Passionnée de littérature jeunesse, dévoreuse de livres, jeune maman !

L’école est finie de Grevet

L'école est finie - Blog Délivrer des Livres

Roman adolescent très court – science fiction

L’école est finie

d’Yves Grevet

Syros, janvier 2012
9782748511871, 3€
Collection Mini Syros

 

 

2028. Sur le chemin de l’école certains enfants sont en tenue de travail. Ce sont les enfants des entreprises…

Un très court roman de politique fiction qui nous plonge dans un monde dont rêve beaucoup de collégiens – du moins jusqu’à un certain point :

“L’école publique gratuite n’existe plus”

Soit les familles sont riches et payent une école à leurs enfants, soit elles sont pauvres et ce sont des écoles créent par des entreprises qui accueillent les enfants. Au programme quelques cours mais juste l’utile pour travailler pour ce groupe (cette entreprise) pour les quinze prochaines années. Des cours et du travail pour une rémunération en bons de réductions, contre des horaires très prenants…

Quelques chapitres seulement mais une histoire qui pousse à réfléchir sur l’école et l’emprise du privé sur ce monde éducatif. C’est finalement presque trop court car on a envie d’en savoir plus et de découvrir un peu mieux les personnages. L’écriture est incisive, on découvre peu à peu à ce monde et on se retrouve vite plonger dans cet univers. Le format est idéal pour faire passer ce petit roman dans les mains des jeunes et leur faire découvrir un peu de science fiction politico réaliste !

A découvrir et faire découvrir !

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

En route de Séverin Millet

Album pour enfant

En route

de Séverin Millet

Albin Michel Jeunesse, 2012
9782226238917, 13.50€

Du vélo au bolide, chacun va à son rythme… Ce livre à la fabrication soignée, vernis en relief, permet de découvrir plus de 20 véhicules rutilants, du vélo au tracteur en passant par le camion de pompiers ou la voiture de course, conduits par de drôles d’animaux sympathiques. Sur la route, il y a des embouteillages, des dépassements, des accrochages… des tas d’histoires à observer. Et quel plaisir de lire tous les nombres qui affichent la vitesse de chacun.

J’ai été déroutée par cet album qui pourtant me semblait prometteur. A chaque page une vitesse et un moyen de transport, avec un animal personnifié. Sauf que le tout est assez détourné et que je n’ai pas accroché.

à 0 km/h un toucan fait un petit somme dans un bus, à 2 un ours sur un skate, à 34 un éléphant sur une moto… Certains éléments parfois font des liens entre les images pourtant, des éléments de décor par exemple… mais pas toujours non plus, et les vitesses qui allaient grandissantes deviennent incontrolables, voire complètement farfelues. Seule la dernière image donne un élément de réponse mais elle arrive trop tard pour moi, j’avais déjà décroché.

L’absence de texte permet de se faire sa propre histoire et c’est finalement ce qui m’a posé problème je n’ai pas su me faire une histoire. Les enfants ont sans doute plus d’imagination que moi quand il s’agit de véhicules et d’animaux, sur une route….

Les boutiques d’Angélique d’Alice Melvin

Album jeunesse avec rabats

 

Les boutiques d’Angélique

d’Alice Melvin

 

Albin Michel Jeunesse, 2011
9782226220356, 15,20€

 

Angélique s’en va faire les boutiques. Voici sa liste de commissions : une rose jaune, un tuyau d’arrosage, une grappe de raisin, des patins à roulettes, un cacatoès, un mirliton siffleur, un tapis d’Orient, un pichet rayé, une tartelette aux cerises, une sucette en forme de coeur. Trouvera-t-elle tout ce qu’il lui faut ? Pour le savoir, soulève les rabats…

Cet album nous plonge dans une rue commercante. Sur les pas d’Angélique nous allons donc faire les boutiques pour acheter toute sa liste… et découvrir les commerçants, de la confiserie au fleuriste en passant par la quincaillerie ! On entre vraiment dans cet univers puisque chaque double page nous présente une boutique et que chaque boutique s’ouvre pour nous livrer ses étalages…

Si le prénom Angélique est un peu désuet il va parfaitement avec cet album qu’on dirait sorti d’un autre temps. Des boutiques qui me font penser aux vieilles affiches d’école. Ce petit coté retro est tout simplement savoureux d’autant plus qu’Angélique est une petite fille pleine de vie qu’on prend plaisir à suivre. Parfois sautillante, parfois sur la pointe des pieds Angélique pousse la porte des boutiques, les unes après les autres.

J’ai pris beaucoup de plaisir avec cet album car les mots sonnent comme une comptine, avec cette liste qui se répète tout en diminuant. Les dernières pages aussi sont savoureuses, elle savent rompre avec le fil de l’histoire tout en restant bien dans le ton. J’ai apprécié de redécouvrir les petites boutiques qui ponctuaient nos rues et disparaissent peu à peu…

Au nom du père, du fils et de John Lennon

Roman jeunesse autour de la musique

Au nom du père, du fils et de John Lennon

de Laurence Schaack, Goulven Hamel

et David Scrima (Illustrateur)

Nathan, 2012
Backstage, 231 pages
9782092528679, 10,50€

Cornelius Caine, jeune aristocrate bègue et maladroit, quitte son collège archi snob pour se plonger dans le “swinging London”. Grâce à sa cousine sexy et délurée, il découvre la mode, les soirées branchées et rencontre même ses idoles, les Beatles. Il tombe sous le charme du plus insaisissable d’entre eux, John Lennon, et noue avec l’icône pop une dangereuse amitié qui le mènera à la découverte de lui-même…

Après le titre Le béton qui coule dans nos veines j’ai eu envie de découvrir un autre titre de la collection Backstage chez Nathan, j’ai donc choisi un courant musical que je connais mieux, pour voir.
Avec ce titre sur le rock c’est à Londres à la grande épique des Beatles que nous voyageons. Si l’histoire réserve moins de surprise, les personnages sont tout aussi intéressants. Cornélius Caine tout d’abord ce jeune riche, bègue et timide, en quête d’identité et de père mais aussi les deux jeunes filles qui l’accueillent à Londres et l’entraînent dans le monde du show-business. Et puis tous les musiciens et managers qui s’entrecroisent à coup de concert, soirée, film et drogue…

Comme dans le béton qui coule dans nos veines nous sommes au coeur de ce monde de fête un peu sauvage et loin des lois. Même si l’histoire est moins suprenante j’ai beaucoup aimé ce roman parce que cet univers Rock est bien plus proche de ce que je connais. J’ai pu chantonner mais aussi croiser ce que je sais et ce que l’on apprend dans ce livre. Ce roman nous entraîne dans un monde assez proche de la réalité, dans ses bons et ses mauvais cotés en campant des personnalités réelles bien dépeintes au milieu de nos héros imaginaires. Et ces personnages imaginaires ont une réelle personnalité, une histoire humaine et touchante qui se construit au fil des pages et des rencontres.

Enfin la dernière partie, documentée permet de faire le point sur les grandes dates du rock anglais.

Un roman sympa au coeur du rock anglais.

Love, love me do.
You know I love you,
I’ll always be true,
So please, love me do.
Whoa, love me do.

Love, love me do.
You know I love you,
I’ll always be true,
So please, love me do.
Whoa, love me do.

Someone to love,
Somebody new.
Someone to love,
Someone like you.

Extrait de Love me do, The Beatles, 1962