La petite confiserie de l’allée nocturne de Hiyoko Kurisu

Une incursion féerique dans le folklore japonais

Roman fantastique japonais pour adultes

La petite confiserie de l’allée nocturne

de Hiyoko Kurisu

Ed. Hauteville, coll. Kibun, ill. de couverture de Kan‏ako, mars 2025, 192 pages-16,95 euros

Thèmes: Japon, yôkai, folklore  confiserie, vœux

Présentation de l’éditeur: “Quand vient le soir, les lanternes s’allument dans l’allée nocturne et attirent les âmes en peine. Les boutiques, comme peuplées de fantômes, datent d’un autre âge. Une seule brille d’une lumière chaleureuse. Sur l’enseigne on peut lire : Confiserie Enchantée Kohaku. Dans cet endroit merveilleux, on trouve des sucreries de toutes sortes. Le maître des lieux, un yôkai, mi-homme mi-renard, promet à tous ceux qui passent sa porte que ces friandises ont le pouvoir de changer leur vie. Femme délaissée par son mari, agent immobilier complexé, lycéenne en mal d’amour… une seule bouchée leur suffit pour vivre une journée différente.”

Ce court roman est un coup de coeur ! Je l’ai dévoré en un jour! Dans La petite confiserie de l’allée nocturne, on retrouve toute la philosophie du Japon ancestral.

Et ce, notamment concernant les rites shintos et les apparitions de créatures issues du folklore nippon.

La petite confiserie de l’allée nocturne est un court roman, découpé en 6 récits. Chaque histoire met en scène le mystérieux vendeur de la confiserie, nommé Kogetsu, dans sa boutique enchantée. Là, cet être énigmatique accueille les âmes perdues en quête de sens.

Seuls les humains ayant des soucis dans leur vie trouvent la voie vers la confiserie tenue par Kogetsu. Ce dernier s’est donné pour mission de les aider à se retrouver.

Au fil de ma lecture, j’étais de plus en plus curieuse d’en savoir plus sur Kogetsu; aussi ai-je été heureuse de découvrir le dernier chapitre!

J’ai particulièrement aimé l’atmosphère créée par Hiyoko Kurisu. La petite confiserie de l’allée nocturne est un roman feel-good qui, à l’instar des confiseries acidulées proposées par Kogetsu, se déguste… sans modération.

 

Je vous invite donc à découvrir ce beau roman, vous ne le regretterez pas!

 

~Melissande~

 

+ Un roman original d’une autre grande autrice japonaise, présenté par Hérisson: La formule préféré du professeur de Yoko Ogawa.

+ Pour continuer à rêver de yôkai: Les noces de la renarde de Floriane Soulas, un  roman fantastique présenté par Nathalie.

La petite fille au kimono rouge

kimonoA partir de 8/9 ans (bons lecteurs)

La petite fille au kimono rouge

Kay Haugaard

Traduit de l’anglais (États-Unis) par F. de Lassus-Saint-Genies
Couverture et illustrations de Jacqueline Duhême

Éditions G. P. Paris (1971 / vo 1966)

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Aujourd’hui, Myeko est un peu triste. Il n’y a pas longtemps qu’elle est arrivée en Amérique avec ses parents. Elle ne connaît personne et ses amies lui manquent. Il lui faut apprendre une autre langue et prendre de nouvelles habitudes. Et ce n’est pas facile ! Surtout qu’à l’école, certains se moquent d’elle, comme Harriett ou Orville.

Elle ne sait pas comment se faire des amis. Tout est si différent en Californie ! Le jour où sa mère l’envoie à l’école en kimono, elle garde son manteau tellement elle a honte… Elle veut oublier ses racines japonaises et devenir totalement américaine.

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Une très jolie histoire qui se termine par quelques pages expliquant les mots japonais utilisés dans le roman. On y parle de différence de culture, de problèmes d’intégration et de comment rester soi-même tout en s’adaptant aux habitudes de son nouveau pays. Car les autres enfants sont curieux et, à la grande surprise de Myeko, ils seront heureux d’apprendre des choses sur le Japon.

J’aime beaucoup la couverture colorée de Jacqueline Duhême (mon exemplaire date de 1981. C’est un roman qui a été réédité de nombreuses fois)

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Écouter le début de l’histoire

Un roman qui participe à plusieurs challenges

Un Mois au Japon chez Hilde et Lou

Kimono

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Le challenge Classiques sur ce blog

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Le premier camping de Nahotchan

Nahotchan

A partir de 6 ans (premières lectures)

Le premier camping de Nahotchan

Akiko Hayashi

L’École des Loisirs (1986)

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Nahotchan est une petite fille qui aimerait bien tout faire comme les grands. Alors, lorsque sa voisine et amie Tomoko propose d’emmener camper plusieurs enfants, Nahotchan veut y aller aussi.

Mais les autres enfants ne sont pas d’accord. Ils disent qu’elle est trop petite pour porter de lourds paquets ou trouver du bois pour le feu. Et puis aussi que les petits pleurent tout le temps et qu’ils ont peur dans le noir. Mais Nahotchan insiste. Elle affirme qu’elle peut faire tout ça et qu’elle n’aura pas peur. Tomoko décide donc de l’emmener aussi.

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Cette histoire est vraiment adorable. La petite fille veut prouver son autonomie et se montre très courageuse, même si parfois, ce n’est pas facile ! Les illustrations sont simples mais mignonnes, à l’image de la couverture.

Pour les enfants qui aiment déjà lire tout seul, c’est parfait. La police de caractères est grande, il y a beaucoup d’illustrations et pas trop de texte. Le plus dur à lire sera le prénom de la petite fille !

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Une autre histoire d’autonomie présenté (sur Insta) par Sophie : Perla casse des oeufs

 

Un Mois au Japon chez Hilde et Lou

Kimono

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Elle s’appelait Tomoji de Jiro Taniguchi

Un récit empreint de sensibilité admirablement illustré

Bande dessinée (manga) pour adultes

Elle s’appelait Tomoji

de Jiro Taniguchi

Scénario de Miwako Ogihara

Éditions Rue de Sèvres, octobre 2023, édition anniversaire 10 ans, 19 euros, relié, 176 pages

 

Thèmes: tranche de vie, Japon, temple

 

De cet auteur, j’avais déjà lu et apprécié La montagne magique. C’est pourquoi je savais que je ne serais pas déçue. En effet, les paysages illustrés sont à couper le souffle…  Taniguchi maîtrise parfaitement son art et sa renommée n’est plus à faire.

Il explore dans les moindres détails l’univers dans lequel évolue Tomoji Uchida. Dans Elle s’appelait Tomoji, Jiro Taniguchi nous invite à découvrir l’enfance de celle qui deviendra plus tard l’épouse de Fumiaki Itô. À eux deux, ils créeront un nouveau temple bouddhiste.

Le rythme est lent comme dans tout manga biographique qui se respecte, quelques planches en couleur enrichissent le volume. Les tons sont doux et invitent à la contemplation.

Dans Elle s’appelait Tomoji, plusieurs drames rythment l’adolescence de notre héroïne. L’auteur parvient toujours avec justesse à retranscrire certains sujets avec sensibilité. Ce sera la mort brutale de son père dans la fleur de l’âge qui précipitera la famille dans le désarroi et le dénuement. Par la suite, Tomoji fera différents choix qui la mèneront à son destin.

Pour être honnête, d’ordinaire je ne suis pas friande de récits biographiques mais Elle s’appelait Tomoji a piqué ma curiosité et je ne regrette pas de l’avoir lu. De plus, l’édition est magnifique!

Je pense malgré tout qu’il vaut mieux connaître le contexte afin d’apprécier ce manga à sa juste valeur. Malgré mon intérêt pour le Japon, je ne connaissais pas ce couple. Bien entendu, il y a toujours les notes explicatives de l’auteur en fin de volume.

On sent que Jiro Taniguchi a fait des recherches afin de reproduire le plus fidèlement possible la vie et l’environnement de Tomoji Uchida. Les illustrations sont vraiment très réalistes mais c’est un peu la patte de ce mangaka talentueux.

En somme, si vous aimez l’œuvre de Jiro Taniguchi ou si vous êtes tout simplement curieux; n’hésitez pas à découvrir ce beau manga!

 

~Melissande~

 

+ Une autre bande dessinée illustrée par ce mangaka:  Mon année: Printemps de Jirô Taniguchi et Morvan, présenté par Hérisson

Les dames de Kimoto de Cyril Bonin (d’après le roman de Sawako Ariyoshi), présenté par Nathalie