Carnet intime d’un Vampire Timide de Tim Collins

Carnet intime d’un Vampire Timide:

Dur d’être un ado et suceur de sang

de Tim Collins

Roman pour adolescent

Hugo&Cie, 20 octobre 2011
9782755609189, 12€50
234 pages

Thèmes : Journal Intime, Adolescence, Vampire

Présentation de l’éditeur :

Qu’est-ce que ça peut bien faire d’avoir 15 ans pour l’éternité ? L’éternité, c’est long, surtout quand il faut supporter une petite sœur trop pénible, de l’acné qui ne s’en ira jamais et cette insoutenable maladresse avec les filles.
Découvrez la vraie histoire de Nigel, le vampire ado, dont la non-vie va être bouleversée par Chloé, une humaine si belle qu’on se laisserait volontiers damner…

Mon avis :

Voici un journal intime qui surfe avec humour sur la vague des vampires. Nigel est un adolescent avec des problèmes d’adolescent : boutons, mal être, problème avec sa petite soeur et du mal à avoir des amis… Sauf que Nigel n’est pas un adolescent comme les autres… il n’a pas vraiment 15 ans, mais 100 ans, et c’est un vampire!

La vie devrait être facile pour lui alors, tout comme Edward on l’imagine tout de suite beau et séduisant… Rien du tout! Nigel a eu un petit soucis à la transformation, du coup il n’a pas grand chose des vampires : pas de beauté magistrale, aucune force, rien… Juste qu’il boit du sang! Alors quand il tombe amoureux d’une jeune fille de son école, il galère comme un adolescent… en pire puisque quand il la regarde ses canines sortent!

Ce roman est vraiment drôle, avec de nombreuses situations qu’on imagine sans soucis car l’ensemble se base sur l’adolescence classique et ses soucis. Le petit ajout du vampirisme permet de créer des réflexions et des situations cocasses et de trouver parfois des excuses à notre anti héros, Nigel. Car ce vampire timide est attachant, on a envie de l’aider, de le conseiller… et les adolescents devraient trouver des points de ressemblance avec eux-même.

Ce roman est accompagné de petits dessins, presque à chaque page, mais aussi un véritable look de journal intime avec des pages lignées et des citations à la main. Car Nigel écrit, dessine et nous livre ses poèmes. C’est tout à fait tordant :

” Je suis le prédateur
Qui veut sucer ton sang
Alors comment se fait-il
Que tu aies sucé mon envie de vivre
Par ton refus
Ça craint”

J’ai donc passé un bon moment de lecture même si cela reste très adolescent, mon seul regret est que la fin soit trop… je ne sais pas, édulcorée et trop vampire pour la peine… Mais bon il fallait bien une fin après tout… et je garde un très bon souvenir de cette histoire bien menée et qui fera écho chez les adolescents grâce à ses thèmes !

+ La page facebook du livre
+ L’avis de Radicale

 

Cheval de Guerre de M. Morpurgo [LC#Guerre]

En ce 11 novembre (11/11/11) nous avons décidé avec Liyah nous aussi de parler de la guerre… Une nouvelle lecture croisée donc, pour laquelle Liyah vous présente un album : Six hommes de David McKee. Moi pour changer je ne suis pas en avance et je n’ai pas eu le temps de programmer mon article… Mais aujourd’hui je vous parle de la première guerre mondiale, d’un point de vue original… celui d’un cheval!

Cheval de guerre

de Michael Morpurgo

roman jeunesse

Gallimard Jeunesse, 2002
Folio Junior, 201 pages
9782070619474, 6€70

Thèmes : Première Guerre Mondiale, Amitié, Relation homme-cheval

Présentation de l’éditeur :

Joey, le cheval de ferme, devient cheval de guerre en 1914.
Il va alors vivre l’horreur des combats auprès des Britanniques, des Français, ou du côté des Allemands. Pour lui, les soldats, les paysans ou les vétérinaires ne sont pas des ennemis mais des hommes, chez qui il rencontre la bonté comme la méchanceté. Joey partage leurs souffrances et leurs peurs et sait leur redonner de l’espoir. Grâce à Joey, découvrez une très belle et bouleversante histoire d’humanité, racontée avec simplicité par un grand auteur pour la jeunesse.

Mon avis :

Voici un roman original sur la première guerre mondiale. Original car le narrateur, Joey, est un cheval! Sous ses yeux c’est toute la guerre que l’on va suivre, de l’Angleterre à la France, d’un côté comme de l’autre.

C’est roman réellement émouvant, vraiment magnifiquement écrit, et qui nous permet de découvrir beaucoup de chose sur la première guerre mondiale. Les relations homme – animal y sont particulièrement exacerbées, on y découvre donc des personnages attachants, et d’autres dont on a du mal à comprendre la sauvagerie. Pourtant ce qui est le plus touchant dans ce roman c’est justement l’amour fort qui va relier Joey à des hommes. Contre la logique de la guerre souvent, en montrant tous les hommes dans l’égalité. Ainsi que ce soit du coté français / britannique ou du côté allemand, Joey va nous montrer des hommes bons et sensibles….

Un très beau témoignage fictif sur la première guerre mondiale, un des plus beau roman jeunesse sur ce thème !

Cette belle histoire vient d’être adaptée pour le cinéma, avec une sortie prévue en février 2012 ! Réalisé par Steven Spielberg, studios DreamWordks Pictures.

La bande annonce :

+ Pour aller plus loin sur la première guerre mondiale : Ressources et bibliographie jeunesse.
+ D’autres livres sur la Première Guerre Mondiale sur mon blog : Le journal d’Adèle de Paule du Bouchet
+ Une édition existe, illustrée par François Place… ça doit être chouette la mienne est celle d’origine… sans les illustrations !

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Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

La Pyramide Rouge de Rick Riordan

Kane Chronicles
1 – La Pyramide Rouge

de Rick Riordan

 

Roman fantastique adolescent

 

Albin Michel Jeunesse, 2011
Wiz, 515 pages
9782226230430, 17€

Thèmes : Egypte, mythologie, histoire, voyage, aventure, magie

Présentation de l’éditeur :
Sadie et Carter Kane découvrent que les pharaons ne sont pas tous morts et enterrés.
Leurs dieux non plus. Eux-mêmes sont les descendants de puissants magiciens, les seuls à pouvoir empêcher Seth, le dieu du chaos, de revenir sur terre. Pour cela, il leur faut accepter une aide inattendue. La déesse Isis s’installe dans l’esprit de Sadie, tandis qu’Horus, le fils d’Osiris, vit en Carter. Accompagnés par ces alliés un peu encombrants, les deux héros commencent alors la traque de Seth, le dieu de la Pyramide rouge.
Après les best-sellers internationaux Percy Jackson et Héros de l’Olympe, Rick Riordan réveille les dieux égyptiens.

Mon avis :

Retrouver un auteur dont on a apprécié une série (Percy Jackson en l’occurrence) c’est toujours un plaisir… et une inquiétude !

Je suis entrée tout de suite dans ce roman, je l’ai dévoré, et j’ai vraiment apprécié. Pourtant ce n’était pas gagné, car l’Égypte n’est pas mon sujet préféré (contrairement à la mythologie grecque/romaine que l’on trouve dans Percy Jackson). Je ne veux pas trop vous en dire sur ce roman, car on découvre beaucoup de chose au fur et à mesure. L’important ce sont les personnages ! Sadie et Carter Kane sont les narateur de ce roman d’aventure. Présenté comme un témoignage enregistré, ce procédé nous permet d’avoir parfois des liens, des petites phrases, des “mais on verra cela plus tard” qui nous pousse dans notre lecture, redonne du punch quand on pourrait se lasser. D’autant plus que Sadie et Carter alterne dans le récit… Cela reste cependant très théorique et n’empêche pas les dialogues par exemple…

Sadie et Carter sont frères et soeurs, mais ils se connaissent peu, car ils ont été séparés à la mort de leur mère. Sadie vit à Londres, chez ses grands parents, tandis que Carter voyage au gré des travaux de son père, égyptologue. L’explosion de la pierre de Rosette, à Londres, va les réunir dans une aventure empreinte de magie… mais surtout en lien avec les dieux Egyptiens… Très en lien même… C’est à la fois l’histoire de ces deux adolescents donc, mais aussi celle des dieux d’Egypte Isis, Horus et  Seth notamment… Ce roman se base vraiment sur les légendes connues, mais ce n’est pas pour autant un roman pédagogique pour expliquer ces légendes. Comme dans Percy Jackson c’est surtout une base, une trame de fond qui permet de dynamiser l’histoire en lui donnant une portée plus grande, plus internationale aussi puisque nos héros se promène de Paris à l’Egypte et dans toute l’Amérique. Des lieux connus vus sous un autre angle et des héros qui en découvrant tout cela nous permettent à nous aussi de suivre, en ayant toutes les explications nécessaires.

C’est bien fait, bien tourné et documenté, on avance rapidement dans cette histoire, en s’attachant aux héros… Si à certains moments dans le livre j’étais un peu déçue de me douter de beaucoup de chose, Rick Riordan a quand même su me surprendre parfois, et mon avis est donc très positif!

Finalement le seul gros point négatif de ce roman, c’est d’être un tome 1… car on va devoir encore attendre, et qu’avec la TVA à 7%, nous n’aurons peut être plus les moyens d’ici là d’acheter des livres (bon j’exagère un peu, mais quand même, je ne pouvais pas ne pas en parler du tout…)

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Je me souviens, Rebecca de Nathalie Somers

Je me souviens, Rebecca

de Nathalie Somers

Roman historique pour adolescents

Nathan, août 2011
(Poche Histoire), 222 pages
9782092532287 , 5€50

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Résistance, Chambon-sur-Lignon, adolescence, amour

Présentation de l’éditeur :

André vit au Chambon-sur-Lignon, village du Massif central où, en pleine Seconde Guerre mondiale, la population cache des réfugiés juifs.
Un jour, une jeune fille à l’étincelante chevelure rousse arrive dans sa classe. Elle dit s’appeler Simone, mais André devine vite que c’est un faux prénom, qui dissimule son origine juive. Dans l’espoir de la voir plus souvent, il décide alors de devenir messager pour un chef local de la résistance, chez qui la jolie nouvelle est logée…

Mon avis :

Le Chambon-Sur-Lignon, centre de ce roman, se situe à quelques kilomètres de chez moi, autant dire que j’étais séduite d’avance !

En pleine Seconde Guerre Mondiale nous suivons André, adolescent d’un famille nombreuse que la guerre ne touche pas vraiment. En zone libre, ils étaient pauvres, ils sont pauvres. Pourtant il n’ignore rien de ce que le pasteur organise dans leur village. Ces gens et enfants qui vont et viennent… ces juifs…

Un jour pourtant, grâce à une tignasse rousse, André va s’impliquer dans la résistance. Il connaît le plateau, sait où se cacher, comment aller plus vite que par les routes… L’histoire d’un adolescent qui se construit, d’un village qui résiste, de l’amour aussi.

C’est bien écrit car on ne s’appesantit pas sur les situations difficiles ni sur la guerre. Elle est là, toujours, il faut la combattre, mais nous ne sommes pas sur le front. Une histoire d’ado, pour les ado, touchante, qui nous entraine dans la froideur de l’hiver du plateau.
Un texte intéressant pour le devoir de mémoire, car il y apporte la légerté brisée de l’adolescence. Seul le dernier chapitre m’a paru superflu, mais finalement avec le recul, connaître la fin, c’est bien aussi.

Ce texte a un écho particulier ici, dans la Montagne. Parce qu’André et Simone aurait pu exister. Parce que le Chambon-Sur-Lignon a vraiment résisté ainsi. Parce que j’ai rencontré des résistants altiligériens marqués par cette guerre. Parce que même notre collège porte le nom d’un de ces résistants. Que la plaque commémorative existe vraiment aussi… A noter que la famille de l’auteur a vécu cette histoire, c’est sans doute pour cela que le Plateau est si bien décrit, jusque dans son climat…

Extraits (pour que vous compreniez mieux le temps qu’il fait chez moi, et la beauté des paysages)
“Tout en fermant un bouton de sa veste, André Durand se dit que cette matinée de juin n’avait rien d’estival. Cela ne le surprenait guère cependant. Pour un natif du Chambon-Sur-Lignon comme lui, le climat du Plateau n’était plus un mystère. Il savait depuis longtemps qu’il ne fallait jamais se fier au calendrier pour choisir sa tenue vestimentaire. “En avril ne te découvre pas d’un fil. En mai fait ce qui te plaît” Eh bien, non ! Par ici, même en mai il ne vous était pas permis de faire ce qui vous plaisait ! Pas plus d’ailleurs en juin, juillet ou août, car la météo était capricieuse, et la nature avait toujours le dernier mot.”
“Il aimait ce pays, cette région du Plateau située à la limite du Velay et du Haut-Vivarais, que les gens d’ici appelaient “la Montagne”. Il aimait sa nature encore sauvage, le parfum de sa terre fraichement labourée et le gargouillement des ruisseaux qui venaient grossir le Lignon. Même si parfois la vie y était dure, il trouvait sa récompense dans le sentiment d’intense liberté que le Plateau lui offrait. […]
André aussi aimait la Montagne, mais […] il devait bien l’admettre il rêvait d’une vie moins rude et d’une nature moins indomptable. Le froid qui vous gelait les orteils d’octobre à avril […] et que dire des congères de neige qui atteignaient parfois deux mètres de haut ?”

+ pour en savoir plus sur cette histoire, et ce que l’on en fait aujourd’hui…

+ L’avis d’Argali

+ Sur la seconde guerre mondiale : L’envolée sauvage, La mouette, et Etranger à Berlin (non exhaustif, juste quelques livres jeunesse sur mon blog…) mais je vous conseille aussi l’album Otto de Tomi Ungerer, et les romans de Yael Hassan, dont le garçon qui détestait le chocolat, c’est un crime de ne pas vous en avoir déjà parlé, je le garde pour un jeudi de Ronde des Livres Ces livres dont je n’ai pas parlé!

+ Des challenges :

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