Un hiver en enfer

Un hiver en enferUN HIVER EN ENFER

Jo Witek

Actes Sud Junior (2014)

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Présentation de l’éditeur : Edward a grandi avec son père. Sa mère, Rose, lointaine et fragile, revient un jour d’un long séjour en hôpital psychiatrique.

Elle, qui n’a jamais su l’aimer, lui demande à présent de jouer le jeu de la famille soudée. Pour le jeune garçon, il est hors de question d’effacer toutes ces années privées de l’amour maternel. Il préfère se réfugier dans le monde virtuel des jeux vidéo.

Tout bascule avec la mort accidentelle de son père. Il se retrouve seul dans un chalet avec cette mère haïe, qui soudainement l’étouffe d’affection et l’isole davantage. Un face-à-face terrible commence au cœur de l’hiver. Deux êtres. Deux folies. Au point de conduire au meurtre ? Qui entre eux deux dit la vérité ? Un seul, forcément…

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Mon avis : Je sais que j’ai eu envie de lire ce roman après avoir lu une critique enthousiaste sur un blog. Malheureusement, je ne sais plus lequel…

J’ai passé un très bon moment avec ce bouquin, lu dans la journée parce qu’il fallait que je sache !! Qui est fou dans cette histoire ? La mère ? Le fils ? Les deux ? Je ne vous raconte pas le nombre de films que je me suis fait tout au long de cette journée, le nombre de scénario(s) que j’ai inventé pour trouver la solution… Je n’étais d’ailleurs pas si loin, mais je n’ai pas trouvé.

Un bon thriller, prenant, poignant, qui montre bien comment les ados peuvent parfois cacher leurs problèmes (harcèlement scolaire). Un hiver en enfer porte bien son nom. Ce roman raconte effectivement l’enfer vécu par une personne, mais par qui ? Vous ne croyez tout de même pas que je vais vous le dire…

+ L’avis de Lirado

+ Celui de Ricochet

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Sophie vous a déjà présenté plusieurs livres de cet auteur : Mentine, Un jour j’irai chercher mon prince en skate ou encore Peur express.

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Challenge Petit Bac 2016 chez Enna, 1ère ligne, catégorie LIEU

SignatureNat

Théa pour l’éternité

Thea Pour LéternitéThéa pour l’éternité

Florence Hinckel

Collection Soon

Éditions Syros (2012)

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Les 40 premières pages, on fait la connaissance de Théa, de sa famille, ses amis, son lycée, bref, on la suit dans sa vie quotidienne. Jusque là, rien de bien particulier, ni de spécialement excitant. Mais à partir des pages 39/40, il se passe quelque chose qui va changer en profondeur la vie de Théa…

Ce qui est vraiment intéressant dans ce roman, c’est la prise de conscience de Théa. Et toutes les questions qu’on se pose à la fin. Est-ce qu’être jeune éternellement c’est si intéressant que ça ? Est-ce que l’être humain est “fait” pour ça ? On voit vite les avantages, mais les inconvénients ?

Une certaine critique de notre société “jeuniste” dans ce court roman qui m’a beaucoup plu (peut-être aussi parce qu’ayant plus de 45 ans, j’ai appris que je faisais partie des seniors dans le monde du travail, ce qui m’a un peu choquée, je l’avoue).

Bref, beaucoup de questions très intéressantes nous trottent dans la tête après cette lecture ! On y parle de science, mais aussi et surtout d’éthique et du “pourquoi” de certains de nos choix. Avec quelques liens pour aller plus loin dans les dernières pages.

De cette auteur, je n’avais jusqu’à présent lu qu’un seul livre, très récemment, car il s’agit de U4. Yannis. J’avais bien aimé son écriture et son personnage, du coup, quand je suis tombée sur “Théa pour l’éternité” je me suis dit que j’allais essayer.

Ce livre fait partie de la sélection Ricochet et il a eu de nombreux prix (voir sur la page qui est consacrée à ce livre sur le site de l’auteur).

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L’auteure : Florence Hinckel est née en 1973. Elle a publié de nombreux romans jeunesse chez Syros, Gallimard Jeunesse, Nathan, Rageot, Talents Hauts, Sarbacane… Pour enfants ou adolescents, elle aime explorer tous les genres, avec depuis peu une affection particulière pour le roman d’anticipation. On peut retrouver toute son actualité ici : http://florencehinckel.com

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Ce livre a une particularité pour moi. C’est en effet mon premier livre lu sur tablette !! Je n’avais jusque là jamais essayé, n’en possédant pas, mais n’était, de toute façon, pas fan de la lecture sur écran (l’ordi, au bout d’un moment, ça fait mal aux yeux !!).

Mais le Père Noël (je devrais plutôt dire “la Mère Noël“) est passé par là et m’a fort gentiment apporté une tablette qui contient déjà… Un sacré paquet de bouquins ! Il fallait donc que j’essaie (tous ces livres a portée de main sans les lire ? Impossible !)

Et je dois dire que j’ai revu mon “avis” sur les tablettes. En fait, la luminosité est différente de l’écran d’ordinateur et ça ne fait donc pas mal aux yeux. En plus, l’avantage pour une bigleuse comme moi, c’est qu’on peut régler la taille de la police de caractère et même l’interlignage ou les marges. Et ça, c’est un vrai plus. Un autre avantage et qui est de taille : le poids ! C’est très léger, bien plus qu’un bouquin, ce qui, quand on vieillit, compte aussi. Un dernier truc sympa ? On peut lire sous la couette sans déranger son voisin !! Finalement, je crois que je vais peut-être bien devenir une adepte… SignatureNat

Annelise Heurtier – Autrice jeunesse

Annelise Heurtier

 
 

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Le-carnet-rouge Annelise Heurtier

 D’Annelise Heurtier, une auteure que j’apprécie beaucoup, je vous ai déjà présenté “Refuges” et “Sweet sixteen.

Née en 1979, elle commence par faire des études de commerce avant de se tourner vers la littérature jeunesse. C’est au Rouergue, en 2007, qu’elle publie son 1er roman : Sidonie Quenouille. Depuis, elle a quand même écrit une vingtaine de romans…

Je vous dégoûte un petit peu : avec son compagnon et ses deux enfants, elle habite à… Tahiti ! Ne me dites pas que ça ne vous fait pas rêver !!  Son blog est ici.

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Le carnet rouge

Casterman (2011)

Je m’appelle Marie et j’ai 16 ans. Si on s’était rencontrés la semaine dernière, je me serais présentée comme une lycéenne ordinaire, vivant avec sa mère dans la banlieue de Lille. Vous m’auriez alors demandé d’où me venaient ces cheveux et ces yeux si sombres. Je vous aurais répondu que j’avais du sang népalais. Vous auriez attendu la suite. Mais je ne sais rien de mes origines, ma mère a toujours refusé d’en parler. Aujourd’hui, tout a changé. Entre les pages d’un mystérieux carnet rouge, je viens de découvrir une vérité que je n’aurais jamais pu imaginer. 

Mon avis : Un roman très intéressant (j’ai appris plein de trucs !) et plein d’émotion. Un roman qui traite de la transmission familiale, de ce qui est dit ou caché (et du mal que peut faire ce qui est caché !). Quelque chose qui m’a touché (comme la jeune fille du roman, je ne connaissais pas mon “père” biologique, je l’ai rencontré à 40 ans).

On ne le dira jamais assez, parlez à vos enfants !! Ce qu’ils ne savent pas, ils l’imaginent et ils imaginent toujours des choses pires que la vérité… 

Bref, on apprend beaucoup de choses sur le Népal (une petite pensée pour mon oncle, décédé là-bas il y a quelques années), sur les traditions et les Kumari. Une dizaine de pages à la fin du roman forment une petite partie documentaire très intéressante. Et puis, la couverture est superbe !

Un reportage intéressant sur les Kumari ici.

Pour aller plus loin, sur le site de France Népal des livres jeunesse ou non.

La_ou_naissent_les_nuages Annelise HeurtierLà où naissent les nuages

Casterman (2014)

Mon père m’a attrapée par les épaules.

– Viens avec moi. Un voyage humanitaire, c’est le genre d’expérience qui marque une vie entière.

Putain, il me faisait chier, avec sa Mongolie. Une voix a retenti, une voix de petite fille qui veut plaire à son père qui veut se prouver qu’elle n’est pas si nulle qu’elle ressemble un peu à sa mère un peu un tout petit peu :

– Pourquoi pas. Je ne pouvais pas y croire. Et pourtant si. C’est moi qui avais parlé.

Mon avis : Comme avec le précédent roman, “le carnet rouge”, c’est un mélange habile de roman (l’histoire d’une jeune fille de bonne famille mal dans sa peau qui mange pour oublier et qui va se retrouver dans un monde totalement différent du sien) et de documentaire, parce qu’on apprend vraiment des choses sur la Mongolie et la culture Mongole.

Plus important encore à mes yeux, Annelise Heurtier titille notre curiosité et nous donne envie (à moi en tous cas !) d’aller plus loin une fois ses romans refermés… Suite à ma lecture du carnet rouge, je n’ai pu m’empêcher d’aller voir des photos du Népal, de voir si la coutume des Kumari existait toujours (c’est le cas !)…

Ici aussi, j’ai eu envie d’aller plus loin, de voir ces paysages sauvage de Mongolie, de voir la statue géante de Gengis Khan (40m de haut tout de même !), l’intérieur des yourtes, les costumes traditionnels… Sur votre moteur de recherche, tapez juste “mongolie” et vous allez voyager très loin…

Il est certain que je lirai les prochains livres d’Annelise Heurtier. J’ai trouvé vraiment très bien les 4 romans que j’ai lu d’elle.

On se cultive tout en se distrayant, que demander de plus ??

Une bibliographie sur la Mongolie proposée par le bullutin de Marmousse

SignatureNat

 

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Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

ne ramenez jamais une fille du futur chez vousRoman de science-fiction pour adolescents

Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous

de Nathalie Stragier

Syros, janvier 2016
9782748520668, 12,99€
432 pages
Non disponible en epub numérique

Derrière cette couverture rose décalée, se cache un très bon premier roman jeunesse ! Une histoire drôle, un mélange de science-fiction, de roman d’aventures et de comédie moderne.

Andrea est une jeune fille normale. Quand elle rencontre Pénélope, sa vie bascule. Celle-ci semble très étrange, et panique d’avoir perdu le groupe avec lequel elle était. Comme nous l’indique le titre, Pénélope dit venir du futur, et pour elle 2019, c’est la fin du Moyen Age !

En suivant Andrea et Pénélope, on va découvrir notre propre époque sous un nouvel angle, dans une aventure désopilante. En effet le regard neuf et décalé de Pénélope permet de mettre en lumière de nombreuses petites choses de notre société que l’on ne voit plus, notamment dans l’égalité homme-femme. Le lycée et sa CPE hilarante, les grands magasins, notre alimentation, … autant de choses toutes simples, mais qui font bondir Pénélope.

Si le personnage d’Andrea est attachant, avec son histoire personnelle, c’est vraiment l’interaction avec Pénélope qui permet d’apporter de l’originalité à cette histoire. Les personnages secondaires, notamment masculin, sont finalement assez peu développés, alors qu’ils ont l’air vraiment intéressants eux aussi! Nathalie Stragier nous offre un très bon roman en réussissant à mêler science-fiction et humour, mais plusieurs points auraient mérités d’être plus développés (ou évités), quitte à offrir un second tome, car on reste sur notre faim pour certaines thématiques.

Le côté science-fiction n’est pas très poussé, sans doute pas assez même pour les fans du genre, mais il permet une première approche intéressante des voyages dans le temps. En effet malgré quelques explications sur le phénomène, ce qui nous accroche vraiment dans ce roman c’est la comparaison entre les deux époques, entre deux mondes presque. Une réflexion sur la place des femmes dans la société.

Dans Ne ramenez jamais une fille du futur chez vous, Nathalie Stragier offre, avec une écriture fluide et addictive, un récit distrayant sans être trop féminin comme pourrait le laisser penser la couverture. A conseiller notamment aux collégiens !

 

+ lire un extrait numérique

+ Les avis de George  et  Bob.

+ Challenge YA#5