♥♥ Heyo # album

Il y a quelques temps, je vous avais présenté la maison d’éditions Couleur Corbeau, à travers leur très bel album « Empreinte d’Ours » (voir ici) un coup de cœur pour moi. Je découvre aujourd’hui deux autres albums de cette petite maison d’éditions, les tomes 1 et 2 de « Heyo » et je peux vous le dire tout de suite, ce sont aussi des coups de cœur !! Regardez les illustrations, vous allez comprendre.

♥♥♥♥

Heyo Heyo tome 1

Conte de Corbeau, illustré par Christian Offroy

Éditions Couleur Corbeau (2013)

Heyo Heyo Heyo. Dans mes rêves je suis le meilleur, le plus fort, le plus beau. Je suis aussi le plus rigolo. Heyo Heyo Heyo. Dans mes rêves je suis un héros.

Mon avis : Je trouve vraiment ces illustrations magnifiques ! Heyo, le petit indien Lakota, a tout simplement une bouille à croquer !! Il est adorable. Et en plus, c’est un album plein d’humour.

HeyoT2

Les illustrations sont en contraction permanente avec le texte : « Je suis Heyo, un lakota, je suis un bon cavalier. Les chevaux me respectent. » Il n’y a qu’à voir comment le cheval rigole et la tête dépité de Heyo, pour comprendre que ce n’est pas tout à fait ça…

Je ne vous en raconte pas trop pour ne pas gâcher le plaisir de la découverte, mais la tête du lapin (qui est censé avoir reçu une flèche) est à mourir de rire ! Et j’ai beaucoup aimé le message final.

 ♥♥♥♥

HeyoReveDeHibou Heyo Tome 2 : Rêve de hibou

Conte de Corbeau, illustré par Christian Offroy

Éditions Couleur Corbeau (2014)

Heyo ! Heyo ! Heyo ! Je vole tout là-haut comme un grand oiseau. Heyo ! Hou ! Hou ! Dans mon rêve, mes gros yeux voient tout. Hou ! Hou ! Hou ! C’est mon rêve de hibou !

Si le premier album parle du quotidien de notre petit indien Lakota, ce deuxième tome est plus onirique.  Heyo, après avoir passé un bon moment a jouer avec les peintures de guerre de son père et avec ses amis, s’endort et fait un bien joli rêve !

Je ne vous répète pas que j’adore les illustrations (si ?) et les deux histoires, quoique différentes, sont toutes les deux très mignonnes ! Bon, je le dis aussi, j’ai un faible pour le tome 1 qui m’a vraiment fait rire (en lecture à voix haute avec une classe de petits, ça doit être assez amusant !).

 Plus d’illustrations sur le site des éditions Couleur Corbeau, ici.

SignatureNat

♥ De cape et de mots ♥

DeCapesEtDeMots ♥ De Cape et de Mots ♥

Flore Vesco

Éditions Didier Jeunesse (2015)

L’auteure : Elle a fait des études de lettres, de cinéma et a été professeur. Elle aime les anagrammes, les rébus, les listes et tout ce qui a des bulles (champagne, bain moussant ou encore bande dessinée !)

De cape et de mots est son premier roman.

L’histoire : Serine, en dépit de la volonté de sa mère, refuse de se marier. Mais pour sortir ses frères de la pauvreté, elle doit agir. Sa décision est prise : elle sera demoiselle de compagnie ! La tâche s’annonce difficile : la reine est capricieuse, antipathique, et renvoie ses demoiselles aussi souvent qu’elle change de perruque. Mais Serine ne manque pas d’audace et, tour à tour, par maladresse ou génie, se fait une place. Elle découvre alors la face cachée de la cour : les manigances, l’hypocrisie et les intrigues… et tente de déjouer un complot.

Mon avis : Vous commencez à connaître mes « à priori » ? Et bien cette fois-ci, ils sont positifs et au nombre de 3 ! Je m’explique : j’ai tout d’abord vu cette fille habillée de noir sur la couverture et j’ai aussitôt pensé « Oh ! On dirait Fantômette… » D’où mon premier à priori positif, parce que j’ai passé de très bons moments avec Fantômette.

La 2ème chose, c’est le titre ! « De Cape et de Mots », ça ne vous fait pas un peu penser à « De capes et de crocs » ? Ne me dites pas que vous ne connaissez pas cette bande dessinée absolument géniale ?? Filez tout de suite à la bibliothèque ou à la librairie, si vous ne l’avez pas encore lue, c’est une grave lacune dans votre culture !! Donc voici le pourquoi du comment de ce 2ème à priori positif.

Et le 3ème ? Ben… C’est la maison d’édition ! Didier Jeunesse, pour moi, c’est un gage de qualité ! (Non, non, je ne perçois pas d’appointements de cette maison ! Mais j’adore leurs collections jeunesse…)

Cette fois-ci, ma première impression a été la bonne. Je me suis régalée et j’ai bien rigolé avec Serine, une cousine de Fantômette ! Qui ne prend au sérieux, ni elle, ni les autres, est rusée comme le renard, vive comme l’écureuil et gaie comme un pinson ! Et drôle, si drôle !

En bonus, il y a un « Petit glossaire à l’attention des lecteurs soucieux de cultiver leur vocabulaire » pour expliciter certains passages du roman parlant par exemple de la caquesangue, du clysopompe ou encore de la coquelourde (celle-ci, les jardiniers la reconnaitront) ! Amusant et instructif, que demander de plus ?

A lire et à conseiller, vraiment sans hésiter !!

SignatureNat

Les incorrigibles enfants de la famille Ashton

Incorrigibles EnfantsLes incorrigibles enfants

de la famille Ashton

Tome 1 : Une étrange rencontre

Maryrose Wood

Illustré par John Klassen / Traduit par Noémie Grenier

Flammarion (2015)

L’auteure : (sous réserve que j’ai bien compris, mon anglais étant à présent plus que médiocre…)

Elle n’a pas été élevée par des loups (mais près de New York) et a commencé par être comédienne. Puis elle a remporté plusieurs récompenses en écrivant pour le théâtre. « Les incorrigibles enfants… » est sa première série pour la jeunesse.

L’histoire : Pénélope Lumley obtient un poste de gouvernante au domaine des Ashton et écope d’une mission particulière. Les enfants dont elle a la charge ne sont pas ordinaires, il s’agit d’enfants trouvés dans la forêt, encore à moitié sauvages. Elle les apprivoise et leur apprend à bien se comporter en société. Mais une fête de Noël vient bouleverser la vie des trois enfants et se solde par un désastre.  

Mon avis : Le joli roman que voilà ! Je me suis régalée. L’histoire est pleine de rebondissements, d’humour et de mystères. Comment les enfants sont-ils arrivés là ? Par qui ont-ils été élevés ? Qui sont leurs parents ? Cette dernière question étant également sans réponse pour la gentille et douce Pénélope, fraîchement diplômée d’une école de gouvernante. On peut aussi se demander ce que surveille Timothy le cocher et qui fait du bruit dans le grenier… Et bien, je crains qu’en fait, nous ne devions attendre le tome 2 pour avoir ne serait-ce que certaines réponses à ces questions !

Dans ce premier tome, nous faisons surtout connaissance avec la famille Ashton, son domaine, les enfants « sauvages » et leur toute nouvelle gouvernante, une jeune femme d’à peine 15 ans ! Les enfants sont attachants (bien qu’ayant certaines habitudes canines assez déconcertantes !), la gouvernante pleine d’énergie, originale, cultivée et bien élevée.

C’est une histoire amusante, Pénélope est pleine de tendresse et de patience pour ses petits « sauvageons », qui lui rendent bien cette affection. L’ambiance enfin, est assez « désuète » car tout cela se déroule au 19ème siècle. Un très bon moment de lecture qui réjouira sans aucun doute les jeunes lecteurs. (J’attends le tome 2 !!)

Juste au moment de mettre cette présentation en ligne, je m’aperçois que je n’ai pas parlé des illustrations ! Et cela aurait été dommage, car elles valent vraiment le coup. Elles sont mignonnes, rigolotes et « collent » bien à l’ambiance du roman (la bouille des enfants avec leur pyjama à l’envers, page 72, vaut le coup d’oeil !)

SignatureNat

 

♥ Le soleil est pour toi ♥

le-soleil-est-pour-toiRoman pour adolescents – Coup de cœur

Le soleil est pour toi

 de Jandy Nelson

traduit par Nathalie Peronny

Gallimard Jeunesse, 2015
Scripto – 470 pages
9782070663576 – 15,90€
Existe en epub 11.99€

 

Jude et Noah sont jumeaux, et depuis leur enfance ils se partagent le monde. Le soleil est pour toi est leur histoire, celle de leur adolescence, de ce qui les a séparé au point qu’ils ne s’adressent plus la parole.

Noah raconte son été, à 14 ans, alors qu’il découvre son homosexualité. Peintre jusque dans ses pensées, il dessine le monde et imagine sans cesse des tableaux.
Jude, elle ,nous raconte sa vie deux ans plus tard. Elle qui aimait sortir, surfer, est maintenant attifée d’un grand pull et a coupé ses longs cheveux blonds. Suite au décès de sa mère, elle n’est plus vraiment la même…

L’un et l’autre sont rongés par leur propre vision d’une même histoire, par leur culpabilité, par leur rêves envolés. Et l’on assiste, inexorablement, dans l’avant et l’après, à ce qui mène à cette rupture entre eux, à la perte d’eux-mêmes.

L’intrigue en deux périodes est bien menée, mais ce sont les personnages et la narration qui m’ont particulièrement plu. Ces deux personnages, forts et faibles à la fois, et ceux qui les entourent, font partie de notre famille le temps de ces pages, on s’attache immédiatement, durablement, et même une fois la dernière page tournée ils restent dans un coin de notre esprit… Quant à la narration, elle est menée par une écriture profonde et légère à la fois mais surtout par un rapport à l’art très fort, qui, notamment dans la partie de Noah, permet de voir l’histoire et le monde autrement.

Ce rapport fort à l’art est particulièrement vibrant tout au long de ce roman, et il permet de créer un fil rouge au delà de la narration et au delà du temps. La mode, les supertisions, les fantômes, l’homosexualité, la famille, la drogue, les thèmes ne manquent pas dans ce roman, et tous sont abordés avec brio, sans s’appesantir…

Un magnifique roman vibrant d’émotions, dont on ne ressort pas indemne !

 

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