La dame au petit chien – Tchekhov

dameLa dame au petit chien

Suivi de Récit d’un inconnu

Anton Tchekhov

Traduit du russe par Vladimir Volkoff

Librio (Texte intégral)

L’âge d’homme (1993 / vo 1899)

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Une Lecture Commune avec Isabelle du blog “Une ribambelle d’histoires” et Jojo du blog Jojo en Herbe

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Éditeur : La Dame au petit chien promène son ennui et son chien sur la digue d’une station balnéaire de la mer Noire. Un homme solitaire la remarque, l’aime, mais ne peut triompher plus tard de toutes les barrières qui se dressent sur le chemin de leur bonheur.
 De toutes les nouvelles écrites par Tchekhov, La Dame au petit chien est l’une des plus célèbres.

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Je crois bien que c’est la première fois que je lis du Tchekhov. Et j’ai trouvé ça très accessible !

Dmitri Gourov, banquier et coureur de jupons, est venu à Yalta pour se reposer de sa femme et leurs 3 enfants.

A moins de quarante ans, il avait une fille de douze et deux fils lycéens. On l’avait marié tôt, quand il n’était encore qu’étudiant de deuxième année, et maintenant sa femme avait l’air une fois et demie plus vieille que lui. C’était une grande femme aux sourcils froncés, raide, altière, digne, et, comme elle le disait elle-même, d’avant-garde.

Il remarque une jeune femme et entreprend de la séduire. Mais, rentrant ensuite chez lui, il s’aperçoit qu’elle lui manque.

L’histoire en elle-même est très courte (20 pages) et n’est pas spécialement originale. C’est une histoire d’amour et d’adultère. Mais j’ai trouvé qu’il y avait beaucoup de douceur dans l’écriture. Il ne se passe pas grand-chose, mais on suit les sentiments et l’évolution des deux personnages. Deux personnes mariées sans amour, qui, vieillissant, le découvre par hasard. C’est triste, mais c’est beau !

Une nouvelle qui m’a bien plu. Je lirai l’autre rapidement.

Anton Tchekhov et la dame au petit chien, sculpture à Yalta. Auteur de la photo : Наталья Филатова

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Une lecture qui participe à plusieurs mois et challenges

Les gravillons de l’hiver (122 pages) chez La petite liste

Gravillons

Le mois Russe chez Bianca

Le challenge ABC (lettre T) chez Enna

Le challenge 2026 sera Classique ! Sur ce blog

Le challenge ABC Titre (lettre D) de Sophie (sur ce blog)

Et c’est le 4/26 pour

En sortir 26 en 2026

En 2026

Paroles de Poilus – Lettres et carnets du front

Poilus

Correspondance (ado/adulte)

Paroles de Poilus

Lettres et carnets du front

(1914-1918)

Sous la direction de Jean-Pierre Guéno et d’Yves Laplume

Librio (1998)

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Paroles de poilus s’ouvre sur une très belle préface de Jean-Pierre Guéno.

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4ème de couverture

Ils avaient dix-sept ou vingt-cinq ans. Se prénommaient Gaston, Louis, René. Ils étaient palefreniers, boulangers, colporteurs, bourgeois ou ouvriers. Ils devinrent soudainement artilleurs, fantassins, brancardiers…

Voyageurs sans bagages, ils durent quitter leurs femmes et leurs enfants et revêtir l’uniforme mal coupé, chausser les godillots cloutés.

Sur huit millions de mobilisés entre 1914 et 1918, plus de deux millions de jeunes hommes ne revirent jamais le clocher de leur village natal. Plus de quatre millions subirent de graves blessures…

Huit mille personnes ont répondu à l’appel de Radio France visant à collecter les lettres, jusqu’ici éparpillées, de ces Poilus. Cet ouvrage en présente une centaine. Des mots écrits dans la boue et qui n’ont pas vieilli d’un jour. Des mots déchirants, qui devraient inciter les générations futures au devoir de mémoire, au devoir de vigilance, comme au devoir d’humanité…

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La plupart de ces jeunes gens n’étaient pas dupes. Ils savaient qu’ils risquaient leur vie, que certains ordres venus d’en haut étaient idiots, que beaucoup étaient “planqués” à l’arrière… (voir lettre p.21 à 25) Malgré tout, ils sont allés se battre. Pour éviter que leur pays ne soit envahi. Et aussi, il faut bien le dire, parce qu’on ne leur a pas laissé le choix.

A travers ces lettres, on suit le quotidien souvent cauchemardesque de ces soldats, entre manque de sommeil, de nourriture, vermine (poux et rats), froid, humidité dans les tranchées, tristesse, stress permanent… On se demande comment ces hommes ont réussi à reprendre une vie normale ensuite.

Il est à noter qu’il y a aussi des lettres de soldats allemands, qui n’étaient pas mieux lotis que les français.

Une chose m’a surprise, la façon dont sont présentées ces lettres, n’ont pas chronologiquement, mais par saison. Un petit livre très intéressant pour mieux connaître cette période.

Je viens de voir qu’il existe une version illustrée de cet ouvrage.

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Vous pouvez le lire ici en pdf.

Voir aussi : On les aura ! Carnet de guerre d’un poilu

Et quelques BD sur la première guerre Mondiale

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Ce recueil participe à deux challenges : Celui sur la Première guerre mondiale chez Blandine ainsi qu’à l’Objectif PAL chez Antigone

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La nuit de Noël – Nicolas Gogol

nuit

Conte
Ado/Adulte

 

La nuit de Noël

Nicolas Gogol

Traduction d’Eugénie Tchernosvitow

Librio (1998 / VO 1832)

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C’était la nuit avant Noël. Les étoiles brillaient, c’était une froide nuit d’hiver et la lune éclairait tout. Une sorcière ramassait des étoiles qu’elle rangeait dans sa manche. Tandis qu’un diable se brûlait les doigts en essayant d’attraper la lune. Ce diable en voulait tout particulièrement à Vakoula le forgeron. Et comme c’était sa dernière nuit sur terre, il voulait absolument se venger de lui. Et pour cela, il voulait l’empêcher d’aller voir la belle dont il était amoureux, la fille de Tchoub : Oksana.

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Au bout de 40 pages, j’ai failli m’endormir… Il faut dire qu’il faisait froid dans mon salon !

Et que je n’ai pas l’habitude de la littérature Russe. Méconnaissance des us et coutumes, mais également des noms ont rendu difficile mon entrée dans cette histoire. Ainsi que pas mal de digressions de la part de l’auteur ! Mais j’ai tenu bon (il n’y a que 70 pages !) et au final, je me suis plutôt amusée de cette rencontre entre le diable et le forgeron.

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Un extrait :

“Soudain, un autre petit point apparut en face du premier, qui grandit, s’étendit, devint tout autre chose qu’un simple point. Un myope, eût-il chaussé son nez des roues de la voiture du commissaire en guise de lunettes, même alors, un myope n’aurait pu distinguer ce que c’était. Par-devant, on aurait juré un étranger : un petit groin effilé, qui était sans cesse en mouvement et qui flairait tout ce qui était à sa portée. Ce groin était terminé par une petite plaque ronde, comme l’est celui de nos cochons. Les jambes étaient si grêles que si le maire de Iareskov en avait de semblables, il les casserait dès la première “cosaque” qu’il danserait.”

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A lire ici en PDF (cette traduction est différente de celle que j’ai lue)

Un livre qui participe à l’objectif PAL chez Antigone, car je devais déjà le lire l’an dernier pour le Christmas Time chez Mya ainsi qu’au challenge Cette année, je (re)lis des classiques.

christmas time   

Le coffret de Noel – Conte

coffretConte de Noël

Adulte

Le coffret de Noël

Richard Paul Evans

Flammarion (1995)

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Présentation de l’éditeur : “Ne vous êtes-vous jamais demandé quel avait été le premier cadeau de Noël ?… Non, Rick n’y avait jamais réfléchi. Débordé par son travail et par les soucis d’argent, il n’avait guère eu le temps, jusqu’ici, de penser à ces choses… Pas plus qu’il n’avait eu de temps à consacrer à son épouse, Keri, et à sa fille de quatre ans, Jenna. Peu à peu, pourtant, la devinette de Mary se mit à l’intriguer… Mary ? Une vieille dame adorable chez qui la famille fauchée avait trouvé à se loger contre de menus services. Mais une nuit, dans le grenier poussiéreux, une douce musique s’éleva d’un coffret de Noël. Un vieux coffret en noyer, rempli de lettres jaunies… Et cette musique et ces lettres soufflèrent la réponse…”

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L’écriture n’est pas désagréable, il y a un petit côté “vieillot”, pas mal de descriptions mais il ne se passe pas grand-chose au départ. On se demande si cela va déboucher sur une histoire fantastique ou un conte à la Dickens…

En fait, cela se termine par une histoire tragique et une morale plutôt “religieuse”. Même si je suis plutôt d’accord avec la morale de l’histoire (il faut passer plus de temps avec les gens qu’on aime, savoir reconnaître ce qui est réellement important dans la vie…), la façon dont c’est amené ne m’a pas vraiment plu.

Et attention, c’est une histoire triste, pas un conte de Noël pour enfant ! Du moins, je ne lirai pas une telle histoire à un enfant et encore moins à Noël, qui est censé être un moment joyeux.

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Voici ma 3ème participation au Challenge Christmas time proposé par Mya

christmas

Ce conte participe aussi challenge Contes et légendes chez Bidib

légendes