Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Eugénie et les mystères de Paris – BDJ

EugénieBD jeunesse

Eugénie et les mystères de Paris

T1 : On a volé la Liberté !

Éric Summer & Miriam Gambino

Vents d’Ouest (2021)

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Paris, février 1885. Eugénie, abandonnée par sa mère, vit chez son oncle Edmond, commissaire de police, avec sa petite cousine Charlotte. Elle a deux amis : Arthur, fils d’un vitrier violent et Charles, un orphelin qui vit dans la rue. Ils décident de monter un club car ils aiment tous les trois mener des enquêtes.

Eugénie a des talents de déduction, Arthur a la mémoire des détails et Charles est débrouillard, très agile et connaît bien la ville. A eux trois, ils seront “La confrérie de Vidocq“. Et ils ne vont pas avoir à attendre très longtemps pour exercer leurs talents. La statue de la Liberté, qui devait être livrée par bateau aux américains, a été volée !! Et l’oncle Edmond compte bien sur sa nièce pour l’aider à la retrouver…

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En lisant cette histoire, j’ai tout de suite pensé à la série “Les Quatre de Baker Street” que j’avais bien aimée. C’est le même genre d’histoire. Des enfants débrouillards et malins qui mènent des enquêtes dans une grande ville.

Les illustrations sont “dynamiques” et colorées, avec un petit côté “manga” par moments dans les sourires ou les yeux (c’est très à la mode depuis quelques temps dans les BD jeunesse !) et plutôt lumineuses. La mise en page est sympathique également, avec des cases de différentes formes et différentes tailles, parfois décalées ou superposées et des personnages qui sortent des cases. L’ensemble a du pep’s !

Le tome 2, “Les Korrigans d’Austerlitz” est sorti en octobre 2021. Ajout du 17/01/22 : J’ai lu ce tome 2, et c’est toujours aussi chouette !

Bref une bd très agréable à lire, avec ce qu’il faut d’action et de mystère.

Je lirai la suite avec plaisir.

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Lire quelques pages (site de l’éditeur)

Verdun 1916 – Un tirailleur en enfer

verdunA partir de 12/13 ans (collège)

Verdun 1916

Un tirailleur en enfer

Yves Pinguilly

Coll. Les romans de la mémoire

Nathan (2003)

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Tierno, jeune Peulh de 17 ans, part poursuivre ses études à Dakar à “l’école des Blancs”. Pendant son voyage sur le bateau, il fait la connaissance d’Aboubacar, fils du roi du Tabounsou, qui va également étudier à Dakar.

Mais ils vont être enrôlés malgré eux par un adjudant raciste et rancunier. Et au lieu d’aller à Dakar, ils se retrouvent tous les deux à bord d’un paquebot qui part pour la France. Car, en 1915, la France en guerre a besoin de toutes ses forces, y compris celles de son empire colonial. Tierno et Aboubacar vont rejoindre le 36e bataillon de Tirailleurs sénégalais qui s’apprête à monter en ligne. Dans la boue de Verdun, ils découvrent l’horreur…

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Indiqué dès 10 ans sur le site de l’éditeur, je trouve que c’est un peu juste, non seulement à cause du thème (première guerre mondiale/Verdun) mais également à cause du vocabulaire employé.

Si je suis convaincue par l’intérêt “documentaire” et de mémoire de ce petit roman, j’avoue qu’il ne m’a guère emballée. J’ai l’impression que le souci pédagogique et le respect du côté historique l’ont emporté sur l’histoire. Il est cependant intéressant parce qu’il parle d’un sujet peu traité (pour autant que je sache) en littérature jeunesse.

A la fin du roman on trouve un lexique, les sources utilisées et 4 pages d’explications sur le rôle des tirailleurs sénégalais dans la grande guerre.

Un extrait (Pages 23/24) :

– Tu es Tierno de Mamou toi, c’est bien ça ?

– C’est ça même.

– Salut à toi mon frère. Je suis Aboubacar fils de Daouda Soumah roi du Tabounsou. Je savais que nous devions voyager ensemble, pour aller à l’école ensemble.

Tierno serra fort la main qui lui était tendue. Il trouva que ce Soumah avait une assez bonne tête pour devenir son ami. Quand le chaland arriva à couple du cargo, Tierno et Aboubacar eurent une surprise ! Ils furent débarqués d’un côté et embarqués de l’autre exactement comme les caisses de bananes. Ils montèrent dans une sorte de grand filet, avec leurs bagages et hop… la grue du bateau les enleva, dans les airs !

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Le site d’Yves Pinguilly

L’avis d’Histoire d’en lire

D’autres récits jeunesse sur le même sujet : Soldat Peaceful – Il s’appelait comme moi – 14-14 – Le petit cœur rouge – Le journal d’Adèle – Le violoncelle poilu – Couleur Barbelé – Infirmière pendant la première guerre mondiale

Sur le même thème, on m’a conseillé Le chant noir des baleines (que je n’ai pas encore lu)

Dans la même collection : Haumont 14-16 L’or et la boue

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Un petit livre qui participe au challenge de Blandine sur la première guerre mondiale

Logo 1ere guerre 2021

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Les oiseaux ne se retournent pas ♥

oiseauxSur le chemin de l’exil…
Roman graphique

Les oiseaux ne se retournent pas ♥

Nadia Nakhlé

Delcourt/Mirages (2020)

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Amel est prête. Elle a dit adieu à son pays, à ses amis, aux maisons, aux arbres, aux oiseaux, à sa terre. “Les hommes en noir ont piétiné tous nos espoirs“. Son pays est en guerre. Elle a 12 ans et est orpheline. Élevée par ses grands-parents trop vieux pour partir, elle va devoir les quitter pour s’engager sur les chemins de l’exil avec une famille de voisins.

Ses grands-parents lui ont dit :”Il faut que tu sois forte Amel. Tu dois vivre.”  Ils lui ont appris les règles à respecter pour survivre pendant son voyage. Avancer quoi qu’il arrive. Ne pas montrer ses peurs. Éviter les passeurs et les militaires. Ne faire confiance à personne. Amel doit même changer de nom. Elle s’appellera Nina. Nina Hudhad. Elle rejoint la famille Hudhad et ils partent. Mais rapidement, Nina va être séparée des autres et devoir apprendre à se débrouiller seule…

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“Les oiseaux ne se retournent pas” est un merveilleux roman graphique fait de beauté, de poésie et d’espoir…♥️

C’est sûr, le thème (une fillette de 12 ans chassée de chez elle par la guerre) n’est pas franchement drôle, ni gai. Mais ce n’est pas larmoyant du tout. On a parfois peur pour elle évidemment. On la plaint aussi. Mais au final, ce qu’on retient, ce sont les rencontres, les échanges, les apprentissages.

C’est un très bel ouvrage, tant pour l’histoire que les illustrations.

Le papier est épais, “texturé”, avec un grain que l’on sent en caressant les pages. Des pages très joliment ornées de motifs délicats, fleurs, oiseaux ou motifs orientaux. C’est vraiment très beau ! Je ne peux que vous encourager à aller le feuilleter en librairie ou en bibliothèque.

A lire !! ♥♥♥

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Feuilleter les premières pages (site de l’éditeur)

L’avis de Mo’

https://www.editions-delcourt.fr/sites/default/files/styles/bandeau_produit/public/2020-08/oiseaux-ne-se-retournent-pas.jpg?h=9ac45ef8&itok=V_IUzK0P

 

Cette semaine, nous sommes chez Moka

L’amour ? Plutôt crever ! Roman JA

creverRoman à partir de 15/16 ans

L’amour ? Plutôt crever !

Sabine Schoder

Traduit de l’allemand par Hélène Boisson

Coll. Encrage

La Joie de Lire (2020)

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Résumé éditeur : Viktoria, lycéenne en perdition, vit seule avec un père alcoolique et violent. Le soir de son dix-septième anniversaire, Viki se laisse entraîner à un concert de rock à l’issue duquel, elle se réveille dans le lit d’un inconnu. Jay, le chanteur du groupe, est un lycéen un peu plus âgé qu’elle méprise depuis des années. Beau garçon, frimeur, il collectionne les conquêtes d’un soir. Sans aucun souvenir de la nuit qui vient de s’écouler, elle doit d’abord faire face à cette situation à risque, puis affronter les ragots et l’humiliation à son retour au lycée.

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Viktoria est un personnage attachant et complexe. Abandonnée par sa mère, maltraitée par son père, elle préfèrerait crever plutôt que de s’abandonner à des sentiments qui risqueraient de la blesser une fois de plus. Alors sa première réaction, lorsqu’elle se sent attirée par Jay, est de fuir.

J’ai aimé tous les personnages (bon sauf le père de Viki, vraiment imbuvable, si je puis dire). Ils ont tous des fêlures, des problèmes qui les rendent humains. J’ai adoré la copine de Viktoria, Mel, qui est toujours là et toujours positive.

C’est une histoire d’amour compliquée, mais une histoire d’amour tout de même. J’ai bien aimé l’écriture de Sabine Schoder, son humour et la façon dont elle a tourné cette histoire. Impossible d’en dire plus sans dévoiler la fin, ce qui serait dommage. Mais c’est un roman qui m’a fait verser quelques larmes !!

C’est un livre qui parle d’amour, mais aussi de sexe et de drogue (et de rock aussi, oui !) donc plutôt réservé à un public de lycéens.

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D’autres romans avec des histoires d’amour compliqués ou des familles monoparentales : Nos étoiles contraires – Un peu plus près des étoiles

Un roman qui fait parti de la collection Encrage

Et qui participe au Challenge d’Antigone Objectif Pal