Passionnée de lecture depuis que je sais lire. J'ai rarement passé une journée sans lire au moins quelques lignes ! J'aime la littérature jeunesse, les bandes dessinées, les romans (y compris polars et SFFF), les docs...

Negalyod – BD Ado / Adulte

Negalyod

Une bd originale, qui mélange technologies et dinosaures !

NEGALYOD

Vincent Perriot

Florence Breton (Couleurs)

Casterman (2018)

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Présentation de l’éditeur : Un monde sillonné de tuyaux gigantesques et peuplé de dinosaures… Des villes qui flottent dans le ciel et recouvrent de leurs ombres les faubourgs grouillants d’une humanité industrieuse… Et un « réseau » omniprésent qui domine les terres et les hommes.
Jarri Tchepalt est un berger du désert de Ty. Il parle aux dinosaures et maîtrise l’art des cordes. Quand un camion générateur d’orage anéantit son troupeau, Jarri décide de partir en ville – pour la première fois – afin de se venger… Mais révolte et révolution ne mènent pas toujours là où on croyait.

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Une bd conseillée par une libraire. Pas un coup de coeur pour moi (pour elle, si !) même si j’ai passé un bon moment. C’est une bande dessinée originale, qui mélange dinosaures et technologies (leurs téléphones portables sont beaucoup plus perfectionnés que les nôtres).

C’est un mélange de fantasy (le héros parle avec les dinosaures) et de science-fiction (camions météo qui font pleuvoir / monde ultra connecté même au milieu du désert). Bref, je pense que ma -légère- déception est liée au fait qu’il y a beaucoup de choses dans cette histoire qui ne sont qu’effleurées et que l’on termine cette bd avec plus de questions qu’on ne l’a ouverte !

Un diptyque ou une trilogie ça aurait été super ! Un seul tome, c’est un peu juste et je suis restée sur ma faim…

Par contre, j’ai bien aimé les illustrations tant pour ses paysages désertiques, que sa ville en “3D”. Et j’ai beaucoup aimé les couleurs employées aussi.

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Feuilleter quelques pages sur le site de l’éditeur

Cette semaine nous sommes chez Moka, au milieu des livres…

Pirate n°7 – Prix des Lectrices ELLE (25)

Pirate

Pirate n°7

Elise Arfi

Éditions Anne Carrière (2018)

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Présentation de l’éditeur : Un soir, au Palais, Elise Arfi, jeune avocate commise d’office, voit arriver sept Somaliens hagards et menottés. Ils sont accusés de piraterie, du meurtre d’un navigateur français et de la prise d’otage de sa femme. Le sort attribue à [avocate la défense de Fahran, le pirate n° 7. La gravité des faits est indiscutable. Mais tout, dans cet acte de justice, prend une tournure dérangeante. Bien que mineur, Fahran est jugé comme un adulte.

 

Il ne comprend pas un mot de français et ne peut pas se faire aux règles et aux codes de la prison. Bientôt, au déracinement culturel et affectif s’ajoutent de graves maltraitances qui font sombrer l’adolescent dans la folie. Jusqu’au procès aux assises, quatre ans plus tard, l’avocate s’efforce de garder Fahran en vie. L’objectif tourne à l’obsession, l’obligeant à affronter les autorités en charge du dossier.

Défendre le pirate n° 7 va changer la vision de son métier, la conduisant à interroger sa vocation.

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Le pire, dans cette histoire, c’est qu’on ne peut même pas en vouloir à ce pirate n°7, Fahran. Pourquoi ? Mais parce que, pauvre parmi les pauvres, il n’a pas le choix, s’il n’aide pas les autres, il est condamné. Fait prisonnier avec les autres pirates et amené en France, totalement déraciné, ne comprenant pas la langue, jugé non pas comme un être humain mais comme un vulgaire numéro puisqu’il n’a pas de papiers et jugé comme un adulte alors qu’il n’a que 16 ans

Comment ne pas le prendre en pitié ?

 

S’imaginer à sa place, perdu dans un endroit où on ne comprend rien, ni la langue, ni les codes, c’est abominable. Comment ne pas s’interroger, au fil des pages, sur la façon dont on traite les prisonniers ? Ils ont été jugés coupable, ok. Privé de leur liberté le temps de leur condamnation, ok. Mais faut-il pour autant les traiter de cette façon là ? Quand on entend parfois certaines personnes dirent que les prisonniers sont en vacances aux frais de l’état parce qu’ils ont la tv dans leur cellule, on a envie de leur dire de lire ce livre, pour comprendre, un peu, comment ça se passe…

Un témoignage véritablement poignant et que j’ai trouvé bouleversant.

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Extrait : C’est l’avocate qui parle : “J’ai regardé Fahran, hagard, bourré de médicaments, comme d’habitude. Indifférent à chacune de mes paroles. Le désignant comme la poupée de chiffon qu’il était devenu, somnolant au fond du box, j’ai pris la cour à témoin d’un système pénal qui fabrique des fous. Au moment de son interpellation, Fahran était un adolescent de 16 ans, décrit par tous les témoins comme gai, gentil, affectueux, travaillant dur pour aider sa famille. Il n’avait ni trouble du comportement, ni trouble psychiatrique. A 20 ans, on jugeait un pantin détruit par les psychotropes, un automate bouffi, craintif, incapable de soutenir son attention plus de quelques minutes.”

ELLE

25ème lecture / 28

Blacksad – Bd Ado/Adulte

Blacksad    Une bd qui se prend pour un film noir…

BLACKSAD

Canales Juan Diaz & Juanjo Guarnido

Dargaud (2000 à 2013)

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Série en cours : le tome 6 est en cours d’écriture !!

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Quelque part entre les ombres (2000) ♥ ♥ ♥ T1

La journée commence mal pour Blacksad, qui se retrouve face au cadavre d’un grand amour passé. Une actrice, qui fut d’abord une cliente avant de devenir une amante. Une époque heureuse. Le commissaire Smirnov lui a expressément recommandé de ne pas se mêler de cette affaire…  Mais Blacksad veut savoir. Qui a fait ça ? Et pourquoi ?

En lisant ce tome, j’ai eu l’impression de regarder un film noir des années 40/50. Le héros est sombre, l’ambiance aussi. Un tome avec beaucoup d’action, filmé dessiné de façon dynamique avec des découpes de cases originales. Page 38 par exemple, on a une vue sur le salon de Blacksad depuis le plafond (pleine page). Voir aussi la vignette ci-dessous. Une histoire simple, un détective mène l’enquête, mais avec une ambiance et des couleurs tout à fait spéciales !

J’ai adoré ce 1er tome ! Pourtant ce n’était pas gagné, l’anthropomorphisme, ce n’est pas vraiment mon truc (quoi que j’ai plusieurs contre-exemples en tête, tels que la magnifique série bd “De cape et de crocs” ou encore, lu plus récemment, “Saga”  ou “Abélard” que j’ai adorés également !)

ArctiBlacksadc-Nation (2003) ♥ ♥ ♥ T2

Blacksad est embauché par une institutrice, inquiète de la disparition d’une de ses petites élèves. Dans ce quartier, il y a beaucoup de tension et de nombreux crimes racistes sont perpétrés. Des “blancs” mélange de nazis et de Ku Klux Klan font régner l’ordre et la loi à leur façon…

Là encore, l’ambiance “film noir” est très présente. Un tome très sombre, qui se terminera par un éclat de rire, grâce à un nouveau personnage, qui va devenir l’ami de Blacksad. Pour écouter la chanson qu’on entend à la radio vers la fin de l’histoire, et qui illustre bien cet épisode, c’est ici. Un excellent tome également.

Âme rouge (2005) ♥ ♥ T3

Échoué à Las Vegas pour tenir une promesse (voir tome précédent), Blacksad a trouvé un travail de garde du corps qui ne lui apporte guère de satisfactions. Une rencontre inattendue avec un vieil ami va changer ça.

Un tome sur fond de Maccarthysme et de guerre froide, que j’ai trouvé un peu plus “fouillis” que les précédents, beaucoup de personnages et d’histoires qui se croisent et un fond politique qui m’a moins plu que celui du tome précédent. La chanson qu’écoute les deux tourtereaux pages 40 et 41, c’est “That old black magic” (ici la version de Carmen McRae, mais il en existe beaucoup d’autres !)

L’Enfer, le silence (2010) ♥ ♥ T4

La Nouvelle Orléans, son blues, ses musiciens, ses soirées chaudes et ses croyances vaudou… Embauché pour retrouver un musicien mystérieusement disparu, Blacksad va mettre ses pattes dans une vieille et sombre histoire…

Un tome un peu différent qui m’a bien plu aussi, l’atmosphère est un peu moins sombre, les couleurs sont plus gaies et plus lumineuses (Nouvelle Orléans oblige !) et les fans de blues aimeront comme moi l’ambiance musicale…

Amarillo (2013) ♥ ♥ T5

Réclamé par la rédaction de son journal, Weekly doit quitter la Nouvelle Orléans. Blacksad est un peu démoralisé mais ne veut pas rentrer en avion. Il a envie de trouver un boulot pépère, où les balles ne voleront pas autour de lui. On lui confie une voiture à rapatrier, un boulot peinard, croit-il…

Voilà un road movie sympathique et plein de surprises… On fait notamment connaissance avec une partie de la famille de Blacksad ! C’est un tome bien coloré aussi, moins “film noir” que les tomes du début, mais j’aime aussi !

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Blacksad a été récompensé à une quinzaine de reprises : voir la page wikipédia qui en parle (en fin de page).

Et ne faites pas l’impasse sur les pages de gardes, à partir du tome 2 notamment, ça apporte des petits plus à l’histoire !!

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Une lecture commune avec
Blandine (Vivrelivre) et Bidib (Ma Petite Médiathèque)

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Site de l’éditeur Dargaud

Une bd reçue dans le cadre d’une opération Rakuten

Blacksad sur Rakuten

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Un site de passionnés : Blacksadmania

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Contes d’Oscar Wilde

Wilde

Contes pour petits (pas trop petits !) et grands

CONTES
Oscar Wilde

Illustré par P. J. Lynch

Gründ (1991)

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Édition originale 1880

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Il y a 6 contes rassemblés dans ce recueil : Je ne résume pas les histoires, je mets juste quelques notes.

  1. Le géant égoïste : Un géant égoïste découvre l’amitié et le partage. Je n’ai pas apprécié la fin, trop religieuse. Une histoire pas très gaie.
  2. Le rossignol et la rose : Le sacrifice jusqu’à la mort au nom de l’amour ? Encore plus triste !! Ingratitude et indifférence sont les thèmes de celui-ci.
  3. L’Ami dévoué : J’ai trouvé cette histoire affreuse et tellement cynique ! Où l’on comprend que ce qui est bon pour l’un, ne l’est pas forcement pour l’autre… Ben voyons !
  4. Le Prince heureux : Sans aucun doute l’histoire que j’ai préféré, même si elle n’est pas d’une folle gaité non plus. Le prince est heureux tant qu’il est aveugle (ignorant) mais dès qu’il ouvre les yeux (est confronté à la réalité) il voit toute la misère du monde… Et il pleure.
  5. La fusée extraordinaire : Le thème de celui-ci est la prétention. Il n’est pas triste ce conte, mais le personnage principal, une fusée de feu d’artifice (il fallait oser !!) est très imbue d’elle-même et parfaitement insupportable !!
  6. Le jeune roi : Suite à trois rêves, un jeune homme qui doit être couronné Roi, prend conscience de l’injustice du monde…
Et le texte date peut-être de 1880, mais il y a des échos très modernes dans certaines phrases… Je vous laisse juger par vous-même :

P. 78 : “Nous devons travailler et travailler pour survivre, mais les riches nous donnent de si maigres gages que nous mourons de faim. Nous travaillons très dur toute la journée, et ils entassent des monceaux d’or dans leurs coffres. Nos enfants vieillissent avant l’âge et le visage de ceux que nous aimons est dur et laid. C’est nous qui foulons le raisin, mais c’est eux qui boivent du vin. Nous semons le blé, mais notre huche est vide…”

Bref, ces contes sont beaucoup plus faits pour amener une discussion ou une réflexion que pour un divertissement à la Walt Disney !

En plus du nom d’Oscar Wilde, c’est la couverture qui m’a attirée vers ce recueil dont j’aime beaucoup les illustrations !

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Wilde

Site de l’illustrateur P. J. Lynch (en anglais)

Écouter certains de ces contes :

Le Prince heureux (mp3)

Le rossignol et la rose (mp3)

Lire “Le géant égoïste” (pdf)

D’Oscar Wilde, Sophie vous avait présenté “Le fantôme de Canterville

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Un livre qui participe aux challenges : Classiques et Contes et légendes

Classique 

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