FORCE NOIRE – Roman ado

force

A partir de 12 ans

FORCE NOIRE

Guillaume Prévost

Gallimard jeunesse (2014)

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Éditeur : Alma, comme beaucoup d’adolescentes, déteste les récits de guerre. Un jour, elle rencontre un ancien soldat de 14-18, Bakary Sakoro. Né au Mali, il s’est engagé à dix-sept ans. Autour du cou, il porte Force noire, le talisman de son grand-père. Mais la magie peut-elle le sauver de la folie des hommes?
Versé dans les bataillons d’Afrique, Bakary fait partie des sacrifiés, promis aux missions suicides et à l’enfer des tranchées. Seuls l’amitié des trois tirailleurs et l’amour de la belle Jeanne vont lui permettre de survivre. Mais Jeanne est blanche, et son père général… Peu à peu, Alma se passionne pour ce destin hors du commun. Jusqu’à découvrir qu’un lien secret l’unit au vieil homme…

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C’est une histoire très émouvante. Plutôt triste aussi. Mais le jeune Bakary a une bonne dose de force mentale. Malgré tout ce qu’il lui tombe dessus, il avance et garde courage. C’est un roman qui se passe de nos jours et pendant la première guerre mondiale.

Concernant les passages dans les tranchées, ici on parle surtout des moments de batailles. Et également du racisme très présent, y compris entre soldats… Mais pas trop de la vie quotidienne.

C’est dur, mais supportable grâce aux interventions, aux questions d’Alma, qui nous ramènent dans le présent. Les deux personnages principaux Alma, la jeune fille en colère et Bakary le vieillard, sont touchants.

Je n’arrive pas à parler comme je le voudrais de ce roman… Pourtant il m’a beaucoup plu !

Si je ne vous ai pas convaincu, allez lire les avis de Ricochet et Histoire d’en lire !

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Sélectionné par Ricochet et Grand Prix des jeunes lecteurs (2015)

Un coup de cœur pour “Histoire d’en lire

 

Un roman qui participe à deux challenges

Le challenge ABC chez Enna (lettre P)

ABC

Pages de la grande guerre” sur ce blog

Pages

Un jeudi saveur chocolat de Michiko Aoyama

Un recueil de nouvelles feel-good tout en poésie

Roman japonais pour adulte

Un jeudi saveur chocolat

de Michiko Aoyama

Editions Nami, juin 2023, 19 euros

Thèmes: nouvelles, couleurs, japon, magie, amour, voyage

 

Présentation de l’éditeur: “Dissimulé à l’ombre des cerisiers qui bordent la petite rivière du quartier, le Café Marble à Tokyo ne compte que trois petites tables en bois brut. Et pourtant, les clients se succèdent dans ce havre de paix où les habitués peuvent contempler le passage des saisons à travers la baie vitrée (…)

De Tokyo à Sydney, un roman choral poétique entremêlant douze tranches de vie qui nous invite à trouver le bonheur dans les petites choses du quotidien.”

 

Après avoir lu La bibliothèque des rêves secrets, j’ai eu envie de me plonger dans un autre roman de cette autrice dont j’ai adoré la plume.

À la base, les nouvelles figurant dans Un jeudi saveur chocolat ont été publiées sur le site Japaralia sous le nom 12 Coloured Pastels entre juin 2015 et mai 2016.

Par la suite, elles ont été adaptées et publiées par les éditions Nami sous le titre Un jeudi saveur chocolat.

Pour chaque destin présenté, une couleur y est associée.

C’est très original! Fidèle à elle-même, Michiko Aoyama offre une œuvre atypique susceptible de plaire à un large public tant les thèmes sont universels (sans pour autant être du réchauffé).

Ce que j’apprécie beaucoup dans Un jeudi saveur chocolat (et que l’on retrouve souvent chez cette autrice), c’est le fil conducteur reliant chaque récit, chaque expérience de vie. Il y a parfois un peu de réalisme magique, bien qu’au Japon il s’agisse plutôt d’une forme de spiritualité.

Je n’ai pas encore lu La forêt au clair de lune ni Rencontres au parc Hinode mais cela n’a saurait tarder!

Depuis quelque temps, de nombreux ouvrages de ce genre inonde les réseaux c’est pourquoi si vous aimez ce type d’ambiance, vous trouverez votre bonheur dans la littérature japonaise du moment (et même coréenne).

Ne passez pas à côté!

~Melissande~

 

La bibliothèque des rêves secrets de Michiko Aoyama, présenté par Nathalie

+ Une autre pépite que je vous ai présentée récemment: La petite confiserie de l’allée nocture de Hiyoko Kurisu

+ Et pour connaître d’autres titres des éditions Nami, c’est par ici

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La tante Julia et le scribouillard

JuliaLa tante Julia et le scribouillard

Mario Vargas Llosa

Trad. de l’espagnol (Pérou) par Albert Bensoussan

Gallimard (1980/vo 1977)

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Dans les années 50 en Amérique latine, quand rien de spécial n’est prévu au programme de l’après-midi, on allume la radio. Et on écoute ces voix qui vendent du rêve, de l’émotion.

Varguitas a 18 ans et il aimerait être écrivain. Mais son père a décidé qu’il ferait des études de droit. Ce qu’il fait, tout en écrivant de petits bulletins de nouvelles pour la radio de Lima. La première fois qu’il rencontre la tante Julia, il est agacé car elle le traite comme un enfant. Mais petit à petit, leurs relations vont changer.

La radio dans laquelle il travaille embauche un nouveau scénariste, Pedro Camacho, qui va inventer des histoires incroyables. Il va littéralement “scotcher” les gens à leur radio. Varguitas devient peu à peu ami avec lui.

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Varguitas, c’est Mario Vargas Llosa lui-même. Et la tante Julia existe bel et bien, elle a été sa femme pendant près de 10 ans. C’est donc un roman en partie autobiographique.

Ayant d’autres lectures en cours (des bandes dessinées pour le boulot !) je l’ai lu par petites bouchées, c’est à dire par tranches de 40 à 50 pages maximum.

Et je vous déconseille de faire de même !

Après les pages 330 ou 340, j’ai commencé à être totalement perdue dans les chapitres qui parlent des feuilletons radiophoniques de Pedro Camacho… Il faut dire que le monsieur mélange les personnages de ses propres histoires (et il y a une bonne raison à ça).

Malgré ça, c’est un roman qui m’a beaucoup plu. Les personnages sont pittoresques ou extravagants, les rues animées. Les plats mettent l’eau à la bouche ! L’écriture est très fluide et il y a beaucoup d’humour. Ma partie préférée est celle qui est autobiographique (quelle famille !!) même si certaines des histoires de Pedro sont très rocambolesques et amusantes.

Ce qui est sûr, c’est que je lirai d’autres romans de cet écrivain !

Je venais de commencer ce roman lorsque j’ai appris le décès de Mario Vargas Llosa (le 13 avril 2025) à l’âge de 89 ans.

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Mario Vargas Llosa a reçu le Prix Nobel en 2010

Ce roman a eu le prix du meilleur livre étranger en 1980

Un film a été tiré de ce roman

Un roman qui faisait partir de ma liste “En sortir 25 en 2025

espagnol

Le mois espagnol et sud américain

(Ici le Pérou)

c’est chez Sharon du blog “Des livres et Sharon

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Un roman qui participe également

au Challenge ABC

Chez Enna

ABC

Boitelle et le café des colonies

BoitelleBoitelle et le café des colonies

Quella-Guyot & Morice

D’après Maupassant

Grand Angle

Bamboo édition (2016)

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Un jour, Boitelle, le spécialiste des travaux malpropres, tombe en arrêt devant une statuette africaine. Le propriétaire des lieux, avec qui il commence à discuter, lui demande de lui narrer son histoire. Il raconte donc qu’il est devenu “ordureux” parce que “- mes parents m’ont opposé dans mes goûts”. Au Havre, jeune soldat de 18 ans, il était tombé amoureux d’une femme. Une belle négresse coiffée d’un foulard rouge, Norène. “Boitelle se sentait le cœur remué, en voyant luire tout à coup, entre les lèvres sombres de la fille, la ligne éclatante de ses dents qui riaient, plus claires que les yeux”.

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D’abord, je voudrais dire que je me suis “fait avoir” par une réédition. J’ai emprunté à la médiathèque deux BD. “Le café des colonies” et “Boitelle et le café des colonies”. Ne connaissant pas la nouvelle de Maupassant, j’ai cru que les deux BD formaient un diptyque. Que nenni ! Cet album a d’abord été édité par les éditions “petit à petit” en 2010 sous le titre “Le café des colonies”. Puis réédité avec une autre couverture et l’autre titre en 2016.

Cela étant dit, je préfère la nouvelle version : le format est un peu plus grand, plus lumineux et les dessins sont plus nets. En plus, à la fin, Didier Quella-Guyot a ajouté une suite (un cahier de 8 pages avec quelques dessins en noir et blanc) : L’histoire de Norène quelques années plus tard…

Si vous connaissez la nouvelle de Maupassant, aucune surprise pour l’histoire, elle est respectée. Mais les dessins et couleurs de Sébastien Morice apportent un peu de gaité, de couleurs, à cette nouvelle un peu nostalgique et plutôt triste.

Un très bon moment de lecture, ce sont deux auteurs que je continuerai à suivre !

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Boitelle

La nouvelle de Maupassant (1889) : Boitelle

De ces deux auteurs, déjà présenté sur ce blog : Le magnifique “Facteur pour femmes” et “Papeete 1914

J’ai également lu et bien aimé “L’île au remords“, non présenté faute de temps…

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La BD de la semaine est chez Fanny

Elle participe aussi au challenge 2025 sera classique aussi