Un jour avec Lola de Jean-Paul Nozière

Un jour avec Lola


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Auteur : Jean-Paul Nozière

Editeur : Pocket Jeunesse (Thierry Magnier)

Date : 17/06/2010
Pages : 139 p.
Prix : 5,90 €
ISBN
 
978-2-266-15805-3 

 
 
Roman  (jeunesse)

Thèmes : Adolescence, Famille monoparentale, Fille-femme, vie quotidienne

 

 

 

Présentation de l’éditeur :
“Lola vénère son père.

Par-dessus tout. Elle s’est mis en tête de remplacer sa mère, partie un matin sans laisser de trace. Depuis, la
petite fille joue à la femme fatale : elle emprunte les vêtements de l’absente et mime ses attitudes à la perfection. Mais qui est vraiment Lola ? Une forteresse aux fondations fragiles, que l’on
suit, le temps d’une journée, entre l’épicerie de son père et la jungle du collège. “


Avis :

Lola est une jeune adolescente perturbée par son environnement. Sa mère est partie un jour, sans laisser de trace, et son père
se débat avec une épicerie et des dettes importantes. Dans cet univers en ruine, Lola semble pourtant se débrouiller très bien. Chaque jour elle s’habille dans les habits haut de gamme et sexys
de sa mère… et gagne sa vie d’une bien étrange façon. Il semble à la lecture de ce livre que l’on passe plusieurs mois avec Lola, tant on apprend à la connaître. Ce n’est en fait qu’une seule
journée, une journée où l’on ne sait jamais exactement où se situe la frontière entre la réalité et les pensées de Lola. Un livre coup de poing sur l’adolescence, qui file à une vitesse
phénoménale. Son ton très juste et son thème ne manqueront pas de plaire aux jeunes adolescents.

J’ai particulièrement apprécié l’écriture de Jean-Paul Nozière, qui n’hésite pas à pousser l’histoire dans des recoins sombres,
choquants parfois même surement – entre viol et prostitution -. Une histoire irréelle, pourtant bien attachée dans la réalité, dans notre réalité, avec tout ce qu’elle a de défauts.

C’est trop court pourtant, car on aimerait suivre un peu plus Lola, savoir ce qui lui arrive. Pourtant la fin elle aussi est
bien dans le ton, on ne sait même pas finalement, comment cela se termine, entre rêve et réalité…

 


Extraits :
“Pendant la récréation de 13heures, le collège se transformait en chaudron porté à ébullition. Qu’il n’explose pas tenait du miracle.

Le bruit épouvant Lola dès son entrée. Un grondement menaçant percutait le
vitrage séparant la coursive de la cour. Une mer d’equinoxe s’abattant sur les vitres. Lola, à l’abri du couloir, se disait que les baies vitrées contenaient une assemblée de fous dont elle était
la gardienne. […]

– La jungle, murmura Lola.”

 

Reçu et lu dans le cadre de l’initiative Dialogues croisés de la Librairie Dialogues.


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Hunger Games de Suzanne Collins

hungergames.gifHunger Games (tome 1)

Auteur : Suzanne Collins

Éditeur : Pocket Jeunesse
Date : 01/10/2009

Pages : 398 p.
Prix : 17,90€
ISBN
9782266182690

 Roman science fiction (jeunesse)

Thèmes : Science Fiction, famille, survie

Présentation de l’éditeur :
“Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. A seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort.
Chez elle, survivre est comme une seconde nature… ”

Avis :

On m’avait pourtant prévenu, comme il est dur de lâcher ce livre une fois qu’on l’a commencé… Alors tant pis pour le manque de sommeil, le changement d’heure et le reste, je l’ai dévoré d’une seule traite!

Des personnages extrêmement attachants, surtout Katniss bien sûr, et puis une histoire à couper le souffle. Sur fond de science fiction, dans un futur dont on ne connait pas la date, le monde a bien changé, mais les différences et les injustices existent toujours. Alors pour distraire les riches et parait-il montrer la supériorité de la Capitale, chaque année ont lieu les Hunger Games. Ces jeux de la faim sont surtout des tueries organisées, car sur 24 candidats de 12 à 18 ans, il ne doit en rester qu’un. Un air de Battle Royal, mais une histoire différente pourtant. Pleine de sensibilité, d’amour, d’amitié, d’échange. En y réfléchissant maintenant je me demande même comment il est possible de mettre autant de sensibilité dans des actes aussi durs, aussi graves. C’est peut être même le seul reproche que je ferais à ce livre, une banalisation de la violence. Alors oui
notre héroïne est contre, elle le dit… Pourtant on voit bien que pour survivre ces enfants sont prêt à tout… Que ferions nous à leur place. Si on avait le choix entre mourir ou
tuer…

Beaucoup d’émotions donc, pour un livre que j’ai aimé, vraiment beaucoup… mais qui me laisse assez mal à l’aise !

Et puis cette fin… On pense que tout est fini… et non… !! Je n’ai plus qu’à attendre le tome 2 !

Extraits :
“D’un seul mouvement, je me tourne vers le bruit et j’arme mon arc. Il n’y a personne. personne de visible, du moins. Puis je repère la pointe d’une bottine d’enfant qui dépasse d’un tronc.
Je baisse les épaules avec un grand sourire. Elle se déplace à travers le bois comme une ombre, il faut lui reconnaitre ça. Comment aurait-elle réussi à me suivre, autrement ? Les mots s’échappent de ma bouche malgré moi :

– Tu sais, ils ne sont pas les seuls à pouvoir former une alliance.”

Le site :
http://www.hungergames.fr

D’autres avis :
Lu dans le cadre d’une lecture commune avec :  Joey7lindley,
Melcouettes, Iani, Lisalor, Jelydragon, Cacahuète, Azariel 87 et Radicale (j’espère n’avoir oublié personne!!)

Challenge :

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3/3
Mais j’en lirai peut être bien d’autre… je n’ai pas choisi le défi crazy Sf, tout simplement parce que je suis nulle pour savoir à quel
sous genre de SF appartiennent les livres ^^
Genre celui ci, c’est quoi ?
Edit : on me souffle dystopie, mais je ne risquai pas de trouver, c’est pas dans les sous genres selectionnés ^^

Ne pas tout dire

roman pour adolescents

Ne pas tout dire

de Shaïne Cassim

Grasset Jeunesse, 2000
Collection Lampe de Poche 

Constance, lycéenne spasmophile, angoissée, peureuse, myope et fille unique de parents divorcés semblent bien mal lotie dans la vie.Heureusement elle va traverser cette dure période qu’est l’adolescence entourée par sa mère (qui se remet difficilement du départ de son père), Noémie (qui oscille entre mensonge et chagrin d’amour car elle aime le même garçon que Constance) et Vladimir Illitchkov, le Pope de son quartier (pas de religion là dedans, ils se retrouvent autour d’un café au bar du coin les nuits d’insomnie…) Peu à peu on va voir Constance se noyer dans cette spasmophilie qui l’handicape… mais on la verra aussi devenir de plus en plus forte, surmonter ses peurs, assumer la nouvelle compagne de son père, aider à la fois sa mère et sa meilleure amie, et tomber amoureuse, avec des hauts, beaucoup, et des bas, encore plus…


 Extraits :
” Tout brillait au-dessus de moi. Trop. Le ciel était très étoilé. Les diamants scintillants semblaient à portée de main. J’ai tendu les doigts mais je n’ai rien attrapé. J’étais heureuse comme j’avais pu l’être parfois en Toscane _ des centièmes de secondes volées à la tristesse. J’ai regardé mes talons noirs, immaculés, ma robe de soie verte. J’en aurais ri. j’avais l’impression d’être déguisé en femme.”
” J’ai eu envie de me lever. J’ai enfilé ma robe de chambre et je suis sortie. […] Quelqu’un m’a heurté et j’ai poussé un cri.
_Excusez moi.
C’était le Pope. Il avait des poches sous les yeux et l’air fatigué.
_ Qu’est ce que vous faites dehors à cette heure-là?
_ Je suis insomniaque, a-t-il soupiré.
J’ai eu envie de rire et je me suis retenue à grand-peine.”

Une écriture intéressante, pleine de petites phrases douces et charmantes, qui accompagnent agréablement cette histoire. On s’attache très vite à Constance, on a envie de l’aider, de lui souffler d’avoir confiance en elle… Bien que ce soit une lycéenne, avec des préoccupations de cet âge (bac, cigarette, alcool et sexe -le tout abordé très pudiquement-) les collégiens peuvent apprécier ce livre.

Selon une de mes élèves : ‘j’ai pas pu le refermer avant d’avoir fini”