal pour les enfants qui n’aiment pas beaucoup lire, car ils auront l’impression d’avancer plus vite dans cette histoire.

Un très bon roman qui transpose un élément fantastique dans notre quotidien, de quoi faire rire tous les lecteurs et donner envie d’un dragon de compagnie… ou pas! Dans tous les cas il y aura un deuxième tome!

 petit+

+ Les avis de Radicale et Sharon.

+ Challenge YA#2

Graffiti Moon – Cath Crowley

Roman  pour adolescents

Graffiti Moon

de Cath Crowley

traduit de l’anglais (Australie) par Valérie Le Plouhinec

Albin Michel Jeunesse, 2013
Wiz, 296 pages
9782226242754, 13,50€

Ce roman nous conte le début d’une histoire d’amour. Encore oui, mais c’est une belle histoire!

L’auteur joue tout au long du livre sur l’alternance de point de vue entre deux personnages (et les poèmes d’un troisième). Le lecteur a donc les pensées de deux personnes et surtout connait les secrets de ces adolescents. Et cela joue un rôle prépondérant dans le déroulement de l’histoire.

En effet tout l’intrigue, en réalité très simple, se joue sur l’anonymat d’un jeune graffeur. D’un coté Lucy souhaite absolument rencontré l’Ombre, dont elle admire les graffs depuis deux ans. De l’autre Ed, l’auteur de ses graffs qui ne veut pas lui avouer qu’il est l’Ombre. D’autres personnages secondaires étoffent l’intrigue pour créer un groupe cohérent. Six adolescents qui fêtent la fin de leurs études au lycée. Lucy donc, sa meilleure amie Jazz et Daisy qu’elles ont rencontrés il y a peu. Le petit ami de Daisy, Dylan, va leur présenter Léo, jeune homme désabusé et Ed, notre graffeur. Ensemble ils vont vivre une soirée hors du temps…

Lucy et Ed vont se retrouver à déambuler dans les rues, à parler, vagabondant à la recherche de L’Ombre. Les clichés sur le monde du graff sont pour certains mis à mal mais beaucoup d’éléments restent, sans doute fondés. Le tout rend ce roman très dynamique car il contient son lot de méchants, de choix draconiens  de combats même. La vie de famille et l’amitié sont aussi abordés comme trame de fond mais c’est réellement l’art le fil conducteur, et l’auteur nous le livre dans toute sa beauté brute.

Le personnage féminin, Lucy, parce qu’on sait bien plus de chose qu’elle, est souvent exaspérant dans sa lenteur à comprendre, mais c’est cette révélation qu’elle ne voit pas sous ses yeux qui retient notre intérêt et nous pousse dans notre lecture. Cette quête incessante qu’elle s’est fixée et qui l’obnubile.
Ed, l’Ombre, m’a particulièrement touché, je l’ai trouvé très juste avec sa façon un peu noire de voir le monde. Un vrai héros de papier qu’on aimerait croiser en vrai.

Un des personnages secondaires, Léo, le poète qui accompagne l’Ombre lors de ses graffs est présent dans la narration à travers ses poèmes, mais si ses lignes sont tranchantes j’ai trouvé qu’elles manquaient de charme, peut être la traduction ?

 

Une seule nuit pour ce roman qui fait briller les étoiles, de verre comme de peinture. Une pour apprendre à se connaitre, à travers les mensonges et les omissions. Une romance envoûtante à laquelle il ne manque que les graffs, qu’on aimerait découvrir aussi…

 
petit+

 

+ L’avis d’Amy (en anglais), celui d’Audrey et celui de Fantasia
+ La couverture anglaise :

+ Challenge YA#2

 

Le tueur à la cravate – Marie Aude Murail

Roman policier pour adolescent

Le tueur à la cravate

de Marie-Aude MURAIL

Ecole des loisirs, 2010
9782211200905, 11,70€

Présentation de l’éditeur

Grâce à quelques clics et une adresse mail bidon, Ruth Cassel a pu s’inscrire sur le site perdu-devue.com et y déposer une vieille photo de classe en noir et blanc trouvée dans les affaires de son père. La manip n’a qu’un seul but : l’aider à différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo, Marie-Eve et Eve-Marie, respectivement la mère de Ruth et sa soeur jumelle, décédées à vingt ans d’intervalle. Très vite, comme s’ils avaient attendu ce signal, des anciens de la terminale C3 se manifestent. L’ex-beau gosse de la classe, une prof de philo à la retraite, une copine des jumelles et, en prime, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de répondre. Tout pourrait s’arrêter-là… Mais la photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre commis l’année de la terminale, celui d’Eve-Marie. Ils parlent d’un étrangleur récidiviste, le Tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause l’une des personnes que Ruth aime le plus au monde, son propre père, Martin Cassel… Ce thriller se double d’un journal de bord, Comment naît un roman (ou pas). Marie-Aude Murail y raconte au quotidien son métier d’écrivain et la lente élaboration de ce Tireur à la cravate. Suspense garanti !

L’avis de Lilou

Une adolescente cherche à différencier sa mère de sa tante sur leur photo de classe de terminal. Pour cela, elle se créait alors une fausse adresse Internet et poste la photo sur perdue-de-vue.com. D’anciens camarades de classe ne tardent pas à se manifester. Mais toutes ces questions sur le passé fait ressurgir le souvenir du meurtre de sa tante qui a eu lieu cette année là.


Vraiment passionnant du début à la fin, même si l’intrigue est un peu bateau : une vieille histoire criminelle classée qui évolue grâce à la découverte de nouveaux éléments. De plus le dénouement est assez prévisible, mais il y a tout de même un peu d’originalité dans ce roman : l’auteur insiste sur la place qu’occupe Internet dans nos vie aujourd’hui.

Mon avis :

Un grand plaisir que de retrouver une enquête policière dans un roman de Marie Aude Murail, d’autant plus qu’ici elle est très réussie! Un peu d’internet, beaucoup de suspense, de la peur, du danger, et toujours ce monde de l’adolescence que Marie Aude Murail sait si bien décrire. Beaucoup de pages mais qui passe très vite, et même si comme Lilou le dénouement m’a peu surpris j’ai passé un agréable moment avec ce roman.

La partie journal de l’auteur, où Marie Aude Murail parle du métier d’écrivain est très intéressante car elle permet de découvrir l’envers du décor en quelque sorte. A partager avec les élèves!

+ L’avis de Saxaoul,

+ Challenge Thriller

+ Challenge Bookineurs en couleur
Challenge YA#2

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