Infirmière pendant la 1ère guerre mondiale

Infirmière

Roman jeunesse historique
A partir de 10/11 ans

Infirmière pendant

la première guerre mondiale

Journal de Geneviève Darfeuil
Houlgate-Paris, 1914-1918

Sophie Humann

Coll. Mon Histoire

Gallimard Jeunesse (2012)

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Geneviève Darfeuil est une jeune fille de bonne famille de 14 ans. Père chirurgien, mère au foyer, ils habitent les beaux quartiers à Paris et passent leurs vacances à Houlgate.

En ce 18 juillet 1914, le principal souci de Geneviève est qu’elle doit rester alitée. En effet, elle s’est foulée la cheville en jouant au tennis.

Elle ne va pas tarder à se rendre compte qu’il y a des soucis beaucoup plus grave dans la vie qu’une entorse… En effet, le 1er août à 9h du soir les cloches de l’église sonnent le tocsin : la mobilisation est déclarée ! “Par décret du président de la République, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ces armées. Le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août.

Cette guerre donnera un but à Geneviève, elle deviendra infirmière !

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Ce “journal” nous raconte l’histoire de la première guerre mondiale à travers les yeux d’une jeune fille qui a 14 ans lorsque la guerre débute. Elle nous parle de la vie à l’arrière du front, du travail des femmes, mais aussi, au travers des lettres des soldats, de la vie au front.

J’ai lu et apprécié plusieurs titres de cette collection “Mon histoire” présentés à la façon d’un journal intime. La couverture rigide un poil vieillotte, les pages faussement découpées à la main, les “collages” de photo sur la couverture, tout ça me plaisait beaucoup.

Mais j’ai plus de 50 ans. Et j’ai pu constater que cette collection, pourtant très intéressante, ne sortait que très peu en bibliothèque. Le visuel n’attirait pas du tout les enfants. Gallimard a eu la très bonne idée de la moderniser (voir ci-dessous), et j’espère que du coup, elle trouvera son public.

 

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Lire les premières pages (site de l’éditeur)

L’avis d’Histoire d’en lire site spécialisé dans la littérature historique jeunesse.

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D’autres récits jeunesse sur le même sujet : Soldat PeacefulIl s’appelait comme moi14-14Le petit cœur rougeLe journal d’AdèleLe violoncelle poilu

Ce récit participe à deux challenges :

Celui sur la Première guerre mondiale chez Blandine ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu

carnetTémoignage : été 1914
A partir de 9/10 ans

ON LES AURA !

Carnet de guerre d’un poilu

(Août, septembre 1914)

BARROUX

Seuil (2011)

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Présentation de l’éditeur : Ce beau projet est né d’un heureux hasard, d’une rencontre fortuite, celle d’un cahier jeté sur un trottoir lors d’un déménagement et d’un illustrateur qui passe, se penche et l’emporte.

Ce carnet contient un témoignage d’une richesse historique et humaine incroyable : le récit des premières semaines de mobilisation d’un homme durant l’été 1914. L’auteur de ce journal raconte les débuts de la guerre, le mois de juillet, quand tous sont encore persuadés qu’ils vont vaincre, jusqu’à son rapatriement, en septembre, alors qu’il est blessé au bras. Ce texte relate donc un quotidien champêtre et bien moins horrible que les traditionnels récits de vie dans les tranchées.

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Est-ce une bande dessinée ? Un roman graphique ? Un album ? Un récit imagé ? Je ne sais pas trop…

Barroux a illustré un texte, un vrai carnet de guerre, qu’il a trouvé dans la rue.

 

3 août, l’homme est mobilisé, il doit partir. Jour après jour, nous le suivons dans son quotidien (ampoules au pieds, manque de vin, entraînement…) ses doutes quand à la durée de la guerre, son ennui aussi. Puis le 22 août, la guerre est là.

C’est une sorte de journal intime d’un homme qui vit les premiers jours d’une guerre à laquelle il est obligé de participer, mais dont il ne sait rien, ne comprend rien. Les soldats sont ballotés, emmenés d’un endroit à l’autre sans explications. Ils doivent se débrouiller pour trouver un endroit où dormir et parfois aussi pour trouver à manger.

On ne sent pas trop la peur dans cet album. Plutôt l’ennui. Et les dessins (très doux, au crayon à la mine de plomb) de Barroux illustrent bien ces jours qui passent… (il n’y a que sa façon de faire les nez que je n’aime pas !)

Un récit sur la première guerre mondiale qui change de ceux que j’ai pu lire. Assez peu de violence ici (on ne “voit” réellement le front qu’aux alentours de la page 60/93) mais une grande fatigue, de l’incompréhension ou de l’angoisse (où sont les allemands ? Mes proches sont-ils à l’abri ?) et un ennui profond.

Un album original qui m’a bien plu !

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BD sur la première guerre Mondiale

Illustrés par Barroux, nous vous avons déjà présenté plusieurs albums :

Lien vers son site

Interview de Barroux

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Cette semaine, on se retrouve chez Stephie pour Mille et une frasques !

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Une bande dessinée qui participe aussi au Challenge Première Guerre Mondiale chez Blandine

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