Le caravage

Le CaravageLe caravage

Première partie : La palette et l’épée

Milo Manara

Éditions Glénat (2015)

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Dans l’avant-propos, Claudio Strinati (Historien de l’Art) nous dit que Manara  n’a pas romancé la vie du Caravage, mais l’a racontée en respectant la biographie du peintre telle que les historiens la connaissent.

Une bande dessinée sur la vie d’un peintre, ce n’est pas courant (si vous avez des titres, je suis preneuse) et je trouve que celle-ci donne vraiment envie d’en savoir plus sur la vie et l’œuvre du Caravage. Manara le décrit ici comme un jeune homme susceptible et bagarreur, mais on le voit aussi comme “illuminé” lorsqu’il peint.

Le caravage

J’aime les bandes dessinées historiques, j’aime la peinture et j’aime le dessin de Manara, cette bd ne pouvait donc que me plaire ! Même s’il y a encore un peu trop de femmes nues à mon goût, mais bon, c’est Manara ! Et il décrit vraiment bien le désir de création de ce peintre, sa recherche de la lumière, de la pose, du trait “juste”…

Bref, j’attends la suite !

Que vous dire de plus, sinon que cette bd m’a vraiment donnée envie d’aller au Musée, voir les “vraies” toiles du Caravage ! Est-ce que ce n’est pas la preuve que l’hommage de Manara au Caravage est réussi ?

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Le Caravage

Madone de Lorette – Le Caravage

(Image prise sur le site Arterome)

Une interview de l’auteur ici

Et par là, une belle galerie pour voir les œuvres du Caravage.

 

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Yaneck

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Le souffleur de rêves ♥

Le Souffleur de Reves  ♥ Le souffleur de rêves ♥

Bernard Villiot & Thibault Prugne
Ed. Gauthier Languereau (2015)

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LeSouffleurdeReves1

Voici un fort joli conte.

Un orphelin qui travaille chez un Maître verrier laisse un jour tomber un pain de verre sur son pied. Non seulement il reste estropié, mais son Maître le chasse et il voit ainsi s’envoler son rêve de devenir à son tour verrier… Envolé le rêve ? Vraiment ?

Le titre, déjà, me plaisait beaucoup. Et quand j’ai commencé à feuilleter cet album, j’ai craqué, je l’ai emprunté. Tout est beau dans cet album ! Le titre, je l’ai déjà dit, m’a tout de suite séduit par son côté poétique. Les illustrations m’ont charmé par leurs couleurs, leur délicatesse et le délicieux parfum d’Italie qui s’en dégage…

J’aurai pu être déçue par l’histoire. Que Nenni ! L’histoire contée ici est fort jolie. C’est l’histoire… d’un espoir déçu suite à une maladresse. Mais une passion si forte peut-elle rester sans suite ? La suite, justement, nous prouvera que non ! Et notre “héros” en érigeant sa passion en art, deviendra vite indispensable à ses semblables…

Une très belle histoire, pleine de poésie et admirablement accompagnée de superbes illustrations !

Un gros coup de ♥

Si les illustrations vous plaisent, n’hésitez pas à aller sur le site de Thibault Prugne, il y a d’autres illustrations magnifiques !

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Le Souffleur de Reves Gondoles

Découvrez ici le métier de souffleur de verre (pas de rêves, hélas… mais c’est déjà très beau)

Si je connaissais l’île de Murano et ses célèbres verriers (pour avoir vu des vases en verre de Murano dans des musées ou des châteaux), je n’avais en revanche, jamais entendu parler de sa petite sœur, l’île de Burano, qui devrait être aussi célèbre sinon plus, pour ses jolies maisons colorées… Ces deux îles sont proches de Venise, où je ne désespère pas d’aller un jour…

Burano(Photo empruntée sur le site de la Sncf)

Décidément, ce bel album m’aura bien fait voyager !

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La robe rouge de Nonna

LaRobeRougeDeNonnaLa robe rouge de Nonna

Michel Piquemal & Justine Brax

Albin Michel Jeunesse (2013)

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L’histoire : « Nonna ! Pourquoi tu chantes toujours en italien ? » demande une petite fille à sa grand mère. Nonna lui raconte alors l’histoire de la famille… Enfant, Nonna vivait en Italie. Son père, ouvrier communiste et athée, veut croire en une société plus équitable et chante souvent des chants révolutionnaires. Quand Mussolini arrive au pouvoir, en 1922, la famille devient la cible des chemises noires. Le jour où c’est à Nonna qu’ils s’en prennent, parce qu’elle porte une robe rouge, ses parents décident d’émigrer en France…

♥♥♥

Mon avis : Mes couleurs préférées, ce sont le rouge et ses dérivés et le noir (non pas pour faire une référence à Stendhal, c’est comme ça, c’est tout ! Et oui, je sais que le noir n’est pas vraiment une couleur). Alors cette magnifique couverture avec son fond rouge et cette petite fille aux grands yeux et aux cheveux noirs, ne pouvait que m’attirer…

Et le mot “Nonna”, pour moi, a une signification : c’était la grand-mère maternelle de mon père, elle habitait en Italie et j’ai eu la chance de la connaître. Elle ressemblait un peu à la Nonna du livre, petite, assez forte, toujours souriante, volubile et toujours très gaie.

Bref, vous savez maintenant ce qui m’a attirée vers ce livre : une belle couverture et un mot.

Mais en plus d’un très beau livre (les illustrations sont vraiment magnifiques, j’adore !) j’ai découvert qu’on pouvait expliquer l’Histoire de façon très simple et compréhensible aux enfants. Ce pan de l’Histoire dont on parle ici, c’est la montée du fascisme en Italie dans les années 20 et l’obligation pour certains de quitter leur pays afin de protéger leurs familles, afin de les mettre à l’abri.

Un thème toujours très actuel hélas !

A la fin de l’album, deux pages : à gauche, la chanson (+ sa traduction) Bella Ciao (une chanson populaire devenue un symbole de lutte pour la liberté) et une page documentaire expliquant cette période.

Un très bel album !

Sélection du prix des incorruptibles (cm2/6è) en 2014/2015

L’avis de Liyah et celui de Blandine

Les loups, présents à plusieurs reprises dans les illustrations (et représentant les fascistes je suppose) m’ont rappelé la chanson de Serge Reggiani “Les loups” vous trouverez la chanson ici et les paroles. Cette chanson me donne des frissons chaque fois que je l’entends… Même si, d’après son auteur Albert Vidalie, cette chanson n’a rien à voir avec l’entrée de l’armée allemande dans Paris.

♥♥♥

Challenge Petit Bac 2016 chez Enna, 1ère ligne, catégorie COULEUR

SignatureNat

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Ce feu qui me consume #InLove

Charlotte Bousquet - Ce feu qui me consume.Roman pour adolescents
adaptation libre

Ce feu qui me consume

de Charlotte Bousquet

Rageot, 2015
In Love, 176 pages

Rageot lance une nouvelle collection In Love, dans laquelle des auteurs actuels se lancent dans la réécriture très libre et moderne des grands classiques romantiques. Nathalie vous a d’ailleurs présenté le titre inspiré des Hauts de Hurlevent, Le vent te prendra.

Fidèle à mes amours classiques, c’est l’adaptation de la Dame aux Camélias, d’Alexandre Dumas fils que j’ai découvert.

Dans l’Italie actuelle, romantisme oblige, un jeune bourgeois pris dans le carcan imposé par ses parents, a le coup de foudre pour une jeune dresseuse équestre, qui brûle sa vie par les deux bouts, s’épuisant de fêtes en fêtes alors qu’elle est gravement malade. Il va tenter de l’aider à reprendre son souffle, tout en trouvant lui-même son chemin.

Si l’on connaît le roman d’origine, on imagine assez bien le déroulement, pourtant la plume de Charlotte Bousquet nous entraine dans sa vision de l’histoire et l’on oubli Dumas pour se prendre à espérer… L’auteure a d’ailleurs choisi de jouer sur cet espoir puisqu’elle propose une fin alternative. Pourtant si j’aime garder espoir, je n’ai pas trouvé cette façon de procéder très pertinente… mais quel difficile choix pour l’auteur que d’accepter la fin écrite par un autre finalement !

Séduite par ce titre je pense proposer la collection à mes grands collégiens, car s’ils sont souvent encore un peu jeunes pour s’intéresser à ces titres classiques, cela permet une belle entrée dans l’univers de ces histoires. De plus cela donnera sans doute envie à certains d’aller plus loin, vers l’original, même si ce n’est qu’au lycée.

Et vous que pensez-vous des adaptations libres et modernes des romans classiques ?

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