Anuki 3 Le coup du lapin – Sénégas et Maupomé

Bande dessinée sans texte, dès 5 ans

Anuki

3 Le coup du lapin

de Sénégas

et Maupomé

Les éditions de la Gouttière, juin 2013
9781092111019, 9,70

L’hiver est arrivé et la neige avec. L’occasion de glisser, de faire des totems de neige, de rigoler avec les copains… pourtant Anuki va s’éloigner seul dans la forêt, à la recherche d’un lapin à chasser…

Quel plaisir de retrouver Anuki dans ce troisième tome, toujours muet, de ses aventures ! Anuki grandit imperceptiblement et ses aventures deviennent un peu plus complexe. On y trouve plus de sentiment. De l’amour, de la jalousie, de la peur, de la colère. Les liens qu’entretient Anuki avec ses amis se font plus précis, son rapport à la nature et aux animaux toujours très drole. 

Après les poules du premier tome et les castors du second, Anuki se retrouve à courir derrière un lapin qui ne semble pas près à se laisser attraper… et tout le monde sait que dans la forêt il n’y a pas que des lapins! En prenant le temps de découvrir chaque page on va vivre avec Anuki un moment particulier, et on ne manquera pas de frissonner pour notre petit indien. Est-ce le froid de la neige ou la peur ? 

Les illustrations s’attachent toujours beaucoup aux expressions, et le blanc de la neige rend magnifiquement l’importance de nos petits héros. Les scènes d’actions, avec l’alternance entre couleur et noir et blanc, sont saisissantes !

Si le maître mot des aventures d’Anuki reste l’humour on est face cette fois ci à une histoire plus sombre, l’humour résidant plus dans les détails, les petites scénettes, que dans l’histoire en elle même. Notre plaisir reste cependant intact et deux ans après la première découverte d’Anuki on ne peut que continuer d’évoluer avec lui, en attendant sa prochaine aventure… et avec le printemps peut être l’amour ?

+ Les avis de Noukette et Mo

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Les Quatre de Baker Street – tomes 3 & 4

Bande dessinée jeunesse

Les Quatre de Baker Street

tome 3 Le Rossignol de Septney

tome 4 Les orphelins de Londres

Jean-Blaise Djian,
Olivier Legrand,
David Etien,

Vents d’Ouest, 2011 / 2012
13,90€

Les Quatre de Baker Street est une série de bande dessinée qui nous plonge dans les rues de Londres auprès de trois enfants mais dans le giron de Sherlock Holmes. Nos petits héros sont en effet les petits espions et aides préférés de Sherlock pour explorer Londres.
Dans les premiers tomes L’affaire du rideau bleu et Le dossier Raboukine on a pris le temps de découvrir ces jeunes et chaque tome apporte son aventure propre.

Dans le Rossignol de Septney, Billy, Charlie, Black Tom et le chat Watson sont chargés par Sherlock Holmes de surveiller un jeune aristocrate épris d’une chanteuse des bas fonds londoniens. Une enquête toute simple qui se transforme pourtant en une aventure palpitante avec l’entrée en scène de Bloody Percy, dandy meurtrier. Pourchassés les enfants vont devoir fuir… une fuite qui permettra d’approfondir l’histoire personnelle de chacun des enfants ainsi que les liens qui les rapprochent.

On y découvre les rapports sociaux de l’époque, la pègre londonienne mais c’est aussi l’occasion d’accorder un peu plus d’importance à Sherlock et Watson. Un beau portrait du Londres du 19ème siècle avec une intrigue bien ficelée et surprenante!

Le graphisme est toujours superbe, coloré, avec des points de vue intéressants. Les illustrations attireront d’ailleurs les lecteurs adolescents qui pourront ainsi découvrir à la fois une époque et un personnage culte, Sherlock Holmes.

Le quatrième tome des aventures des Quatre de Baker Street annonce la couleur dès la couverture avec l’ombre de Sherlock Holmes… En effet Sherlock Holmes est mort et nos jeunes héros se retrouvent orphelins. Orphelins et poursuivis par leurs ennemis rencontrés dans le troisième tome. Billy, Charlie et Black Tom désemparés par la mort annoncée de Sherlock Holmes se disputent et se séparent, devenant encore plus sensibles aux attaques…

Ce tome se base beaucoup plus sur nos jeunes héros sans nous proposer d’histoire secondaire comme dans les premiers tomes. Par ailleurs pour les fans de Sherlock Holmes de nombreuses allusions attisent notre curiosité, des clins d’œil intéressants comme Moriarty.

Les illustrations sont toujours aussi splendides avec peut être même des pages encore plus belles à l’image de la couverture…

Une série de bande dessinée bien sous tout rapport que je vais continuer à suivre!

Extrait :

keep-calm-and-read+ Une lecture commune dans le cadre du Mois Anglais avec

Hilde >

LouJe me suis régalée avec cette bande dessinée qui séduira les amateurs d’époque victorienne par le sens accordé aux détails (costumes, rues, boutiques…) et la thématique.

JainaXF >

+ Mercredi BD de Mango

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

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RDL BD#6 Les nombrils & Pico Love

Les Nombrils

1 Pour qui tu te prends ?

de Delaf et Dubuc

Dupuis, 46 pages

Une bande dessinée pour les ados qui est terriblement pour adolescents. Vraiment vraiment pour adolescents !

Si la bande dessinée est drôle et très proche des adolescents j’avoue avoir été surprise. Nos trois jeunes filles, héroïnes de l’histoire, sont des lycéennes. Deux d’entre elles sont des bimbos, petit t-shirt moulant et nombrils à l’air. La troisième est moche. C’est ainsi que la définisse ses copines, ce qui ne semble pas la déranger.

Outre le fait que leur tenue pour aller à l’école est tout de même très minimaliste j’ai été surprise par la méchanceté de ces adolescents entre eux. Derrière les gags, souvent sur une page, les personnages osent dire du mal des autres. Si c’est criant de vérité sur les préoccupations des ados (bien qu’un peu caricatural j’espère) cela fait tout de même parfois passer un message très négatif. De l’humour noir souvent donc, pas vraiment ma tasse de thé… même si je reconnais que j’ai trouvé certaines pages et situations vraiment drôles !

Si les gags sont souvent sur une page ou deux il y a malgré tout une histoire sur l’ensemble du tome puisque nos héroïnes sont des amies et amoureuses plutôt frivoles…

Mes élèves ne semblent pas connaître ces jeunes filles et étrangement à part l’effet “couverture rose” il n’y a que très peu de lecteurs pour cette BD au CDI, contrairement à chez Noukette ! Je pense arrêter au premier tome ma découverte, et peut-être celle des élèves…

 

Pico Bogue
4 Pico Love

d’Alexis Dormal
et Dominique Roques

Dargaud, 48 pages

Pico Bogue c’est un univers enfantin, avec des dessins pastels et de petits strip humoristiques.

Des bons mots et des bêtises d’enfants qui font rire, à chaque page.  Tous ne sont pas aussi bien mais certains sont tellement savoureux que l’ensemble est bien équilibré, vraiment sympa à lire.

Les élèves aiment beaucoup la belle couverture mais ont parfois du mal à la lecture, car beaucoup de gags reposent sur des jeux de mots ou offrent un vocabulaire varié qu’ils ne connaissent pas forcément, voire des références qu’ils n’ont pas. Cela ne les empêche pourtant pas de rire avec cette BD qui propose de petits personnages enfantins drôles et cyniques.

Une bande dessinée pour enfant qui plaira aussi aux adultes !

+ Challenge bookineurs en couleur Rouge

+ BD du Mercredi + Top BD de Yaneck

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Le Singe de Hartlepool – Lupano & Moreau

 

Bande dessinée adulte

 Le Singe de Hartlepool

W. Lupano et J. Moreau

Delcourt (Mirages), 2012
9782756028125

 

A la première lecture de cette bande dessinée j’étais vraiment sceptique. J’ai même hésité à abandonner. Et puis peu à peu je me suis laissée prendre dans cette histoire loufoque. J’ai lu la fin. La conclusion. Et j’ai tout relu une deuxième fois.

Le Singe de Hartlepool entreprend de raconter une légende bien connue en Angleterre, celle d’un singe pendu en 1814. Mais tout commence sur un bateau français. Un capitaine napoléonien terriblement anti anglais dirige un bateau français, au large des côtes de l’Angleterre  Son animal de compagnie, un singe qu’il a déguisé en soldat français est le seul à le faire encore rire. Amer, plein de désillusion et menteur, un personnage détestable qui va jusqu’à jeter à l’eau un mousse qui a eu le malheur de chanter une chanson en anglais.

Quand son navire fait naufrage, seul le singe, accroché au mât parvient à s’en sortir et dérive jusqu’à la plage de Hartlepool. Là il va être pris pour un soldat français, et traité comme tel.

Toute la bande dessinée repose sur la bêtise humaine, qui n’a de cesse d’étonner tant elle est partout. Racisme anti-noir, anti-anglais, anti-français, anti étranger en général, les personnages de cette BD sont arrogants, ne prennent pas le temps de réfléchir et c’est en cela qu’ils sont un magnifique exemple de ce que l’homme peut faire.

Le simulacre de procès est très édifiant avec notamment un argument terrible pour prouver qu’il s’agit bien d’un soldat français : “On lui a donné des escargots, il les a mangé.”

Les illustrations sont belles, à l’instar de la magnifique couverture, pourtant dans l’action les dessins sont moins soignés, notamment les expressions des personnages. Le découpage par contre et les scènes plus posées m’ont totalement séduite.

La conclusion est à la fois belle et terrible et elle propose un clin d’œil intéressant à l’histoire.

Une bande dessinée à découvrir comme un miroir de la bêtise humaine poussée à son paroxysme .. c’est d’autant plus troublant que les légendes ne naissent rarement de rien…

+ Lu dans le cadre de la BD fait son festival – avec Priceminister  et dans le cadre des Mercredi BD de Mango
+ Les avis de Mo’, JérômeNoukette et Lasardine.

 

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