Kaléidoscope de Marie Caillet

« Kaléidoscope », un roman envoûtant où la réalité est sublimée!

kaleidoscope

Roman fantastique pour adolescents dès 12 ans

Kaléidoscope

de Marie Caillet

Editions  Castelmore, mai 2019

illustration de couverture: Peggy Nille

288 pages 14, 90 euros

Thèmes: adolescence, différence, amitié, fantastique, don, harcèlement

 

Présentation de l’éditeur:

« Quand la clé des merveilles tient au creux de la main…

Pour Naomi, adolescente timide et réservée, rien ne va plus: elle est obligée de déménager pour suivre sa mère et son copain à Dijon! Au programme: maison délabrée, beau-père insupportable… et nouveau collège.

Comment se refaire des amis quand on n’ose pas parler? La vie perd toutes ses couleurs pour Naomi, jusqu’au jour où sa grand-mère lui offre un kaléidoscope peu ordinaire… Lorsqu’elle regarde à travers, la jeune fille voit des portes s’ouvrir sur des mondes inconnus et fabuleux, qui lui promettent des heures d’évasion. Arbres aux mille secrets, créatures cruelles et merveilleuses, nature changeante aux décors inconnus…

À force de fuir la réalité, Naomi ne risque-t-elle pas de se perdre un peu plus…? »

 

Kaléidoscope est un véritable coup de cœur, je ne connaissais pas du tout la plume de Marie Caillet et je suis enchantée de cette découverte!

Sur base d’un univers fantastique bien construit, l’auteur dénonce avec beaucoup de pudeur le harcèlement scolaire et l’isolement des adolescents qui ne sont pas « populaires ». Mais Naomi est différente de ses camarades à plus d’un titre: elle possède un don merveilleux qui lui  sera révélé par sa grand-mère. Cette jeune fille, renfermée et secrète va découvrir en elle un immense pouvoir de création. De plus, elle ne sera plus la seule à voir le monde autrement puisqu’un autre de ses condisciples, Makoto (qui signifie la paix ou la sérénité en japonais), a déjà « voyagé » lui aussi. À l’image du roman initiatique, une chose sera  octroyée à Naomi, brisée puis réparée.

Avec « Kaléidoscope« , Marie Caillet véhicule un message d’espoir en appuyant sur le fait que chaque personnalité est unique et que l’on a tous un don précieux à cultiver. Ce roman m’a fait rêver. Les visions du kaléidoscope sont comme toutes les portes menant aux mystères d’un autre monde: fascinantes et addictives. J’avoue avoir eu envie d’en savoir un peu plus sur l’origine des pouvoirs du kaléidoscope mais cela n’enlève rien au charme du récit. L’aura de mystère est donc préservée jusqu’à la fin.

Une belle lecture en somme qui offre au lecteur une véritable évasion dans des univers féeriques.

 

Avec « Kaléidoscope », un formidable voyage vous attend!

 

~Melissande~

 

+Pour lire un extrait du premier chapitre c’est ici

+Le premier tome de la saga fantastique de Marie Caillet « L’héritage des Darcer » présenté par Hérisson

+ Le second tome de « L’héritage des Darcer » toujours chroniqué par Hérisson

+ un autre roman qui traite du harcèlement scolaire présenté par Nathalie:  « Je ne te crains plus Alycia! »   ou encore Bleu Espoir de Cathy Cassidy

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Bleu espoir de Cathy Cassidy : harcèlement scolaire

bleu espoirRoman pour adolescents

Bleu espoir

de Cathy Cassidy

Nathan, 2019
216 pages, 15,95€
978-2-09-258839-0
disponible en numérique

Thèmes : harcèlement scolaire, adolescence, famille d’accueil

 Joey et Hannah sont deux amies de 12 ans que tout oppose. Hannah est aussi timide que Joey est rebelle. Lorsque Paul, garçon de 13 ans abandonné par sa mère, est recueilli par les parents de Joey, les filles le prennent sous leur aile et demandent à Kit (le grand frère d’Hannah et petit ami de Joey) de veiller sur lui.

 

Dans Bleu espoir, on retrouve les bonnes recettes de Cathy Cassidy : des adolescents attachants, qui vivent des histoires quotidiennes qui parleront aux lecteurs, tout en ajoutant des petites touches d’émotions avec des histoires familiales et/ou à l’école difficile. Ici c’est donc Hannah que l’on va suivre. Une jeune adolescente pour qui tout va bien, sauf que sa meilleure amie de toujours sort avec son grand frère. Les parents adoptifs de Joey recueillent un nouvel enfant, Paul, un adolescent qui semble gentil mais très timide et peu sûr de lui.

C’est ce jeune garçon, Paul, 13 ans, qui va apporter la touche d’émotion à cette histoire : sa mère l’a abandonné, il passe de famille d’accueil en famille d’accueil et devient vite le bouc-émissaire des garçons de sa classe… dont Kit, le grand-frère de notre héroïne. Un roman qui parle donc de harcèlement, mais surtout de cette loi du silence qui fait que le harcèlement s’installe, s’intensifie. Paul ne veut pas parler, mais surtout il ne veut pas que les autres en parlent, car il a peur de devoir à nouveau changer de famille…

Dans Bleu espoir le personnage principal est celui d’Hannah, cela permet à la fois d’avoir du recul sur la situation de Paul, mais aussi de voir un peu l’envers du décor, celui que les adolescents risque le plus de rencontrer : le témoin démuni, qui ne sait pas quoi faire ni en qui avoir confiance. Ce point de vue me semble particulièrement intéressant, notamment pour les adolescents, car il permet de ne pas tomber dans le pathos et de suivre un personnage doux et attachant, avec la tête sur les épaules, des amis, une famille présente…

Nul doute que mes élèves vont aimer ce nouveau roman de Cathy Cassidy, avec une fois encore des adolescents écorchés par la vie, mais lumineux et source d’espoir !

 

+ A retrouver sur Lisez !

+ D’autres livres de Cathy Cassidy :

 rose givrée  
Et bien sûr la série Les filles au chocolat !

Sur le thème du Harcèlement, vous pouvez aussi lire :
johnny-martine-pouchain.gif   Treize raisons M comme... banzaisakuraAlycia

+ Challenges Petit Bac & YA#8

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Je ne te crains plus Alycia ! Collection « Droits de l’enfant »

Alycia

Que faire contre le harcèlement ?
Roman jeunesse à partir de 9 ans

Je ne te crains plus Alycia !
Michèle Bayar

Coll. Droits de l’enfant
Oskar éditeur (2018)

*****
Harcèlement / Timidité

*****

Jade est contente de partir en colonie de vacances. Non seulement elle va échapper à ses parents, qui la prennent encore pour une petite fille alors que c’est une pré-ado (elle a 10 ans 1/2), mais elle va surtout échapper au harcèlement de sa nouvelle voisine, Alycia, qui passe son temps à l’humilier. Malheureusement, au moment du départ, elle s’aperçoit qu’Alycia fait partie du voyage…

*****

Un court roman (80 pages) facile à lire et qui permet de bien comprendre comment on peut se laisser piéger par un harceleur (timidité / honte). Et qui donne aussi des pistes pour sortir du harcèlement (se confier à quelqu’un par exemple !)

Un roman qui permettra peut-être aussi aux enfants de comprendre que « harceler » quelqu’un n’est pas un jeu et que cela a des conséquences… La première étant de « rendre malade » (y compris physiquement) la personne victime du harcèlement !

J’ai beaucoup aimé le personnage de Maélys, une jeune fille pleine de ressources !

*****

« Droits de l’enfant – New York 1989 », une collection qui comporte plusieurs titres : La spirale (Droit au refuge) / Je ne suis pas ton esclave (Maltraitance) / Lettre au Président du Monde (Exploitation des enfants)

Sur le blog de Petite Noisette, vous trouverez une liste de livres sur le harcèlement.

*****

Lire le début de ce roman sur le site de l’autrice

C’est ma 13ème participation au Challenge 1% de la Rentrée Littéraire

Logo Challenge 1% Rentrée Littéraire 2018 – Picos/Shutterstock

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Say something – Roman ado/jeune adulte

saySay Something

Jennifer Brown
Albin Michel (2018)

*****

Au lycée, avec son nom de famille « féminin » -Judy- sa timidité et son allure chétive, David est la proie rêvée de certains plus costauds, plus sportifs, sûrs d’eux et de leur force et inconscients, sans doute, des ravages qu’ils occasionnent.

Cette année, plus encore que les autres années, David fait sa rentrée (en Terminale) la peur au ventre. Il faut dire que l’année précédente a été terrible, un déferlement de violence ayant eu lieu dans son lycée. David a passé l’été enfermé chez lui à essayer d’oublier. Impossible, d’autant qu’il « sait » des choses, des choses qu’il devrait dire à la police, mais il ne peut pas, il n’y arrive pas. Les mots refusent de franchir ses lèvres et, du coup, il culpabilise…

*****

En lisant ce roman, on a l’impression de vivre de l’intérieur, de ressentir, de comprendre ce que c’est que d’être quotidiennement moqué / insulté / harcelé par d’autres élèves au lycée. Ce sont toujours les mêmes insultes « Pédé. Tapette. Pédale. Tantouze. » Les mêmes vexations (baisse du pantalon, obligation de faire des pompes devant tout le monde). Pourtant, le ton n’est pas « pleurnichard », David, s’il souffre de tout cela, ne s’en plaint pas. Il s’adapte (il ne mange plus le midi pour éviter qu’on crache dans son assiette par exemple), évite, courbe l’échine.

Étrangement, ce ne sont pas toutes ces persécutions qui le perturbe le plus, mais bien cette chose qu’il sait et qu’il n’arrive pas à dire. Le poids de la culpabilité.

Say something est un roman très court puisqu’il ne fait que 126 pages (les 24 dernières pages sont le début du roman précédent de l’autrice), mais il laisse un goût un peu amer. (c’est ça l’endroit où l’on envoie nos enfants s’instruire ?? Sans être trop naïf, ça fait quand même un peu peur.)

*****

Ce livre est un « complément » à Hate list (plus qu’une suite, c’est un autre point de vue). Je l’ai lu sans avoir lu « Hate list » et j’ai très bien compris l’histoire.

Lire quelques pages sur le site de l’éditeur

De cette autrice, Sophie vous a déjà présenté « Tornade« 

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