Shirin – Dark Island – Le Mois Anglais 4

Shirin

Shirin, amoureuse d’une île

Roman

Dark Island

Vita Sackville-West

Le livre de poche (2011 / VO 1934)

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Depuis qu’elle la connaît, Shirin est fascinée par l’île de Storn. Cette île devant laquelle elle rêve chaque année au moment des vacances familiales est la propriété de la famille Le Breton. Un jour,  lorsqu’elle a 16 ans, le jeune châtelain Venn Le Breton, l’invite sur son île. Elle y fera la connaissance de la grand-mère de Venn, Lady Le Breton, une femme étrange et fascinante avec une forte personnalité. Elle restera à tout jamais troublée par cette visite.

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En 4 chapitres, on suit la vie de Shirin à 16 ans, 26 ans, 36 ans et 46 ans. Il y a d’abord son adolescence avec ses secrets déjà. Puis sa rencontre avec Venn, dix ans après leur première entrevue. Shirin est une jeune femme étrange, secrète et qui fascine les hommes comme les femmes.

Au départ, j’ai eu beaucoup de mal à m’attacher au personnage car elle est très secrète pour nous aussi ! Je n’ai pas toujours compris ses motivations, ses désirs, ses décisions. Elle ne se dévoile que petit à petit et encore, pas complètement. C’est une femme très indépendante, au point de ne pas vouloir s’attacher. Elle est prévenante et attentive envers tous, mais ne crée de lien avec personne, hormis Mrs Jolly et Cristina. Je regrette un peu de ne pas en avoir su plus sur les personnages, car ils ont un côté fascinant, que ce soit Shirin, Venn ou la vieille Lady Le Breton, sans parler des personnages secondaires comme Tracey, Cristina ou Mrs Jolly.

Au final, c’est une lecture que j’ai bien aimé, même si je ne suis pas sûre d’avoir tout compris ! (Y a t-il une histoire d’amour entre les deux femmes ?) A la fin du roman, je me suis posée pas mal de questions…

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C’est ma 4ème lecture pour ce Mois Anglais 2020

organisé par Lou et Titine

et relayé sur Instagram par Lamousmé

Logo réalisé par Belette alias Cannibal Lecteur

Avril enchanté – Roman printanier

avrilUn roman enchanteur et printanier

Avril enchanté ♥

Elizabeth Von Arnim

Éditions 10/18 (2011/1920)

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A Londres en février, il fait un temps maussade et pluvieux. Mrs Wilkins, une femme de condition modeste tombe sur la petite annonce suivante :

« A tous ceux qui aiment les glycines et le soleil. Italie. Mois d’avril. Particulier loue petit château médiéval meublé bord Méditerranée. Domesticité fournie. Répondre au Times sous la référence Z 1000. »

Et voilà qu’elle se prend à rêver… Elle a un peu d’argent de côté, peut-être pourrait-elle prendre un peu de vacances… Mais non, ce n’est ni raisonnable ni pensable et pourtant, cette idée ne veut pas s’en aller… Le soleil, les glycines, l’Italie en avril… C’est un doux rêve qu’elle ne souhaite pas vraiment abandonner.
Au moment de partir, elle aperçoit une dame de sa connaissance qui semble comme hypnotisée par le Times. En s’approchant, elle se rend compte que ladite connaissance, Mrs Arbuthnot, est fascinée par la même annonce.
Suite à une impulsion quasi incontrôlable, Mrs Wilkins se retrouve en train, non seulement d’adresser la parole à Mrs Arbuthnot, mais aussi de lui demander de venir en Italie avec elle. Les deux femmes n’étant pas très riches, décident de trouver deux autres femmes pour partir avec elles.

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4 femmes avec des caractères et des envies très différentes.

Qui vont toutes les quatre être transformées par ce séjour.
Franchement, on a très très très envie de trouver ce château et d’y séjourner !

Le château est presque le personnage principal : Situé dans un cadre enchanteur au bord de la mer, au milieu de jardins aux senteurs enchanteresses, il va aider à la transformation de ces dames. Elles vont s’ouvrir les unes aux autres au fil des pages et on va apprendre à les connaître, à comprendre leurs peurs et leurs attentes.
Ce roman est un vrai moment de plaisir, teinté d’un humour très fin, une bouffée d’air pur au doux parfum de glycine…

Enchantée, c’est bien le mot ! J’ai été enchantée par ce roman.

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Deux films ont été tirés de ce roman. Le 1er, d’Harry Beaumont est sorti en 1935. Si l’on en croit cet article, on peut s’en passer !

Le 2ème, de Mike Newell, est sorti en 1992. Les deux films ont gardé le titre du roman “Avril enchanté”. J’avoue que j’hésite à le voir…

Ayant lu ce roman il y a déjà quelques années, je vais peut-être le relire… Ou alors lire le premier livre de la même autrice “Elizabeth et son jardin allemand” (dans ma pal depuis… Au moins 2 ans !)

D’autres idées de romans plus ou moins légers pour l’été par ici.

Un hiver de glace – Roman graphique ♥

glaceQuand seule la mort peut vous sauver…

BD Ado/Adulte

UN HIVER DE GLACE ♥

Romain Renard

Adapté du roman de Daniel Woodrell

Éd. Rivages / Casterman / Noir (2011)

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Arkansas, dans les Ozark Mountains. Ree n’a que 17 ans. Pourtant cet hiver là, c’est elle qui doit s’occuper de sa mère (qui a perdu la tête) et de ses deux plus jeunes frères. Elle coupe le bois pour le feu, fait à manger, lave et habille sa mère, fait la lessive de toute la famille… Mais le pire n’est pas encore là. Le pire arrive avec la visite du shériff qui lui annonce que son père a hypothéqué leur maison pour payer sa caution. S’il ne se présente pas au procès, ils seront mis à la porte… Ree n’a pas le choix. Elle doit partir à sa recherche. Et dans le milieu que fréquentait le père, Jessup (fabricant de coke), on n’est pas très bavard… Et “on” a même une certaine tendance à la violence quand une gamine de 17 ans commence à poser trop de questions…

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Wow ! Noir, c’est noir comme dit la chanson…

Et il n’y a pas beaucoup d’espoir qui transpire de cette histoire ! On ne peut qu’admirer le courage et la ténacité de cette adolescente qui part à la recherche de son père dont elle pense d’ailleurs qu’il est mort.

Je ne peux que vous conseiller de vous blottir sous la couette avant de commencer cet album. Afin de ne pas être transpercé par le froid de cet hiver, l’humidité de la neige et le souffle du vent qui glace tout. Une histoire terrible, vous vous en doutez, ce n’est pas du “feel-good”.

Et les illustrations ? Je les ai trouvées magnifiques. Les hommes ont des “gueules” de cinéma, et les paysages adoucis par la neige donneraient (presque) envie de vivre là-bas…

Un coup de cœur tant pour l’histoire que les illustrations !

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Dans cette collection Rivages Noir que j’aime beaucoup, je vous ai déjà présenté : Scarface

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De cet auteur, Noukette vous a présenté Melvile et Melvile 2 que j’ai très envie de lire !!

Présentation vidéo (avec le son, c’est bien flippant !!)

Cette semaine nous sommes réunis chez Moka

On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu

carnetTémoignage : été 1914
A partir de 9/10 ans

ON LES AURA !

Carnet de guerre d’un poilu

(Août, septembre 1914)

BARROUX

Seuil (2011)

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Présentation de l’éditeur : Ce beau projet est né d’un heureux hasard, d’une rencontre fortuite, celle d’un cahier jeté sur un trottoir lors d’un déménagement et d’un illustrateur qui passe, se penche et l’emporte.

Ce carnet contient un témoignage d’une richesse historique et humaine incroyable : le récit des premières semaines de mobilisation d’un homme durant l’été 1914. L’auteur de ce journal raconte les débuts de la guerre, le mois de juillet, quand tous sont encore persuadés qu’ils vont vaincre, jusqu’à son rapatriement, en septembre, alors qu’il est blessé au bras. Ce texte relate donc un quotidien champêtre et bien moins horrible que les traditionnels récits de vie dans les tranchées.

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Est-ce une bande dessinée ? Un roman graphique ? Un album ? Un récit imagé ? Je ne sais pas trop…

Barroux a illustré un texte, un vrai carnet de guerre, qu’il a trouvé dans la rue.

 

3 août, l’homme est mobilisé, il doit partir. Jour après jour, nous le suivons dans son quotidien (ampoules au pieds, manque de vin, entraînement…) ses doutes quand à la durée de la guerre, son ennui aussi. Puis le 22 août, la guerre est là.

C’est une sorte de journal intime d’un homme qui vit les premiers jours d’une guerre à laquelle il est obligé de participer, mais dont il ne sait rien, ne comprend rien. Les soldats sont ballotés, emmenés d’un endroit à l’autre sans explications. Ils doivent se débrouiller pour trouver un endroit où dormir et parfois aussi pour trouver à manger.

On ne sent pas trop la peur dans cet album. Plutôt l’ennui. Et les dessins (très doux, au crayon à la mine de plomb) de Barroux illustrent bien ces jours qui passent… (il n’y a que sa façon de faire les nez que je n’aime pas !)

Un récit sur la première guerre mondiale qui change de ceux que j’ai pu lire. Assez peu de violence ici (on ne “voit” réellement le front qu’aux alentours de la page 60/93) mais une grande fatigue, de l’incompréhension ou de l’angoisse (où sont les allemands ? Mes proches sont-ils à l’abri ?) et un ennui profond.

Un album original qui m’a bien plu !

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BD sur la première guerre Mondiale

Illustrés par Barroux, nous vous avons déjà présenté plusieurs albums :

Lien vers son site

Interview de Barroux

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Cette semaine, on se retrouve chez Stephie pour Mille et une frasques !

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Une bande dessinée qui participe aussi au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

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