A Silent Voice 1

a silent voiceManga Jeunesse – Handicap / Harcèlement

A Silent Voice 1

de Yoshitoki OIMA

Ki-oon, Shonen, 2015

Shoya est en CM2, et pour que la vie ne soit pas ennuyeuse, il passe son temps à lancer des défis à ses copains. Sauter dans la rivière du haut d’un pont, ou d’un balcon, est sa principale occupation. Quand Shoko arrive dans sa classe, il la prend pour un extraterrestre et ne sait pas trop comment agir avec elle. Shoko est sourde de naissance, et communique avec les autres grâce à un cahier. Une situation difficile, que tout le monde a du mal à gérer.

A Silent Voice commence 6 ans plus tard, alors que Shoya est au lycée. On le voit qui retrouve Shoko, laquelle s’enfuit en courant. Que c’est il passé en CM2 ? Ce premier tome est une introduction qui permet uniquement de connaître le CM2, le tome se finissant de nouveau sur la scène du départ. Une longue introduction donc, mais totalement nécessaire car elle met en avant, grâce au récit de Shoya, de nombreuses thématiques.

Chaque jour était une nouvelle bataille dans ma guerre contre la morosité…

Un manga qui traite donc du handicap, de la LSF aussi un peu, mais surtout de la manière dont cette jeune fille, sourde, est intégrée dans la classe. Le regard des autres, les brimades, les difficultés de communication, l’incompréhension mutuelle, l’indifférence aussi; c’est tout cela que l’on voit dans les illustrations notamment, et qui nous permet de mieux appréhender les problèmes de Shoko.

S’il est question de harcèlement dans ce manga, c’est surtout la façon dont l’ensemble se met en place, ainsi que les répercutions qui sont réellement intéressantes. Contrairement aux protagonistes de l’histoire, on a accès aux pensées de Shoya, et on comprend qu’il est avant tout désarçonné, inquiet et en recherche de reconnaissance. L’attitude du professeur est aussi un point important, pas souvent traité, qui permet une vision d’ensemble de la situation.

Le premier tome de A Silent Voice nous laisse sur notre faim mais qui met en exergue une situation de handicap vue sous un angle différent. Intéressant, intriguant… à partager !

silent voice trailer

Cette série est terminée au Japon, et compte 7 tomes. En France, le 6ème tome vient de paraître.
Une version long-métrage est prévue pour cet automne au Japon.

+ Voir le Trailer de la série

+ Les avis de Bouma et Liyah sur le tome  1

+ Une série bien adaptée au collège, qui est en plus bouclée en 7 tomes !

Quand maman avait mon âge

QuandQuand maman avait mon âge

Gilles Bonotaux & Hélène Lasserre

Éditions Autrement Jeunesse (2001)

Ο Ο Ο

Maman était très sage, studieuse et obéissante. Elle ne bavardait jamais, sauf peut-être avec sa voisine de derrière et seulement quand elle avait quelque chose de très important à dire. Le problème, c’est qu’elle avait souvent des choses importantes à dire à sa copine, des secrets qui ne pouvaient pas attendre l’heure de la récré. C’était les années 1970…

Premier livre de la collection, il existe aussi : “Quand papa avait mon âge”, “Quand mamie avait mon âge”, “Quand papy avait mon âge”… Bref, je pense que vous avez compris le principe !

Ο Ο Ο

A la fois album, bande dessinée et documentaire, ce livre vous plaira sans doute beaucoup si vous êtes née (comme moi…) à la fin des années 60 et que vous étiez donc à l’école primaire au début des années 70… Les illustrations font un peu “vieillottes” mais je pense que c’est fait exprès !

MoulinCaféOrange à glaçons

Une vidéo qui présente ce livre.

Pour les nostalgiques (sniff…) ou ceux qui voudraient savoir ce que c’était que la TV (ORTF) pour les enfants en 1970, voici le célèbre générique de l’ours “Colargol“.

Et les “Treets”, les “picorettes”, ça vous parle ? Et les petites fraises, dures et parfumées ? Les bonbons à la violette (les durs en forme de fleurs, mais aussi ceux gélifiés qui devenaient de plus en plus translucides et qui duraient longtemps), les “coquelicots”, les sucettes plates, les “roudoudous” bien sûr, chantés par Renaud, les cocos boer (je ne mettais pas d’eau avec, j’ouvrais la boite et je mettais la pointe de ma langue dedans ! Hmmm… j’en salive rien que d’y penser ! J’ai toujours adoré le réglisse…)

Treets  petits-pois-au-lard

design70Et des papiers peints psychédéliques comme ça, vous avez connu ça ? Moi oui, il y avait des trucs dans ce style là dans toutes les chambres chez mes grands-parents paternels ! Je me souviens que ça avait un effet quasi-hypnotique sur moi, je regardais ça, allongée sur mon lit et j’imaginais des tas de trucs…

SignatureNat

Big Nate

Big Nate Champion De L ecoleBig Nate Big Nate
Le champion de l’école
Lincoln Peirce
Folio Junior
Gallimard Jeunesse (2015)

*****

Big Nate sait qu’il est destiné à accomplir de très grandes choses. Sauf qu’il a l’art de s’attirer les pires ennuis… D’après lui, c’est la faute des profs. Ils s’acharnent sur lui ! Pourquoi est-ce toujours lui qu’on interroge ?

Le journal intime d’un jeune collégien plutôt feignant, qui ne travaille pas du tout mais a une imagination débordante pour inventer des bêtises et des surnoms à ses profs !

Un roman-BD qui raconte la vie quotidienne d’un jeune élève, entre copains et bonnes blagues… inévitablement incomprises des profs !  Big Nate Interieur

*****

Mon avis : ce petit bouquin m’a parfois fait sourire, oui, mais franchement, pas rire aux éclats… J’avoue ne pas avoir trop aimé les parties ou Nate se moque de ses profs et leur trouve des surnoms parce qu’ils sont gros ou moches !

J’aime bien l’humour, mais est-il vraiment utile de se moquer des autres, de leur apparence ou de leur nom, pour rire ?

Je n’ai pas non plus adoré les dessins… Les illustrations sont en noir et blanc, seule la couverture est en couleur.

Ceci dit, je pense que ce journal mi-roman, mi-bd plaira beaucoup à nos chères têtes blondes (ou brunes ou rousses ou ________ complétez vous-mêmes !)

Dans le même style, je préfère de très loin les très célèbres Calvin et Hobbes :Calvin et Hobbes

Ou alors mon pote Snoopy :

Snoopy Roman

Ou encore Herobear and the Kid (quoi ? vous ne connaissez pas ?? ça tombe bien, je compte vous le présenter bientôt !)

Herobear

 

 

+ Un petit mot de Sophie Hérisson :01
Je ne suis pas fan non plus de ce petit personnage, mais c’est indubitable, mes collégiens aiment !

SignatureNat

Les chemins de l’école

♥ Les chemins de l’école ♥

D’après la série télévisée “Les chemins de l’école”

Éditions Nathan (2015)

Dès 8 ans

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Ani en Malaisie Ani – Malaisie

Ani, 11 ans, vit avec sa famille sur l’île de Pulau Silawa, en Malaisie. Il fait partie de la communauté des nomades de la mer, qui s’est établie dans un village sur pilotis. Tous les matins, Ani met plus d’une heure pour aller à l’école, en bateau, ou plutôt sur une embarcation précaire qui peut chavirer à tout moment…

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Devi en IndeDevi – Inde

C’est à Kalingapatnam, un village-île sur la côte de la mer du Bengale, que Devi, petite indienne de 13 ans, est prête à parcourir des kilomètres à travers plaines et rivières pour atteindre son école à Kusumpuram. Ces épreuves, Devi est prête à les affronter pour accomplir son rêve : devenir docteur et ainsi soigner les plus démunis de son village.

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Erbol en KirghizieErbol – Kirghizie

A 2400 mètres d’altitude, en Kirghizie, au nord-ouest de la Chine, Erbol, 12 ans, harnache son cheval. Depuis Kichy Naryn, minuscule hameau perdu à dix heures de route de la capitale, la vie citadine paraît bien lointaine. La neige recouvre ces horizons infinis sur plusieurs mètres d’épaisseur. Chaque matin, Erbol se prépare à affronter trois heures de trajet pour rejoindre son école. Complètement seul, il ne peut compter que sur lui-même et sur sa fidèle monture.

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Francklyn à MadagascarFranckyn – Madagascar

C’est au Sud de Madagascar, dans le village d’Andranotakatse, que les deux jeunes frères Francklyn et Olivier parcourent chaque dimanche matin 20 kilomètres de marche pour accéder à leur école. Durant la semaine, les deux frères vivent seuls, loin de leur famille, en totale autonomie. Cette lutte pour l’éducation, déjà commencée par leur père, leur donne l’espoir d’un avenir meilleur où il ne sera pas forcément question de devenir, pour construire leur vie, un éleveur de zebu comme il l’est de coutume chez les Malgaches.

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Les chemins de l’école sont des livres tirés d’une série télévisée diffusée sur France 5, elle-même inspirée par le film documentaire de Pascal Plisson.

Les chemins de l’école, c’est aussi une association qui aide à la scolarisation d’enfants à travers le monde. L’achat de ce livre contribue au développement de cette association. Ils ont également une page Fb.

Mon avis : Je lis assez peu de documentaires, mais là, j’appellerais plutôt ça des “documentaires romancés”. Et je dois avouer que j’ai vraiment beaucoup aimé ces petites histoires ! Faciles à lire et à comprendre pour de jeunes lecteurs (de petits paragraphes écrits gros, des photos et deux doubles pages à la fin pour “en savoir plus”).

C’est à la fois proche des enfants car ce sont d’autres enfants, et en même temps, totalement dépaysant pour nos enfants (aller à l’école en barque ou à cheval, ce n’est pas très courant en France !)

Un coup de cœur pour ces petits livres qui nous permettent de partager, le temps de quelques pages, le quotidien très différent d’autres enfants !

SignatureNat

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