L’homme sous l’orage – RL 2025

hommeRentrée littéraire 2025

L’homme sous l’orage ♥

Gaëlle Nohant

L’Iconoclaste (2025)

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Éditeur : Hiver 1917. Le front s’enlise, l’arrière s’épuise. Une nuit d’orage, un visiteur demande asile à Isaure, la propriétaire d’un domaine viticole. Avant le conflit, c’était un peintre talentueux reçu au château, désormais c’est un déserteur que la maîtresse de maison renvoie sèchement. Saisie de compassion, Rosalie, la fille d’Isaure, le cache au grenier. Mais avec lui, les périls s’invitent au cœur de la demeure.
Peut-on agir sur le destin? Le fugitif, la jeune fille et la mère refusent la place qui leur a été assignée. Ils s’émancipent et se confrontent, tissant un fascinant roman de guerre, d’amour et de liberté. Pour eux comme pour nous, l’orage se lève, il faut tenter de vivre. 

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J’avais déjà très envie de lire son roman précédent “Le bureau d’éclaircissement des destins” parce qu’il parle des Archives Arolsen. Mais je n’en ai pas encore eu l’occasion. Alors quand j’ai vu que ce roman-ci était disponible à la médiathèque, je l’ai emprunté tout de suite, histoire de voir si j’aimais le style de l’autrice (spoiler : j’aime beaucoup !!)

En plus, il a tout à fait sa place dans mon challenge “Pages de la Grande Guerre” (lien plus bas). Alors ?

Alors j’ai beaucoup aimé cette histoire. Elle se passe en France, en 1917, mais nous ne “verrons” jamais la guerre, seulement ses conséquences.

Sur les soldats blessés et hospitalisés. Ou sur un soldat qui a déserté après avoir survécu à 3 ans sur le front. Sur la vie d’une femme, bourgeoise aisée, qui prend en main le domaine familial. Et sur une jeune fille, élevée par les sœurs, qui va perdre son innocence au milieu de tout ça.

Les personnages sont tout à fait crédibles, avec leurs qualités et leurs défauts. Ils ont tous des raisons, que l’on pourra trouver bonnes ou non, pour faire ce qu’ils font.

Et j’ai vraiment beaucoup aimé le style de Gaëlle Nohant. C’est fluide, à la fois bien écrit et facile à lire, accessible.

Et c’est une très belle histoire qui parle aussi de passion, de désir et de peinture…

A lire !

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Il fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Et participe au challenge ABC chez Enna

ABC

Ainsi qu’à mon challenge “Pages de la grande guerre

Pages

Rentrée littéraire 2025

RL

Billet toujours en cours…

Rentrée littéraire 2025

Mes lectures / Mes envies

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Je récapitule ici mes lectures de la Rentrée littéraire

RL pour les intimes –

Quels livres avez-vous lus, aimés ?

Lesquel(s) me conseillez-vous plus particulièrement ?

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Livres déjà lus
  1. Nourrices de Séverine Cressan (ça commence bien, je l’ai lu mais pas présenté ! Mais je l’ai beaucoup aimé) ♥♥
  2. Mon vrai nom est Elisabeth d’Adèle Yon – Très instructif la façon dont on traitait les femmes et la maladie mentale à cette époque. ♥♥♥
  3. Le garçon venu de la mer de Garrett Carr : Beau et un brin nostalgique, pour les amoureux de l’Irlande.
  4. James de Percival Everett : Excellent, j’ai adoré ♥♥♥
  5. Les promesses orphelines (sur Insta) de Gilles Marchand : Un très joli roman ♥♥♥ A la fois simple, instructif et poétique…
  6. L’homme qui lisait des livres de Rachid Benzine : Non présenté ici, mais j’ai beaucoup aimé ! ♥♥
  7. L’homme sous l’orage de Gaelle Nohant : Les conséquences de la guerre sur les gens mais aussi le désir, la passion et la peinture ♥♥♥
  8. Nous serons tempête : LC prévue pour le
  9. Comme l’oranger amer :
Mes envies
  • L’homme sous l’orage de Gaelle Nohant : Pourquoi ? Parce que ça se passe pendant la première guerre mondiale / pour la jeune fille qui se rebelle contre l’autorité maternelle et parce que je n’ai encore rien lu de cette autrice. Lu
  • La Maison vide de Laurent Mauvigner : Pour la recherche des racines familiales à travers les années (j’aime la généalogie !). De cet auteur, j’ai déjà lu et aimé “Des hommes”.
  • Je voulais vivre d’Adélaïde de Clermont-Tonnerre : Pour le personnage ! Et le sous-titre : Milady n’est pas une femme qui pleure… Elle est de celles qui se vengent. Une autrice que je n’ai pas encore lue.
  • L’homme qui lisait des livres de Rachid Benzine : Une ode aux livres (y a t-il besoin d’une autre raison ??) Lu
  • La nuit au cœur de Nathacha Appanah : Pour écouter la voix des femmes;
  • Nous serons tempête de Jesmyn Ward : Parce que j’avais adoré son écriture dans “Le chant des revenants” !
  • Marcher dans tes pas de Léonor de Récondo : Parce que j’avais adoré “Amours” et parce qu’on y parle de filiation.
  • Les promesses orphelines de Gilles Marchand : Parce que j’avais beaucoup aimé “Une bouche sans personne” (non présenté). “Le soldat désaccordé” est dans ma pal…
  • Comme l’oranger amer de Milena Palminteri : Saga familiale / Italie / Femmes

Il y en aurait d’autres, mais si je lis déjà tout ça, je serai contente !!

C’est déjà l’heure de la rentrée littéraire d’hiver (janvier 2026) et je n’ai pas encore lu tout ceux de septembre 2025 qui me tentaient…

James – RL 2025

James

Une libre réécriture des aventures d’Huckleberry Finn de Mark Twain

James

Percival Everett

Traduit de l’anglais (États-Unis) par Anne-Laure Tissut

Éditions de l’Olivier (2025 / vo 2024)

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National Book award : Fiction / American book award 2024

Prix Kirkus 2024 / Prix Pulitzer 2025

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Éditeur : Qui est James ? Le jeune esclave illettré qui a fui la plantation ? Ou cet homme cultivé et plein d’humour qui se joue des Blancs ? Percival Everett transforme le personnage de Jim créé par Mark Twain, dans son roman Huckleberry Finn, en un héros inoubliable.

James prétend souvent ne rien savoir, ne rien comprendre ; en réalité, il maîtrise la langue et la pensée comme personne. Ce grand roman d’aventures, porté par les flots tourmentés du Mississippi, pose un regard incisif entièrement neuf sur la question du racisme. Mais James est surtout l’histoire déchirante d’un homme qui tente de choisir son destin.

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On ne va pas se mentir, ce n’est pas le livre le plus drôle du monde… Vu le sujet (esclavage, Mississippi, dans les années 1860…) on s’en serait douté. Mais il y a tout de même, à plusieurs reprises, des pointes d’humour. Tout au long de cette histoire, on est avec James. On le suit, on le plaint, on a peur pour lui.

Dès le départ, on sait que “Jim le nègre” qui passe presque pour un idiot aux yeux de tous, est en fait un homme qui sait lire, écrire et qui est à la fois intelligent et cultivé. Mais cela, il doit impérativement le cacher…

C’est un roman qui fait à peine 300 pages. Je l’ai lu très vite, à la fois parce qu’il se passe beaucoup de choses et parce que je voulais connaître la suite ! Certains passages sont franchement stressants. C’est un livre d’aventure mais également un livre qui pousse à la réflexion.

Je vous le recommande chaudement, c’était une très bonne lecture !

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Dans ce roman vous entendrez parler du “cakewalk“, il s’agit d’une danse inventée par les esclaves pour se moquer de leurs maîtres.

Un roman qui aurait toute sa place dans le African American History Month Challenge chez Enna (mais c’est en février !)

Il fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL

Le garçon venu de la mer – RL

garçon venuLe garçon venu de la mer

Garrett Carr

Gallmeister (2025)

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Éditeur : Irlande, 1973. Un bébé est retrouvé sur la plage d’une ville de la côte ouest. Adopté par un pêcheur local et sa femme, Ambrose et Christine, le “garçon venu de la mer“ captive la communauté. Mais pas son frère, Declan. Tandis que s’installe une rivalité fraternelle, le mystère sur les origines de l’enfant grandit, comme la fascination qu’il suscite. Mais, qui pourrait vraiment comprendre le garçon venu de la mer ? Dans ce petit coin du Donegal, le monde évolue à vive allure et chacun doit y trouver sa place. 

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J’ai tout d’abord eu du mal à entrer dans ce roman. Le narrateur utilise le “nous” (pour parler des villageois, de la communauté) et ça m’a un peu perturbé. Mais une fois habituée au style, j’ai plongé dans cette saga familiale et ses personnages particuliers.

Le père (le vieux) qui opprime ses filles. La cadette, Christine, qui se marie un peu pour lui échapper. L’aînée qui reste avec son père (et qui aurait aimé que sa sœur reste avec elle). Le mari de Christine, Ambrose, qui va mettre un peu le bazar en adoptant un bébé trouvé dans un tonneau. Le fameux “garçon venu de la mer”, Brendan. Et enfin Declan, le fils “légitime” et jaloux de Christine et Ambrose.

Il y a des histoires de famille, de la jalousie, des ragots et de la superstition, les aventures vécues par les pêcheurs. Et puis les rêves des uns et des autres. Tout ça se passe dans un petit village du Donegal, en Irlande, dans les années 70. Il y a un petit peu de nostalgie dans ce roman. Le regret d’un monde qui change, parfois un peu trop vite.

Une jolie lecture !

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Extrait :- Brendan ? Brendan, tu dis ?

Ambrose regarda de nouveau le bébé et, pendant que son regard restait sur lui, un enchantement  s’empara de son visage à tel point que ses rides s’effacèrent et qu’il parut avoir cinq ans de moins. Ambrose avait toujours pensé que Brendan était un très beau prénom.

– Brendan, le garçon venu de la mer.

Christine sourit car elle aimait bien voir Ambrose s’amuser et elle avait toujours apprécié son originalité. Mais Phyllis l’étudiait avec froideur : quel genre d’homme rentre chez lui avec un bébé trouvé ? Il avait sûrement une idée derrière la tête. Depuis son parc, Declan observait lui aussi attentivement. Comme il ne parlait pas encore vraiment, ses instincts étaient à fleur de peau, frustres, et il comprenait ce qui se passait, il voyait même plus loin que Phyllis. Ce bébé n’allait partir nulle part, ce bébé allait rester là. Le monde tel qu’il l’avait connu avait pris fin.

Un roman qui fait partie de mes lectures pour la Rentrée Littéraire 2025

RL