Si tu vois le Wendigo – Roman ado

wendigo
Roman ado (13+)

SI TU VOIS LE WENDIGO

Christophe Lambert

Syros (2021)

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Connaissez-vous le wendigo ? C’est un esprit de la forêt, une créature nocturne et humanoïde à tête de caribou, qui vit dans les bois. La nuit, il vient taper à la fenêtre. Surtout, ne le suivez pas… Surtout, ne lui demandez rien ! On vous aura prévenu…

Un octogénaire nous raconte l’histoire qui lui est arrivée 70 auparavant. Il avait 13 ans et rentrait chez lui avec son meilleur ami Bobby Lee. C’était les grandes vacances, ils avaient joué aux cow-boys tout l’après-midi. Ils étaient presque arrivés chez eux, quand ils virent une femme nue, le menton en sang, titubant sur la route… Suite à cette étrange rencontre, il en fera une autre, plus étrange encore.

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Je savais bien que le nom de l’auteur me disait quelque chose… (Et non je ne pensais pas à l’acteur !) J’ai déjà lu et apprécié deux de ses romans : “Soul breakers” et “le dos au mur” présentés dans ce billet.

Ici, en plus d’une belle aventure fantastique, il y a plein de sujets importants qui sont abordés, même s’ils ne le sont que partiellement. Il y a une critique de la société américaine de ces années là, les femmes battues, le syndrome de stress post-traumatique du soldat, l’homosexualité… On y parle aussi de Thoreau et de son livre “Walden ou la vie dans les bois”. Et des choix que chacun doit faire au cours de sa vie…

L’écriture est fluide, visuelle et très agréable !
J’ai passé un très bon moment.

Je devrais inventer un nouveau logo pour ce genre de livres “Lu en 24h max !” Tellement ils sont addictifs !

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Lire les 10 premières pages (site éditeur)

Un autre roman “Colorado train parle du wendigo, de l’amérique des années 50, de gamins qui jouent…

Et un autre très bon roman ado dans lequel on parle de Thoreau et de son livre Walden ou la vie dans les bois : Douze ans, sept mois et onze jours

Les mots d’ Hélio – Roman jeunesse ♥

HélioRoman jeunesse à partir de 12 ans

Les mots d’ Hélio

Nancy Guilbert & Yaël Hassan

Magnard Jeunesse (2019)

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Il y a sept mois, lors d’une promenade en montagne, Hélio a fait une chute terrible. Il est resté un mois et demi dans le coma. Physiquement il va mieux, sauf qu’il est encore essoufflé au moindre effort, il a encore du mal à marcher longtemps. Il a aussi une aphasie de Broca (partielle, heureusement !) c’est à dire qu’il comprend tout ce qu’on lui dit mais qu’il n’arrive pas à s’exprimer… Mais le pire, ce n’est pas ça.

Le pire, c’est que sa mère l’a vu tomber et qu’elle a eu tellement peur qu’elle en a perdu connaissance… Et depuis, elle fait des crises d’angoisse terribles, elle n’est plus capable de s’occuper d’elle-même et encore moins d’Hélio.

Et demain, il doit sortir du centre de rééducation pour aller dans une famille d’accueil. Des gens qu’il ne connaît absolument pas, mais que sa mère a désigné pour le cas où il arriverait quelque chose. Il va donc débarquer chez de parfaits inconnus, alors même qu’il ne rêve que de rentrer chez lui…

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A tour de rôle, nous entrons dans la tête de chacun. Hélio tout d’abord. Il est furieux et n’a pas envie d’être là. Puis Mila, la jeune fille de la famille d’accueil à qui on n’a pas demandé son avis avant d’accueillir Hélio et qui n’est pas contente non plus. Bianca, la domestique, observe tout le monde, ne dit rien et “cache” quelque chose, on le sent dès le départ. Quand au  jeune Ruben (le frère de Mila) il est tout simplement adorable…

Bref, on croit dur comme fer aux personnages ! Comme je n’avais pas écrit mon billet tout de suite, j’ai recommencé à le feuilleter… Et du coup, je l’ai relu.

Il y a une chose que j’ai adoré dans ce roman, c’est le parallèle qu’Hélio fait entre les gens et les fleurs/les plantes. J’ai trouvé ça génial ! Et j’ai découvert des plantes magnifiques (l’orchidée colombe, quelle merveille !)

Il y a beaucoup de thèmes abordés dans ce roman. Le handicap bien évidemment, mais aussi l’empathie, le harcèlement scolaire, les traumatismes, les secrets de famille… Et tout cela finalement, tourne autour des mots. Les mots que l’on dit, ceux qu’on ne devraient pas dire, ceux que l’on n’arrive pas à dire, ceux que l’on ne dit pas mais que l’on devrait dire… Des mots pour aller mieux, pour guérir, pour aider…

Un très joli roman qui m’a beaucoup plu et que je vous recommande chaudement !
♥♥♥

Pour lire le début…

Livres de ces autrices déjà présentés sur ce blog :

De Nancy Guilbert : Le sourire du diable (13+) / Mission dinosaure (7+) / L’oiseau Lyre (Alb 5+) / Point de fuite (Roman +15)

De Yaël Hassan : “M comme…” (10+) / Quatre de cœur (9+)

Leurs sites :

Celui de Nancy Guilbert

Celui de Yaël Hassan

Ce roman a été sélectionné à de nombreuses reprises et il a reçu plusieurs prix : Voir ici

L’attrape – malheur – Roman jeunesse

malheurRoman fantastique
A partir de 13 ans

L’Attrape – malheur

T1 : Entre la meule et les couteaux

Fabrice Hadjadj

Illustrations de Tom Tirabosco

La Joie de Lire (2020)

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Après 15 ans de prière, Anders et Norma Traum voient enfin leur vœu s’exaucer. Un beau petit garçon de huit livres, Jacob, arrive dans leur vie. Au fil des années, Norma et Anders vont s’apercevoir que leur fils n’est pas tout à fait comme les autres. C’est un “attrape – malheur”.

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Pour tout vous dire, j’ai dû m’accrocher au départ…

Le style, assez “recherché”, avec peu de dialogues et beaucoup de descriptions, m’a un peu ralentie. Et ce pourrait être une difficulté pour les plus jeunes ou les “petits” lecteurs.

Pourtant, une fois lancée dans l’histoire, j’ai eu du mal à m’arrêter ! Et j’avais hâte de lire le tome 2, car l’histoire est prenante et les personnages à la fois intéressants et très originaux.

Bref, s’il vous tente, ne vous découragez pas trop vite, laissez-lui une chance, vous ne le regretterez pas !

Un joli conte philosophique. J’ai bien aimé les illustrations, un peu enfantines, naïves.

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Extrait : Il y avait une fois, au village de Rarogne, un garçon nommé Jakob Traum, mais qu’on se mit bientôt à surnommer l’attrape-malheur. C’était à cause d’un pouvoir qu’il avait et qui le distinguait des autres. Ce qui fait que beaucoup se souviennent de son histoire mais peu se souviennent de son vrai nom. Tout de suite vous vous demandez : quel était ce pouvoir ? Vous ne pouvez pas savoir. Il n’y a plus beaucoup d’attrape – malheur de nos jours. Du moins c’est ce qu’on pense communément. Alors vous vous demandez : quel pouvoir lui a valu pareil surnom ? Allons, nous y arriverons bientôt. Sachez pour l’heure qu’il s’agissait d’un pouvoir étrange, double, tellement double qu’on pouvait aussi bien le prendre pour une espèce d’impuissance. On n’aurait su dire au fond qui s’était penché sur son berceau : Clochette ou Carabosse ?

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Pour en lire un peu plus, c’est ici.

Le tome 2 de cette trilogie, “Des forêts aux foreuses” est sorti en avril 2021. Je vous donne mon avis prochainement.

Le site de l’illustrateur

Anne de Green Gables * Anne la maison aux pignons verts

anne de green gablesAnne de Green Gables 💚
Anne la maison aux pignons verts
De Lucy Maud Montgomery

Nouvelle traduction et édition 2020
Monsieur Toussaint Louverture

Ma chère Anne, tu m’accompagnes depuis l’adolescence avec ton rire, tes cheveux roux et la poésie de tes mots. Tu étais l’amie discrète qui partageais mes soirées lectures. J’ai lu tes aventures des dizaines de fois, pleurant avec toi la mort de Matthew et bien des désillusions. J’ai détesté et aimé Gilbert autant que toi, j’ai rêvé d’une Diana dans ma vie.
Je t’ai suivi dans la guerre. Dans la mort. J’ai lu l’histoire de tes enfants. Celles des habitants d’Avonlea. J’ai aimé passionnellement l’île du prince Édouard en ce début du 20ème siècle.

J’ai grandi moi aussi mais jamais tu ne m’as vraiment quitté. Depuis toutes ces années tu restes l’amie de l’ombre qui m’apaise. Je lis encore souvent ton histoire. Les tomes gris de France Loisirs me suivent dans chaque déménagement, et la version anglaise les a rejoint.
J’ai vu les téléfilms, lu l’histoire de Marilla, et ma grande fille te connait déjà car elle a regardé Akage no An, un anim japonais de 1979 qui est plutôt fidèle…

Anne with an E promu par Netflix t’a fait connaître à tous, tu n’es plus vraiment mon Anne, mais au moins cela a permis de combler le manque éditorial certain en France, en republiant tes aventures dans une nouvelle traduction et surtout avec une couverture fabuleuse chez @monsieurtoussaintlouverture

Anne est une héroïne féministe, courageuse, amoureuse, poète… Une amie de toujours que je vous invite à rencontrer… Vous ne l’oublierez pas !

 

Voici mon article publié sur Instagram, je tenais à laisser aussi une trace sur le blog de cette série de roman, de cette héroïne que j’aime tant et qui m’accompagne souvent. Quand on se promène avec ma fille on invente des noms merveilleux pour les petits espaces singuliers de la nature, et c’est grâce à Anne.

Lien vers ma publication instagram : https://www.instagram.com/p/CLr_SViF6jn/