Les ailes du singe

ailesLES AILES DU SINGE

Etienne Willem

Ed. Paquet (2016-2017 -2019)

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Les 3 tomes se passent à 3 endroits différents

New York – Hollywood – Chicago

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Résumé éditeur : 1933, les USA sont en pleine crise économique. Ancien pilote de guerre dans l’escadrille Lafayette, Harry Faulkner est devenu cascadeur aérien et a même possédé son propre cirque volant. Mais pour d’obscures raisons… il est aujourd’hui au chômage, sans le sou, et très déprimé.
Ce n’est pas le cas du maire de New York qui va inaugurer en grande pompe le mât d’amarrage du Zeppelin qui va relier l’Europe au nouveau continent. Une fête somptueuse en plein ciel où le champagne va couler à flot pour les nombreux invités prestigieux… malgré la prohibition. Un événement marquant et très politique.
Mais c’est sans compter sur une bande de terroristes qui s’empare du dirigeable et réclame une rançon sous peine d’écraser tout ce petit monde sur Manhattan.
Qui de l’armée ou de notre ancien pilote virtuose arrivera à sauver la grosse pomme et surtout Betty Laverne, intrépide journaliste qui a eut la mauvaise idée de se glisser dans la réception ?

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Harry Faulkner (le singe en couverture) est un ancien pilote de guerre reconverti dans les cascades aériennes pour le cinéma notamment. Mais suite à une altercation avec un homme puissant, plus personne ne veut l’embaucher comme pilote. Pour son plus grand malheur, car lui ne rêve que de voler !

Dans le tome 2, on est à Hollywood dans les années 30. Starlettes, intrigues et prohibition, tout est là pour un scénario digne d’un film noir.

Les 3 histoires sont des histoires complètes mais pas totalement indépendantes. Il vaut mieux les lire dans l’ordre !

Ce sont des aventures amusantes, j’ai aimé le dessin coloré et les personnages expressifs. Je ne m’en souviendrai peut-être pas dans 10 ans, mais qu’importe, c’est distrayant et j’ai passé un bon moment !

Si je ne vous ai pas convaincu, cet avis le fera peut-être

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L’ancien blog de l’auteur (pas à jour depuis 2011. L’auteur est décédé en 2024)

Il a été le dessinateur des Artilleuses et du Paris des Merveilles (scénario de Pierre Pevel) deux séries BD lues, aimées et… non présentées, faute de temps !

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La BD de la semaine est chez Moka

Pour un spécial “Bulles en voyage”

 

 

Bondrée

BondréeBondrée

Andrée A. Michaud

Rivages/Noir (2017 / vo 2014)

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Lecture commune autour de l’autrice Andrée A. Michaud

Avec Anne-Yes et Anna Kronic ont également lu Bondrée, Ingannmic, Line et Sacha ont lu Proies, Eimelle et Fanja ont lu Baignades.

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Éditeur : À l’été 67, une jeune fille disparaît dans les épaisses forêts entourant Boundary Pond, un lac aux confins du Québec rebaptisé Bondrée par un trappeur enterré depuis longtemps. Elle est retrouvée morte, sa jambe déchirée par un piège rouillé. L’enquête conclut à un accident : Zaza Mulligan a été victime des profondeurs silencieuses de la forêt. Mais lorsqu’une deuxième adolescente disparaît à son tour, on comprend que les pièges du trappeur ressurgissent de la terre et qu’un tueur court à travers les bois de Bondrée.

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Bondrée, c’est d’abord un lieu. Un lieu d’une beauté sauvage, un lac entouré de forêt. C’est aussi devenu un lieu de vacances. Il y a quelques chalets, disséminés ça et là, au bord de l’eau, sous les arbres. Mais Bondrée, c’est aussi une ambiance. Ambiance d’été, chaleur, vacances, nature et liberté. Jusqu’au jour où…

Zaza Mulligan “that kind of girl” disparait et qu’elle est retrouvée morte, une jambe coincée dans un vieux piège à ours rouillé. L’enquête va conclure à un accident malgré les doutes de l’inspecteur Michaud. Puis, l’amie de Zaza, Sissy, disparait à son tour…

J’ai beaucoup aimé les descriptions du lieu, l’ambiance et certains personnages (dont l’inspecteur !). Et j’ai aimé aussi le fait qu’il soit écrit en français du Québec, émaillé de mots et expressions en anglais. En fait, certains personnages sont francophones, d’autres anglophones. Je vous rassure, même si vous ne parlez pas anglais, avec le contexte on comprend très bien !

L’écriture m’a beaucoup plu également. Elle est “vive” et fluide.

Bref, je suis ravie de l’avoir enfin lu

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Sissy Morgan et Elisabeth Mulligan, dite Zaza, les deux filles par qui le malheur allait surgir, n’étaient encore que des gamines quand nous avons emménagé à Bondrée, mais elles ne se lâchaient déjà pas d’un pouce, Zaza toujours vêtue de la même façon que Sissy, et vice versa. Des jumelles, aurait-on dit, l’un rousse et l’autre blonde, qui dévalaient la côte Croche en criant look, Sissy, look ! run, Zaza, run ! poursuivies par je ne sais quelle créature les obligeant à courir jusqu’au bout de leur souffle. Run, Zaza, run ! Ma mère les avait surnommées les Andrews Sisters, même si les soeurs Andrews étaient trois et chantaient cent fois mieux que Sissy et Zaza.

 

De cette autrice, en 2018, j’avais lu (et beaucoup aimé !) Rivière tremblante.

Ce roman participe à plusieurs challenges

Un hiver polar chez Je lis, je blogue

Hiver polar

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Challenge Les Dames en noir chez Zofia

Le challenge ABC Titre de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 1/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Trouver l’enfant ♥

trouverTrouver l’enfant

Rene Denfeld

Traduit de l’anglais (US) par Pierre Bondil

Rivages/noir (2019 / vo 2017)

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Résumé éditeur : L’héroïne de ce roman est une détective privée de l’Oregon spécialisée dans la recherche d’enfants disparus, surnommée « La femme qui retrouvait les enfants ». Elle-même rescapée d’un kidnapping, elle a développé une intuition et un instinct de survie hors-norme. On la suit dans ses recherches à travers les patelins et les forêts mystérieuses du Pacific Northwest pour retrouver une fillette disparue depuis trois ans.

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C’est dur, parce que l’histoire raconte des enlèvements et des maltraitances d’enfants. Mais en même temps, il y a des côtés presque doux, une façon poétique de raconter les choses, c’est très étrange.

Cette enquêtrice, Naomi, excelle à retrouver les enfants parce qu’elle a elle-même vécu cette situation. Elle sait comment ils sont susceptibles de réagir (ou de ne pas réagir). En parallèle de la voix de l’enquêtrice, il y a une autre voix. La voix d’une enfant qui vit des choses horribles, mais qui arrive, grâce à son imagination, à s’extraire de ces horreurs.

Une belle histoire, dure, mais positive dans sa façon de voir les choses. Âmes sensibles s’abstenir, il s’agit là d’enfants enlevés et maltraités…

Un polar pas comme les autres qui m’a beaucoup plu ! ♥

Je ne connaissais pas cette autrice, mais je vais regarder ce qu’elle a écrit d’autre. Et je viens de voir qu’elle a écrit un autre livre avec cette enquêtrice : “La fille aux papillons” (en suivant ce lien vous pourrez lire également une petite bio qui explique pourquoi elle écrit si bien certaines scènes…)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Mois Amérique du nord anglophone chez Enna

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Challenge Les Dames en noir chez Zofia

Constance

Constance

Chronique familiale

Constance

Rosie Thomas

Éd. Charleston (2017)

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Londres, 1963 : deux jeunes gens trouvent un bébé abandonné sous une haie. C’est une petite fille, qui sera prénommée « Constance » par le médecin de garde, du nom de la rue où elle a été trouvée… Deux mois plus tard, Constance sera adoptée par Tony et Hilda, qui ont déjà une fillette de quelques années, Jeannette, sourde de naissance.

Bali, quelques dizaines d’années après.
Constance, après une séparation inattendue et douloureuse, s’est réfugiée à Bali où elle mène une existence simple et solitaire au sein d’un village. Elle est compositeur et crée des musiques de film ou de publicité. Un appel téléphonique de sa sœur Jeannette, gravement malade, va la faire revenir à Londres.

En parallèle de cette histoire, il y a aussi la rencontre de Noah, le fils de Bill et Jeannette avec Roxana, une belle étrangère en situation irrégulière qui rêve de devenir anglaise.

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On navigue entre passé et présent. Entre la maladie de Jeannette et l’enfance pas toujours facile des deux sœurs, Jeannette et Constance.
Cette chronique familiale aborde beaucoup de thèmes. L’adoption bien sûr, mais aussi les secrets de famille, l’abandon, le handicap avec la surdité de Jeannette, les relations amoureuses et leurs difficultés, etc.

Un roman riche en rebondissements et avec des personnages à la fois complexes et attachants.

Je l’ai lu d’une traite !

Un extrait :

« Dès qu’elle avait été en âge de soulever le couvercle étincelant toute seule, Connie s’était appropriée le piano. Quand elle s’asseyait sur le tabouret, ses pieds n’atteignaient pas les pédales, mais elle aimait cette position de force et la façon dont les touches noires et ivoire étaient alignées. Elle jouait des accords ou produisait des sons discordants. Elle pouvait rester assise pendant une heure, concentrée sur ses propres compositions ou reprenant des airs qu’elle entendait à la radio. Pour l’oreille de Connie, ces premières expériences musicales étaient une fête, dans cette maison silencieuse. »

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le Mois Anglais

(qui cette année se poursuit jusqu’en août !)

chez Martine  et Lou

Le challenge ABC chez Enna

ABC