♥ ♥ Judy portée disparue ♥ ♥

Judy portée disparue

A partir de 13/14 ans

Judy portée disparue ♥

Anne Cassidy

Coll. Macadam

Ed. Milan (2007)

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L’auteure : Elle a d’abord été prof puis a décidé d’arrêter pour se consacrer à l’écriture. Ce qu’elle aime dans le polar, ce n’est pas de partir à la recherche du coupable mais de comprendre “pourquoi” le crime a été commis et aussi les répercutions sur l’entourage. Elle est connue pour avoir écrit “l’affaire Jennifer Jones” (Prix du meilleur livre pour adolescent en 2004 en Angleterre.)

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L’histoire : “L’émission sur les enfants disparus commença. L’animateur présenta les quatre enfants dont il serait question ce soir. En voyant la photo de Judy, j’oubliai tout autour de moi, absorbée par la télévision, incapable de détourner les yeux de l’écran. « Judy Hockney n’avait que cinq ans lorsqu’elle a disparu par un froid après-midi de novembre, il y a huit ans. C’était une enfant douée, bavarde, chaleureuse. Peu avant sa disparition, elle se trouvait avec sa soeur Kim. Après s’être disputée avec elle, Judy est partie seule de son côté et plus personne ne l’a revue.”

Huit ans. Huit ans déjà que Judy a disparu au coin de la rue. Pourtant, pour sa soeur Kim, Judy est partout. Pas un jour sans que Kim ne pense à elle. Pas un jour sans qu’elle croie l’apercevoir parmi les autres enfants. Judy n’est plus là ; mais elle prend toute la place. Et Kim ne vit plus que pour cet infime espoir : retrouver sa soeur.” (Quatrième de Couverture)

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Mon avis : Pfou… Que c’est difficile de sortir d’un roman comme ça… C’est un polar, oui, certes. Et j’ADORE les polars. Mais souvent dans les polars, on sait qu’il y a eu un crime et le roman tourne autour de la recherche de l’assassin, la quête des indices… Ici, rien de tel.

Une petite enfant a disparu, on ne sait pas ce qui s’est passé. Tout ce qu’on sait, qu’on ressent, c’est la douleur de la perte, pour ses parents, sa sœur, les proches. Et puis la terrible, la lancinante, l’invivable culpabilité de la sœur (9 ans à ce moment là) à qui on avait confié sa petite sœur de 5 ans et qui l’a “perdue”.

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Toute la vie des parents et de Kim tourne autour de la disparition de Judy, les parents ont monté une association pour les enfants disparus et Kim, elle, voit sa sœur partout. Un moment terrible, abominable : quand la mère (fatiguée, excédée, mais quand même !) se tourne vers sa fille aînée en lui disant :

“- Comme si je n’avais pas assez de problèmes, cria Maman. J’ai déjà perdu ma fille. Pourquoi faut-il toujours que tu rendes les choses plus difficiles ?

– Quoi ? J’étais liquéfiée.

– Chaque fois qu’on essaye de remettre ou d’aller de l’avant… Comme si les choses n’étaient pas assez compliquées pour nous, il faut en plus qu’on te surveille pour que tu ne perdes pas complètement la boule.”

Pfou… J’étais estomaquée en lisant ça. Une mère peut-elle vraiment dire ça à sa fille, déjà traumatisée par la disparition de sa sœur ? Bon, ok, ok, c’est un livre, c’est une histoire, on se calme !! Vous l’aurez compris, un livre que j’ai beaucoup aimé et qui m’a vraiment touchée, bref, un coup de cœur ! J’en lirai d’autres du même auteur, c’est sûr !

SignatureNat

#scandale Sarah Ockler

Roman pour adolescents
cyber-harcèlement

#scandale

de Sarah Ockler

traduit par A. Guitton

Nathan, 2015
978-2-09-255608-5, 16,90€

Cyber-Harcèlement, addiction aux réseaux sociaux, adolescence, trahison, secrets… des thèmes très actuels dans la littérature pour adolescents, parce que d’actualité et proche de leur préoccupation. Sur ces pages, nous vous avons déjà parlé de M comme…, Banzai Sakura, Like Me : chaque clic compte, Treize Raisons, Action ou vérité, La liste

#Scandale est un de ces romans dont on ne peut pas dire qu’il soit original, ni magnifique au niveau du style, mais qui est plaisant à lire tout en traitant d’un thème intéressant. Ici, l’héroïne, Lucy, se fait voler son téléphone portable et des photos d’une soirée arrosée de fin de terminale sont publiés sur son compte facebook, ruinant la réputation de plusieurs amis, mais aussi la sienne. Le parcours pour s’en sortir sera long, semé d’humiliation et d’embûches, mais aussi, en fin de compte de belles rencontres.

Ce roman ne s’attarde que très peu sur le côté technique ou addictif, pour s’intéresser au côté humain, aux relations entre adolescents, aux amitiés et aux amours de ce groupe d’amis. Le lecteur s’attache rapidement à Lucy, cette tueuse de zombies en ligne, timide, qui se retrouve sous les feux des projecteurs. L’ensemble est assez limpide, on imagine une bonne partie des situations et dénouements, et pourtant quelques surprises nous attendent au détour des pages !

Les rapports humains sont intéressants dans ce roman, car ils offrent une panoplie de visages et de caractères bien différents. Le groupe s@tan, que l’on découvre peu à peu par exemple, offre un regard critique sur les réseaux sociaux, une façon d’apporter des touches de nuances, tout en montrant que les extrèmes ne sont pas faciles.

Un roman agréable à lire, on passe un bon moment en compagnie de Lucy tout en se rendant bien compte des dégâts que peuvent occasionner le partage de photos privées sur les réseaux sociaux.

+ Challenge YA

Si loin de Kaboul

Si Loin De KaboulSi loin de Kaboul
N. H. Senzai
Magnard Jeunesse (2015)

à partir de 11 ans

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L’histoire : Fadi fuit l’Afghanistan avec sa famille. Dans un moment de grand danger, en pleine nuit, alors qu’ils doivent grimper à toute allure dans un camion, Mariam, sa petite sœur, lui lâche la main pour ramasser sa poupée. Et dans le chaos, le camion s’en va sans elle… Aux États-Unis où il est en exil, Fadi tente l’impossible pour retrouver sa sœur.

Mon avis : Si loin de kaboul est un livre prenant sur un sujet pas si souvent évoqué : la fuite devant l’oppression, la guerre ou encore les dictateurs (ici, les Talibans)…

Une famille qui réussit à s’enfuir (après avoir donné tout ce qu’elle possédait ou presque aux “passeurs”) mais en perdant un de ses membres, la plus jeune des filles.

Un jeune garçon rongé par la culpabilité (c’est lui qui a “lâché” la main de sa sœur). Tout au long de ce roman, j’étais, bien sûr, triste pour la petite qui se retrouve seule, mais plus triste encore pour ce jeune garçon qui se sent coupable (alors qu’il n’y est pour rien, le pauvre !) et essaie par tous les moyens de réparer une “faute” qu’il n’a pas commise.

On partage aussi le quotidien des ces exilés, contraints à faire des métiers souvent bien loin du leur (le père, ingénieur, se retrouve chauffeur de taxi) pour faire vivre leur famille ainsi que la difficile intégration des enfants (après 11 septembre, les attentats ont fait remonter le racisme et la peur de l’étranger !)

Bref, un très joli roman à lire et à faire lire !

SignatureNat

Ce qui dort dans la nuit [A comme Association, 6]

ACommeAssociation6A comme Association

Tome 6 : Ce qui dort dans la nuit

Erik L’Homme
Folio Junior (2015)

Lorsque Jasper se décide enfin à revenir à l’Association, il trouve porte close. Entre de faux Agents qui traquent un sorcier joueur de tambour dans le métro et de vrais vampires qui organisent une fête sanglante dans un manoir de banlieue, il n’a pas le temps de s’étonner. Accompagné de son fidèle sortilège Fafnir et d’Ombe qui lui prodigue toutes sortes de conseils bizarres, Jasper mène l’enquête… …Ignorant que Walter a disparu et que Mademoiselle Rose passe son temps à discuter avec un miroir, accroché dans sa cuisine ! Jasper sauve la vie de l’Agent stagiaire Nina et remonte avec elle la piste de l’étrange sorcier. Une piste semée de cadavres. Mais qui, du sorcier qui a pris Walter en chasse ou de la troublante Nina, risque le plus de causer sa perte ?

Cette série devait au départ être écrite à 4 mains, celles d’Erik L’Homme et de Pierre Bottero. Suite au décès accidentel de celui-ci, Erik L’Homme prendra la décision de finir seul la série (qui compte 8 tomes).

Mon avis : J’ai retrouvé Jasper avec grand plaisir. Ayant lu les 5 premiers tomes il y a déjà quelques années, j’avais peur d’être un peu larguée, mais pas du tout, on replonge très vite dans l’histoire, trop vite même, car les tomes sont courts ! Jasper fait un peu moins de jeux de mots (ce tome-ci est un peu plus angoissant, il est seul, personne ne répond à l’agence, il doit se débrouiller…)

On découvre Rose sous un autre jour, discutant avec un drôle d’interlocuteur… Et Ombe débarque toujours sans prévenir dans la tête de Jasper.

Une série à lire si vous aimez l’action et le fantastique (et l’humour !) Contrairement à Sophie dont vous pourrez lire l’avis sur cette série ici, moi j’aime bien l’humour un peu lourdingue de Jasper… Une bonne série, facile à conseiller aux “petits” lecteurs (romans de moins de 200 pages / beaucoup d’action, de dialogues / police de caractères assez grosse…)

SignatureNat