Trop parfaite de Gigliola Alvisi

Roman pour adolescents
Semaine italienne

Trop parfaite

de Gigliola Alvisi

traduit de l’italien par Françoise Liffran

La Joie de Lire, 2013
9782889081530, 13,90€

Lucrezia est la fille de deux parents parfaits : sa mère est une ancienne mannequin, toujours très belle et bien organisée, tandis que son père est un séduisant pilote d’avion dans l’armée. Pourtant, une nouvelle ébranle sa vie : sa mère est enceinte et elle va devoir aller passer ses vacances chez ses cousins dans le Sud de l’Italie, bien loin de Milan et de ses amis. Une partie de sa famille qu’elle n’a jamais vue, dans un coin de l’Italie où elle n’est jamais allée. La rencontre va être rude… Mais enrichissante.

C’est cet été que nous raconte Lucrezia. On y découvre donc sa famille, leurs habitudes, et surtout le regard qu’elle porte sur eux. Et leurs différences sont tellement énormes que l’humour n’est jamais loin ! Pourtant des thèmes plus graves semblent aussi apparaître peu à peu entre les lignes…

La narration est bien écrite (traduite), agréable à lire, mais l’insertion de mail dans le récit, écrit en langage SMS font mal aux yeux plus qu’ils donnent un aspect réel à l’histoire. C’est d’jeuns, clairement. Compréhensible aussi, mais si un ou deux SMS ne gênent pas, sur un mail entier, c’est un peu long.

Ce roman est à la fois léger et grave, mêlant été à la plage, secret familial et violence. Un mélange qui fonctionne étrangement bien et qui met en avant une héroïne peu sûre d’elle au milieu de cette famille, qui va grandir tout au long de cet été. Avec elle, nous allons apprendre à découvrir les Pouilles et son dialecte.

+ Challenge YA#3 – Challenge à tous prix –
+ prix Annamaria Castellano 2012
+ l’avis de Alice

Réedition de cet article dans le cadre de la semaine Italienne !
cadeaumaestro

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♥ La Belle et la Bête – Cécile Roumiguière

La belle et la bête Rendez vous à Venise Aurélia Fronty♥ Album pour enfants dès 6 ans ♥
Semaine italienne

La Belle et la Bête :

Rendez-vous à Venise

de Cécile Roumiguière

et Aurélia Fronty

Belin Jeunesse, 2013
9782701176017, 20,90€

Il était une fois, en un pays fort beau, un marchand de soies, de taffetas et de rubans perlés. De Venise jusqu’en Chine, ses cargaisons parcouraient les océans sur de puissants navires.

***

Cécile Roumiguière et Aurélia Fronty revisitent le conte de la Belle et la Bête, en plaçant l’action à Venise. Dans un album magnifique, texte et illustration s’entrelacent. Très grand, cartonné, les tranches bleues et surtout une ouverture par le haut, offrant au texte un support d’illustration sur la page inférieure.

L’histoire est racontée d’une voix extérieure qui apostrophe parfois le lecteur, mais laisse surtout la part belle aux personnages. La Belle est une jeune femme vive, intelligente et intéressante, qui, comme dans le conte déjà connu, doit se battre contre l’avis de sa famille. Farouche, déterminée, c’est un de mes personnages préférés !

En prenant place en Italie, cette aventure apporte un petit côté exotique et un lien avec le carnaval de Venise, mais aussi les statues bien connues de cette ville. Le lien est intéressant, facilement exploitable avec les élèves.

Les mots sonnent ici magnifiquement à l’oreille, et lire cet album à haute voix est un plaisir ! Et les illustrations, quel plaisir, là encore ! Outre un magnifique travail de couleur, Aurélia Fronty offre une vraie interprétation personnelle de l’histoire et des ses personnages, en leur donnant des caractéristiques proches de la nature : la crinière solaire du lion Bête, la chevelure arbre de la Belle… autant de détails qui contribuent à en faire une version unique et magnifique.

Je ne sais pas combien de superlatifs j’ai bien pu employer ici, mais si vous ne l’avez pas compris, c’est un album à découvrir absolument, une version enchanteresse, que je vais présenté et utiliser avec mes élèves ! Un grand merci à Bladelor pour ce cadeau !

+ Découvrez la très belle présentation vidéo  de l’auteur.

+ L’avis de Bladelor, un coup de coeur pour elle également !


 

Quelques titres en lien avec l’Italie cette semaine, programmés puisque je suis justement en Italie. A Venise, non pas en vacances, mais en sortie scolaire, avec des élèves de 3ème survitaminés… à bientôt… peut être !

cadeaumaestro

 

 

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RDL ~ BD 2013

Comme pour les romans et albums, voici un article pour rattraper un peu mon retard de chroniques de bandes dessinées et mangas.

La Quête d’Ewilan

1 d’un monde à l’autre

de Lylian et Laurence Baldetti
d’après l’histoire de Pierre Bottero

Je ne suis généralement pas fan des adaptations en bande dessinée, souvent très loin de mon imaginaire. Et puis dans le roman La Quête d’Ewilan les quelques illustrations de Thouard avaient déjà donné le ton. Pourtant j’aime tellement ce roman que je n’ai pas pu m’empêcher de dévorer cette bande dessinée. Et j’ai finalement bien fait car l’ensemble est à la fois fidèle et agréable!

On suit de façon très littérale le premier tome de la Quête d’Ewilan, et tous les événements et personnages importants sont là, sous nos yeux. Les auteurs ont réussi de la pari de s’approprier cet imaginaire tout en restant totalement dans l’esprit du roman. Bien sûr les descriptions de Bottero manquent un peu, bien sûr la poésie est moins présente, mais ce premier tome est une réussite qui permet de replonger dans l’univers d’Ewilan!

Glénat, 2013

Fanfulla 

de Mino Milani

et Hugo Pratt

Fanfulla da Lodi est un personnage qui prend place en 1527, pendant la 7ème guerre d’Italie. Il s’engage ensuite dans les ordres, avant de reprendre de nouveau les armes. Une histoire qui prend place dans l’histoire italienne, en suivant sont cours.

Hugo Pratt et Mino Milani colaborent pour raconter cette histoire dans une publication par épisode, dans un journal italien. Cette nouvelle édition de Rue de Sèvres, avec une mise en couleur, permet de mieux appréhender cette histoire.

Si le personnage de Fanfulla est plutôt attachant, j’ai toujours beaucoup de mal avec les albums d’Hugo Pratt et celui ci n’a pas fait exception. Si l’ensemble est très rythmé, avec de l’action et une réflexion sur la société les illustrations sont souvent brouillons, les personnages difficiles à reconnaitre. Voilà qui ne correspond pas du tout à mon peu de mémoire visuelle.

Un album intéressant mais qui n’a pas su m’enchanter.

Rue de Sèvres, 2013

+ L’avis de Mo 

 

Pietrolino : l’intégrale

de Jodorowsky

et Boiscommun

Pietrolino, mime, lutte silencieusement contre l’occupation de la France. Cet album hommage de Jodorowsky au mime Marceau est touchant. Les illustrations subliment cette histoire qui nous fait découvrir l’histoire d’un homme ravagé, un homme amoureux. Il est très difficile d’en parler tant cet album double regorge de petites merveilles d’illustrations qu’il faut voir. Les visages des personnages notamment rendent parfaitement les expressions.

Un hommage magnifique, touchant et en même temps la découverte d’un homme et d’une époque. A découvrir!

Les Humanoïdes Associés, 2007
2011 pour l’intégrale

Rouge Tagada

de Charlotte Bousquet

et Stéphanie Rubini

Une jolie couverture rouge, une tranche rouge, des pages roses entre les chapitres, le ton est donné, celui de l’amour. L’intrigue se place dans une classe de 4ème. Notre narratrice nous raconte sa vie quotidienne, sa vie d’élève mais surtout son amitié avec Layla et leur passion pour le théâtre.

Layla et moi on était différentes […] ça se voyait sur notre visage qu’on était dans une bulle, une bulle qui sentait  le caramel et le pain d’épice, les fous rires et les déguisements, les rêves éveillés, les histoires de princesses et d’exploratrices, de grande photographe et de comédienne la plus célèbre du monde.

Alex et Layla. Layla et Alex. Deux inséparables mais pourtant avec l’adolescence l’amour pointe son nez, sous la forme d’un garçon au nom de caleçon. Le petit ami de Layla, le cauchemar d’Alex. Un garçon qui les sépare, pourtant les sentiments restent intacts.

Un magnifique album tant pour ses illustrations très expressives que pour son histoire, touchante et qui permet d’aborder, délicatement, l’homosexualité. A découvrir et faire découvrir!

Gulf Stream éditeur, 2013

Ils en ont parlé aussi  #LetterBee #Liyah #jerome #Thalie #Mlle Mathilde

 

 Bonne résolution 2014 !

Pour éviter que cela ne se reproduise en 2014, je vais essayer de me motiver à faire chaque dernier jour du mois une ronde des livres avec les livres dont je n’aurais pas eu le temps de vous parler et qui risque de passer à la trappe sans cela. Joignez-vous à moi, il est bien connu que les bonnes résolutions ne peuvent se tenir qu’à plusieurs ;)

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Giacomo Foscari de Mari Yamazaki #Manga

On va buller cette semaine avec une programmation spéciale Bande dessinée et manga sur Délivrer des Livres !

Manga Adulte

Giacomo Foscari

de Mari Yamazaki

Rue de Sèvres, 2013
9782369810070, 12,50€

~

Thèmes : Japon, Italie, années 60

~

Tout le monde s’est extasié devant la série Thermae Romae, sauf moi, pourtant je n’ai pas hésité à tenter l’expérience avec cette nouvelle série de Mari Yamazaki car c’est avant tout l’angle de traitement de la civilisation romaine qui me dérangeait et ici, on change de registre. Au final une belle découverte mais je ne suis pas totalement convaincue non plus.

Giacomo Foscari, le personnage principal de ce manga, est italien. Né dans les années 30 nous allons le suivre en parallèle à travers ses souvenirs. Dans son enfance italienne donc, mais aussi dans son séjour au Japon. Un professeur dans la sphère intellectuelle du Tokyo des années soixante. A travers son nouveau séjour à Tokyo il nous livre ses souvenirs. Ceux de la beauté qu’il aime en chaque chose. Ceux de Mercure cette statue léguée par son père et qui marque sa façon de voir les autres. Ses pensées, ses amis, sa vision des choses et de l’histoire. Son irrésistible attirance pour un jeune serveur dans lequel il voit les traits de Mercure.

Un manga très intimiste sur les souvenirs d’un homme, ponctué d’aller retour dans le temps qui ne permettent pas toujours de bien comprendre le personnage principal, de saisir ce qu’il voit dans ce monde qui l’entoure. Ce personnage on ne s’y attache pas, on ne le comprends pas… Un voyage dépaysant dans l’histoire de ce siècle mais surtout une histoire dont certains passages intriguent et incitent à continuer. La beauté de la couverture se retrouve dans certains traits, dans certaines scènes à l’aspect magiques qui donnent envie de reprendre ce livre une deuxième fois sans s’attarder sur l’histoire.

Difficile de parler de ce manga qui nous incite à la contemplation, à l’amour de l’art et de la beauté sous toutes ses formes. Une découverte intéressante mais décalée, difficile à appréhender et pourtant séduisante !

~

+ Rue de Sèvres, entre maison d’édition et collection de bande dessinée, lancée à la rentrée par l’Ecole des Loisirs, avec plusieurs titres adultes.

+ Les avis indécis de Noukette et Stephie et celui totalement emballé de Mo’

+ Challenge 1% Rentrée Littéraire #BD

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