Le loup des mers – Riff Reb’s

Bande dessinée Ado/Adulte

Riff

Le loup des mers

Riff Reb’s

D’après Jack London

Noctambule

Éditions Soleil (2012)

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Humphrey Van Weyden ne se doute pas, en prenant ce jour-là le ferry-boat pour traverser la baie de San Francisco, que sa vie va être bouleversée à tout jamais.  C’est un jeune homme de bonne famille qui rend visite à un ami pour disserter sur Nietzsche ou Schopenhauer… Hélas, il n’arrivera jamais à destination. Tombé à l’eau, il va être recueilli par le bateau de Loup Larsen en partance pour le Japon.

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Ce magnifique roman graphique est composé de 17 chapitres. Ils sont parfois entrecoupés d’une double page avec une illustration en noir et blanc (superbe !) Chaque chapitre ayant sa propre tonalité de couleurs.

Je le dis et le répète, si je n’avais pas découvert cet auteur grâce à la BD de la semaine, je ne serais pas allée de moi-même vers ce style d’illustration. Et pourtant elles dégagent une de ces forces !

J’ai été mouillée, j’ai eu froid, j’ai été ballotée par les vagues jusqu’à en avoir le mal de mer… Et j’ai été furieuse, triste ou heureuse selon les moments. Bref, j’ai vécu au rythme de ce bateau, de son équipage et de son capitaine !

Un capitaine terrible. Loup Larsen est à la fois beau et fort “La tête d’un roi babylonien  sur un corps de Titan“, instruit (il cite Kipling, Spencer ou Browning) mais aussi violent et sans pitié. Bref, il ne peut laisser indifférent. Tout comme le personnage du cuistot Thomas Mugridge, mais pas pour les mêmes raisons !

Quand j’écris mes billets de blog, je cherche des infos dans la BD, je la feuillète de nouveau. Et comme souvent lorsque j’ai beaucoup aimé une bd, je finis par la relire… Ce que je n’ai pas manqué de faire pour celle-ci !

Laissez-vous tenter par Riff Reb’s !

Comme disait autrefois une pub : l’essayer, c’est l’adopter ! ;)

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Du même auteur : Le vagabond des étoiles (T1/2) et Hommes à la mer

D’autres adaptations ou romans de Jack London : La piste des soleils / Construire un feu

Cette semaine, c’est Noukette qui nous reçoit dans sa bibliothèque

C’est bien trop long à raconter d’Isabelle Damotte et Monica Barengo

c'est bien trop long à raconter

Couverture du livre C’est bien trop long à raconter

Album pour la jeunesse
dès 5 ans

C’est bien trop long à raconter

 d’Isabelle Damotte

et Monica Barengo

Editions Motus, août 2018, coll. Inclassables,
illustrations de Monica Barengo,
44 pages, 13 euros

Thèmes: rentrée, école, vie quotidienne

 

 

Présentation de l’éditeur: “À travers le regard attentif d’une enfant, chaque élève est évoqué. En quelques touches, on devine sa personnalité. Outre le thème auquel les jeunes lecteurs et leurs parents seront sensibles, le livre doit beaucoup à la grande qualité d’écriture de l’auteur et à la véritable beauté des images.”

 

“C’est bien trop long à raconter” est un très bel album pour aider les plus jeunes à affronter leurs peurs de la rentrée. La mise en page et les décors sont originaux. Comme expliqué dans le résumé apéritif, chaque enfant a sa personnalité et un objet précis le caractérise. L’aspect physique des personnages est également particulier. Aux yeux des petits écoliers, la maîtresse paraît immense et le tableau est très intimidant. Mais il y a aussi la récréation et ses jeux…

 

“C’est bien trop long à raconter” est un album sensible, presque nostalgique. Le titre prend tout son sens à la fin du récit, c’est vraiment bien trouvé. Les tons des illustrations apportent un petit côté suranné (d’où le sentiment de nostalgie que j’ai éprouvé). A la fin de l’album, la salle de classe et la cour de récréation semblent revivre grâce aux petits pieds qui les ont foulées. Cest poétique et touchant à la fois.

 

@éditions Motus

 

J’ai beaucoup aimé cet ouvrage tout en finesse; le moindre petit détail est soigné dans chaque illustration de Monica Barengo. C’est une belle découverte, comme tous les ouvrages édités chez Motus d’ailleurs! Je pense tout particulièrement au sublime Demain les rêves de Thierry Cazals et Daria Petrilli que je vous ai déjà présenté.

Si vous ne connaissez pas encore cette maison d’éditions, n’hésitez plus!

 

~Melissande~

 

+ Deux titres traitant de la rentrée scolaire présentés par Hérisson: A l’école!

+Un autre ouvrage sympa présenté par Hérisson: Rita et machin à l’école de JP Arrou-Vignod et Olivier Tallec

 

 

 

Le petit inconnu au ballon – Guerre 14-18

La magie d’un instant
Album

inconnu

Le petit inconnu au ballon

Jean-Baptiste Cabaud & Fred Bernard

Ed. Le baron perché (2007)

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Lecture commune avec Blandine

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“Mais tu sais, petit enfant, il arrive que la guerre ait des ratés. Il arrive que la voix folle se taise. Une seconde, un instant, parce que quelque chose la dépasse. Ce jour-là, cet hiver-là, le grain de sel miraculeux fut un petit garçon, grand comme toi et à peu près de ton âge. Qui il était ? Personne ne l’a jamais su. Mais il avait un trésor. Un trésor fragile et précieux, qu’il n’aurait lâché pour rien au monde. Un trésor en vieux cuir, craquelé tant il avait servi, qu’il serrait toujours contre lui, qu’il devait garder même en dormant. Ce petit garçon sans nom faisait partie des innombrables exilés qui marchaient le long des routes pour fuir les combats et la furie.”

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J’ai beaucoup aimé le texte de cet album. Il parle de la réalité de cette guerre : les soldats couchés dans la boue qui tremblent de peur et de froid. Les gens qui s’interrogent, s’inquiètent et essaient de survivre malgré la faim, la peur et le froid. Tout le monde est fatigué et voudrait que ça s’arrête. Mais il y aussi quelques fous qui hurlent “en avant ! en avant !” tout en restant prudemment à l’arrière…

Au milieu de toutes ces horreurs, il arrive parfois qu’il y ait des instants de pure “magie”… Le temps qui s’arrête, juste un instant. Une trêve minuscule. Un texte poétique accompagné de belles illustrations en noir et blanc (au fusain ?) avec juste une petite touche de rouge.

Un très bel album ♥

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Le site de l’auteur

De Fred Bernard, l’illustrateur, nous vous avons déjà présenté : Anouketh, Le pompier de Lilliputia, Anya et Tigre blancL’histoire vraie de Siam l’éléphant, L’histoire vraie de Yen-Yen le panda géant, Ushi

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Un album qui participe au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

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D’autres albums qui parlent de la première guerre mondiale : Capitaine Rosalie, Petit soldat, L’horizon bleu, Maudite soit la guerre,

Deux bibliographies sur la première guerre mondiale proposées par Sophie : La première et la deuxième avec des liens vers d’autres sites.

“Le jardinier qui cultivait des livres ” de Nadine Poirier et Claude K.Dubois

Un très bel album sur les façons de prendre soin des autres et de soi-même

 

le jardinier qui cultivait des livresAlbum fantastique pour la jeunesse dès 5 ans

 

Le jardinier qui cultivait des livres

de Nadine Poirier

et Claude K. Dubois

Editions d’eux, 2016 (édition originale en 1965),

ill. Claude K. Dubois,

32 pages, 18,95 $

 

Thèmes: lecture, paternité, empathie, solitude

 

Présentation de l’éditeur: “Nadine Poirier raconte ici, avec des mots fins et touchants, une rencontre entre un jardinier et une petite fille. Lui, seul, à cultiver des livres. Elle, sans parents.

Illustré avec tendresse par Claude K. Dubois.”

 

Le jardinier qui cultivait les livres est un très bel album qui aborde avec beaucoup de poésie la solitude vécue par les personnes un peu en marge de la société. Pourtant, ces dernières ne demandent qu’à vivre en communauté mais on leur refuse ce droit à la différence. Le livre présente d’ailleurs sur la première double page l’illustration d’un village vu au loin; tandis que sur la dernière double page, le jardinier et la petite fille cheminent ensemble.

 

C’est donc une très belle fable, aux tons très doux, que nous proposent Nadine Poirier et Claude K. Dubois. Le jardinier qui cultivait des livres parle également de la responsabilité de prendre soin des autres, de nous-même ainsi que de tout ce qui nous tient à coeur.

 

Les illustrations de Claude K. Dubois sont délicates et confèrent un caractère intimiste au récit. En effet, grâce aux couleurs et aux traits à peine esquissés, on a l’impression d’évoluer au sein de vieilles photographies.

 

 

Le jardinier qui cultivait des livres est un album peu commun. J’ai beaucoup apprécié les messages véhiculés par l’auteure ainsi que le léger aspect fantastique de l’histoire. De plus, j’adore le travail de Claude K. Dubois.

 

Si vous ne connaissez pas encore les éditions d’eux, je vous invite à découvrir leurs publications. Ça vaut le coup d’oeil!

 

~Melissande~

 

 

+ Un conte évoquant la rencontre de deux êtres extraordinaires, présenté par Nathalie: Quelqu’un m’attend derrière la neige de Timothée de Fombelle.

 

+ Une rencontre (que je vous ai présentée l’année dernière) qui va changer la vie des deux protagonistes: La visite d’Antje Damm.