Au nom du père, du fils et de John Lennon

Roman jeunesse autour de la musique

Au nom du père, du fils et de John Lennon

de Laurence Schaack, Goulven Hamel

et David Scrima (Illustrateur)

Nathan, 2012
Backstage, 231 pages
9782092528679, 10,50€

Cornelius Caine, jeune aristocrate bègue et maladroit, quitte son collège archi snob pour se plonger dans le “swinging London”. Grâce à sa cousine sexy et délurée, il découvre la mode, les soirées branchées et rencontre même ses idoles, les Beatles. Il tombe sous le charme du plus insaisissable d’entre eux, John Lennon, et noue avec l’icône pop une dangereuse amitié qui le mènera à la découverte de lui-même…

Après le titre Le béton qui coule dans nos veines j’ai eu envie de découvrir un autre titre de la collection Backstage chez Nathan, j’ai donc choisi un courant musical que je connais mieux, pour voir.
Avec ce titre sur le rock c’est à Londres à la grande épique des Beatles que nous voyageons. Si l’histoire réserve moins de surprise, les personnages sont tout aussi intéressants. Cornélius Caine tout d’abord ce jeune riche, bègue et timide, en quête d’identité et de père mais aussi les deux jeunes filles qui l’accueillent à Londres et l’entraînent dans le monde du show-business. Et puis tous les musiciens et managers qui s’entrecroisent à coup de concert, soirée, film et drogue…

Comme dans le béton qui coule dans nos veines nous sommes au coeur de ce monde de fête un peu sauvage et loin des lois. Même si l’histoire est moins suprenante j’ai beaucoup aimé ce roman parce que cet univers Rock est bien plus proche de ce que je connais. J’ai pu chantonner mais aussi croiser ce que je sais et ce que l’on apprend dans ce livre. Ce roman nous entraîne dans un monde assez proche de la réalité, dans ses bons et ses mauvais cotés en campant des personnalités réelles bien dépeintes au milieu de nos héros imaginaires. Et ces personnages imaginaires ont une réelle personnalité, une histoire humaine et touchante qui se construit au fil des pages et des rencontres.

Enfin la dernière partie, documentée permet de faire le point sur les grandes dates du rock anglais.

Un roman sympa au coeur du rock anglais.

Love, love me do.
You know I love you,
I’ll always be true,
So please, love me do.
Whoa, love me do.

Love, love me do.
You know I love you,
I’ll always be true,
So please, love me do.
Whoa, love me do.

Someone to love,
Somebody new.
Someone to love,
Someone like you.

Extrait de Love me do, The Beatles, 1962

RDL# Benjamin Lacombe

Nouvelle Ronde des Livres ! Après une petite absence, je retrouve mes comparses Sophie, Noukette et Liyah, et je vous présente aujourd’hui des albums de Benjamin Lacombe. Il était temps, après avoir crier partout que j’adorais L’herbier des fées, de vous le présenter.

Toutes les images de l’article sont issues du site de l’auteur, ainsi que de son blog.

Benjamin Lacombe est un né à Paris il y a presque 30 ans. Il y vit toujours avec son chien.
Il a fait des étude d’Arts (à l’ENSAD) et à 19 ans il signe ses premiers livres. Cerise Griotte, son projet de fin d’étude, est publié en mars 2006 au Seuil. 10 ans plus tard son nombre de projets publiés est impressionnant, d’autant plus qu’ils sont tous superbes…
Bibliographie :

LIVRES JEUNESSES

LIVRES ADULTES

Après cette présentation succincte, place à mes avis!

Ondine

Benjamin Lacombe

Albin Michel jeunesse, avril 2012
9782226240316, 19€

 

Benjamin Lacombe revient avec le mythe d’Ondine à ses amours romantiques et pré-raphaélites. Inspiré par les textes de Friedrich de La Motte-Fouqué et la pièce de Jean Giraudoux, il propose sa version du conte, où prédominent des images très picturales faisant écho aux peintures de Millais ou Waterhouse. Par un savant jeu de calques imprimés, il fait émerger toute la sensualité et la transparence de cet univers aquatique.

Vibrant pour le beau chevalier Huldebrande, Ondine se noie dans les tumultes de l’amour, ses marivaudages et ses trahisons. Un grand conte, une épopée romantique dont les thématiques résonnent de manière étonnamment moderne.

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Quel plaisir d’ouvrir un nouvel album de Benjamin Lacombe et de naviguer entre les pages. Je n’ai pas pu m’empêcher de commencer ma lecture par les illustrations. Juste les illustrations. Je les ai feuilletée, lentement, voyant surgir ce conte du fond des eaux. Plus qu’une histoire ce que j’avais l’impression de lire c’était les sentiments, l’amour comme la tristesse. J’ai crée à partir de ces illustations pleine page ma propre histoire, puis je me suis lancée dans le texte.

J’ai alors découvert une histoire belle et sombre, tout à fait à l’image de ces illustrations. Un conte d’origine germanique que j’avais déjà croisé il me semble mais qui m’avait laissé bien peu de souvenir… Pourtant c’est une histoire touchante celle de l’amour, de la jalousie, de la trahison… Des thèmes universels comme souvent dans les contes qui ont si facilement des échos dans le monde actuel… le côté fantastique en moins…

Concernant les illustrations l’auteur avoue lui même une inspiration “C’est un livre que j’avais en tête depuis longtemps, depuis qu’adolescent j’ai découvert les pré-raphaélites pour qui le mythe d’Ondine était un thème de prédilexion. C’est donc assez naturellement que je me suis inspiré de ce courant de peinture pour ce livre.” J’avoue que je n’ai aucune connaissance en histoire des arts, cela ne m’avait donc pas frappé. Je me suis surtout laissée porter par ces illustrations et je n’ai finalement pas eu non plus envie de chercher à voir des ressemblances. L’important c’est surtout que ces illustrations soient totalement adaptées à l’histoire, l’amour s’en dégage mais la noirceur aussi et les flots ont toutes leur importance. Une atmosphère sombre et pesante qui nous entraîne encore plus dans cette histoire… Les illustrations de Benjamin Lacombe sont une fois de plus de véritables tableaux !

Je suis enchantée par cet album comme vous avez du le comprendre et pourtant j’ai trouvé certaines choses un peu inutile. L’utilisation des calques dans l’herbier des fées m’avait enchanté, on les retrouve ici, pour créer un effet de profondeur dans les flots notamment, et pourtant j’ai trouvé cela superflu, comme si, pour rester dans le thème de l’eau, Benjamin Lacombe voulait surfer sur la vague… Cela ne gène en rien mais j’ai eu du mal à leur trouver une réelle utilité.

Un album avec une histoire tout de même assez complexe donc pour un public de grands enfants, d’adolescents et d’adultes.

Un livre magnifique qui nous entraîne dans une histoire hors du temps que les illustrations subliment !

+ L’avis de Liyah, Fantasia,

Vous allez m’en vouloir mais non vous n’aurez encore pas d’article détaillé sur L’herbier des fées aujourd’hui, vu la longueur de cet article je vais m’arrêter là… Mais j’essayer de vous parler très vite de l’herbier des fées… de toute façon vous pouvez l’acheter les yeux fermés!

Et chez les copines ?

 

Noukette : Calamity Mamie

Liyah : Tout un monde


La famille trop d’filles de Susie Morgenstern et Clotka

La famille trop dfilles Anna - MorgensternLa famille trop d’filles

de Susie Morgenstern

et Clotka

Nathan, 2012
Premiers Romans, 5,50€

Je vous ai déjà présenté Bella, une des jeunes soeurs de la famille trop d’filles. Depuis j’ai lu les autres tomes et découvert toute la tribu!

Nous avons tout d’abord Anna, la grande soeur. Dans le tome qui lui ai consacré nous découvrons sa famille et en même temps tout les avantages et les inconvénients qu’il y a à vivre dans cette grande famille. Surtout en étant la plus grande car elle doit aider en s’occupant des petits… Pourtant elle a envie de passer plus de temps avec Sophie sa meilleure amie… et de participer à une soirée pyjama! Va -t-elle réussir ? Ce premier tome nous présente la série et c’est une vraie aventure que de rencontrer cette grande famille, 6 filles, un garçon, un baby sitter anglais et les parents! Bella est une jeune fille attachante mais un peu grande peut être par rapport aux jeunes lectrices qui se reconnaîtront pourtant surement dans ces histoires d’amitié!
la famille trop d'filles - Cara - S.Morgenstern - Les lectures de Liyah
La deuxième soeur c’est donc Bella, et la troisième Cara. Un drôle de prénom pour une jeune fille surprenante, pleine d’entrain qui aime le théâtre. Bien qu’elle se mette en avant sur scène on découvrer une jeune fille timide, stressée qui a besoin de toute sa grande famille autour d’elle. Ce tome est sympathique et permet de voir un peu plus le rapport des enfants et des parents.

La famille trop d'filles - S.Morgenstern - Dana - Les lectures de LiyahEnsuite vient Dana, la quatrième soeur! Avec Dana nous allons sortir un peu de cette grande famille pour partir faire un petit tour avec la grand mère, vraie mamie gâteau qui va lui permettre de découvrir d’autres choses, d’être enfin seule… Dana permet de faire une pause dans ces tomes remuants et bruyants dans la famille Trop d’filles, tout en montrant une fois de plus tous l’amour qu’ont ses enfants et le lien très fort qui les uni.

La cinquième, Elisa est une danseuse. Elle rêve de participer à un stage de danse mais il coûte vraiment
La famille trop d’filles – Elisa - Nathan cher… Comment faire pour réunir la somme nécessaire. Avec Elisa nous allons passer quelques petits moments agréables et toute cette histoire de danse devrait beaucoup plaire aux jeunes lectrices même si ce tome m’a personnellement moins emballé, je commence sans doute à me lasser.

Enfin la plus petite c’est Flavia. Flavia qui à la fin du tome 5 se demandait, elle qui n’avait pas de passion, pour quoi elle allait bien pouvoir se battre… Mais pour notre petite rousse au caractère de cochon il se pourrait bien que la difficulté soit d’apprendre à lire. Pourquoi apprendre à lire quand on a tout une famille pour nous raconter des histoires. Cette petite Flavia m’a énormément plu j’ai trouvé cette gamine odieuse et touchante à la fois et ses réflexions autour de la lecture sont mignonnnes!

Au final une famille vraiment étrange avec des personnalités très différentes mais une série qui fonctionne bien avec des histoires pour toutes les petites filles : les grognons, les artistes, les amoureuses. J’ai aimé que tout ne soit pas toujours idéal dans cette grande famille, même si tout fini toujours bien!

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Anuki 2 La révolte des castors

Bande dessinée jeunesse – sans texte – dès 4 ans

Anuki

2. La révolte des castors

de Stéphane Sénégas
et Frédéric Maupomé

Editions La Gouttière, mai 2012
978-2953918250, 9,70€
48 pages

La vie d’un petit Indien, ça n’est pas facile tous les jours…. Anuki, garçon vif et attachant, découvert dans La Guerre des poules, est un sacré gourmand. C’est la saison des baies et il aimerait bien ne pas avoir à partager celles qu’il a trouvées. Ce pourrait être simplement une occasion de plus de chahuter avec ses deux amis, mais il dérange par mégarde une famille de castors affairés, bien décidés à lui faire payer son manque d’attention.

Après la guerre des poules, Anuki, notre petit indien préféré revient dans un deuxième album La révolte des Castors. Je me suis littéralement jetée dessus, pressée de voir comment les auteurs pouvaient faire évoluer le personnage !

Dans ce deuxième tome nous découvrons un peu plus Anuki, tant dans ses relations aux autres que dans son caractère ! Cette sociabilité d’Anuki à travers les jeux avec ses deux amis n’est finalement que de courte durée et nous repartons sur la situation du premier tome : Anuki seul dans la nature, contre des animaux, ce qui permet l’absence de texte plus facilement ! Il s’agit cette fois de castors bien décidés à protéger leur territoire (ou pour le plaisir ?) qui vont faire quelques misères à notre petit indien !

Les illustrations, seul support de la narration de cet album sans texte, nous entraînent exactement où elles veulent grâce à leur entrain, leur mouvement et leur qualité! J’aime beaucoup le trait ainsi que les couleurs et cela accompagne, voire porte magnifiquement cette histoire somme toute simple (encore que se faire agresser par des castors, ce n’est pas si simple!)

Une fois de plus l’ensemble est hilarant, avec des scènes que chacun interprétera selon sa propre sensibilité. En ce sens l’absence de texte est vraiment toujours aussi intéressante !

Une bande dessinée muette pour enfant mais aussi pour adulte car tout le monde trouvera aussi à rire dans ce deuxième tome (indépendant du premier d’ailleurs!)

 + Lu en numérique sur DiGiBiDi

+ Les avis de  Jérôme, Noukette, Mo’ (et son fils)

+ Les sites de  Stéphane Senegas et Frédéric Maupomé