Un oiseau blanc dans le blizzard

oiseauUn oiseau blanc dans le blizzard

Laura Kasischke

Traduit de l’anglais (Etats-Unis) par Anne Wicke

Christian Bourgois (2000)

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Éditeur : « La veille, ma mère était encore une femme au foyer ; peut-être a-t-elle tout simplement fini par s’épousseter elle-même, en un nuage lumineux qui s’est mélangé avec la poussière céleste et les cendres lunaires qui flottaient au loin. »

Kat, seize ans, grandit dans une banlieue de l’Ohio en apparence paisible. Mais sous le vernis des conventions se cachent bien des désirs et des frustrations. Un jour, sa mère disparaît. Alors qu’une enquête est ouverte, Kat reste étrangement indifférente. Sa vie semble suivre son cours entre les bras de son petit ami et un père distant. Ce n’est que lorsque les cauchemars la rattrapent que la jeune fille se décide enfin à découvrir la vérité.

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Comme je l’ai déjà écrit dans un autre billet (Rêves de garçons), ce n’est pas pour l’action qu’on lit les romans de Laura Kasischke. Mais bien pour ses personnages, leurs sentiments. Et pour les détails, qui, petit à petit, éveillent notre intérêt et nous mettent sur le qui-vive… Il y a une ambiance étrange, inquiétante, dans tout ses romans. On tourne les pages parce que le malaise monte. On sent, on sait que quelque chose ne va pas, mais quoi ? Que s’est-il passé ?

Ici encore, la plume de Laura Kasischke tombe juste. Et quand arrive la fin, on est presque déçu que ce soit aussi… simple ?

Un roman qui m’a beaucoup plu et que je vous recommande !
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De cette autrice, déjà lus : A Suspicious riverLa couronne verte (Résumés sur les pages de l’éditeur)

Présenté sur ce blog : Rêves de garçons et, mon préféré pour le moment :  Esprit d’hiver

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Un roman qui participe à plusieurs challenges

Le challenge ABC chez Enna

ABC

Et Le challenge Solidaire sur Babelio

https://www.babelio.com/users/GROUPE_Challenges-de-lecteurs_6035.jpg

Mois Amérique du nord anglophone chez Enna

Rebecca ♥ – Classique Anglais

RebeccaClassique Anglais

Rebecca

Daphné du Maurier

Albin Michel (1971/vo 1938)

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Une lecture commune avec Alexielle, Anne, Fyda Lit et Isabelle

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Monte-Carlo, Côte d’Azur. La narratrice, une jeune fille un peu naïve, est dame de compagnie. Elle accompagne dans ses voyages une vieille femme un peu snob du nom de Van Hopper. C’est d’ailleurs grâce au culot et à l’indiscrétion de celle-ci qu’elle va rencontrer celui qui deviendra finalement son mari : Maxime de Winter.

Jeune veuf d’une quarantaine d’années, c’est le propriétaire du célèbre manoir de Manderley. Sa femme, Rebecca, s’est noyée quelques mois plus tôt en mer, non loin de leur propriété.

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J’ai rêvé l’autre nuit que je retournais à Manderley. J’étais debout près de la grille devant la grande allée, mais l’entrée m’était interdite, la grille fermée par une chaîne et un cadenas. J’appelai le concierge et personne ne répondit; en regardant à travers les barreaux rouillés, je vis que la loge était vide.

Ainsi commence Rebecca. J’ai été happée par l’ambiance dès la première page, et même dès les premières lignes.

En plus de la narratrice (dont nous ne saurons jamais le nom !), de son mari et de l’ombre de Rebecca, il y a dans ce roman, un autre personnage d’importance : Manderley. Pas un chapitre ne passe sans que le nom du manoir ne soit cité, sans que la propriété ne soit évoquée ou décrite (et si elle existait, j’aurai adoré la visiter !!).

Au fil des pages, la narratrice, jeune femme de condition modeste, se rend compte de l’écart qu’il y a entre elle et la précédente Mrs de Winter. Rebecca savait recevoir et organisait des bals masqués, des fêtes dont on parlait dans tout le comté. Elle était belle, sophistiquée et aimée de tous. La nouvelle Mrs de Winter ne se sent pas vraiment à sa place à Manderley. Et ce n’est pas la gouvernante qui va l’aider à se sentir mieux… L’ombre de Rebecca plane partout, y compris entre elle et son mari, pour son plus grand malheur.

Une histoire d’amour, du suspense, une enquête, l’emprise d’une femme sur une autre, une ambiance angoissante qui fait parfois froid dans le dos, c’est tout ça, Rebecca !

Et si vous n’avez pas compris, j’ai A-DO-RÉ !!!

Dans ma pal, j’ai “Manderley for ever” de Tatiana de Rosnay. Et j’ai si peu envie de quitter ce roman, que je vais peut-être lire ça dans la foulée…

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Plusieurs adaptations ont été réalisées :

Une lecture qui participe à 4 challenges

6ème et dernière participation au challenge “Le mois anglais

Chez Lou et Titine

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Une lecture qui participe aussi au challenge

2023 sera Classique” (sur ce blog) et chez Blandine

2023

Logo créé par Mezzgarth

Le challenge “Les épais de l’été” de ta d loi du cine, “squatter” chez dasola

(livre qui fait plus de 600 pages)

Epais

Et chez Sibylline, du blog “La petite liste”

(livre qui fait plus de 550 pages)

ça s’appelle “Challenge Pavés de l’été 2023

https://blogger.googleusercontent.com/img/b/R29vZ2xl/AVvXsEg6EO4Zz7qcMy8_fFRYdeGnkRhaUGfXVSBEKd7YnTYo1qfcgPTcq2ZiI_EWUu3Av5rrq7fPBQXheoVTyJs41cxo1-Ped8Own6uNIfV_Z-NrpCi4WMxIEiCoLKjFXWg86aEZQlw4o79UP0CtAoda__Ar4I6Lqxcdv-r7nMApKgadTlXYKSTyL96_jPztpg/s320/00%20logo%20retenu%20.jpg

Les roches rouges d’Olivier Adam

Les roches rouges est un roman pour adolescents prenant qui apporte son lot d’émotions aux lecteurs.

les roches rougesRoman pour adolescents

Les roches rouges

d’Olivier Adam

Collection R, juin 2020
Robert Laffont, 240 pages
9782221247143, 17,90€
disponible en epub
gratuit

Thèmes : violences conjugales, amour, fuite, deuil, famille, culpabilité, violence

 

– Faut qu’on se tire d’ici.
– Et on ira où ?
– Je sais pas. T’inquiète. On trouvera.
– Et s’il revient ?
– Eh ben il reviendra.
– S’il s’en prend à tes parents ?
– C’est pas après eux qu’il en a.

Qu’est-ce que Leila fout avec moi ?
J’ai tout juste dix-huit ans….

Olivier Adam s’est fait une place en littérature adulte depuis quelques années et j’avais lu comme beaucoup Je vais bien ne t’en fais pas, qui avait su me toucher. J’avais d’ailleurs trouvé que ce roman avait sa place en littérature pour adolescents, et pas seulement pour les adultes. Les roches rouges est dans la même veine : publié en collection pour grands adolescents, il plaira sans nul doute aussi aux adultes qui aiment la plume d’Olivier Adam, sa façon de rendre les personnages si vivants, si attachants.

Dans ce récit les héros sont malmenés mais c’est avant tout l’amour qui ressort. Si les thèmes sont extrêmement durs (violence conjugale, famille déchirée, deuil d’un enfant, culpabilité, inceste, violence, suicide…) c’est étrangement un roman qui a aussi une grande part de douceur.

D’un côté Antoine, 18 ans, qui vit toujours chez ses parents et traîne sa culpabilité, qui nous raconte les événements;
de l’autre Leila, à peine plus âgée, mère, qui écrit dans le carnet offert par Antoine ce qu’elle ressent, son histoire, leur histoire.

Deux voix qui alternent et qui apprennent à se découvrir, nous dévoilant peu à peu leurs histoires personnelles. C’est tellement touchant, on s’attache, on se doute mais l’on continue à lire, la gorge nouée, les yeux embués, la rage au ventre aussi… Si je pense que les adolescents seront touchés par cette histoire d’amour atypique, pleine de maturité, je pense que les mères auront forcément comme moi les larmes aux yeux…

Un récit qui m’a particulièrement touché, qui s’adresse à de grands ados, mais qui plaira très largement tant ses personnages sont cruellement vivants !pour moi car il a su me sortir d’une panne de lecture post accouchement/confinement par sa douceur mêlée de tant de violence.

 

+ La tête sous l’eau d’Olivier Adam est aussi un très beau roman pour adolescents (je n’ai pas fait de billet ici…)

+ Si vous avez aimé ce titre, vous aimerez peut être Autour de Jupiter, où violence et enfance se mêlent aussi.

+ Encore de la violence, en écho à l’actualité avec The Hate U Give, où le racisme envers les afro américain se révèle…

Les lecteurs sont arrivés en cherchant :

Trouver les mots – Gilles Abier

trouverRéseaux sociaux = Danger !

Roman à partir de 13/14 ans

TROUVER LES MOTS
Gilles Abier

Le Muscadier (2017)

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Julien et Gabriel sont cousins. Et ils sont amis, des amis proches, très proches. Leurs pères sont frères jumeaux et habitent à 5 minutes l’un de l’autre. Au lycée pourtant, ils ont commencé à s’éloigner un peu l’un de l’autre. L’un, Gabriel, pourtant peu causant, “collectionne” les filles (un peu sans le vouloir d’ailleurs), quand l’autre ne sait que faire pour en trouver une. L’un comme l’autre ont du mal à trouver leurs mots, mais entre eux se comprennent.

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Tout au long de ce très court roman, puisqu’il fait à peine 50 pages, on se doute que le pire est arrivé, mais on sait pas exactement quoi, et surtout on espère se tromper. On attend la fin avec angoisse. Et on se demande pourquoi ?? Pourquoi avoir fait ça ? La réponse est affligeante…

Et tellement actuelle ! Tellement réaliste et possible, hélas ! Gabriel voudrait bien parler, expliquer, mais il n’y arrive pas. Les émotions et les mots se bousculent dans sa tête, mais ne franchissent pas sa bouche. Pourtant, il va bien falloir qu’il parle.

Quand on est adulte, on oublie parfois que les jeunes, les ados ont moins de recul… Un roman qui est là pour nous le rappeler.

“Trouver les mots” se lit d’une traite, presque sans reprendre son souffle, tellement l’attente de la chute est angoissante…

A lire et à faire lire !

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Les avis de Noukette et Jérôme

De Gilles Abier nous vous avons déjà présenté : “Konnitchiwa, Martin !/ Salut, Hikaru !” et 16 nuances de première fois

Éditions Le Muscadier

Le site de l’auteur

De cette maison d’édition, nous vous avons déjà présenté de nombreux titres : Bêtes de pensée et Badalona, Jours de neige (nouvelles), 40 jours d’automne, Station sous-paradis, les mains dans la terreVirée nomade, Phobie, Orient extrême, le 9E continent, l’aigle noir, le réveil de ZagapoïEmma, La peau noire des anges, Plastique apocalypse, Dysfférent, jours de soleil (nouvelles) Sur le dos de la main gauche (nouvelles) et Les murs bleus

Ce livre participe à l’Objectif Pal chez Antigone