Le plus joli des rêves – Nathalie Brisac

Rentrée Littéraire 2013 jeunesse
roman dès 7 ans

Le plus joli des rêves

Nathalie Brisac

illustré par Rascal

Ecole des loisirs, 2013

***

Le plus joli des rêves est un bien joli conte, un brin étrange et décalé. Un de ces contes d’antan que l’on raconte aux enfants. Pourtant dans le plus joli des rêves il y a un brin de modernité et en même temps un petit manque. Dès ces premières phrases on comprend aisément que je reste très perplexe suite à cette lecture. Il y a beaucoup, trop parfois et pourtant je ressens un manque.

Mougueule, l’homme le plus puissant et cruel du royaume charge le grand Gaston de trouver de lui rapporter le plus joli des rêves. Une tâche ardue, qu’il ne pourra pas accomplir seul. Aider de Rosine qui lui permet de se souvenir de son enfance il trouvera ce plus joli des rêves, mais pour l’attraper il faudra répondre à plusieurs énigmes.

Si toute la première partie du roman annonce un conte fantastique, avec ces énigmes on retombe dans la réalité. Les réponses ne sont pas évidentes mais elles sont logiques, sans trop de rêve finalement. Plus comme un parcours initiatique qui inciterait à ne pas oublier son enfance.

Un royaume un brin enchanté, une quête magnifique, le tout porté par les illustrations un brin rétro, bien adaptées à l’histoire, de Rascal. Un rêve que l’on parcourt mais risque de décontenancer les faibles lecteurs. A réserver aux curieux, aux rêveurs, à ceux que la couverture attirera car elle tout à fait à l’image de son contenu : magnifique et désuet à la fois, d’un autre temps.

+ une lecture commune avec Liyah

+ Les avis de Céline, Thalie

+ Challenges : YA#2 et 1% Rentrée littéraire 2013

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Petites scènes capitales – Sylvie Germain

*** 
rentrée littéraire 2013

avis de lecteurs

***

Rentrée littéraire 2013
roman adulte

Petites scènes capitales

de Sylvie Germain

Albin Michel, 2013

***

Sylvie Germain nous livre dans ce roman une suite de petites scènes de la vie de Liliane. Des scènes capitales, celles qui rythment sa vie. Peu importe les entre-deux, l’auteur se concentre sur ces tranches de vie qui sculptent l’héroïne. Moments cruciaux rarement heureux. Les morts s’enchaînent.

Une vie de rebondissements négatifs en quelque sorte que l’on a du mal à croire tant ils sont accumulés, accolés les uns aux autres. Une vie pourtant et le bonheur d’être en vie.

D’une écriture recherchée Sylvie Germain nous dresse le portrait d’une génération d’après guerre où mai 68 laisse une emprunte libertaire et des slogans révolutionnaires.

A trop passer sur les détails pour se concentrer sur l’essentiel on perd un peu de l’essence du personnage. Pourtant l’auteur n’est pas exsangue de réflexion. L’ensemble du récit est indirect, pas de dialogues, tout se passe à posteriori et l’emploi de la troisième personne nous rend extérieur au récit. Spectateur d’une histoire qui traverse les années.

Un roman magnifiquement écrit qui nous conte la vie d’une héroïne singulière mais finalement peu attachante. Une ode à la vie et à l’amour qui passe par la mort et nous invite à découvrir l’histoire d’une génération.

Rentrée Littéraire 2013 – Coup de coeur de septembre

Rentrée Littéraire 2013 – Coups de coeur de lecteurs

Septembre

Dans le cadre du challenge 1% de la rentrée littéraire je demande aux lecteurs de me signaler leur coups de coeur, afin de les mettre en avant! Voici les coups de coeur de septembre.

Vous pouvez aussi retrouver tous nos coups de coeur d’août

coeurRL2013

 

Aproposdelivres aime Les perroquets de la place d’Arezzo – Eric-Emmanuel Schmitt et Le bruit de tes pas, de Valentina d’Urbano

Pierre Lemaître, Au revoir là-haut récolte des coups de coeur : Argali, Maudapl

Clara aime Sauf les fleurs de Nicolas Clément et   la grâce des brigands

Elfe aime  Inside de alix Ohlin

Yv aime Concerto pour la main morte de Olivier Bleys mais aussi Muette, de Eric Pessan et  La méthode Arbogast, de Bertrand de la Peine

Syl aime Le plus beau de tous les pays de Grace McCleen

Stephie aime Monde sans oiseaux de Karin Serres et Parabole du failli de Lyonel Trouillot

Sharon aime Corpus Equi de Diane Ducret

Krol aime Le quatrième mur de Chalandon, de même que Valou 

Filou49 aime la servante du seigneur Jean Louis Fournier et la dernière séance de Chahdortt Djavann ainsi que Inside d’Alix Ohlin

Emily aime 180 jours d’Isabelle Sorente

Cécile aime Kinderzimmer de Goby

lili M aime Ailleurs de Richard Rusdo et L’université de Rebibbia de Goliarda Sapienza

Olivier aime Lyonel Trouillot « Parabole du Failli, Laurent Seksik « Le Cas Eduard Einstein », Metin Arditi « La Confrérie de MoinesVolants » ;
Raphaël Jerusalmy « La Confrérie des Chasseurs de Livre » ; Hugo Boris « Trois Grands Fauves »

Annette aime Les évaporés de Reverdy

Coccinelle aime Le pays du nuage blanc, de Sarah Lark

Eimelle aime Pietra viva Léonor de Recondo

Eulimène aime Le bruit de tes pas de Valentina d’Urbano

Leiloona aime Lady Hunt  et Une part de ciel 

Isa aime Sauf les fleurs de Nicolas CLEMENT

Maudapl aime Faillir être flingué de Céline Minard
Sophielit aime Vertiges de Lionel Duroy ainsi que Chambre 2″ de Julie Bonnie

Olympe aime   Trois grands fauves d’Hugo Boris
et encore un coup de coeur pour 3000 façons de dire je t’aime de MA Murail, par Noukette cette fois!

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les fuyants – Arnaud Dudek

***

 Toute la rentrée littéraire 2013, 
avis de lecteurs 

***

Roman adulte
Rentrée littéraire 2013

Les fuyants

 Arnaud Dudek

Alma éditeur, août 2013
127 pages

***

Quatre hommes, reliés par des liens familiaux, dont on découvre peu à peu l’histoire. Des souvenirs, des journaux, des bouts de vie, réels, imaginés, reconstitués.
Le grand père, qui a quitté un jour sa famille sans jamais revenir. Le père qui s’est suicidé. Le fils, hacker de génie qui ne digère pas la mort de son père et enfin l’oncle, ancien sportif. Quatre hommes qui fuient la vie, qui ne savent pas reconnaître le bonheur.

La difficulté des relations, notamment avec les femmes, rend nos personnages lâches. Quand ils ont peur de faire face ils préfèrent fuir, quitte à tout perdre.

Arnaud Dudek nous livre un roman où le malheur suinte entre les mots mais tout en donnant une légèreté générale grâce à son écriture et à sa fin qu’on peut espérer optimiste.

Les personnages ont tous leurs failles et on ne peine pas à les comprendre même si leur choix radicaux influent sur le destin d’une famille entière.  La narration se fait au plus proche des personnages et bien que ce roman soit court on s’attache à eux. A Joseph Hintel notamment, ce grand père devenu homme à tout faire dans un établissement scolaire, avec son regard aguerri sur la vie. Il fuit pourtant lui aussi la vie mais avec la conscience de l’âge et les regrets.
Joseph, l’adolescent, avec sa naïveté toute relative apporte aussi une touche de fraîcheur et d’espoir.

Une saga familiale condensée en un temps donné avec des souvenirs qui rejaillissent pour nous faire découvrir la lâcheté des hommes. Un roman miroir d’une société décadente, un mélange acide d’humour et de solitude.

***

+ Les avis de Clara,

+ Le premier roman de l’auteur : Rester sage