Anaïs Nin Sur la mer des mensonges ♥

AnaïsRoman graphique
à partir de 15 ans

ANAÏS NIN ♥

SUR LA MER DES MENSONGES

Léonie Bischoff

Casterman (2020)

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Présentation de l’éditeur :

Début des années 30. Anaïs Nin vit en banlieue parisienne et lutte contre l’angoisse de sa vie d’épouse de banquier. Plusieurs fois déracinée, elle a grandi entre 2 continents, 3 langues, et peine à trouver sa place dans une société qui relègue les femmes à des seconds rôles. Elle veut être écrivain, et s’est inventé, depuis l’enfance, une échappatoire : son journal. Il est sa drogue, son compagnon, son double, celui qui lui permet d’explorer la complexité de ses sentiments et de percevoir la sensualité qui couve en elle. C’est alors qu’elle rencontre Henry Miller, une révélation qui s’avère la 1re étape vers de grands bouleversements.

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Encore une couverture qui ne m’aurait pas spécialement attirée… Mais les avis de Noukette et Fanny (voir plus bas) m’ont donné très envie de lire cet album. Et j’ai bien fait de leur faire confiance parce que j’ai dévoré ce roman graphique d’une seule traite !

L’histoire de cette femme est riche et passionnante
et le trait n’est qu’élégance et délicatesse.
Magnifique !

Bref, non seulement je l’ai dévoré avec un très grand plaisir, mais il m’a donné envie de ressortir les deux livres d’Anaïs Nin présents dans ma PAL depuis des lustres.

Une très belle découverte !!

A lire bien sûr.

https://www.casterman.com/var/casterman/storage/images/media/images/9782203161917_anais-nin-sur-la-mer-des-mensonges_p116_300/63586-1-fre-FR/9782203161917_ANAIS-NIN-SUR-LA-MER-DES-MENSONGES_P116_300_galleryfull.jpg

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Feuilleter les premières pages (site de l’éditeur)

Le site de l’autrice

Elle a également réalisé une très chouette BD jeunesse : “La longue marche des dindes

Les avis de Noukette, Fanny

Cette semaine, nous sommes chez Moka, Au milieu des livres !

Les aventures de Cluny Brown

clunyLes aventures de Cluny Brown

Margery Sharp

Ed. Belfond (vintage) 2015

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Mr Porritt était veuf et plombier de son état. Il menait une vie tranquille, mais il avait un problème. Son problème c’était sa nièce, Cluny Brown. Cluny n’était pas méchante, non, mais elle ne savait pas rester à sa place. Ni en place, d’ailleurs.

Bref, pour régler ce « problème » Mr Porritt trouva une solution très raisonnable, pour l’assagir et lui faire retrouver le sens des convenances, il envoya Cluny travailler comme femme de chambre dans une maison très convenable de la noblesse du Devonshire.

Une fois Cluny partie, Mr Porritt, se retrouvant seul, s’interrogea cependant sur les « méfaits » de Cluny, qu’avait-elle fait de si répréhensible ?

Pas grand-chose en fait, mais Cluny était indépendante, curieuse, naïve et surtout, surtout, dans cette Angleterre de 1930, elle ne se comportait pas comme une jeune fille le devrait… Les conventions, elle ne connaissait pas !

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Mais qui est donc Cluny ?

Au milieu de tous ces gens un peu coincés, il faut bien le dire, Cluny est une vraie bouffée de fraîcheur. C’est une jeune fille « moderne », qui sait ce qu’elle veut (ou plutôt ce qu’elle ne veut pas), rêveuse, fantasque et curieuse, toujours de bonne humeur, elle attire les hommes, surpris par cette spontanéité. Les autres personnages de ce roman sont beaucoup plus classiques, ils savent où est leur place, eux…

Un roman plein d’humour qui se lit avec beaucoup de plaisir et qui, je n’en doute pas, vous mettra le sourire aux lèvres

« Les aventures de Cluny Brown » paru en France chez Julliard en 1946 et indisponible depuis, a été adapté au cinéma par Ernst Lubitsch sous le titre « La belle ingénue ».

C’est une œuvre culte en Angleterre, où Margery Sharp est très connue pour sa série jeunesse « The rescuers » (connue chez nous sous le nom des « aventures de Bernard et Bianca » grâce à l’adaptation des studios Disney)

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Un petit mot sur cette collection « vintage » : j’ai lu jusqu’à présent 6 romans de cette collection (Edisto, Partie de Chasse, Régiment de femmes, Patience, Poison et Cluny Brown) et, si j’en ai préféré certains, aucun ne m’a déçu. Bref, je ne sais pas qui est directeur (trice) de cette collection chez Belfond, mais je le remercie chaleureusement pour toutes ces jolies découvertes !

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D’autres idées de romans plus ou moins légers pour l’été par ici.

La ballade de Dusty – Diptyque

ballade

La ballade de Dusty
T1 : Bertha wagon à bestiaux

Ducoudray & Aris

Grand Angle
Bamboo (2018)

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Dorothy, Dusty pour les intimes, attend le retour de son père avec impatience. Voilà 10 mois qu’il est parti pour Washington pour parler ahttps://media.nouvelobs.com/ext/uri/ureferentiel.nouvelobs.com/file/15403873.jpgu Président Roosevelt. Et cela fait maintenant 4 mois que Dusty, ses frères et sœurs et sa mère n’ont plus du tout de nouvelles.

Ce jour là, c’est le pompon. La banque vient saisir leur maison et tout ce qu’elle contient, c’est à dire pas grand-chose… Ils sont recueillis par des voisins compatissants, mais Dusty décide alors de partir à la recherche de son père, à Washington. En chemin, elle va rencontrer des vagabonds du rail, les hobos, le modèle d’une photographie qui deviendra mondialement célèbre, rencontrer deux bandits très connus et immortalisés par Gainsbourg, ainsi que Tom Joad, des raisins de la colère (interprété par Henri Fonda – Magnifique !)… Et beaucoup d’autres clins d’œils encore !

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Il y a beaucoup d’action, de rebondissements, trop peut-être.

 

On n’a pas le temps de faire vraiment connaissance avec les personnages, Dusty mis à part, puisqu’on la suit en permanence, mais même elle, on ne la “connait” pas. Et je trouve que c’est un peu dommage…

Beaucoup des personnages rencontrés ont existé, ou sont des personnages connus aux États-Unis. Bertha “wagon à bestiaux” par exemple, est un personnage de film et de roman : Bertha Thompson dite Boxcar (wagon de marchandises).

J’ai bien aimé le dessin et les couleurs, même si par moments j’ai trouvé les expressions un peu “figés”. J’avais été attirée par la couverture.

En bref, j’ai passé un bon moment, c’est divertissant, mais je regrette vraiment le manque de profondeur des personnages. Je lirai quand même le tome 2, en espérant qu’il soit plus approfondi que le premier !

Une belle histoire et beaucoup de rencontres, hélas trop brèves.

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Cette semaine nous sommes chez Stephie, pour Mille et une frasques…

Une bd qui participe également au Challenge Petit Bac chez Enna – catégorie Prénom

Un gentleman à Moscou ♥ – Lectrices ELLE (5)

gentleman

UN GENTLEMAN A MOSCOU ♥

Amor Twoles

Fayard (2018)

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Moscou, années 20. Le Comte Alexandre Ilitch Rostov, dont le seul crime est d’être né aristocrate, se voit condamné par un tribunal bolchévique. Pas condamné à mort, non, ni même à la prison (quoi que…). Il est en fait assigné à résidence dans son hôtel favori, le luxueux hôtel Métropole. Une prison dorée certes, mais quand il veut rejoindre sa suite habituelle, une mauvaise surprise l’attend…

Sur une période de 30 ans (de 1922 à 1954) on suit les « aventures » de Mr Le Comte à l’intérieur de l’hôtel. Il va y faire de nombreuses rencontres, certaines tout à fait charmantes, d’autres beaucoup moins. Et malgré l’espace réduit dans lequel il doit évoluer, il va avoir une vie très riche.

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Amor Twoles. Voici un auteur dont je n’avais jamais entendu parler mais dont j’espère qu’il a écrit beaucoup d’autres romans ! Bon en fait c’est seulement son 2ème, mais il m’a tellement plu que je viens de commander son 1er roman « les règles du jeu » sorti en 2012. Je vous en parle rapidement…

Un roman qui m’a tout simplement enchantée, tant pour son style plein d’humour que pour son histoire rocambolesque ou encore ses personnages fabuleux !

Le comte est un personnage d’une autre époque, plein de charme et très attachant. Un personnage qui par certains côtés m’a fait penser à Arsène Lupin -même si l’histoire n’a rien à voir, c’est pour le côté « gentleman » !

Un roman, qui m’a également donné envie de découvrir la littérature russe…

En me relisant, je vois que j’ai oublié de vous parler de la magnifique couverture… Mais si vous le voyez librairie, je ne doute pas que vous aurez envie de le toucher !!

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Extrait (page 33) :

« Mais au moment où il détachait avec son couteau un morceau de prune du noyau, il remarqua une ombre argentée presque aussi vaporeuse qu’un nuage de fumée qui se glissait derrière sa malle. Il se pencha vers le côté pour jeter un coup d’œil derrière l’un des fauteuils Voltaire. Le fantôme n’était autre que le chat du Métropole, un bleu de Russie borgne qui ne laissait jamais rien de ce qui se passait entre les murs de l’hôtel lui échapper et était visiblement monté au grenier pour inspecter lui-même les nouveaux quartiers du comte. Sortant de l’ombre, il sauta sur l’ambassadrice, de l’ambassadrice à la petite table et de la petite table au bureau à trois pieds, sans un bruit. Lorsqu’il eut atteint ce poste d’observation, il contempla la pièce d’un air critique, puis secoua la tête, déçu.

– Oui, convint le comte après son propre examen des lieux, je vois ce que tu veux dire. »

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L’avis de Télérama

ELLE

5ème lecture / 28

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C’est ma 5ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock