Orgueil et préjugés – Austen

orgueil

Mois anglais 2017

Orgueil et préjugés

Jane Austen

Éditions 10/18 (1996 /vo 1813)

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Une Lecture Commune avec Blandine

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Elizabeth Bennet est la 2ème fille d’une famille qui en compte 5. Lors d’un bal, elle fait la connaissance de Darcy. C’est un jeune homme riche et hautain dont le comportement lui déplaît fortement. Elle se met alors à fréquenter un bel officier, Wickham. Mais elle se rend compte que les apparences peuvent être trompeuses et qu’il ne faut pas se fier aux premières impressions…
Sa sœur aînée, Jane, va tomber profondément amoureuse d’un jeune homme, Bingley. Mais celui-ci va s’absenter subitement et la laisser déprimée.
Tout le roman raconte les histoires d’amour des unes et des autres, les espoirs, les déceptions… Les personnages sont décrits avec humour, certains étant franchement proches de la caricature tel Mr Collins !

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Ce roman, écrit en 1796/1797, fut tout d’abord intitulé « Premières impressions », mais Jane Austen a dû changer le titre car un autre roman portant ce titre avait été publié entre temps.

Je vous conseille de ne pas lire la préface avant de lire le roman, car elle dévoile quelques passages de l’intrigue, mais je vous invite à la lire ensuite car elle apporte un véritable éclairage sur ce roman.

Au départ j’ai eu un peu de mal à entrer dans l’histoire, mais on s’habitue assez vite au style un peu désuet (l’écriture datant de la fin du XVIIIème siècle !) pour plonger dans cette histoire charmante.
Une comédie de mœurs qui nous décrit la vie de familles de classes moyennes et riches à la campagne.

Le dossier à la fin de l’ouvrage offre tout d’abord une biographie chronologique de l’auteure suivie d’une notice explicative sur la publication, les différentes éditions, les traductions… Les notes sont toutes regroupées à la fin du livre (dans l’édition que j’ai lue, à savoir celle parue dans la collection Folio Classique).

Si vous aimez les histoires d’amour, laissez-vous surprendre par celle-ci !!

J’ai beaucoup aimé l’humour dont fait preuve Jane Austen dans sa description des différents personnages.

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De Jane Austen, j’ai lu Persuasion, ainsi que Northanger Abbey

Un site entièrement consacré à Jane Austen (en français)

Sur France Culture, 4 épisodes de “la compagnie des auteurs” consacrés à Jane Austen

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Un roman lu dans le cadre du mois Anglais proposé par Lou et Cryssilda en 2017

(Article rapatrié d’un site qui n’existe plus)

Et du 1er challenge “Je relis mes classiques” initié par Blandine

Manon Fargetton – Autrice

Rencontre avec

MANON FARGETTON

Autrice

A “la petite librairie” d’Hennebont (56)

Le 26 mars 2022

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Le 26 mars dernier, Manon Fargetton était venu présenter son dernier roman, “Tout ce que dit Manon est vrai” à la petite librairie d’Hennebont. Un roman autobiographique, et, si je ne dis pas de bêtises, son premier roman en littérature “adulte”.

Sachant que j’allais la rencontrer, je me suis dit que ça serait bien de lui poser quelques questions, sur sa façon de travailler, ses envies, ses projets… Afin de vous la présenter.

Elle a très gentiment accepté de me répondre. Mes questions ne sont peut-être pas toutes très pertinentes, mais je débute dans l’interview ! ;)

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Donc, après les questions-réponses des personnes présentes et la séance de dédicaces, je lui ai posé les questions suivantes :

  • D’où viennent vos histoires ? De votre vie, des personnes rencontrées, de l’actualité, de vos lectures ?

Les idées peuvent venir de plein d’endroits différents, j’ai même écrit des romans à partir de rêves que j’ai fait. Ça peut venir d’expériences personnelles, de choses que d’autres personnes te racontent de leur vie, des témoignages que tu lis, des articles de journaux, des livres que tu as lu, des films que tu as vu…

Et puis souvent, ce n’est pas une idée qui donne un roman. Ce sont plusieurs idées qui s’agglomèrent entre elles et qui donnent un roman. On peut aussi être inspiré par une situation aperçue dans la rue !

  • Et comment procédez-vous ? Vous notez les idées dans un carnet pour les reprendre plus tard ?

Les idées vraiment importantes restent dans la tête. Je commence à noter quand je travaille sur l’histoire.

  • Comment choisissez-vous vos personnages ? Ils existent déjà dans un coin de votre tête, ils se développent au fur et à mesure de l’histoire ?

Quand j’ai une idée de roman, je cherche le meilleur personnage possible pour raconter mon histoire. Tout simplement. Celui qui va me permettre de raconter l’histoire que je veux raconter.

  • Comment construisez-vous vos romans ? Avec des carnets pour la prise de notes, les personnages ? Par quoi ça débute ?

C’est d’abord l’histoire. Je peux avoir des envies de personnages qui traînent mais en fait ils vont être les vaisseaux pour raconter l’histoire. Donc je vais chercher les meilleurs personnages possibles, les personnages les plus différents les uns des autres aussi, pour que leur image du monde se confronte et s’influence parfois et c’est à partir de là que se fait le travail préparatoire.

Je me demande comment le personnage va t-il évoluer ? Quels sont ses défauts, ses désirs, ses besoins ?

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  • Quels sont vos projets en cours ?

Les tisseurs de rêves, une série jeunesse en cours dont les tomes 3 et 4 vont sortir prochainement (2022/2023), un gros pavé de fantasy adulte qui sort à l’automne (la série s’appellera “Le cycle des secrets“), le 2ème tome est en cours d’écriture et un album jeunesse (avec l’illustrateur Guillaume Bianco) qui sort à l’automne…

  • Vous avez su très tôt que vous vouliez être écrivain ?

Non, je n’imaginais pas du tout en faire un métier. J’écrivais, j’avais un rapport à l’écriture depuis toute petite, un rapport très intime en fait, j’écrivais toute seule dans mon coin, des chansons en particulier. Et à un moment donné j’ai eu envie de partager les histoires que j’avais dans la tête. Et donc je suis venue à la publication. Mais même là, au début, je ne pensais pas en faire un métier ! C’est vraiment venu petit à petit. (Manon se consacre à plein temps à l’écriture depuis 2 ans et demi)

  • Vous imposez-vous un rythme de travail quotidien, des horaires ?

Je ne peux pas vraiment faire ça, parce qu’il y a des jours où je suis en rencontre scolaire, des jours où je suis sur des salons du livre, des jours où j’ai de l’administratif en retard et où il faut que je fasse de l’administratif toute la journée… Donc ce n’est pas aussi simple. Je me fixe plutôt des objectifs par mois, par exemple, je me dis ce mois-ci j’essaie d’écrire “tant de mots”… Je fonctionne plus comme ça.

  • Qu’est-ce que l’écriture pour vous ? Un plaisir, une libération, un jeu, une passion ?

Un plaisir, mais pas tous les jours, il y a des jours où je galère, comme tout le monde, ce n’est pas une entreprise très simple d’écrire un roman donc il y a des fois où on galère, heureusement que c’est quand même un plaisir.

  • Auriez-vous un conseil de lecture ? Un auteur ou un livre que vous aimez particulièrement ou que vous souhaiteriez faire découvrir ?

Déluge d’Henri Bauchau (sur la création)

Merci beaucoup à Manon d’avoir accepté de répondre à mes questions avec autant de gentillesse !

Une conversation qui m’a donné encore plus envie de lire ses romans, je vous en présenterai donc plusieurs dans les prochains mois.

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Si vous voulez en savoir un peu plus : Sa page Facebook – Son compte Instagram

Romans de Manon déjà présentés sur ce blog :

Le chant du héron au crépuscule ♥

héronRoman historique

Le chant du héron au crépuscule ♥

TAN TWAN ENG

Traduit de l’anglais (Malaisie) par P. Giraudon

Charleston poche (2021)

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Ce roman a déjà été publié en 2016 sous le titre “Le Jardin des brumes du soir” aux éditions Flammarion.

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Résumé éditeur : Malaisie, 1951.

La Seconde Guerre mondiale est finie depuis six ans lorsque Teoh Yun Ling se décide à quitter Kuala Lumpur pour rejoindre les montagnes qui s’élèvent au cœur du pays. C’est là que s’est retiré Nakamura Aritomo, l’ancien jardinier de l’empereur du Japon, l’homme qui pourra l’aider à honorer la promesse faite à sa sœur : créer le plus beau des jardins.

Celui dans lequel elles se réfugiaient en pensée pour survivre dans le camp d’internement japonais où elles ont passé la guerre… et dont sa sœur n’est jamais revenue.

Tiraillée entre son serment et sa soif de vengeance, Teoh Yun Ling débute un apprentissage auprès de l’énigmatique Aritomo.

Tandis que l’insurrection communiste fait rage dans le pays, des liens se nouent entre ces deux êtres, le maître et l’élève, que la vie aurait dû irrémédiablement séparer.

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J’aime beaucoup le titre poétique et la jolie couverture de ce roman. Malgré ses 557 pages, je l’ai dévoré en quelques jours.

C’est une histoire difficile à raconter mais qui vaut le coup d’être lue ! Cette femme, pleine de colère envers les japonais (elle a été internée dans un camp et mutilée) va passer outre son ressentiment et se mettre au service de l’ancien jardinier de l’empereur du Japon. Et cela, pour tenir une promesse faite à sa sœur. Le personnage de Teoh est complexe. On comprend ce qui lui est arrivé au fil du roman dont les chapitres alternent passé et présent.

Un roman qui parle de mémoire, de culpabilité, d’amour, de jardin japonais, de thé, de famille et de secrets. Pas forcement très facile à lire (je ne retiens pas facilement les noms asiatiques !) mais très beau. Je me suis laissée envouter par cette ambiance tour à tour dure (le passé, la guerre) et sereine (la création du jardin).

Si vous aimez la culture japonaise, vous devriez apprécier ce roman.

Une très jolie découverte pour moi !
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Le Chant du héron au crépuscule, deuxième roman de l’auteur, a remporté le Man Asian Literary Prize, le Walter Scott Prize et a été finaliste du Booker Prize.

Télécharger un extrait (site de l’éditeur)

Un roman qui participe au Mois du Japon

Chez Lou et Hilde

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à l’Objectif PAL chez Antigone

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Ainsi qu’Au tour du monde en 80 jours livres (Malaisie) chez Bidib

monde

L’armoire des robes oubliées

armoireRoman finlandais

L’armoire des robes oubliées

Riikka Pulkkinen

Albin Michel (2012/vo 2010)

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Lecture Commune avec Blandine

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Elsa vient enfin de retrouver sa chambre à la maison après avoir passé deux semaines en soins palliatifs à l’hôpital. Atteinte d’un cancer en phase terminale, elle voulait rentrer mourir chez elle, dans cette maison où elle avait vécu près de cinquante ans. Elle est entourée de son mari, Martti, de sa fille, Eleonoora et de ses deux petites filles, Maria et Anna.

Eleonoora, médecin, veille à l’organisation. Pour que cela fonctionne, il faut que chacun puisse manger correctement, se reposer, se changer les idées en sortant de la maison.

Avec Maarti, Elsa passe des soirées à se balader en voiture. Aller voir la mer, écouler le merle noir, regarder le soleil se coucher. Avec Anna, elle souhaite boire du vin et jouer à un jeu auquel elles jouaient quand Anna était plus jeune. Se déguiser et s’imaginer une autre vie. Mais Anna va ouvrir une armoire et en sortir une robe qui va révéler au grand jour des secrets que certains auraient voulu oublier…

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Je vais avoir du mal à dire ce que j’ai pensé de ce roman. C’est assez étrange. J’ai été attirée par ce titre un peu mystérieux et cette jolie couverture.

Puis, ma 1ère impression : J’ai du mal à entrer dans l’histoire. Après 70 pages et l’entrée de nouveaux personnages, ça me plaît davantage. En fait, j’ai bien aimé le milieu, l’histoire de Maarti et ___. Et j’ai trouvé la fin (les 40 dernières pages) brouillonne. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris…

Un roman qui me laisse une impression étrange. Je pense que c’est la façon de raconter qui m’a perturbée, le style. Par moment j’ai trouvé ça confus.

Pour résumer ce que j’ai pensé de “L’armoire des robes oubliées” : j’ai eu du mal avec le début et la fin et j’ai bien aimé le milieu ! Débrouillez-vous avec ça… ;)

Le plus simple : Lisez-le et faites vous votre propre avis ! Et n’oubliez pas d’aller voir ce qu’en a pensé Blandine (lien plus haut)

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Extrait : “Comme ils lui semblaient proches, ces jours où maman était encore la reine dont elle recherchait avidement les faveurs. Maintenant sa mère la boudait, réclamait comme une enfant, faisait la difficile, la capricieuse. Ce n’était jamais à papa qu’elle faisait la tête, toujours à elle.

Eléonoora ne s’était pas attendue à l’impression que cela ferait, d’avoir le rôle de détentrice du pouvoir : une stupéfiante solitude.”

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le tour du monde en 80 jours livres (Finlande) chez Bidib

Challenge qui me permet de constater que je n’ai pas lu grand-chose en littérature finlandaise !!

Et présenté encore moins, puisque j’ai quand même lu plusieurs romans d’Arto Paasilinna.

monde

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l’Objectif PAL chez Antigone

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