Le grand livre des petits trésors

TrésorsLe grand livre des petits trésors

Nadine Robert & Aki (ill.)

Éditions Gallimard Jeunesse (2015)

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Tatsuo adore ramasser toutes sortes de petits objets qu’il trouve dans la nature. Sa grand-mère le sait bien, c’est pourquoi elle lui offre un beau sac rouge pour y mettre ses trésors.
Ensemble, ils parcourent six lieux différents : le bord de la rivière, la ville, la forêt, la campagne, le parc, la plage. Les deux promeneurs contemplent ce qui les entoure, s’émerveillent des beautés de la nature et des petites traces laissées par l’Homme.

Mon avis : A mi-chemin entre album, documentaire et livre-jeu, ce livre me semble intéressant pour initier les plus jeunes à l‘écologie. Il n’en parle pas directement, mais quand on regarde les “trésors” trouvés par Tatsuo (qui peuvent être une coquille d’escargot vide, des pétales de fleur ou encore une vis ou un bouton) on voit bien qu’il y a des choses qui n’auraient rien à faire dans la nature… Je dis qu’il s’agit aussi d’un album dans le sens où il y a une petite histoire et des dialogues entre Tatsuo et sa grand-mère.

GrandLivrePetitsTrésors*****

Et pourquoi livre-jeu ? Parce que toutes les deux pages le lieu de promenade change (bord de rivière, ville, parc, plage…) et qu’il y a à chaque fois à la suite, une double page qui récapitule les trésors trouvés et demande à l’enfant de rattacher le “trésor” à la chose à laquelle il appartient. Par exemple : Relier le bouton au pull ou les pétales de magnolia au magnolia…) De quoi apprendre quelques mots de vocabulaire au passage (un plectre, vous savez ce que c’est ? Moi je ne savais pas ! C’est un petit bout de plastique qui sert à jouer de la guitare, appelé aussi médiator).

J’ai bien aimé les couleurs, le dessin des décors et des animaux par contre je n’aime pas du tout la tête des personnages ! J’ai bien aimé aussi la page des “petits trésors vivants” (les animaux !). Une bonne idée d’activité à faire avec les enfants (qui parfois râlent quand on veut aller se promener…) que cette “chasse au trésor” !

SignatureNat

Mes premiers bilingues : une histoire à écouter

Orianne Lallemand - Let's go to School with Jenny and Jack !.

Mes premiers bilingues :
une histoire à écouter

Let’s go to School with Jenny and Jack
Let’s play with colours
Let’s Count together

d’Orianne Lallemand

Tamara Page-Jones
et Elsa Fouquier

Nathan, 2014

Cette collection, parue chez Nathan, permet aux enfants de découvrir des histoires en anglais dès qu’ils apprennent à lire, ou même un peu avant, avec les parents. Une belle idée, très pédagogique dans sa mise en œuvre, avec un personnage récurrent pour attirer les enfants.

Jenny et Jack, son perroquet, vont donc vivre différentes aventures, permettant d’apprendre à compter, de découvrir les couleurs, l’école, et les animaux.

A chaque fois le déroulement est le même, la majorité de l’histoire se déroule en français, permettant d’accrocher les enfants, mais des bulles permettent de passer à l’anglais. Les histoires sont sympathiques mais servent surtout de support pédagogique aux apprentissages en anglais. Un apprentissage favorisé par le jeu, avec une méthode conçue par les enseignants qui proposent à chaque livre une dizaine de mots à mémoriser.Orianne Lallemand et Tamara Page-Jones - Let's play with colours with Jenny and Jack !.

L’atout de cette collection c’est qu’elle permet grâce à un site internet (via lien ou flashcode) de télécharger la version audio. Idéal pour les parents pas toujours sûrs de leur prononciation ou les enfants qui ont envie de se débrouiller seuls.

Les couleurs, les chiffres, des thèmes classiques dans l’apprentissage de l’anglais, mais j’ai particulièrement aimé Let’s go to School with Jenny and Jack parce que cet album permet plus d’échanges, d’apprentissage de petits phrases de tous les jours.

Enfin chaque album se termine sur une chanson en anglais, qui permet de récapituler ce qui a été vu, mais aussi d’apprendre quelques phrases, tournures, et toujours un peu plus de vocabulaire. Une belle idée mais qui me pause tout de même une question, qui est d’ailleurs aussi présente dans le livre mais à une moindre mesure : aucune traduction des passages en anglais n’est prévue dans ces livres. Si, dans les bulles, c’est souvent facile à deviner, ce n’est pas toujours le cas, et les chansons, qui sont donc plus longues, risques d’être difficile d’accès pour certains enfants si les parents n’ont pas la possibilité de les aider.

Des albums à vertu pédagogique, qui nécessitent un accompagnement, mais offrent une façon ludique de découvrir l’anglais.

+ Challenges Albums et Petit Bac

Hugo et les rois Etre et Avoir

Anne-Marie Gaignard - Hugo et les rois être et avoir.Album péri-scolaire

Hugo et les rois Etre et Avoir

d’Anne-Marie Gaignard

illustré par François Saint Remy

Le Robert, 2013
9782321002468, 15,90€

 

Hugo et les rois Etre et Avoir n’est pas tout à fait un album comme les autres. Il est édité par le Robert, comme les dictionnaires, et ce n’est pas tout à fait un hasard. En effet à l’intérieur de cet album se cache en réalité un outil pédagogique très complet pour les désespérés de l’orthographe, et notamment des participes passés.

Hugo est un jeune garçon angoissé à l’idée de la dictée à venir, comme beaucoup d’enfants, car il a toujours zéro et on se moque de lui… Mais ce soir-là, alors qu’il sanglote dans son lit, une petite fée vient à son aide, il s’agit de Nina.

Nina lui donne les clés pour réussir sa dictée, et le lecteur en profite : Gare aux é, i et u en fin de mot, ces trois sons doivent alerter ! Et comme par magie, quand il souligne ces sons dans sa dictée, les rois être et avoir viennent lui rendre visite, pour l’aider à bien accorder !

L’histoire est ponctuée d’exemple, de petits exercices qui permettent de gagner des clés et d’avancer dans l’histoire. Car c’est une véritable aventure que va vivre Hugo, à chaque chapitre, c’est une nouvelle leçon qu’il va apprendre, une nouvelle clé qu’il va gagner. Les explications des accords avec les participes sont vraiment bien détaillées, de manière plus claire que dans un cours classique, plus ludique aussi forcément. En contrepartie, la dernière partie, sur les mots en é, afin de savoir s’ils s’écrivent –é ou –ée m’a semblé plus complexe à comprendre, et me laisse avec l’idée qu’il vaut mieux vérifier dans un dictionnaire quand on n’est pas tout à fait sûr ! (Et dans ce cas-là, je trouve que la lecture est le meilleur allié des enfants, car peu à peu, on apprend visuellement ces mots-là !)

« Plus jamais zéro » proclame la quatrième de couverte, et c’est vrai qu’en appliquant ces règles, tout ne sera sans doute pas parfait, mais ça pourrait bien aider les enfants qui ont du mal à comprendre les leçons habituelles. Bien sûr, les enfants ne vont pas devenir « bons » par miracle, mais s’ils arrivent à avoir la volonté de s’améliorer, ils pourront grâce à ce conte reprendre confiance en eux, et ne plus partir à l’école avec mal au ventre le jour des dictées.

+ Il existe une version numérique enrichie avec des exercices, que je n’ai pas testé https://itunes.apple.com/fr/book/hugo-et-les-rois-etre-et-avoir/id683164292?mt=11

Les cloches de la libération Fabian Grégoire #album

Album docu-fiction

Les cloches de la libération

de Fabian Grégoire

Ecole des loisirs, 2013
9782211213837 – 12,70€

Fabian Grégoire est spécialisé dans les docu-fiction, et ses albums offrent toujours un point de vue historique ou social. C’est pour cela qu’il est édité dans la collection Archimède, à l’Ecole des Loisirs. Une collection qui apporte toujours un petit plus, historique ou scientifique. Dans cet album, Les cloches de la libération, on suit Pauline et son frère Henri. Ils profitent d’un dimanche, un de ces jours où il n’y a pas d’allemands sur l’île, pour aller explorer les cloches exposées sur le quai. Ils en recherchent une bien précise, la 547, celle de leur village.
L’occasion de revenir sur cette razzia qu’avait fait les allemands sur les cloches en 1943, pour les fondre et récupérer le métal. Puis de suivre la vie quotidienne de ces deux enfants en temps de guerre.

Enfin les Américains arrivent, et avec eux l’espoir, mais pas encore la fin de la guerre ni la paix…

Les cloches de la libération est une histoire dans l’Histoire, sans grande originalité sur ce sujet déjà souvent traité, mais avec à la fois le point de vue des enfants et l’axe des cloches, qui permet de découvrir un détail souvent oublié aujourd’hui.

Fabian Grégoire illustre aussi ses histoires, dans un style très classique, alternant grandes illustrations sur des doubles pages et découpage en case comme une bande dessinée. L’ensemble correspond tout à fait à l’esprit du livre, et est complété en fin d’ouvrage par une partie documentaire qui permet d’en savoir un peu plus sur les cloches pillées par l’armée allemande.