VAS-Y JABARI !

JabariAlbum à partir de 3 ans

VAS-Y JABARI !

Gaïa Cornwall

Traduit par Christiane Duchesne

Éditions d²eux (2022)

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Un précédent album était paru avec les mêmes personnages : Jabari plonge.

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Aujourd’hui, Jabari a décidé de fabriquer un engin volant. Le petit garçon veut en construire un qui vole jusqu’à l’autre bout du jardin. “Moi, moi” dit sa petite sœur Nika. Mais Jabari n’a pas besoin d’aide. Il construit une superbe rampe de lancement, place son engin volant tout en haut. L’avion tourne… S’envole ! Et crouch ! Il s’écrase par terre. En fait, l’engin n’a pas volé du tout. Le petit garçon est déçu, mais il réfléchit, se concentre, cherche. Puis il se met à dessiner…

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C’est un album qui parle de persévérance. De l’importance de ne pas se décourager, de s’arrêter pour réfléchir et recommencer. Mais également d’accepter de coopérer ou juste d’accepter les remarques des autres. J’ai beaucoup aimé la façon dont le père propose à son garçon de se laisser aider par sa petite sœur.

C’est une famille noire (le père et les deux enfants) mais elle pourrait aussi bien être allemande, finlandaise ou mongole, c’est juste une famille qui profite de son jardin et qui partage un bon moment. Les couleurs sont vives et gaies et les enfants ont de jolies bouilles plutôt rondes (ils sont très jeunes).

Une jolie découverte, tant pour l’histoire que pour les illustrations !
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D’autres albums pour le même âge de la même maison d’édition et présentés sur ce blog

Pi, Po, Pierrot – Conte sage ♥

PiConte de sagesse
A partir de 5 ans

PI, PO, PIERROT ♥

Chun-Liang Yeh & Samuel Ribeyron (ill.)

HONGFEI (2022)

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Il existe un royaume où tout le monde porte une pierre sur le dos. Elle peut être grande ou petite, lisse ou rugueuse, mais, où qu’ils soient et quoiqu’ils fassent, les gens gardent leur pierre. Et si personne ne sait pourquoi il faut porter cette pierre, personne ne songe non plus à s’en débarrasser…

Mieux encore, ils envoient leurs enfants à l’école pour qu’ils apprennent à bien porter leur pierre ! Naturellement, à la fin de la journée, tout le monde est très fatigué. Un jour au marché, une mauvaise nouvelle se répand : Leur princesse bien-aimé est brusquement tombée malade… Seule une herbe qui pousse de l’autre côté de la rivière pourrait la sauver. Mais comment traverser une rivière avec une pierre sur le dos ?

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C’est un bien joli conte que celui-ci ! A vous de trouver ce que cette pierre représente. Héritage pour certains, habitudes ou travail pour d’autres ? Et que faire quand la pierre pèse trop lourd, nous empêche d’avancer ? Une histoire pleine d’enseignements.

Et j’ai trouvé les illustrations magnifiques !! J’espère que vous pourrez voir sur l’image ci-dessous avec quelle délicatesse l’eau est irisée… (sinon n’hésitez pas à aller voir sur le site de l’éditeur – voir plus bas)

Sur d’autres illustrations, les nuages sont pleins de fleurs. Les dessins ont des “fonds” très détaillés (un peu comme si c’était peint sur un vieux papier-peint !) et les couleurs sont très douces.

Pi

Sagesse, délicatesse et douceur…

Que demander de plus ?

Une bien jolie découverte pour moi !

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Illustré par Samuel Ribeyron, nous vous avions déjà présenté un conte original “La papote” et prochainement “La bergère aux mains bleues”

Son blog

Et toujours un joli travail de la maison d’édition, avec les albums cousus et collés et une jolie couverture carton et tissu (la partie grise sur la gauche est en tissu)

Bibi – Album joli !

Bibi
Être “humain”, n’est-ce pas prendre soin des autres ?
Album dès 3/4 ans

Bibi

Jo Weaver

Traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Rose-Marie Vassalo

Kaléidoscope

L’école des loisirs (2022)

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Bibi est la plus vieille de la colonie. Tous les matins, c’est la première réveillée. Elle a tout appris aux autres flamands roses. Comment bien lisser ses plumes ou se tenir sur une patte. Elle apprend aux futurs parents où construire leur nid et comment le bâtir.

C’est également elle qui guide la colonie quand il faut changer d’endroit parce que le lac s’assèche. Bref, depuis toujours, elle prend soin des autres.

Mais le jour où Bibi commence à se sentir fatiguée, qui va prendre soin d’elle ?

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L’histoire est vraiment très jolie. Cette “Maman”, doyenne des flamands, qui transmet ses savoirs et aide tout un chacun est vraiment adorable. On attend la fin de l’histoire avec une pointe d’inquiétude… Un album qui parle de solidarité, d’entraide et aussi de la sécheresse avec ce soleil qui tape si fort qu’il assèche le lac, obligeant les flamands à bouger…

Les illustrations sont très particulières. J’aurais dit que c’était du pastel gras, mais il semble que Jo Weaver soit une adepte du fusain. En tous cas, le rendu est très doux ! On a envie de caresser ces petits poussins duveteux.

Une jolie découverte !

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Bibi

Illustration provenant du site de Jo Weaver

Du même auteur, dans la même collection existe aussi : Mon tout-petit, Petite baleine et Petits tigres.

Son site (en anglais, mais vous pourrez y voir plein d’illustrations)

Pour le même âge, d’autres albums avec des flamands roses : Ça penche ! et Flamingo

Celle qui parle – Conquistadors

celleNaissance du Mexique
BD Ado/Adulte

CELLE QUI PARLE

Alicia Jaraba

Grand Angle (2022)

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Celle qui parle : Histoire (forcément romancée) de la Malinche (au programme de 2nde ? Je ne me souviens pas de ça…)

1511. Les Mexicas (les Aztèques) dominent d’autres peuples et les capturent pour les sacrifier à leurs dieux. Malinalli, fille du Cacique (chef) d’Ollita, attend leur départ, cachée dans les arbres avec d’autres femmes et enfants.

Son père lui a apprit à parler le Nahuati, la langue des Mexicas. Pour qu’elle puisse un jour défendre son peuple avec ses mots. Elle vit maintenant seule avec sa grand-mère qui lui enseigne les vertus des plantes médicinales.

Vendue comme esclave, elle apprendra ensuite la langue Maya pour survivre. Et enfin l’Espagnol, quand elle sera offerte aux conquistadors de Cortès. Grâce à ses connaissances des différentes langues, elle deviendra la traductrice de Cortès : Celle qui parle.

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L’histoire de cette femme, dont je ne connaissais rien (et on en connaît assez peu à vrai dire !) m’a beaucoup plu. La façon dont sont “montrés” les mots qu’elle ne comprend pas au départ (des gribouillis) est très originale.

J’ai beaucoup aimé également les têtes de chapitre, avec la carte du “mexique” (il ne s’appelle pas encore comme ça) et les mots qu’apprend Malinalli.

Une bd qui donne envie d’aller plus loin, d’en savoir plus sur le Mexique, sur les conquistadors, sur cette époque !

Je n’ai pas parlé des illustrations. Les personnages ont des visages expressifs et c’est plutôt coloré. J’ai oublié de dire qu’il y a aussi de l’humour… (Le cacique qui fait “ouuuh” m’a bien fait rire !)

A lire même si vous n’êtes pas spécialement fan d’Histoire, car ça se lit comme une bd d’aventures !

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Sur le site de l’éditeur, vous pourrez lire quelques pages

La BD de la semaine est en pause pour la période estivale.

Mais je continuerai à vous présenter mes lectures de BD tous les mercredis (et parfois d’autres jours aussi !).