Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Le secret de la Ferme-Grise

secretNouvelle

Le secret de la Ferme-Grise

Mary Elizabeth Braddon

Traduit de l’anglais par Charles Bernard-Derosne

Éditions du Masque (2004 / vo 1861)

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Une Lecture Commune avec Jojo, Isabelle et Alexielle !

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4ème de couverture : Dans l’ombre et dans un coin de la chambre était suspendu un portrait du dernier propriétaire de la ferme, une figure franche et ouverte avec de longs cheveux châtains et des yeux bleus…

L’idée du défunt la poursuivit dans sa solitude… Et si ce portrait allait prendre la forme d’un fantôme et s’approcher d’elle ?

Une sueur glacée perla en grosses gouttes sur son front pur.

L’héroïne de cette nouvelle de Mary Elizabeth Braddon (1835-1915), telle la Rebecca de Daphné du Maurier, nous entraîne dans le noir labyrinthe imaginé par une grande prêtresse du roman policier victorien.

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Une histoire qui commence tristement par l’enterrement d’un homme. Son frère cadet, Dudley, est ravagé par le chagrin. Ils habitaient tous deux dans la ferme de leurs parents la “Ferme-grise”. Au sein d’une campagne anglaise sombre et humide. Heureusement, dans son malheur, Dudley est efficacement secondé par son intendant, Ralph. Le précieux Ralph, toujours là pour donner son avis, servir le vin, ouvrir la porte…

Dudley finira pourtant par se marier, avec une jolie jeune fille gaie et innocente, Jenny.

Je n’en dis pas plus. Mais vous vous doutez que ce joli tableau va s’effriter… Petit à petit, on s’aperçoit que les gens ne sont pas ce qu’ils semblent être.

L’angoisse monte au fil des pages et la fin est terrible pour l’un des personnages…

Une nouvelle qui m’a beaucoup plu, j”en lirai d’autres de cette autrice que je ne connaissais pas .

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Vous pouvez lire cette nouvelle sur la Bibliothèque Numérique Romande : Elle s’appelle “L’intendant Ralph”

Elles l’ont lu aussi : Martine (Plaisirs à cultiver) – Bianca (Des livres, des livres)

Un roman qui participe à de nombreux challenges

Les gravillons de l’hiver (92 pages) chez La petite liste

Gravillons

Un hiver polar chez Alexandra

Pour le bingo je coche les cases : Campagne anglaise / poison / vengeance

Logo du Challenge Un hiver polar 2025-2026

Le challenge ABC (lettre B) chez Enna

Challenge ABC Titre (lettre S) de Sophie (sur ce blog)

Et au challenge 2026 sera Classique aussi ! Sur ce blog

Bêtes de somme – Comics fantastique

bêtesMagie noire et anthropomorphisme

BÊTES DE SOMME

Evan Dorkin & Jill Thompson

Delcourt

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T1 : Mal de chiens (2012) – T2 : Surveillance de quartier (2020)

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Éditeur T1 : Lorsque des événements surnaturels commencent à se produire dans les environs de Sommers Hill, chiens et chats de la ville s’enfoncent dans les profondeurs de la forêt pour éclaircir ce mystère. Entre esprits maléfiques, animaux zombies et jeunes garçons pas si inoffensifs qu’ils ne le paraissent, ces investigateurs du paranormal, au péril de leur vie, vont avoir un mal de chien à mener l’enquête…

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T2 : Les chiens et chats de Burden Hill protègent leur communauté contre les dommages causés par les menaces surnaturelles qui rôdent, que cela soit un démon décidé à se venger, un tueur invisible ou… un troupeau de moutons égarés. Alors qu’un mal croissant cherche à submerger la ville, les animaux trouvent un allié aussi inattendu qu’improbable en la personne de Hellboy !

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Les aventures fantastiques et paranormales d’une bande de chiens devenus, un peu malgré eux, enquêteurs… Il y a plusieurs petites histoires dans chaque tome. Les chiens vont être confrontés à des animaux zombies, une énorme grenouille démoniaque, un ado pas cool ou encore des moutons… un peu bizarres !

J’ai aimé les dessins, les couleurs et la mise en page (en cases ?) variée. Et cette bande de chiens est plutôt amusante. Chacun à son petit caractère, est plus ou moins courageux, plus ou moins roublards… Bref, il y a du fantastique et du paranormal, mais pas mal d’humour aussi !

J’ai passé un très bon moment avec cette lecture.

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Voir quelques planches sur Bedetheque (ils sont trop mignons ces petits toutous !)

D’autres comics (très différents les uns des autres) qui m’ont bien plu : Grimoire noir – Descender – Sweet tooth – Parker – Locke & Key – Copperhead – Batman – Paper girls – La vie est belle malgré tout – Fondu au noir – SAGA

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Cette semaine nous sommes chez Fanny

Une femme au téléphone

femmeQuelle mère/femme insupportable !!

Une femme au téléphone

Carole Fives

Gallimard (2017)

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“Je tricote pour le petit. Je lui fais une écharpe avec une vieille pelote de laine qui me restait, j’ai voulu l’utiliser mais c’est trop épais pour moi, et puis la couleur est moche… Mais enfin du moment que c’est fait main, c’est bien. C’est combien de centimètres une écharpe pour un bébé ? Un mètre ? Tu es sûre ? Mais un mètre c’est énorme pour un bébé non ?” Charlène, la soixantaine, est restée jeune. Mais quand le vide l’envahit soudain, elle enchaîne les appels téléphoniques à sa fille. Mère touchante et toxique à la fois, elle l’atteint toujours là où ça fait mal.

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De cette autrice, j’avais lu et beaucoup aimé “Tenir jusqu’à l’aube“. Un roman poignant sur une mère célibataire.

Ici, on parle encore de solitude, mais c’est celle d’une mère. Qui passe son temps à raconter sa vie au téléphone à ses enfants. Et à leur faire des reproches. C’est un très court roman, il fait 103 pages, et heureusement ! Cette femme est affreusement pénible.

Alors oui, elle est malade. Peut-être bipolaire ou “simplement” très anxieuse. Mais elle est surtout très égoïste et sans empathie aucune. Une mère toxique, très certainement.

Sur la 4ème de couverture, on peut lire un avis de Bernard Pivot “Jamais je n’ai autant ri. Toujours drôle, touchante, émouvante. De la dynamite de bonne humeur.”

J’avoue que je ne suis pas d’accord avec lui. Cette histoire ne m’a pas fait rire du tout. J’étais triste à la fois pour cette femme visiblement dérangée et pour ses enfants devant la supporter…

C’est tellement criant de vérité en fait, que j’avais juste envie de l’étrangler ! Heureusement que je n’ai pas quelqu’un comme ça dans mon entourage, c’est tout bonnement insupportable. Mais ceci dit, bien vu et bien écrit, parce que ça m’a fait bondir plus d’une fois ! ;)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Les gravillons de l’hiver (103 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le challenge ABC (lettre E) chez Enna

Le challenge ABC Titre (lettre P) de Sophie (sur ce blog)

Enfermé, Mathurin Réto, pupille à Belle-île

EnferméENFERMÉ

Mathurin Réto, pupille à Belle-île

Julien Hillion & Renan Coquin

Dargaud (2025)

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A la mort de sa mère, Mathurin Réto embarque clandestinement à 13 ans sur un navire en partance pour Terre-Neuve. Il y connaît les brimades qui accompagnent la vie de mousse, mais se fait également un ami, Ernest. Les deux gamins vont faire les quatre cents coups… jusqu’à sombrer dans la petite délinquance, ce qui va les mener à la colonie pénitentiaire de Belle-Île-en-Mer. Nous sommes en 1907, Mathurin a 14 ans, il doit être détenu jusqu’à ses 21 ans.

Une autre vie commence, faite de coups et de discipline militaire. Mais Mathurin est une forte tête et refuse d’être brisé. Il tente de s’évader à plusieurs reprises… ce qui le conduit au cachot plus souvent qu’à son tour.

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Si j’ai beaucoup aimé les dessins de la mer et de Belle-île, j’ai un peu moins aimé les traits anguleux des visages. Mais malgré cela, j’ai apprécié leur côté expressif et très vivant.
L’histoire est terrible. Deux jeunes garçons se font entraîner dans un vol et finissent au bagne (ils ont 14 ans !)
Cet album raconte l’histoire vraie de Mathurin Réto, mort au bagne à 17 ans… comme le montre son certificat de décès à la fin de la BD.
On y trouve également des extraits des journaux de l’époque, la presse Bretonne s’étant indignée du sort de ces enfants.
Une autre révolte aura lieu en 1934. Jacques Prévert en fera un poème “La chasse à l’enfant” et Sorj Chalandon un livre “L’enragé” (dans ma pal).
La colonie pénitentiaire de Belle-île fermera définitivement ses portes en 1977…
Cette histoire m’a d’autant plus touchée que, faisant des recherches généalogiques, j’ai appris que mon arrière grand-père maternel avait été prisonnier d’une colonie pénitencière de ce type…
Sinon, rien à voir, mais si vous avez l’occasion d’aller à Belle-île, n’hésitez pas, c’est magnifique !!
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Cette semaine nous sommes chez Blandine