Dent d’ours

Dent d’ours

Yann & Henriet

Couleurs : Usagi

Dupuis

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T.1 : Max (2013)  /  T.2 : Hanna (2014)  /  T.3 : Werner (2015)  /  T.4 : Amerika Bomber (2016)

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Par le scénariste du “Pilote à l’Edelweiss”

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1944, dans le Pacifique. Max, dit le “Polak” se repose après un appontage délicat sur le pont du Fighting Lady” le porte avion sur lequel il est affecté. Ses rêveries le ramènent à son enfance en Silésie, en 1930 : il joue avec Werner et Hanna, ses deux amis. Tous trois rêvent de devenir pilotes. Trois amis inséparables que l’arrivée au pouvoir d’Hitler va tout de même séparer… L’histoire alterne sans arrêt entre passé (Silésie – années 30) et “présent” (Amérique – 1944).

A la fin du volume, dans une interview, Yann, le scénariste, nous explique sa façon de travailler, ses recherches…

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Je ne suis pas spécialement férue d’aviation ni d’histoires sur la 2nde guerre mondiale, mais “Dent d’ours” ce n’est pas que ça, et l’histoire a su d’une part capter mon attention et d’autre part, me donner envie de lire la suite.  J’ai bien aimé les dessins (assez “classiques”) et les couleurs, douces pour les passages sur l’enfance, plus foncées et plus chaudes pour les passages du “présent” (c’est la guerre). L’histoire commence à peine avec ce premier tome, on nous présente un personnage, Max, le contexte de l’histoire et les liens qui l’unissent aux personnages des prochains tomes.

Dent d'ours

Dans le tome 1, il y avait beaucoup de passages sur l’enfance des 3 personnages principaux, Max, Hanna et Werner. Le 2ème tome, Hanna, est plus axé sur la guerre et la résistance et j’avoue qu’il m’a moins plu, j’ai trouvé qu’il n’y avait pas beaucoup de dialogues, qu’il ne s’y passait pas grand-chose. Le 3ème tome, Werner, signe la fin du 1er cycle et nous apporte pas mal d’explications inattendues… Je lirai le tome 4, même si au final, je pense que cette bd plaira surtout aux fans d’aviation !

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Vous trouverez ici une biographie et une bibliographie de Yann (qui a aussi écrit sous le nom de Balac)

Et ici, un entretien avec le dessinateur, Henriet.

Max a récolté trois prix : le Prix Saint Michel 2013 du meilleur scénario, le Prix BD des collégiens à Angoulême 2014, et le Prix des pilotes de chasse de l’Ardenne.

Pour ceux, comme moi, qui aurait des trous de mémoire, un petit rappel : La Silésie était une région qui s’étendait sur trois États : la majeure partie était située au sud-ouest de la Pologne, une partie se trouvait au-delà de la frontière avec la République tchèque et une petite partie en Allemagne. Merci Wikipédia !

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Stephie

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La petite fille en rouge

RougeLa petite fille en rouge

Aaron Frisch & Roberto Innocenti

Gallimard (2013)

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Une actualisation du «Petit Chaperon rouge» de Charles Perrault, mise en scène par Roberto Innocenti dans l’univers minéral et bétonné d’une banlieue contemporaine. (Gallimard)

Prix Sorcières 2014

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Sophia, le petit chaperon rouge de cette histoire, vit avec sa mère et sa sœur  dans une forêt de béton et de briques, une ville. Sa grand-mère n’est pas très en forme et elle aimerait bien un peu de compagnie, oui mais voilà, elle habite de l’autre coté de la ville et pour y arriver, il faut traverser “le bois”, un centre commercial de rêve… Éblouie par la féérie du “bois”, Sophia perd son chemin et se trompe de sortie.

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J’ai trouvé cette version moderne du Petit Chaperon Rouge beaucoup plus effrayante et glaçante que les versions classiques ! Peut-être parce qu’on s’identifie plus facilement aux personnages et aux lieux… Il est indiqué “A partir 8 ans”, et là, pour le coup, il me semble judicieux de respecter l’âge indiqué si vous voulez éviter que vos p’tits bouts fassent des cauchemars !

Les illustrations sont pleines de détails, beaucoup de pub, de tags, de pauvreté et de misère, et tout cela dégage une atmosphère vraiment particulière, que j’ai trouvé très “violente” et vraiment oppressante ! C’est une grande ville quoi, inhumaine, où “Tout le monde vous voit, mais personne ne vous voit”. Une si bonne définition de la ville !!

C’est un album qui m’a pour ainsi dire donné le même frisson que quand on lit un thriller…

Rouge

D’autres avis, d’autres images avec Jérôme, Noukette, Le tiroir à histoires, Blandine, Le bateau livre.

Si avec tout ça, vous n’avez pas compris qu’il faut absolument le lire… ;)

Un illustrateur à suivre !

Le site de l’illustrateur (en italien ou en anglais)

Un article du Monde qui parle du travail d’Innocenti

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3 petits cochons nouvelle version !

♥ La poulette et les trois maisonnettes ♥

Fabienne Morel et Debora Di Gilio

Illustrations de Nathalie Choux

Ed. Syros (2013)

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Poulette

Avez-vous déjà entendu parler de la version Bretonne des 3 petits cochons ? Il s’agit d’un conte qui s’intitule “La petite poulette, la grosse poule et le grand coq” que Fabienne Morel et Debora Di Gilio nous racontent ici, avec beaucoup de gaité, de bonne humeur et surtout, surtout, beaucoup d’humour !

La poulette, au départ, c’est plutôt une sorte de Cendrillon que Grand Coq Noir et Grosse Poule Grise exploitent sans vergogne. Un jour, ils sont invités au mariage de Dindon Bougon et Dinde Unpeudingue. Ils marchent tous les 3 toute la journée et le soir, ils arrivent dans la forêt. Oui mais voilà, dans la forêt, il y a… le loup !

Pour s’en protéger, Grand Coq Noir fait construire à Petite Poule Rousse une cabane de fougères dans laquelle il s’enferme aussitôt, laissant les deux autres dehors. Petite Poule Rousse est alors sommée de construire une autre cabane, dans laquelle Grosse Poule Grise s’enferme aussitôt ! Mais Petite Poule Rousse est si fatiguée qu’elle n’a pas le courage de construire un abri pour elle. Le loup va t-il la manger ?

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Ce livre audio est un vrai régal ! Il s’agit donc d’une version détournée du célèbre conte des 3 petits cochons, contée par Fabienne Morel et Debora Di Gilio qui s’amusent beaucoup, cela paraît évident quand on les entend ! L’histoire en elle-même est amusante, mais la façon de raconter de ces deux conteuses est vraiment fabuleuse !

L’histoire est pleine de rimes, très rythmée et très drôle (avec quelques petits morceaux en italien). Les illustrations de Nathalie Choux rondes, colorées et pleines de malice ajoutent encore au plaisir !

Allez voir ici la vidéo

Et par ici pour feuilleter quelques pages

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Le site des deux conteuses : Huile d’olive et beurre salé

Un week-end de Repos Absolu

Week-end Huard

♥  Un week-end de Repos Absolu  ♥

Davide Cali & Alexandra Huard

Éditions Sarbacane (2013)

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Un petit garçon observe ses parents qui travaillent sans arrêt et se dit qu’ils auraient bien besoin de vacances… Et ça tombe bien, ce week-end, ses parents ont décidé de partir à la campagne, sans journal et sans téléphone portable ! Bref, un vrai week-end de repos. Heu… Vraiment ?

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Un album faussement vintage !

Un mélange d’illustrations totalement rétro, style années 50/60 : une DS, des meubles comme on n’en fait plus, des papiers peints psychédéliques mais aussi un téléphone portable ou une console de jeux électronique et une vie quotidienne très actuelle.

Les illustrations sont magnifiques, pleine de motifs ethniques (indiens ?) ou géométriques, de couleurs vives et pétantes, avec des formes typiques des années 50/60 (vous vous souvenez de ces horloges murales en forme de triangle avec les coins arrondis ? Certains dessins ont cette forme là.)

Quand à l’histoire, elle m’a beaucoup plu aussi. Ce petit garçon qui regarde ses parents hyperactifs tout en prenant, lui, le temps de vivre et de profiter de son week-end, est très drôle.

Bref, vous l’aurez compris, j’ai a-do-ré !!!

Week-end

De l’auteur, Davide Cali, Sophie vous a présenté : Mon papa pirate

Plus d’illustrations sur le blog de l’illustratrice.

De cette illustratrice nous vous avons déjà présenté : Tangapico La chose et  La drôle d’idée de mon papa

Week-end

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