T’es une sorcière maman?

Roman jeunesse dès 8 ans

T’es une sorcière maman?

de Gudule,

Livre de poche jeunesse pour la nouvelle édition

“Jérôme, onze ans, s’inquiète.
À la suite d’une dispute entre ses parents, son père a disparu. Quant à sa mère, rien ne semble l’inquiéter. D’ailleurs, elle a une nouvelle manie: elle ne cesse d’acheter des meubles. Mais quand
le nouveau mobilier se met à vibrer, Jérôme a vraiment la frousse : et si sa mère était une sorcière?.”

Une histoire courte, drole et plaisante, pas du tout terrifiante, qui ravie les plus jeunes de mes collégiens. Idéal pour lire à haute voix, ils ont hâtes de connaitre la fin.. et j’ai déjà une liste d’attente pour l’emprunter… Je crois que cela est du à sa couverture très attirante.. et à sa taille, un peu moins de 100 pages…

L’histoire m’a plu comme la plupart des romans de Gudule, elle est humoristique est à une chute très sympa, mais elle reste vraiment très “facile”… disons qu’il ne faut pas trop chercher, et prendre cela comme ça vient!

Dernier article pour cette semaine d’absence, je n’ai pas le temps de vous parler de Keroro, Aimé Césaire, Arthur Ténor, Molla, … à bientôt…

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Le violoncelle poilu d’Hervé Mestron

Recueil de nouvelles jeunesses historiques autour de la première guerre mondiale

Le violoncelle poilu

d’hervé Mestron

Collection tempo chez Syros

Trois nouvelles bouleversantes sur la première guerre mondiale… Ou comment en dire juste assez pour faire ressentir toute l’horreur de la guerre, sans choquer…

Un violoncelle comme narrateur pour une première nouvelle tout en douceur… et en horreur. Ce n’est pas un homme qui parle et pourtant déjà on est pris par une ambiance terrifiante, humide et
sale… Une histoire d’amour entre un homme et son violoncelle, une histoire heureuse, une histoire trise…

Ensuite nous avons ce jeune garçon, au chevet de son grand père mourant, avide des histoires sur cette sale guerre, qui a laissé un lourd secret dans sa famille… Peu à peu il écrit les souvenirs de ce grand père qui perd un peu la tête…

Et puis c’est encore un objet qui prend la parole, un fusil à baïonette, exposé dans un musée, qui voit les gens défiler… et qui redoute de devoir servir de nouveau…

Comment en dire assez pour vous conseiller ce livre, sans en dire trop… c’est souvent difficile, mais avec ces nouvelles très percutantes cela me semble vraiment impossible… Il n’a que 90 pages, alors le mieux c’est de le lire. A partir de 10 ans, ce livre pourra sembler simpliste pour les plus âgés j’en ai peur, alors que c’est ce qui fait sa force selon moi!

Commentaire de l’auteur :

Pourquoi ce livre ?

Ce qui a déclenché l’écriture de ce livre, c’est d’abord la rencontre avec l’historial de la grande guerre à Peronne, où j’ai pu voir et même toucher des instruments fabriqués dans les tranchées. Et là, j’ai été très ému, à un point que je n’aurais jamais pu imaginer. L’horreur de la bataille a laissé place à un grand moment de poésie. Le sujet est arrivé sur un plateau et je me suis fait tout petit devant l’immensité de la tache: écrire sur la guerre. Mais je m’y suis collé, avec passion et humilité.
L’historial est un musée qui, paradoxalement, dégage une vraie plénitude. Il est extrêment bien pensé, organisé, il travaille sur les mentalités et non sur le voyeurisme. Il ne donne pas à voir la violence de la guerre, il invite à se la raconter, contrairement à son homologue de la ville d’Albert, à une trentaine de kilomètres, véritable parcours du combattant qui ne nous épargne rien.
Un an et demi après, j’en garde un souvenir extrêmement présent. Et je suis content d’avoir été capable d’écrire ce livre.

Hervé Mestron

 Une autre critique chez Des livres et des champs

Le site de l’auteur

De cet auteur prolifique (il a écrit plus de 50 livres !) nous vous avons déjà présenté :

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Missing de Meg Cabot

Roman pour adolescents

Missing

tome 1 : coup de foudre

de Meg Cabot

Le livre de Poche jeunesse

Jessica, lycéenne américaine, mène une vie assez normale bien qu’un peu agitée. Pas très grande, mais entrainée depuis son plus jeune âge à se battre, elle n’hésite pas a boxer les garçons de son lycée qui ose s’en prendre à sa famille ou sa meilleure amie. Ces bagarres régulières lui valent de connaitre par coeur le bureau du CPE, et de passer tous ses après midi en colle, au milieu d’une bande de délingants, motards, mais très gentils… surtout un… Bref vu le titre Coup de Foudre, on pourrait s’attendre à un roman d’amour, surtout quand on connait Meg Cabot et son “Journal d’une Princesse“… Et bien non le coup de foudre n’est pas fictif! Une après midi  orageuse, en rentrant chez elle, Jessica se réfugie sous les gradins du stade… mais reste appuyé au poteau… et prend la foudre!

Elle pourrait mourrir, l’histoire serait fini et voila… Sauf que tout ça ce n’est que le premier chapitre de la déclaration de Jessica. Déclaration à qui? Pourquoi? tout cela on ne le saura que dans le dernier chapitre. Ce que je peux quand même vous dire sans dévoiler toute l’histoire, c’est que Jessica suite à ce coup de foudre va développer un pouvoir étrange : elle peut retrouver les personnes disparues… Ce pouvoir la conduira dans les locaux du FBI, mais aussi pour de folle poursuites en moto… Difficile de mener une vie normale, entre les harcélements de la presse, et ceux du FBI…

Le récit est bien fourni, avec quelques rebondissements agréables. Ce que j’ai aimé : une histoire facile à lire, assez drole, avec des références sympatiques (culturelles). Ce qui m’a géné : déjà que l’histoire en elle même est assez tirée par les cheveux, l’auteur en rajoute parfois un peu trop (un groupe de motard lycéen, bon pourquoi pas… mais qu’ils fassent exploser un hélicoptère du FBI, et qu’ils s’en tirent sans rien, alors là..)

La fin annonce sans nul doute un deuxième tome… et pour cause, ils en existent déjà plusieurs autres tomes : Nom de Code : Cassandre, et La Maison du Crime étant les suivants.

L’avis des autres… :
Mon homme n’a pas dépassé le premier chapitre, l’histoire lui semblait surfaite, trop facile, et trop adolescente (ce qui est le cas…) il faut quand même avouer qu’il n’aime pas la littérature ado ;)
Mes élèves : peu l’on lu pour l’instant, ils aiment bien, mais ne réclament pas trop la suite…
Sur le net : Critiquesdelivres.com, Chrestomaci, Tiphanya

Le secret de la dame de Jade

Roman pour adolescents

Le secret de la dame de Jade

de Christel Mouchard

Flammarion

Au début du 20ème siècle,  Nina, jeune fille française de 15 ans, part rejoindre son père en Indochine (il faut replacer dans le contexte historique de la colonisation française). Sur le bateau qui la conduit vers cette terre inconnue (elle ne sait même pas où se situe l’Indochine) elle partage sa cabine avec Miss Melie, jeune professeur d’anglais. Son père est photographe, et cotoie les plus grands personnages de l’histoire d’Indochine. Alors qu’elle arrive a Saigon, Elle recoit un telegramme d’un ami de son père. Celui ci est disparu, elle doit donc retourner en France. Commence alors une aventure assez irréelle pour nous, car dans une époque et un pays bien différent du notre. Nina s’habille en jeune femme, et se fait passer pour telle. Elle mettra tout en oeuvre pour rester en Indochine, et résoudre le mystère qui plane autour de la disparition de son père. Entre professeur malodorant, beau jeune homme, fille de domestique et reine, les personnages les plus diverses naviguent dans ce roman autour de la jeune Nina. Roman initiatique, d’aventure, policier et découverte de fragment de l’histoire d’Indochine, ce livre est un plaisir à lire.

Extraits :
“Derrière le bouquet d’arbre, il y avait une maison, en effet. Rien à voir avec la demeure familiale des Teng. Pas d’or, pas de rouge, pas de tuiles vernissées, pas de galeries ni d’annexes…  C’était une petite maison sans étage, crépie de blanc, entourée d’une étroite véranda aux piliers de bois bruts. Nina avait elle mal lu les lettres que son père lui envoyait?
Elle s’était imaginé un domaine, une plantation, des entrepôts, des esclaves, et elle trouvait une maisonnette coincée au fond du parc d’un riche Annamite.”
“Enfin un regard retint son attention. Placé plus bas que les autres, il était à peine visible – deux minuscules étincelles dans un petit visage pâle surmonté d’un diademe, une marionnette vêtue d’or et perdue sur un trône assez large pour en contenir trois comme elle. “

Une écriture simple et juste, qui va directement au but, des personnages aux traits de caractères très “définis”, des dialogues… tout ce qu’il faut pour que les adolescents s’y reconnaissent, et apprécient. Du moins à mon avis, puisque je ne l’ai pas encore proposé à mes élèves.

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