ISSUNBOSHI Le petit samouraï

ISSUNBOSHIA partir de 11/12 ans

ISSUNBOSHI

Le petit samouraï

Ryan Lang

Le Lombard (2023)

*****

Éditeur : Dans un Japon féodal où le mythe et le folklore sont réels, un démon décide de reforger une arme ancienne très puissante pour conquérir le monde. La légende dit que seul un véritable guerrier sans peur pourra l’arrêter.

Au même moment, sur une autre île, naît Issunboshi, un jeune garçon d’à peine quelques centimètres de haut.

Malgré sa petite taille, il suit l’entrainement pour devenir samouraï. Et si c’était sur ses petites épaules que reposait le sort du monde ?
Issunboshi, par les choix qu’il va faire, nous rappelle qu’on ne nait pas héros, on trouve le courage d’en devenir un.

*****

Alors… Il a quand même fallu que j’aille chercher les définitions de quelques mots (même si on comprend sans ça !)

Savez-vous ce qu’est :

  • Un YOKAÏ ? Un phénomène étrange qui dépasse l’entendement humain (montres, spectres…)
  • un BAKENEKO ? C’est un yokaï qui prend l’apparence d’un chat avec des pouvoirs surnaturels
  • Un TENGU ? C’est un dieu mineur dans la mythologie Japonaise
  • Un ONI ? Une catégorie de yokaï
  • Un GASHADOKURO ? Un squelette géant, esprit d’une personne morte de faim
  • Ou encore un DOKURO ? Une tête de mort

Je ne connaissais que les yokaïs (et encore, pas intimement !)

J’ai beaucoup aimé ce conte fantastique, qui fait penser au départ à Poucette ou Tom Pouce. En effet, l’esprit de la lance décide de se cacher dans un bébé humain grand comme un pouce. Comme avec nos contes européens, il existe visiblement plusieurs versions de ce conte traditionnel japonais. En voici une. Et en voici d’autres.

Ce qui est surprenant ici, ce sont les illustrations. On a vraiment l’impression de regarder un dessin animé ! Le noir et blanc est beau, mais certaines vignettes sont floues, pour suggérer le mouvement je suppose ?

*****

Aujourd’hui, LA BD DE LA SEMAINE est chez Fanny

C’est le retour d’un mois au Japon chez Lou et Hilde !

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Celui de Pativore sur la littérature jeunesse

Un jeudi saveur chocolat de Michiko Aoyama

Un recueil de nouvelles feel-good tout en poésie

Roman japonais pour adulte

Un jeudi saveur chocolat

de Michiko Aoyama

Editions Nami, juin 2023, 19 euros

Thèmes: nouvelles, couleurs, japon, magie, amour, voyage

 

Présentation de l’éditeur: “Dissimulé à l’ombre des cerisiers qui bordent la petite rivière du quartier, le Café Marble à Tokyo ne compte que trois petites tables en bois brut. Et pourtant, les clients se succèdent dans ce havre de paix où les habitués peuvent contempler le passage des saisons à travers la baie vitrée (…)

De Tokyo à Sydney, un roman choral poétique entremêlant douze tranches de vie qui nous invite à trouver le bonheur dans les petites choses du quotidien.”

 

Après avoir lu La bibliothèque des rêves secrets, j’ai eu envie de me plonger dans un autre roman de cette autrice dont j’ai adoré la plume.

À la base, les nouvelles figurant dans Un jeudi saveur chocolat ont été publiées sur le site Japaralia sous le nom 12 Coloured Pastels entre juin 2015 et mai 2016.

Par la suite, elles ont été adaptées et publiées par les éditions Nami sous le titre Un jeudi saveur chocolat.

Pour chaque destin présenté, une couleur y est associée.

C’est très original! Fidèle à elle-même, Michiko Aoyama offre une œuvre atypique susceptible de plaire à un large public tant les thèmes sont universels (sans pour autant être du réchauffé).

Ce que j’apprécie beaucoup dans Un jeudi saveur chocolat (et que l’on retrouve souvent chez cette autrice), c’est le fil conducteur reliant chaque récit, chaque expérience de vie. Il y a parfois un peu de réalisme magique, bien qu’au Japon il s’agisse plutôt d’une forme de spiritualité.

Je n’ai pas encore lu La forêt au clair de lune ni Rencontres au parc Hinode mais cela n’a saurait tarder!

Depuis quelque temps, de nombreux ouvrages de ce genre inonde les réseaux c’est pourquoi si vous aimez ce type d’ambiance, vous trouverez votre bonheur dans la littérature japonaise du moment (et même coréenne).

Ne passez pas à côté!

~Melissande~

 

La bibliothèque des rêves secrets de Michiko Aoyama, présenté par Nathalie

+ Une autre pépite que je vous ai présentée récemment: La petite confiserie de l’allée nocture de Hiyoko Kurisu

+ Et pour connaître d’autres titres des éditions Nami, c’est par ici

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Je reviendrai avec la pluie

pluieUn roman délicat

Je reviendrai avec la pluie

Takuji Ichikawa

Flammarion (2012)

*****

Takumi élève seul son fils de 6 ans, Yûji, depuis que sa femme, Mio, est décédée. Il fait du mieux qu’il peut, mais il est malade et un peu distrait. Porter des vêtements tâchés par exemple, ne le dérange pas vraiment. Ni mettre un costume d’hiver en été…
Ce qui est important pour lui par contre, c’est de passer du temps avec son fils et de lui parler de sa mère. Ils ont un quotidien simple et bien réglé.
Un jour, au cours d’une de leurs promenades, alors que la saison des pluies vient de commencer, ils retrouvent Mio. Elle apparaît, comme ça, au détour d’un chemin. Elle ne se souvient plus de rien, mais elle suit Takumi et Yûji et rentre avec eux.

*****

Un extrait :
« Tu es prêt à partir pour l’école ?
– Comment ?
– Tu es prêt ? Tu as bien épinglé ton nom ?
– Hein ?
Pourquoi est-il si dur d’oreille ? Ce n’était pas le cas du temps de Mio. Je me demande si c’est dû à quelque désordre émotionnel.
– Bon, c’est l’heure. On y va ?
J’ai pris la main de Yûji déjà à moitié reparti au pays des songes, pour sortir de l’appartement. Je l’ai confié à son chef de groupe qui attendait au pied de l’escalier et les ai regardés s’éloigner. A côté de ce garçon de douze ans, Yûji avait l’air d’un bébé. A six ans, il était encore petit pour son âge. Comme s’il avait oublié de grandir. »

*****

« Je reviendrai avec la pluie » est un roman d’amour léger et poétique. Un roman qui parle de la difficulté à faire son deuil aussi. J’ai beaucoup aimé la relation entre le père et le fils, on perçoit de l’amour bien sûr, mais aussi de la tendresse et beaucoup de douceur. En fait, malgré le jeune âge de l’enfant (6 ans) ils prennent soin l’un de l’autre.

On ne sait pas de quoi souffre exactement le père, à part le fait qu’il soit extrêmement anxieux, mais sa « maladie » ou son « mal-être » lui complique beaucoup la vie. Le retour de la mère (rêve ou réalité ? Elle est décédée un an auparavant) va apporter un peu d’ordre et beaucoup de joie dans leur vie.

Les autres personnages du roman sont assez peu présents mais également étonnants et tous un peu fragiles. Il se passe relativement peu de choses et les dialogues sont parfois un peu bizarres (-Vraiment ? –Hein ? –Hmm ?) mais il y a une ambiance que j’ai trouvé très agréable.

Un livre que j’ai lu rapidement et avec beaucoup de plaisir (il y a un côté très zen) comme apparemment plus de 3 millions de japonais et je ne sais combien de personnes dans le monde ! Je n’en avais jamais entendu parler, mais il a eu beaucoup de succès, et il a inspiré un film et un manga.

*****

Un Mois au Japon chez Hilde et Lou

Kimono

L’ami de Naoki

NaokiA partir de 6 ans (premières lectures)

L’ami de Naoki

Christian Lamblin & Jess Pauwels

Bayard poche (2013)

*****

Naoki vit dans un village au Japon. Un jour, en sortant de l’école, il croise le chemin d’un grand chien qui le suit jusque chez lui. Mais les parents de Naoki refusent de le laisser entrer dans leur maison. Après le dîner, Naoki sent le sol trembler. C’est le grand chien qui le retrouvera et le tirera des décombres…

*****

Ce petit roman fait partie d’une collection qui s’appelle “tu lis, je lis, mes premiers romans à lire à deux“, collection qui existait encore en 2023. Sa particularité, que j’ai trouvé intéressante, c’est qu’ils sont conçus spécialement pour être lus à deux. Une personne qui sait déjà bien lire lit le texte principal et l’enfant qui débute dans la lecture lit les dialogues (ils sont indiqués par la tête d’un personnage et sont d’une autre couleur).

Cette petite histoire qui se passe dans un village au Japon permet de voir comment les personnes y vivent. Il y a les panneaux de papier qui séparent les pièces de la maison, le fait qu’ils mangent assis par terre et aussi le tremblement de terre. Les cerisiers fleuris sont omniprésents. Et on voit bien aussi que la nourriture est différente (pour le goûter, les parents apportent des beignets de poulet à l’enfant !)

Bref, c’est une lecture agréable qui permettra à l’enfant de constater qu’ailleurs, on ne vit pas forcement de la même façon. Et pourquoi ne pas lui proposer ensuite un petit documentaire sur le sujet ?

*****

Jess Pauwels a illustré deux petits romans présentés ici (les deux derniers)

Son site

 

Un Mois au Japon chez Hilde et Lou

Kimono