Âme perdue – Bd sans texte

âmeÂme perdue

Grégory Panaccione

Collection Shampooing

Delcourt (2013)

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On suit un petit bonhomme au fil des cases. Il est chétif et craintif. Et il n’a pas l’air de savoir ce qu’il fait là. Il est un peu flétri, comme une poupée de chiffon et à l’air d’avoir faim. Case après case, il cherche de quoi manger. Et un abri aussi pour dormir. Bref, il est un peu perdu…

Un peu comme moi ai-je envie d’ajouter !

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J’ai réservé cette bd à la médiathèque pour deux raisons : Elle était (censé être) sans texte et j’ai déjà lu et bien aimé plusieurs bd de cet auteur-illustrateur. Bon en fait, elle n’est pas complètement sans texte mais il y a de très longues parties sans texte. Le texte, ce sont des onomatopées et quelques mots (en italien, anglais et français mélangés !).

Encore une BD empruntée pour la présenter lors des “Bulles silencieuses” mais je l’ai eu trop tard aussi !

Ce n’est pas inintéressant, on suit ce petit bonhomme dans ces aventures au fil des pages. En cherchant à manger, sa quête principale, il lui arrive des tas de trucs, il rencontre des bestioles, il y a des choses qui lui tombent dessus. On voit ses réactions, de surprise, de peur, il est méfiant…On ne peut que compatir à ses problèmes, à sa vie plus que difficile.

Puis il rencontre un chien et sa vie change.

Je ne veux pas en dire plus pour ne pas divulguer la fin de l’histoire. Mais, si je n’ai pas détesté, loin s’en faut, j’avoue que je ne suis pas sûre d’avoir tout compris à cette âme perdue…

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De cet auteur-illustrateur, déjà présenté sur ce blog :

 

Le blog de l’illustrateur Grégory Panaccione

La BD de la semaine est chez Fanny du blog Mes Pages Versicolores

Coboye – une bd pleine de fraîcheur ! ♥

Coboye
Retrouver les plaisirs de l’enfance

Coboye

Cécile

Delcourt (2024)

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Éditeur : Coboye est arrivée un jour de pluie. Avec cette pensée crayonnée, ce petit dessin d’une fillette qui joue sous la pluie et ne veut pas rentrer, l’autrice avait désormais trouvé comment raconter ses souvenirs d’enfant. Les saynètes se sont succédé dans un désordre joyeux, rappels fugaces de parfums, de lumières, de voix, de silhouettes, bribes de mémoire vite tracées pour mieux les partager.

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Une bd que j’avais vu passer sur un blog (mais chez qui ?)* et qui m’avait tentée. Réservée il y a plusieurs mois à la médiathèque départementale, elle a fini par arriver cette semaine.

Et ça valait le coup d’attendre, c’est un vrai régal !

En un ou deux dessins par page, Cécile nous plonge dans l’univers follement gai et imaginatif de l’enfance. Cette adorable petite fille est un souffle de liberté, un vent de fraîcheur. On retrouve le plaisir de l’innocence, des balades sans véritables buts mais pleines de trouvailles.

Il y a de la malice, de l’humour, de la tendresse et des bêtises qui n’en sont pas vraiment dans cet album (puisque ce sont des aventures !). Il y a aussi un shériff qui veille : c’est la Maman. Que j’ai parfois plaint, je l’avoue, tout en rigolant…

Pourquoi cette fascination pour le “Coboye” ? C’est une des dernières illustrations qui répond à cette question.

C’est drôle, c’est tendre et ça sonne juste.

Les dessins sont très jolis, ce sont des aquarelles à la fois douces et colorées. Vous avez vu la bouille de cette gamine ? A-do-ra-ble !

Trop drôle l’histoire des madeleines…

C’est une bd que j’ai lu avec, tout du long, le sourire aux lèvres !

*J’ai retrouvé, c’est Noukette qui l’avait présentée.

♥♥♥

Allez vite feuilleter les premières pages (site éditeur) et dites moi si ça ne vous tente pas !!

Une bd qui participe au challenge de Pativore sur la littérature jeunesse

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les crieurs du crime

crieursLes crieurs du crime

La belle époque du fait divers

Sylvain Venayre et Hugues Micol

La Découverte-Delcourt (2024)

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Éditeur : À travers un fait divers célèbre, l’affaire Soleilland, Sylvain Venayre et Hugues Micol montrent comment les médias contribuèrent à la montée du sentiment d’insécurité dans la société française au début du XXe siècle.
Le 31 janvier 1907, Marthe Erbelding, 11 ans, disparaît. Albert Soleilland reconnaît le crime. À l’enterrement puis au procès, l’émotion populaire est vive. L’affaire fait la une des journaux. Les reporters enquêtent. Symptomatique des débats politiques de l’époque, ce fait divers joua un rôle majeur dans le débat sur l’abolition de la peine de mort.

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Les crieurs du crime, à travers l’histoire d’un reporter, Valentin, montre comment fonctionnait la presse quotidienne au début du XXème siècle. Et comment elle a pu influencer des textes de loi, comme un projet d’abolition de la peine de mort…

Vous pouvez très bien vous contenter de lire cette bande dessinée comme un simple divertissement. Mais je vous conseille de lire les notes en fin d’ouvrage, elles sont très intéressantes et apportent un éclairage supplémentaire.

J’ai beaucoup aimé cette plongée dans la presse parisienne de l’année 1907. Et je dois dire que par certains côtés, ça n’a pas forcement beaucoup changé… Pour certains journaux, certaines chaines, il s’agit toujours de faire du “sensationnel” et, par conséquent, de l’audience, du chiffre, du fric… Bref.

L’histoire se déroule sur une quinzaine de jours. A chaque nouvelle journée, l’illustrateur a réalisé un dessin pleine page. Dans certaines on se retrouve dans les rues de Paris, avec les fiacres, les calèches, c’est magnifique ! Les dessins sont faits à la gouache et les couleurs sont vives. Les personnages ont de vraies “gueules”. Et les femmes ne sont pas des potiches !

Bref, une lecture instructive avec de belles illustrations. J’ai passé un très bon moment !

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Sylvain Venayre est professeur d’université et historien spécialiste du XIXème siècle.

Hugues Micol est scénariste et dessinateur. Sa bio (et biblio) sur Bédéthèque.

Lire un extrait (site éditeur)

Une autre BD qui parle de presse : LE faux SOIR (se passe en Belgique pendant la 2nde guerre mondiale)

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La BD de la semaine est chez Moka

MINUIT PASSÉ ♥

Minuit

Et si votre passé essayait de vous parler ?

 MINUIT PASSÉ

Gaëlle Geniller

Delcourt / Mirages (2024)

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Résumé éditeur : Guerlain revient en compagnie de son jeune fils vivre dans le manoir où lui-même a vécu avec ses trois sœurs étant enfant. Étrangement, il n’a aucun souvenir de ce temps passé. Alors que Guerlain est sujet aux insomnies et que ses nuits sont compliquées, de curieux événements se produisent entre les murs de cette impressionnante bâtisse. Sont-ils bienveillants ou annonciateurs d’un danger imminent ?

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J’ai adoré cette BD !

Déjà, je l’ai trouvé belle. La couverture, le jaspage. Et puis le dessin, ces couleurs ombrées ou lumineuses. La mise en page avec ces cases totalement différentes d’une page à l’autre… Ce petit côté art nouveau et cette idée merveilleuse de “parler avec les fleurs“.

La fantaisie du personnage principal est extraordinaire (j’adore ses tenues vestimentaires !). Et le suspense reste entier jusqu’au bout : que se passe t-il dans cette maison ? Que veulent ces corneilles ? Et qui est Minuit ?

Ne comptez pas sur moi pour vous le dire, vous le saurez en lisant cet album.

Que dire si ce n’est que j’ai trouvé tout l’album absolument délicieux !!
 Un vrai régal pour les yeux et pour le cœur.
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Voir quelques pages (site éditeur)

De la même autrice, j’ai lu et beaucoup aimé “Le jardin, Paris” (que je n’ai pas présenté ici…)

Cette semaine, nous sommes chez Fanny, pour une spéciale “bulles d’autrices