Versatile

VersatileVersatile

Clothilde & Hosanna Chauvin

Casterman (2025)

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Éditeur : Dans une société qui ne jure que par les apparences, vice et vertu s’affrontent pour le pouvoir.

Versatile est un monde, inspiré du XVIIIᵉ siècle européen, dans lequel le rang social des habitants est déterminé par le nombre de piastres qu’ils possèdent. Monnaie universelle, elle reflète la réputation de chacun, se perd ou s’acquiert selon que votre popularité augmente ou diminue. Dans les bas-fonds de la ville, la jeune Célimène, chiffonnière à la volonté inflexible, se lance dans « La Course aux honneurs », une aventure risquée, pleine de ruses et de sacrifices, pour s’élever au plus haut rang de la société.
Petite Célimène est partie en guerre…
Était chiffonnière et finira reine !
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Un monde inspiré, pourrait-on croire, par les réseaux sociaux et leurs likes.

Dans ce monde, Versatile, votre popularité vous donne des “piastres” et vous fait “monter en grade”. Célimène, née chiffonnière et mécontente de son sort, veut devenir Reine. Elle réussira peut-être, mais à quel prix ? Argent, pouvoir, trahison, besoin d’amour, de reconnaissance, il y a tout ça dans cette belle bd.

Plus un langage plutôt soutenu (avec de jolies joutes verbales), de belles couleurs et un dessin que j’ai bien aimé, même si, à une ou deux reprises, j’ai eu du mal à reconnaître les personnages.

J’aime beaucoup la couverture également et la graphie du titre (embossé, ça aurait été splendide !!)

C’est la première BD de ces deux sœurs. Vu la réussite, on ne peut qu’en souhaiter beaucoup d’autres !

Une bien jolie découverte à tous points de vue
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Lire les 5 premières planches (site éditeur)

Pour en savoir plus sur les deux autrices

La BD se retrouve chez Moka, Au milieu des livres

Le grand voyage de Dandy Lapin

DandyUn album tout doux à partir de 4 ans

Le grand voyage de Dandy Lapin

Adèle Pedrola et Chiaki Okada

Les éditions des éléphants (2025)

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Dandy lapin aime sa petite vie tranquille. Sa maison est douillette, son jardin bien entretenu, il est bien. Jusqu’au jour où il voit une enveloppe dépasser de sa boîte aux lettres. Il a participé à un concours de dessin, et il a gagné le premier prix !! Et c’est… Un voyage en Australie.

Mais c’est loin l’Australie. Partir au bout du monde, ça ne réjouit pas Dandy lapin. Qui va s’occuper de son potager ? Mais ses amis, les oiseaux et la grenouille lui promettent de s’occuper de tout. Il finit par aller faire ses bagages. Le lendemain, il ferme la maison à clés, met son sac sur son dos et part d’un air décidé…

Et je vous laisse le plaisir de découvrir où va le mener son voyage !

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L’histoire est toute mignonne. Ce petit lapin est si bien chez lui qu’il n’a pas envie de partir. Mais peut-être a t-il peur de l’inconnu aussi ? Aura t-il le courage de dépasser ses peurs ? Vous verrez bien. En tous cas, j’ai trouvé ça adorable.

Et les illustrations n’y sont pas pour rien. Quelle douceur ! Que ce soit dans les yeux de ce petit lapin ou dans tout ce qui l’entoure d’ailleurs. Les illustrations sont réalisées au crayon de couleur et sont vraiment très belles. On a l’impression qu’on pourrait caresser ce lapin.

A lire à vos petits pour leur expliquer qu’on a le droit d’avoir peur de l’inconnu.

♥♥♥

Dandy
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De Chiaki Okada, Sophie vous avait déjà présenté : Ma première nuit ailleurs (2ème album)

Un album qui participe au nouveau challenge de Pativore sur la littérature jeunesse

Trouver l’enfant ♥

trouverTrouver l’enfant

Rene Denfeld

Traduit de l’anglais (US) par Pierre Bondil

Rivages/noir (2019 / vo 2017)

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Résumé éditeur : L’héroïne de ce roman est une détective privée de l’Oregon spécialisée dans la recherche d’enfants disparus, surnommée « La femme qui retrouvait les enfants ». Elle-même rescapée d’un kidnapping, elle a développé une intuition et un instinct de survie hors-norme. On la suit dans ses recherches à travers les patelins et les forêts mystérieuses du Pacific Northwest pour retrouver une fillette disparue depuis trois ans.

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C’est dur, parce que l’histoire raconte des enlèvements et des maltraitances d’enfants. Mais en même temps, il y a des côtés presque doux, une façon poétique de raconter les choses, c’est très étrange.

Cette enquêtrice, Naomi, excelle à retrouver les enfants parce qu’elle a elle-même vécu cette situation. Elle sait comment ils sont susceptibles de réagir (ou de ne pas réagir). En parallèle de la voix de l’enquêtrice, il y a une autre voix. La voix d’une enfant qui vit des choses horribles, mais qui arrive, grâce à son imagination, à s’extraire de ces horreurs.

Une belle histoire, dure, mais positive dans sa façon de voir les choses. Âmes sensibles s’abstenir, il s’agit là d’enfants enlevés et maltraités…

Un polar pas comme les autres qui m’a beaucoup plu ! ♥

Je ne connaissais pas cette autrice, mais je vais regarder ce qu’elle a écrit d’autre. Et je viens de voir qu’elle a écrit un autre livre avec cette enquêtrice : “La fille aux papillons” (en suivant ce lien vous pourrez lire également une petite bio qui explique pourquoi elle écrit si bien certaines scènes…)

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Mois Amérique du nord anglophone chez Enna

Thrillers et Polars chez Sharon

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Challenge Les Dames en noir chez Zofia

La poule qui ne pondait pas – Album ♥

pouleAlbum à partir de 3/4 ans

La poule qui ne pondait pas ♥

Julie Paschkis

Adapté de l’américain par Gaël Renan

Le Genévrier (2016)

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Éditeur : Dans la cour de la ferme, toutes les poules pondent régulièrement des œufs. Toutes, sauf Pysanka, qui est bien trop occupée à regarder les couleurs du monde autour d’elle. Jusqu’au jour où…

En Ukraine, une pysanka est un œuf décoré et fabriqué avec des motifs de cire d’abeille teintés ou laqués. Chaque année, à l’occasion d’une grande fête des voisins réunissant amis et famille, on décore des œufs et l’on s’amuse. Ce livre est inspiré de cette tradition.

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Cet album m’a fait penser à un autre que j’aime beaucoup : Frédéric, le petit mulot poète de Léo Lionni (2ème album présenté)

Pysanka n’est pas vraiment une poule comme les autres. Au lieu de pondre, elle passe son temps à rêver, à regarder les nuages, les fleurs, les couleurs de la nature… Et le jour où (enfin ! diraient les autres poules) elle pond un œuf, forcement, il n’est pas comme les autres.

J’ai aimé cette histoire parce qu’elle parle du droit à la différence, du droit que l’on a à ne pas “rentrer dans le moule” parfois imposé par la société. Et de la liberté d’être qui l’on veut et de faire ce que l’on veut (dans le respect de certaines règles et des autres, bien évidemment, mais cette poule ne fait de mal à personne !!)

Et puis j’ai a-do-ré le dessin et les couleurs !!

Un gros coup de cœur.

Image prise sur le site de l’éditeur

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Le site de l’autrice

Le site de l’éditeur, Le Genévrier

Mois Amérique du nord anglophone chez Enna