Sunset song – Drame romanesque

sunset SUNSET SONG

Réalisé par Terence Davies

D’après le roman de Lewis Grassic Gibbon (1901-1935)

Musique composée par Gast Waltzing

Distribué par Rezo Films

Durée : 2h12

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Date de sortie : 2015
Sortie DVD : 2016

Bonus DVD : un entretien de 30 mn avec Pierre Murat (critique cinéma pour Télérama)

Attention le DVD est en anglais sous-titré français

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Avec Agyness Deyn : Chris
Peter Mullan : Le père, John Guthrie
Kevin Guthrie : Le mari, Ewan

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Écosse, près d’Aberdeen, début du XXème siècle. Chris est une bonne élève, elle vient de gagner une bourse pour poursuivre ses études car elle veut devenir institutrice. La vie en décidera autrement. Sa mère meurt, épuisée par les grossesses successives. Ses deux plus jeunes frères partent vivre chez leur tante. Peu après, Will, le plus grand des frères, quitte à son tour la maison, lassé de la violence paternelle.

Chris se retrouve donc seule avec son père, qui finit par succomber à une attaque. Et l’on passe dans la 2ème partie du film. Sa vie de femme libre, indépendante, adulte, commence. Une vie parfaite, si la première guerre mondiale n’arrivait pas à grands pas…

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Si vous êtes amateur de films d’action, s’il faut absolument que « ça bouge », passez votre chemin, ce film n’est pas pour vous ! Si, par contre vous aimez les films dans lesquels on « voit » le temps s’écouler, où l’on contemple tranquillement la vie, il y a des chances que ce film vous plaise. Il arrive aussi qu’on passe plusieurs années d’un coup, sans autre indication que la vue d’un enfant qui a subitement grandi…

Les images, la photographie, la lumière, tout est magnifique dans ce film !! L’histoire est très belle également même si vous vous doutez qu’avec la première guerre mondiale en arrière plan, il va forcement y avoir « de la casse »…

Agyness Deyn, que je découvre avec ce film, est lumineuse et interprète à merveille ce rôle de femme forte et indépendante qui, après avoir vu ses rêves s’écrouler, reprend sa vie en main. Les autres acteurs sont également très bons, le père, taiseux et violent est terrible…

Il y a aussi beaucoup de chansons dans ce film. Si j’ai apprécié les mélodies, j’ai trouvé les paroles… Heu ? Franchement pas géniales (mais on peut écouter les chansons sans lire les sous-titres !!)… Je ne sais pas si ce sont des chants traditionnels ou non, mais c’est possible (j’ai cherché mais je n’ai trouvé que Gast Waltzing pour la bande son).

Mon seul bémol : C’est un film avec un côté contemplatif, bucolique et j’ai, par moments, trouvé le temps un peu long… (mais j’ai tenu grâce aux images et à la musique !) ;)

Pas un coup de cœur pour moi, mais un film que j’ai trouvé très beau.

Je vous déconseille d’aller regarder la bande annonce qui montre beaucoup trop de choses et gâche le plaisir…

sunset

Ce film participe au Challenge « Première Guerre Mondiale » 2018 chez Blandine

Au revoir là haut – Case 1

au revoir là haut

 🎄 Case 1 du Calendrier de l’avent ! 🎄

Au Revoir Là Haut est un roman de Pierre Lemaitre, très apprécié à sa sortie en 2013 par les lecteurs… et même plus puisqu’il a obtenu le Prix Goncourt. Lu et aimé depuis très largement par les blogueurs, je vous ai sélectionné quelques retours, qui donnent envie !

 

Voici quelques avis pour vous :

Pierre Lemaitre offre un roman historique documenté, ambitieux et plein de souffle. Il prend le temps de déployer son intrigue, de creuser la psychologie de ses personnages et de tisser avec minutie les fils reliant chacun d’entre eux.

de Jérôme

Le roman est dense, fait de retournements de situation et empli de personnages parfaitement portraiturés, il relate à la fois la petite histoire tragique de la famille Péricourt et une partie de la grande Histoire, le retour des Gueules Cassées à la vie civile.

par Violette

Fresque cruelle des premières années de l’après-guerre, Pierre Lemaitre, aidé d’un style flamboyant, ne nous épargne rien : la description des gueules cassées, les rationnements, les horreurs de la gestion d’une montagne de cadavres à identifier, les magouilles et autres petits arrangements que les vivants vont orchestrer sur le dos des morts. Dans l’apocalypse des lendemains qui déchantent, Lemaitre nous a offert un roman parfait[…]

selon Missbouquinaix

Alors convaincu ? Je l’ai commencé avant d’aller voir le film, mais je n’ai pas encore eu le temps de le terminer… car oui, ce roman historique attirant a été adapté. En bande dessinée d’abord, puis en film. En tout cas c’est un vrai pavé, mais très bien mené. J’évite dans les quelques mots dit ici de trop vous en dire, mais le résumé et le trailer du film vous donnent beaucoup d’éléments.

 

 

Au revoir là haut, réalisé par Albert Dupontel est actuellement au cinéma, avec notamment  Nahuel Perez Biscayart, Albert Dupontel et  Laurent Lafitte. Un film qui a de très bonnes critiques, surtout des spectateurs !


Merci à notre partenaire qui nous permet de vous gâter en ce premier jour du calendrier de l’avent. Mon petit doigt me dit qu’il reste des tonnes de livres à gagner, et même encore quelques Au revoir là haut ;) – Jouez vite !

 

⛄ Bravo ⛄

Caro (racol…@)

Nicolasonzeweb

et Gren

qui gagnent le livre Au revoir là haut, accompagné d’une surprise !

⛄ Rendez-vous demain pour la Case n°2 ⛄

 

Logan – le dernier Wolverine, actuellement au cinéma

loganLOGAN

De James Mangold

Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart and Dafne Keen

Durée : 2h17

actuellement en salle

Interdit au moins de 12 ans

Synopsis :

« Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui. »

 Avis de Lilou :

Ce film qui signe la fin de la franchise Wolverine n’est pas un film de super-héros traditionnel comme on pouvait y être habitué avec les autres X-Men. Il s’oriente plus vers un road-movie dramatique mêlant les scènes d’action et les scènes jouant plus sur les émotions.

Dans un futur où la plupart des mutants ont disparu sans qu’aucun ne soit né dans les 25 dernières années, on retrouve un Logan vieillissant qui prend soin d’un Professeur X malade dans une planque à la frontière mexicaine. Wolverine semble avoir laissé son passé de côté et ne même plus être à même d’intimer les gens, comme on le voit dès la scène d’ouverture. Il est devenu chauffeur de limousine, mais va devoir se battre à nouveau pour venir en aide, non sans réticence, à Laura. En effet, une femme va le reconnaître et lui demander de secourir cette jeune mutante aux pouvoirs similaires aux siens, qui se retrouve pourchassée par de dangereuses personnes.

Si l’histoire est sympathique et cohérente, elle reste assez simple. Mais cela est très facilement par de très bons acteurs principaux et une superbe photographie qui nous offre des plans reflétant aussi bien l’ambiance des scènes, qu’elles soient d’action ou non. Dafne Keen, qui joue la jeune Laura arrive transmettre énormément d’émotion en restant silencieuse et à tisser des liens touchants avec Logan et le professeur X. Les personnages sont également bien travaillés, avec chacun une part très humaine et touchante malgré de nombreuses scènes d’action très violentes et sanglantes.

Un très bon film que je recommande vivement aux personnes que des scènes d’action à la Tarantino ne dérangent pas !

 

Bande annonce :

Quelques minutes après minuit #Cinéma Critique

Critique et Avis sur Quelques minutes après minuit, film adapté d’un roman de Patrick Ness

quelques minutes après minuitQuelques minutes après minuit

4 janvier 2017
Durée : 1h48
De Juan Antonio Bayona
Avec Lewis MacDougall, Sigourney Weaver, Felicity Jones

Synopsis :

Conor a de plus en plus de difficultés à faire face à la maladie de sa mère, à l’intimidation de ses camarades et à la fermeté de sa grand-mère. Chaque nuit, pour fuir son quotidien, il s’échappe dans un monde imaginaire, peuplé de créatures extraordinaires. Mais c’est pourtant là qu’il va apprendre le courage, la valeur du chagrin et surtout affronter la vérité…

L’avis de Lilou

Ce film est adapté du livre éponyme de Patrick Ness. J’avais adoré ce livre lors de sa sortie et appréhendais beaucoup le film. Mais j’ai vraiment été agréablement surprise par cette adaptation. La participation de Patrick Ness à l’écriture du scénario a sûrement permis de conserver l’âme du livre, et son objectif d’accompagner les enfants dans la compréhension des émotions survenant lors de la maladie ou la perte d’un proche.
L’acteur qui interprète Conor, Lewis MacDougall, a donné une prestation fantastique. On s’attache tout de suite et on voit toutes les émotions se dessiner sur son visage même si elles ne sont pas clairement exprimées : prévoyez les mouchoirs !
Tous les personnages sont bien travaillés, chacun avec sa psychologie et sa façon de faire face à la vie. Les adultes délaissent Conor en ne parlant pas avec lui de ce qui se passe, voir en lui mentant ouvertement, et en le laissant se refermer sur lui-même. Mais ils ne deviennent pas pour autant antipathiques, ils sont simplement eux aussi bouleversés par la situation.

Le géant, un arbre ancestral, va permettre à Conor de comprendre les réactions de ceux qui l’entourent, mais aussi les siennes et aussi de comment les exprimer. J’ai beaucoup aimé l’utilisation d’illustration pour ces passages liés au monde imaginaire de Connor. Ces illustrations réalisées par Jim Kay, illustrateur également du livre, donnent un côté encore plus onirique à ces récits.

C’est un magnifique film que je recommande aussi bien aux adultes qu’aux adolescents !

L’avis d’Olivia

Pour échapper à la maladie de sa mère et à sa solitude à l’école, Connor rencontre, quelques minutes après minuit, un « monstre ». Il lui propose de lui raconter des histoires afin de le divertir et en échange, le petit garçon devra lui raconter à son tour une histoire, son histoire. Les récits de ce « monstre » sont magnifiquement retranscrits à l’écran, avec des dessins et des transitions à l’aquarelle. Les personnages n’ont pas de visages ce qui permet au spectateur de projeter son imaginaire et de s’approprier les histoires. Bien que très simples, les morales qui s’en détachent sont magnifiques et profondes. Elles font réfléchir aussi bien petits et grands et ont un impact émotionnel très fort sur le spectateur. La limite entre le réel et l’imaginaire est très ténue, tout comme celle entre le bien et le mal.

L’acteur jouant Connor est excellent, on s’y attache tout de suite et on ressent et comprend les émotions qui transparaissent sur son visage même si lui n’arrive pas à les exprimer. Certaines scènes sont tournées à vif, c’est donc la réaction authentique de l’enfant qui transparaît à l’écran.

Connor réagit comme un adulte et sa mère comme un enfant, ne lui disant pas la vérité, elle lui fait encore plus de mal. Le film s’adresse aussi bien aux enfants qu’aux adultes avec des buts différents. Les enfants ressentent déjà toutes les émotions du film, mais ce sont les parents qui n’osent pas parler des sujets de la maladie, préférant tenir les enfants à l’écart de la vérité pour ne pas les attrister, mais c’est l’effet inverse qui se passe. Les adultes apprendront à parler aux enfants et ces derniers comprendront les émotions de la perte, le tout dans une grande douceur.

Un film à voir absolument (avec un paquet de mouchoirs) 

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+ le roman de Patrick Ness, Quelques minutes après minuit, est édité chez Gallimard jeunesse. Nathalie vous en a parlé en janvier dernier, un coup de coeur pour elle aussi. Si vous la trouvez, préférez la première version, avec les illustrations, plutôt que la version poche ou l’édition du film !

+ Jim Kay, l’illustrateur, ça vous dit quelque chose ? Normal c’est aussi lui qui a réalisé les illustrations des nouvelles versions en album d’Harry Potter (toujours chez Gallimard!)

+ Retrouvez le film sur Facebook

 

 

Avez-vous lu ce roman ? Comptez-vous aller voir le film ? 

 

La bande annonce :