Les roches rouges d’Olivier Adam

Les roches rouges est un roman pour adolescents prenant qui apporte son lot d’émotions aux lecteurs.

les roches rougesRoman pour adolescents

Les roches rouges

d’Olivier Adam

Collection R, juin 2020
Robert Laffont, 240 pages
9782221247143, 17,90€
disponible en epub
gratuit

Thèmes : violences conjugales, amour, fuite, deuil, famille, culpabilité, violence

 

– Faut qu’on se tire d’ici.
– Et on ira où ?
– Je sais pas. T’inquiète. On trouvera.
– Et s’il revient ?
– Eh ben il reviendra.
– S’il s’en prend à tes parents ?
– C’est pas après eux qu’il en a.

Qu’est-ce que Leila fout avec moi ?
J’ai tout juste dix-huit ans….

Olivier Adam s’est fait une place en littérature adulte depuis quelques années et j’avais lu comme beaucoup Je vais bien ne t’en fais pas, qui avait su me toucher. J’avais d’ailleurs trouvé que ce roman avait sa place en littérature pour adolescents, et pas seulement pour les adultes. Les roches rouges est dans la même veine : publié en collection pour grands adolescents, il plaira sans nul doute aussi aux adultes qui aiment la plume d’Olivier Adam, sa façon de rendre les personnages si vivants, si attachants.

Dans ce récit les héros sont malmenés mais c’est avant tout l’amour qui ressort. Si les thèmes sont extrêmement durs (violence conjugale, famille déchirée, deuil d’un enfant, culpabilité, inceste, violence, suicide…) c’est étrangement un roman qui a aussi une grande part de douceur.

D’un côté Antoine, 18 ans, qui vit toujours chez ses parents et traîne sa culpabilité, qui nous raconte les événements;
de l’autre Leila, à peine plus âgée, mère, qui écrit dans le carnet offert par Antoine ce qu’elle ressent, son histoire, leur histoire.

Deux voix qui alternent et qui apprennent à se découvrir, nous dévoilant peu à peu leurs histoires personnelles. C’est tellement touchant, on s’attache, on se doute mais l’on continue à lire, la gorge nouée, les yeux embués, la rage au ventre aussi… Si je pense que les adolescents seront touchés par cette histoire d’amour atypique, pleine de maturité, je pense que les mères auront forcément comme moi les larmes aux yeux…

Un récit qui m’a particulièrement touché, qui s’adresse à de grands ados, mais qui plaira très largement tant ses personnages sont cruellement vivants !pour moi car il a su me sortir d’une panne de lecture post accouchement/confinement par sa douceur mêlée de tant de violence.

 

+ La tête sous l’eau d’Olivier Adam est aussi un très beau roman pour adolescents (je n’ai pas fait de billet ici…)

+ Si vous avez aimé ce titre, vous aimerez peut être Autour de Jupiter, où violence et enfance se mêlent aussi.

+ Encore de la violence, en écho à l’actualité avec The Hate U Give, où le racisme envers les afro américain se révèle…

Trouver les mots – Gilles Abier

trouverRéseaux sociaux = Danger !

Roman à partir de 13/14 ans

TROUVER LES MOTS
Gilles Abier

Le Muscadier (2017)

*****

Julien et Gabriel sont cousins. Et ils sont amis, des amis proches, très proches. Leurs pères sont frères jumeaux et habitent à 5 minutes l’un de l’autre. Au lycée pourtant, ils ont commencé à s’éloigner un peu l’un de l’autre. L’un, Gabriel, pourtant peu causant, “collectionne” les filles (un peu sans le vouloir d’ailleurs), quand l’autre ne sait que faire pour en trouver une. L’un comme l’autre ont du mal à trouver leurs mots, mais entre eux se comprennent.

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Tout au long de ce très court roman, puisqu’il fait à peine 50 pages, on se doute que le pire est arrivé, mais on sait pas exactement quoi, et surtout on espère se tromper. On attend la fin avec angoisse. Et on se demande pourquoi ?? Pourquoi avoir fait ça ? La réponse est affligeante…

Et tellement actuelle ! Tellement réaliste et possible, hélas ! Gabriel voudrait bien parler, expliquer, mais il n’y arrive pas. Les émotions et les mots se bousculent dans sa tête, mais ne franchissent pas sa bouche. Pourtant, il va bien falloir qu’il parle.

Quand on est adulte, on oublie parfois que les jeunes, les ados ont moins de recul… Un roman qui est là pour nous le rappeler.

“Trouver les mots” se lit d’une traite, presque sans reprendre son souffle, tellement l’attente de la chute est angoissante…

A lire et à faire lire !

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Les avis de Noukette et Jérôme

De Gilles Abier nous vous avons déjà présenté : “Konnitchiwa, Martin !/ Salut, Hikaru !” et 16 nuances de première fois

Éditions Le Muscadier

Le site de l’auteur

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté de nombreux titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse, Dysfférent, jours de soleil (nouvelles) Sur le dos de la main gauche (nouvelles) et Les murs bleus

Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone

Say something – Roman ado/jeune adulte

saySay Something

Jennifer Brown
Albin Michel (2018)

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Au lycée, avec son nom de famille “féminin” -Judy- sa timidité et son allure chétive, David est la proie rêvée de certains plus costauds, plus sportifs, sûrs d’eux et de leur force et inconscients, sans doute, des ravages qu’ils occasionnent.

Cette année, plus encore que les autres années, David fait sa rentrée (en Terminale) la peur au ventre. Il faut dire que l’année précédente a été terrible, un déferlement de violence ayant eu lieu dans son lycée. David a passé l’été enfermé chez lui à essayer d’oublier. Impossible, d’autant qu’il “sait” des choses, des choses qu’il devrait dire à la police, mais il ne peut pas, il n’y arrive pas. Les mots refusent de franchir ses lèvres et, du coup, il culpabilise…

*****

En lisant ce roman, on a l’impression de vivre de l’intérieur, de ressentir, de comprendre ce que c’est que d’être quotidiennement moqué / insulté / harcelé par d’autres élèves au lycée. Ce sont toujours les mêmes insultes “Pédé. Tapette. Pédale. Tantouze.” Les mêmes vexations (baisse du pantalon, obligation de faire des pompes devant tout le monde). Pourtant, le ton n’est pas “pleurnichard”, David, s’il souffre de tout cela, ne s’en plaint pas. Il s’adapte (il ne mange plus le midi pour éviter qu’on crache dans son assiette par exemple), évite, courbe l’échine.

Étrangement, ce ne sont pas toutes ces persécutions qui le perturbe le plus, mais bien cette chose qu’il sait et qu’il n’arrive pas à dire. Le poids de la culpabilité.

Say something est un roman très court puisqu’il ne fait que 126 pages (les 24 dernières pages sont le début du roman précédent de l’autrice), mais il laisse un goût un peu amer. (c’est ça l’endroit où l’on envoie nos enfants s’instruire ?? Sans être trop naïf, ça fait quand même un peu peur.)

*****

Ce livre est un “complément” à Hate list (plus qu’une suite, c’est un autre point de vue). Je l’ai lu sans avoir lu “Hate list” et j’ai très bien compris l’histoire.

Lire quelques pages sur le site de l’éditeur

De cette autrice, Sophie vous a déjà présenté “Tornade

La mouette de Wiebke Petersen

La mouette


mouette.jpg
Auteur : Wiebke Petersen

Editeur : Jarjille

Collection : BN2

Date : décembre 2009
Pages : 12 p.
Prix : 4€
ISBN
978-291865-803-0

 

 

Bande Dessinée

Thèmes : Seconde Guerre Mondiale, Culpabilité

 

 

Présentation et Avis :


Alors qu’une jeune femme vient d’accoucher, et qu’elle annonce à sa grand mère qu’elle a appelé le bébé Esther, les souvenirs se
mettent en place. C’est d’une autre Esther que l’on fait alors connaissance…

 

Un tout petit format carré, souple, une histoire qui tient en quelques pages, c’est un peu comme une nouvelle… en BD. C’est
tout simple et j’aime beaucoup. L’histoire est particulièrement bien menée, on imagine facilement la suite mais cela permet un retour dans le passé. Un regard enfantin sur la guerre des grands,
empreint de culpabilité.

 

Une toute petite BD donc, mais qui donne envie de lire les autres titres de la collection de cet éditeur stephanois, que je vais
m’empresser de découvrir, et de vous faire découvrir !

 

Pour compléter la découverte :

Le site de l’éditeur

Le blog de l’éditeur

Le blog de l’auteur avec un chouette planning de dédicace… et que je devrais donc
croiser à la fête du livre de St Etienne :)


 

 

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 Le mercredi c’est BD, avec Mango et pleins d’autres !

 

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      C-Herisson08