Les plus beaux contes d’Asie

Asie* Un Mois au Japon *
Contes

Les plus beaux contes d’Asie

Rita Marchiori et Maria Toesca (ill.)

Éd. du Korrigan (2001)

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Les plus beaux contes d’Asie est un petit recueil qui propose 9 contes de différents pays d’Asie. Les trois premiers contes sont chinois, les contes 4, 5 et 7, je ne sais pas, le 6ème et le 8ème sont japonais, et le dernier vient d’Indochine.

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1) La fleur bleue

Chen-Fu, un jeune homme bon, beau et intelligent, mais pauvre, était tombé amoureux de la fille de l’Empereur. La princesse était surnommée “Étoile triste” parce que personne ne l’avait jamais vu sourire. Le temps passait, mais Chen-Fu était de plus en plus amoureux et malheureux. Il alla demander conseil au vieux sage du village…

Un conte très “classique” mais agréable à lire.

2) L’homme pauvre et l’empereur du ciel

Dans une province de Chine vivait l’homme le plus pauvre du monde. Il s’appelait Liang et toute sa famille était pauvre. Un jour, le vieux sage du village lui dit “Aucune famille ne peut demeurer pauvre durant 3 générations”. Liang s’employa alors à améliorer son destin, mais sans succès. Il décida donc d’aller voir l’Empereur du Ciel. En chemin il fit plusieurs belles rencontres et les gens, apprenant qu’il allait voir l’Empereur du Ciel, lui demandait de poser des questions pour eux…

Une quête où la gentillesse du “héros” est son plus grand atout.

3) Le cordonnier coléreux

Chin-Peng, gouverneur de la province chinoise du Shanxi se retrouva un jour face à un dilemme. Toute sa population était honnête, aimable et courtoise, à l’exception d’un vieux cordonnier au très mauvais caractère. Ne sachant que faire, Chin-Peng alla demander l’aide d’un vieux sage.

Une histoire qui parle d’hypocrisie et qui m’a bien plu !

4) Les aventures de Ta et Ti

Ta est une femme très pauvre, qui vit avec son fils Ti. Un vieux mendiant se présenta un jour à leur porte, demandant à manger. Ta, malgré leur pauvreté, partagea bien volontiers. Le mendiant lui donna alors un conseil.

J’ai déjà lu cette histoire dans un autre recueil, mais impossible de retrouver lequel ! Elle met en scène un serpent, des scorpions, un loup… Et un bateau de papier ! Il semblerait que ce soit un conte traditionnel chinois.

5) Le dragon rouge

Vous apprendrez ici pourquoi la girafe a un long cou, pourquoi le serpent n’a plus de pattes, pourquoi l’hippopotame est tout bosselé… Et enfin, pourquoi le dragon rouge ne vit plus sur terre !

Une histoire que je ne connaissais pas et qui est plutôt amusante.

6) Le saule pleureur (JAPON)

Il y a bien longtemps, à Kyoto, vivait un vieux samouraï qui avait un magnifique saule dans son jardin. Le samouraï pensait que le saule était responsable de ses malheurs, mais ne pouvait se résigner à l’abattre. Son voisin lui proposa de prendre le saule et de le planter dans son jardin. Et il ne regretta pas de l’avoir fait !

Un conte que j’ai trouvé très joli et délicat bien qu’un peu triste…

7) Le pêcheur et la reine des mers

Kato, un jeune pêcheur, sauve un jour une tortue de mer tourmentée par des enfants. En remerciement, il va être invité à visiter le royaume des mers et à épouser sa reine car c’est elle qu’il a sauvé. Mais malgré son bonheur, il ne put s’empêcher, au bout de quelques années, d’avoir envie de revoir sa famille, son village.

C’est bien connu, un bienfait n’est jamais perdu (surtout dans les contes !) mais la curiosité est un vilain défaut ! (enfin, il paraît ! ;) ) Un conte que je connaissais déjà, sous une forme légèrement différente (“La femme dorade” ou encore “la grue”ou encore “Urashima Taro“)

8) La fontaine de jouvence (JAPON)

Takai, un très vieux bûcheron et sa femme Yoko vivaient tranquilles dans une île du Japon. Un jour, Takai, sentant sa dernière heure approcher, eut envie de revoir la forêt dans laquelle il avait jadis travaillé. Et c’est au milieu de cette forêt, sous un érable aux feuilles flamboyantes, qu’il découvrit une fontaine de jouvence.

Là encore, comme bien souvent dans les contes, il ne faut point abuser… L’avidité sera punie !

9) La sandale d’or

Vous connaissez Cendrillon ? C’est exactement la même histoire.

J’ai bien aimé les illustrations qui sont mignonnes, toutes rondes, douces et très colorées.

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Autres contes japonais présentés sur ce blog

Fables d’AsieLa grande vague10 contes du JaponContes japonaisLe chat bonheur, Le Kami de la lune, La princesse au teint de lune, L’enfant qui dessinait les chats, Contes du Japon (livre CD), Princesse Pivoine et Le mot qui arrêta la guerre, Itto le pêcheur des vents, Akiko la rêveuse, Feng.

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Les contes n°6 et 8 participent au challenge Un Mois au Japon

Chez Lou et Hilde

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légendes

Tous participent au challenge Contes et Légendes chez Bidib

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et à l’Objectif PAL chez Antigone

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Mercredi, c’est raviolis ! Album

raviolisQuel plaisir de faire soi-même son repas
Album à partir de 3 ans

Mercredi, c’est raviolis !

Makoto Tachibana (ill.) & Setsuko Hasegawa

Adapté du Japonais par Florence Seyvos

L’école des Loisirs (2008)

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Deux enfants décident de mettre la main à la pâte pour fabriquer des raviolis japonais, des gyôzas. Pas à pas, nous les suivons dans la fabrication de cette recette. Pendant que le narrateur tient le plat, sa grand sœur malaxe la pâte, puis c’est l’inverse. A tour de rôle ils ajoutent les ingrédients. Un petit moment de repos et de patience, le temps que la pâte lève. Puis vient le moment de la travailler en faisant des serpents dont on fait des boulettes que l’on aplatit.  Ensuite on ajoute la farce faite par Maman. Même si d’habitude c’est rond, on peut en faire en forme d’animaux ! Puis il ne reste plus qu’à les cuire. Il y a deux façons : on les fait bouillir à la casserole ou frire à la poêle !

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Une petite histoire toute simple, mais très plaisante. Contrairement à ce que pourrait laisser penser la couverture, les deux enfants prennent beaucoup de plaisir à réaliser leur recette.

A peine l’album fini, j’ai eu envie de prendre le paquet de farine et de me mettre à faire de la pâte à raviolis moi aussi !

La recette est très bien expliquée et les illustrations sont adorables. Il y a, en plus, le côté “sensuel” de la cuisine qui ressort (la farine : Mmmm, c’est doux !)

Bref, un album que les enfants auront plaisir à regarder, surtout s’ils peuvent ensuite faire la recette avec Papa ou Maman…

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Un album découvert il y a peu lors du dernier Challenge Un Mois au Japon (chez Lou et Hilde) grâce à Jojo et que j’ai trouvé dans une boîte à livres !

Isabelle l’avait déjà présenté dans le challenge Albums en 2018, le tiroir à histoires en… 2014 et Jérôme avait testé la recette en 2012 (photo à l’appui !).

D’autres albums japonais présentés sur ce blog : Tut-Tut ! + La pomme rouge /

Un album qui participe au Mois du Japon chez Lou et Hilde

1Q84 Livre 1 de Haruki Murakami

1Q84

Livre 1 Avril Juin

de Haruki Murakami

roman adulte, littérature japonaise

Belfond, 2011
9782714447074, 23€
500 pages

Une lecture commune avec Mohamed du blog Sème Un Acte.

Présentation de l’éditeur :

Le passé – tel qu’il était peut-être – fait surgir sur le miroir l’ombre d’un présent – différent de ce qu’il fut ? Un événement éditorial sans précédent.
Une oeuvre hypnotique et troublante, un roman d’aventures, une histoire d’amour, deux êtres unis par un pacte secret. Dans le monde bien réel de 1984 et dans celui dangereusement séduisant de 1Q84 va se nouer le destin de Tengo et d’Aomamé…

Mon avis :

Quel étrange roman… Nous voici plongé au coeur de Tokyo, en 1984 -ou presque- avec toutes les thématiques de l’époque, suite aux grandes quêtes idéologiques des années 70.
Nos deux personnages principaux sont bien différents. Tengo est professeur de mathématiques et écrivain. Aomamé, dont j’aime beaucoup et le prénom et le personnage est une jeune femme très active, professeur de self combat et … tueuse. Deux personnages étranges, marqués par le passé, en quête d’eux même et en quête de prise sur le monde qui les entoure.  Ils doivent se rencontrer, on l’imagine, on le sent… mais comment ?

Entre réel et fantastique ce roman nous amène à de nombreuses questions, tant dans la construction de soi que sur le monde qui nous entoure. Faille, distorsion… un monde entremêlé, une secte, des meurtres, des livres…

1Q84, la référence à 1984 est évidente… et encore plus en japonais puisque j’ai lu que le Q se prononce comme le neuf… Référence à 1984 et Orwell, et référence à mon année de naissance, il fallait donc absolument que je le lise :)

Dans ce roman j’ai trouvé le tout début assez long finalement, intéressant, mais la mise en place des personnages ne m’a pas tout de suite convaincue. Heureusement le dynamisme de l’histoire était déjà présent, et rapidement les pages sont passées, de plus en plus vite, avec un petit creux, mais au final une seule envie : lire la suite! Je reste tout de même sur ma définition de roman étrange, car H. Murakami nous promène dans des mondes dont on ne sait pas bien s’ils sont réels ou non, des gens qui ne se trouvent pas…

Les thèmes sont forts, je ne veux pas trop en dévoilé, mais il y a vraiment beaucoup de choses dans ce roman, même de la politique, mais là je suis un peu trop éloignée du Japon pour comprendre les nuances. Au final j’ai eu assez souvent cette impression d’incompréhension, comme si ce roman gardait sa part d’ombre et de mystère. Des questions, beaucoup de questions donc!

Au niveau de l’écriture j’ai lu que ce roman était plus accessible que ces précédents, je ne suis pas vraiment sûre, en tout cas j’ai trouvé certaines descriptions assez poussées plus que dans la majorité des romans contemporains. La plume est poétique et agréable, et j’ai apprécié cette apparente lenteur qui nous portait plus avant encore dans cette intrigue et cette étrangeté…

Allons maintenant lire l’avis de Mohamed, spécialiste en développement personnel, donc le regard sur ce livre promet d’être intéressant…

 

 

 

 



La cithare nue de Shan Sa

 

La cithare nue
 
 


la_cithare_nue.jpg
Auteur :
Shan Sa
Editeur :
Albin Michel

SP : Gilles Paris
 Date : 03/06/2010
Pages : 336 p.
Prix : 20 €
ISBN
9782226208446

 
 
Roman
– Littérature française / Littérature
chinois

 

 

Thèmes : Amour, Musique, Chine impériale

 

 

 

 

 

 

 

 

 Présentation de l’éditeur :
Elle est issue d ‘un illustre clan de la plaine du Milieu.
Dans ses veines coule le sang des plus hautes castes. Otage d ‘un capitaine de guerre, elle le suit à travers un pays ravagé, de champs de bataille en cités détruites jusqu’aux portes de la
Cité interdite, du trône impérial. Il est orphelin, pauvre, mais le seul luthier en ces temps d’invasions et de violence à pouvoir fabriquer la Fabuleuse cithare aux sept cordes de soie
inventée par le dieu Fu Xi.
Sous ses doigts, le bois précieux du sarcophage de l’impératrice oubliée se transforme en musique, et l’amour renaît, au-delà des siècles. Shan Sa poursuit une oeuvre singulière et puissante
centrée sur la Chine où elle est née, qu’elle soit celle des grandes dynasties d’Impératrice ou plus contemporaine de La Joueuse de go, elle y évoque des héroïnes fortes et fragiles qui, face
aux aléas de la réalité, vivent la mélancolie et la beauté du monde comme seule source d’harmonie.

Avis :

Encore une belle lecture pour cet été, sur la plage ou au boulot ! Quand deux être semble aussi
destinés, même après des siècles, on ne peut que suivre avec passion et bonheur leur

histoire.
Une histoire d’amour donc, mais pas uniquement, puisque tout se passe sur un fond de guerre et de musique. De
musique surtout, puisque c’est toute l’histoire. La cithare aux sept cordes est un idéal que notre jeune luthier tente d’atteindre.
Entre références historiques et fiction, on ne sait plus toujours où l’on se trouve, mais on l’on dévore cette
histoire avec beaucoup de plaisir. Comme dans La joueuse de Go on se situe dans la Chine d’origine de Shan Sa, bien que cette auteure habite en France. Les femmes ont encore une fois un
rôle très important, mais agrémenté une fragilité exacerbée qui les rend très attachantes.
La beauté intemporelle de la musique nous envoute, et nous permet, pages après pages de passer outre tous ces noms
de personnages, de lieux, qui s’ils ont un goût très exotiques, m’ont beaucoup freinés au début de ma lecture. J’avais tendance à confondre les personnages, les temps, car mon esprit n’arrivait
pas à prononcer les noms, encore moins donc à les retenir. Je ne sais pas si cela vous arrive parfois avec les romans étrangers, pas trop anglophones encore, car j’ai l’habitude, mais asiatique
notamment ! Cependant une fois lancé dans l’histoire, on n’y pense plus, et cela coule tout seul.
Un beau roman qui me donne envie de relire La joueuse de Go, Goncourt des lycéens 2001.