Passionnée de littérature jeunesse, dévoreuse de livres, jeune maman !

Logan – le dernier Wolverine, actuellement au cinéma

loganLOGAN

De James Mangold

Avec Hugh Jackman, Patrick Stewart and Dafne Keen

Durée : 2h17

actuellement en salle

Interdit au moins de 12 ans

Synopsis :

« Dans un futur proche, un certain Logan, épuisé de fatigue, s’occupe d’un Professeur X souffrant, dans un lieu gardé secret à la frontière Mexicaine. Mais les tentatives de Logan pour se retrancher du monde et rompre avec son passé vont s’épuiser lorsqu’une jeune mutante traquée par de sombres individus va se retrouver soudainement face à lui. »

 Avis de Lilou :

Ce film qui signe la fin de la franchise Wolverine n’est pas un film de super-héros traditionnel comme on pouvait y être habitué avec les autres X-Men. Il s’oriente plus vers un road-movie dramatique mêlant les scènes d’action et les scènes jouant plus sur les émotions.

Dans un futur où la plupart des mutants ont disparu sans qu’aucun ne soit né dans les 25 dernières années, on retrouve un Logan vieillissant qui prend soin d’un Professeur X malade dans une planque à la frontière mexicaine. Wolverine semble avoir laissé son passé de côté et ne même plus être à même d’intimer les gens, comme on le voit dès la scène d’ouverture. Il est devenu chauffeur de limousine, mais va devoir se battre à nouveau pour venir en aide, non sans réticence, à Laura. En effet, une femme va le reconnaître et lui demander de secourir cette jeune mutante aux pouvoirs similaires aux siens, qui se retrouve pourchassée par de dangereuses personnes.

Si l’histoire est sympathique et cohérente, elle reste assez simple. Mais cela est très facilement par de très bons acteurs principaux et une superbe photographie qui nous offre des plans reflétant aussi bien l’ambiance des scènes, qu’elles soient d’action ou non. Dafne Keen, qui joue la jeune Laura arrive transmettre énormément d’émotion en restant silencieuse et à tisser des liens touchants avec Logan et le professeur X. Les personnages sont également bien travaillés, avec chacun une part très humaine et touchante malgré de nombreuses scènes d’action très violentes et sanglantes.

Un très bon film que je recommande vivement aux personnes que des scènes d’action à la Tarantino ne dérangent pas !

 

Bande annonce :

Albertus l’ours du grand large

Albertus l’ours du grand large est un album pour enfant très touchant, qui prend la forme d’une enquête, sur un bateau.

albertusAlbum dès 6 ans

Albertus l’ours du grand large

de Laurence Gillot
et Thibaut Rassat

Milan, 2016
9782745976871, 11,90€

Sur le pont de l’Albertus, le capitaine Balthazar Babkine découvre un ours en peluche. Un ours mal en point, avec un seul œil. En appuyant sur le ventre de l’animal, un “Poueett” retentit.

Le capitaine va alors mener son enquête, pour essayer de découvrir auquel de ses marins peut appartenir cet ours. Aucun ne le réclame, et le vieu doudou usé passe toute la traversée dans la cabine du capitaine. Celui ci échafaude peu à peu des hypothèses…

A son arrivée à Calcutta, Balthazar, qui n’a toujours pas trouvé à qui appartenait l’ours en peluche, décide de le donner à sa soeur, qui travaille dans un orphelinat. Le propriétaire de l’ours va alors se faire connaître, et raconter son histoire. Une histoire émouvante, de deuil parental.

L’histoire de cet album est à la fois complexe et touchante. Le thème est atypique, mais très bien traité, et permet de ne pas prendre les enfants pour des idiots. On leur montre que les parents aussi peuvent être triste, et que l’ours en peluche, objet traditionnel de l’enfance, peut aussi servir et plaire aux adultes. Le rôle de la transition dans le deuil est ainsi abordé de très belle manière, un thème qui peut faire peur parfois, mais qui permet aussi de voir la vie telle qu’elle est. Le côté enquête apporté par le personnage du capitaine permet de captiver le lectorat, qui cherche lui aussi, dans les marins, à trouver le propriétaire.

Les illustrations accompagnent simplement l’histoire, rendant parfaitement avec les couleurs l’atmosphère marine, et ajoutant une belle touche d’émotion, tout en rondeur. Les sourires qui s’épanouissent sur les visages qui entourent l’ours permettent de bien montrer son côté réconfortant.

Un très bel album coup de coeur, pour embarquer avec des marins baraqués et découvrir qu’eux aussi aiment les ours en peluche…

+ L’avis, avec des extraits de Lael

 

Le projet Starpoint : embarquez dans un nouveau monde !

Le premier tome de la trilogie Projet Starpoint nous ouvre un nouveau monde passionnant et intriguant. Suivez Pythagore et la fille aux cheveux rouges à la découverte de cet univers, entre science-fiction et fantastique.

starpointLe projet Starpoint
1 La fille aux cheveux rouges

de Marie-Lorna Vaconsin

La Belle Colère, 2 mars 2017
9782843378447, 19€

Pythagore, fils d’une professeur de mathématiques, fait sa rentrée au lycée avec deux semaines de décalage. Il découvre alors qu’il y a une nouvelle fille dans sa classe, une fille aux cheveux rouges, très sûre d’elle, attirante, Foresta. Mais Pythagore est surtout contrarié, car Louise, sa meilleure amie de toujours, l’évite, et traîne de plus en plus avec Foresta… Elles semblent toutes les deux cacher beaucoup de choses et ont un comportement étrange.

[Très légers spoilers dans le paragraphe suivant…]

Dans la ville de Pythagore, Loiret-en-Retz, une vieille légende, celle des Pécheurs, permet de faire une grande fête dans la ville. Lors de cette fête, Pythagore va apprendre que Louise est en danger, et qu’il doit aider Foresta à la retrouver au plus vite. Une aventure qui va le mener dans un monde étrange où des femmes au sang bleu se font couper la tête.

[Fin spoilers]

Ce premier tome d’une trilogie est impossible à refermer tant l’univers crée est bien mené ! L’auteur tisse une toile complexe, avec de nombreux petits détails, tant pour expliquer le côté science fiction / fantasy du livre, que dans la création d’un monde complexe et complet. On va de découverte en découverte, de suspicion en surprise, on imagine, on vit pleinement les aventures de Pythagore.

Pythagore, ce jeune homme au joli nom, n’est pas pour rien dans l’attachement du lecteur à ce roman. C’est un vrai adolescent, qui ne pense qu’à la musique et à draguer des filles, et c’est sans doute grâce à cela que l’auteur arrive à le rendre si réel. Avec ses interrogations, ses doutes, ses sentiments, il est un personnage profond qui n’hésite pourtant pas à prendre des risques pour sauver ses amis. Il permet de s’ancrer dans le monde réel. Avec lui on découvre aussi son père, chercheur en physique quantique, doux rêveur, dans le coma depuis 3 ans.

Louise et Foresta sont deux jeunes filles fortes, que l’on apprend peu à peu à connaître. Foresta est l’élément central de l’insertion de la fantasy dans ce récit, et c’est elle qui va donner, peu à peu, toutes les explications – en tout cas celles qu’elle a- à Pythagore.

D’autres personnages secondaires jouent un rôle trouble, ils sont souvent difficile à cerner, ajoute soit une touche de réel soit une touche de fantasy dans le récit. Car l’histoire est trépidante, le rythme de l’écriture permet d’avancer rapidement dans l’intrigue, dès que la présentation des personnages est faite.

Evidemment il y a des côtés un peu fouillis dans l’histoire. Des éléments notamment sur les Cartographes, un peu difficiles à appréhender sans illustrations ou cartes. Le monde créé est compliqué, tant au niveau de la géographie que de la biologie et physique. Enfin, le côté adolescent est peut être un tout petit peu trop poussé parfois, notamment les histoires d’amour secondaires… même si elles montrent bien le côté instinctif et un brin bestial des adolescents.

Un premier tome prometteur, difficile à classer : de la fantasy, avec un brin de steampunk, et à la limite de la science-fiction ! Un savant mélange, dense, qui fonctionne bien et se laisser dévorer, tout en nous faisant rêver à des oranges bleus, des mers avec des courants nocturnes étranges, des mondes parallèles, des filins de cuivre et des boussoles doubles…

La page Facebook de La Belle Colère, avec notamment l’invitation au lancement, demain du livre :

Inaccessibles : plus dure sera la chute

InaccessiblesRoman pour adolescents

Inaccessibles

de Katherine Mc Gee

Michel Lafon, février 2017
9782749928265, 17,95€

 

Dès les premières pages, alors même que l’on ne comprend pas vraiment la construction étrange de cette société, on sait qu’une jeune femme va mourir. Est-elle tombée ou bien l’a t’on poussé d’en haut de la tour de mille étages ? On ne sait ni qui, ni pourquoi. On repart alors quelques semaines en arrière, et on découvre, peu à peu, toute une galerie de personnages adolescents. Avec eux on va peu à peu comprendre les lois qui régissent ce futur New-York.

Manhattan, 2118. Les gens se sont entassés dans La Tour. Mille étages, des milliers de logements, mais aussi des commerces, des écoles, des parcs… Un microcosme complet, très peuplé, avec des disparités sociales énormes. Le haut du panier vit dans les derniers étages, et ce sont les principaux protagonistes.

Avery, jeune fille parfaite, extrêmement belle car conçue à partir de gênes sélectionnés, habite au millième étage. En apparence, on ne peut que l’envier, mais elle cache un secret qui la ronge… Tout comme Leda, qui tente de cacher son addiction et son séjour en desintox. Eris aussi doit se taire, quand elle découvre un secret familial qui détruit sa famille. Et que dire de Rylin, qui ne vient pas de ses étages supérieurs mais y travaille ? Ou de Watt, lui aussi d’un étage inférieur mais qui a crée une IA très puissante qui lui sert à mieux comprendre les autres ?

Les protagonistes de cette histoire sont complexes, tout comme les liens qui les lient. On plonge avec eux dans un monde pas si différent du notre finalement, celui d’adolescents que le rang social classe, d’adolescents qui cachent des secrets, et qui essayent de se construire malgré tout.

Inaccessibles est un peu difficile à appréhender au départ tant la galerie de personnages est complexe, mais on apprend peu à peu à connaître ces adolescents et leurs secrets, on les apprécie, on s’attache… Et l’on redoute la fin, que l’on connait, que l’on attend. On sait que l’un d’entre eux va mourir, et ce ne sont pas les mobiles qui manquent. Cette tension, que propose l’ellipse temporelle, permet de garder l’attention du lecteur au fil du récit, dans une intrigue pourtant multiple.

Si vous aimez les dystopies sans trop aimer la science-fiction,
Si vous aimez les romances adolescentes, sans aimer le nian-nian,
Si vous aimez les secrets et les histoires d’amour cachées,
Si vous aimez le suspense, et que vous avez de la patience,
ce roman est fait pour vous !