The Panda Family : le livre des secrets

livre des secretsPanda Family
Livre d’activité, de développement personnel et histoire pour les enfants
dès 7 ans

The Panda Family

1. Le livre des Secrets

de Laure Girardot, Fabrice Guieysse
et 
Julie Olivier

DaoCom, 2016
978-1095193006, 14€

Ce livre raconte une histoire, celle de la famille Panda… mais ce n’est en fait qu’un prétexte pour donner aux lecteurs la recette du bonheur. Rien de moins !

Dans ce premier tome, on va suivre Pandato, petit panda de 6 ans et demi, qui va découvrir, en déménageant, le Livre des Secrets. Ce livre ancestral qu’on se transmet de génération en génération dans sa famille, révèle les secrets du bonheur. Entouré de sa famille, de ses amis et son petit mouton de compagnie, il tente de comprendre ces secrets… et le lecteur avec.

Le secret principal ? La pensée positive ! Ce livre s’emploie en fait à aider les enfants à travailler leur cerveau pour les aider. En imaginant sa journée, en dessinant ses rêves… le tout est de voir positif, et de croire en soi et en ses possibilités.

Les activités proposées dans le livre aident l’enfant à s’approprier l’histoire de la Panda Family, le livre et les personnages, mais ne sont pas vraiment reconductibles en dehors. Les conseils eux par contre oui, et le projet “final” du livre, le DreamPan, que je vous laisse découvrir, est vraiment choThe Panda Familyuette. Un plus aussi pour la mise en page, agréable, mais aussi aérée et bien adaptée à des enfants dyslexiques. Une idée à pousser encore plus avec la confiance de soi (notamment par rapport à la lecture), et des cartes mentales par exemple.

Je n’ai pas d’enfants dans la bonne tranche d’âge pour tester les activités de The Panda Family, et mettre les idées en pratique, mais le concept est intéressant. En revanche, le fait que des mots soient inventés pour les besoins de l’histoire m’a troublé. Ces mots, souvent des mots valises, sont en plus mis en avant, car indiqués en gras avec un astérisque renvoyant vers la définition. Vu l’âge des enfants concernés par ce livre, cela risque surtout de les rendre réel à leurs yeux.

Un livre intéressant pour faire comprendre l’idée de la pensée positive aux enfants, en leur permettant de se recentrer sur eux-mêmes. C’est finalement ce point, positif pour moi adulte, qui me questionne le plus pour le lecteur. Ce livre nécessite un accompagnement, c’est vraiment le but de la démarche. Pourtant, si le ton et les illustrations sont bien adaptées à des CE, la finalité du livre me semble plus adaptée à des plus grands… Gageons que les enfants sont surprenants et qu’ils sauront me démontrer que cela leur convient parfaitement.


+ Le site Internet de The Panda Family
+ Le tome 1 existe aussi en anglais, et le tome 2 est paru, ainsi qu’un livre d’activités

+ Challenge Petit Bac

J’aime mon meilleur ami qui aime ma meilleure amie

j'aime mon meilleur ami qui aime ma meilleure amieRoman pour jeunes adolescents
Niveau CM2 – Sixième

J’aime mon meilleur ami qui aime ma meilleure amie

de Dominique Souton

Ecole des Loisirs, 2016
9782211230094, 9€

Sous ce titre ne se cache pas vraiment un roman d’amour, mais plus un récit de collégienne. NAt est en 6e au collège, et le voir par ses yeux est vraiment drôle (et toujours très réaliste), comme son vocabulaire. Elle essaye de faire comme les autres, alors forcément TROP, DARON et CHELOU sont des indispensables à mixer à toutes les sauces.
Et puis, bien sûr, il y a des histoires d’amitié et d’amour, digne du primaire pour le coup, mais plutôt mignonnes. Difficile d’avoir plusieurs meilleurs amis, encore plus difficile quand on tombe amoureux de son meilleur ami.

Au collège, on ne dit plus « bizarre », mais « chelou », on doit présenter son carnet toutes les cinq minutes, il y a au moins dix profs pour remplacer la maîtresse, et certains demandent de drôles de trucs comme d’adopter un œuf à la maison !

J’aime mon meilleur ami qui aime ma meilleure amie est un roman pétillant qui montre bien comme les jeunes peuvent s’inquiéter de détails plus que du collège, mais surtout qui offre un récit réaliste et sympathique. Seule la partie numérique, bien que d’actualité, est moins intéressante dans son traitement, sans poser problème pour autant… Mais ce qui est finalement le plus drôle je crois, c’est qu’en tapant le titre du livre dans Google, vous trouverez dans les premiers résultats des discussions entières de forum sur ce thème…

Ce roman, avec sa jeune héroïne, est parfait pour les “petits” sixième, notamment en début d’année, voire avant la rentrée pour découvrir le collège. Une histoire qui plonge dans le grand bain du collège, avec son vocabulaire et ses règles bien particulière, mais tout en humour et avec même une histoire d’amour !


+ Ces personnages ont commencé leurs aventures dans Ma meilleure amie a une meilleure amie, en CE2.
+ Challenges : Rentrée Littéraire 2016YA#6
cof

Encore faut-il rester vivants

Encore faut-il rester vivantsRoman pour adolescents
Science-fiction – Post apocalyptique – Survie
à partir de 12/13 ans

Encore faut-il rester vivants

d’Anne Ferrier

Magnard, 2016
978-2-210-96276-7, 13,90€
Epub, 9,49€

L’apocalypse a eu lieu. Pour survivre, trois adolescents unissent leurs forces et avancent coûte que coûte.

 

Début in medias res un peu précipité, qui nous lance dans l’action sans qu’on comprenne vraiment ni qu’on ait vu les personnages…

Bam ! Bam Bam !
Les coups redoublent de vigueur. “S’ils parviennent à entrer, nous sommes morts !” Le cerveau de Mouette est sûrement en train de calculer le pourcentage de chance de survie dont nous disposons. Sauf qu’il n’y a pas besoin d’être devin pour ça : elles doivent frôler le néant.

Julia, dite Princesse, Shawn, dit ‘Cro Magnon’ et Mouette étaient dans le même lycée. Quand une éruption solaire dévaste le monde, ils se retrouvent par hasard ensemble, alors que tout les oppose. Ceux qui n’ont pas brûlé semblent développer une étrange maladie : ils deviennent enragés et cherchent à manger les Vivants. Le mot n’est jamais prononcé dans le livre, mais difficile de ne pas penser aux Zombies. Des zombies éphémères, qui meurent en quelques jours.

Encore faut-il rester vivants est, comme son nom l’indique, un survival. Cadavres qui jonchent les rues, familles dessimées, attaques, pièges, violence… rien n’est épargné à nos trois adolescents. Ils se partagent d’ailleurs la narration, permettant une alternance de point de vue qui les rend encore plus attachants. Trois personnages très différents qui évoluent rapidement, apprenent, s’endurcissent.

Ce roman apporte un regard intéressant sur notre civilisation actuelle, en la réduisant quasiment à néant. Même l’espoir, auquel se rattache beaucoup Julie, fini par s’étioler…

Si l’intrigue tient bien la route, avec des personnages construits et attachant, je regrette deux éléments : Encore faut-il rester vivants est un one-shot (visiblement), et l’intrigue, qui se déroule sur presque un an, manque souvent de détails, de profondeur. L’histoire aurait gagné à être plus développée, la vitesse n’apportant pas toujours d’élément de suspense, au contraire. En effet une histoire d’amour va prendre une place relativement importante dans le récit, et réduire encore le temps de l’action…

Un roman un peu court pour être totalement dans la survie, mais qui n’épargne rien à nos héros. Une belle entrée en matière pour découvrir ce genre si l’on ne souhaite pas se lancer dans une série.
Vous aimerez sûrement aussi Brainless, U4, les Variants

+ Challenge YA 6
+ 1% Rentrée littéraire

Extrait
Bande annonce :

Les variations Lucy

VariationsLes variations Lucy

Sara Zarr

Bayard (2016)

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Lucy a 16 ans, elle est pianiste, concertiste même depuis de nombreuses années. Mais, est-ce l’adolescence, la mort de sa grand-mère à qui elle n’a pas pu dire au revoir ou la pression devenue trop forte, un beau jour, elle plaque tout. Sur scène, lors d’un prestigieux festival, alors qu’elle allait jouer, elle se lève et s’en va. Elle a décidé d’arrêter de jouer. Elle va donc retrouver une vie d’adolescente “normale”, retourner en cours, mais, habituée depuis des années à vivre dans un monde d’adultes, Lucy a du mal à s’habituer à certaines contraintes du collège (comme les horaires par exemple !)

Élevée au sein d’une famille de musiciens, sa carrière régentée par sa mère et son grand-père ne la satisfait plus. C’est son jeune frère de 10 ans, Gus, qui prend le relais de petit prodige familial. Suite au décès de son professeur de piano, on va lui en procurer un autre, beaucoup moins rigide. Et c’est grâce à ce professeur, Will, que Lucy, 8 mois après avoir totalement arrêté de jouer, se rend compte que le piano, la musique, lui manquent vraiment.

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Un joli roman sur les tourments de l’adolescence, l’amitié, l’amour mais aussi la quête d’identité : Qui suis-je ? Qu’est-ce que je veux faire de ma vie ? Avec ici une thématique supplémentaire, puisque Lucy a depuis longtemps déjà une vie très spéciale, faite de concerts, de galas ou de festivals mais aussi de longues heures d’entraînements au piano. Un roman qui se lit très bien, même si on peut être parfois agacé par la curieuse manie qu’a Lucy de tomber amoureuse (très rapidement !) d’hommes plus âgés qu’elle !

Par contre, je ne comprends pas bien pourquoi ils ont gardé le titre anglais qui, en français, ne “rend” rien du tout !

Le site de l’auteure (en anglais)

Le site de l’éditeur : Bayard

Le morceau joué par Lucy :

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