Albertus l’ours du grand large

Albertus l’ours du grand large est un album pour enfant très touchant, qui prend la forme d’une enquête, sur un bateau.

albertusAlbum dès 6 ans

Albertus l’ours du grand large

de Laurence Gillot
et Thibaut Rassat

Milan, 2016
9782745976871, 11,90€

Sur le pont de l’Albertus, le capitaine Balthazar Babkine découvre un ours en peluche. Un ours mal en point, avec un seul œil. En appuyant sur le ventre de l’animal, un “Poueett” retentit.

Le capitaine va alors mener son enquête, pour essayer de découvrir auquel de ses marins peut appartenir cet ours. Aucun ne le réclame, et le vieu doudou usé passe toute la traversée dans la cabine du capitaine. Celui ci échafaude peu à peu des hypothèses…

A son arrivée à Calcutta, Balthazar, qui n’a toujours pas trouvé à qui appartenait l’ours en peluche, décide de le donner à sa soeur, qui travaille dans un orphelinat. Le propriétaire de l’ours va alors se faire connaître, et raconter son histoire. Une histoire émouvante, de deuil parental.

L’histoire de cet album est à la fois complexe et touchante. Le thème est atypique, mais très bien traité, et permet de ne pas prendre les enfants pour des idiots. On leur montre que les parents aussi peuvent être triste, et que l’ours en peluche, objet traditionnel de l’enfance, peut aussi servir et plaire aux adultes. Le rôle de la transition dans le deuil est ainsi abordé de très belle manière, un thème qui peut faire peur parfois, mais qui permet aussi de voir la vie telle qu’elle est. Le côté enquête apporté par le personnage du capitaine permet de captiver le lectorat, qui cherche lui aussi, dans les marins, à trouver le propriétaire.

Les illustrations accompagnent simplement l’histoire, rendant parfaitement avec les couleurs l’atmosphère marine, et ajoutant une belle touche d’émotion, tout en rondeur. Les sourires qui s’épanouissent sur les visages qui entourent l’ours permettent de bien montrer son côté réconfortant.

Un très bel album coup de coeur, pour embarquer avec des marins baraqués et découvrir qu’eux aussi aiment les ours en peluche…

+ L’avis, avec des extraits de Lael

 

Violette autour du monde – Bd jeunesse #Concours

VioletteViolette autour du monde

T.1 : Ma tête dans les nuages

Teresa Radice & Stefano Turconi

Dargaud (2015)

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Voici une nouvelle série bd à destination des 8-12 ans, pleine de pep’s, d’aventure, de rêveries, de poésie et de couleurs !

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Violette fait partie d’un cirque, le cirque de la lune. Son père est dompteur d’insectes, sa mère est la femme-canon. Ses amis sont trapézistes ou clowns. Malgré cela, elle doit aller à l’école, ce qui lui pose parfois quelques petits soucis, car, si elle n’est pas bête, elle a souvent la tête… dans les nuages !

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En général, soit j’ai entendu beaucoup de bien d’une bd (par exemple avec le groupe de la bd de la semaine !), soit je suis attirée par la couverture… Pour celle-ci, c’est encore plus simple, avant même d’avoir vu la jolie petite bouille de Violette, mes yeux sont tombés sur le nom des auteurs : Radice et Turconi. Et de ces deux auteurs, je viens de lire un magnifique roman graphique, “Le port des marins perdus” que j’ai adoré (et que je vous conseille vivement !)

C’est donc avec un à priori très favorable que j’ai commencé cette bd, accueillie par la jolie frimousse de cette petite Violette (j’aime beaucoup la couverture). Une bd jeunesse qui parle peinture, avec la rencontre de Mr Toulouse-Lautrec (si, si, au Moulin Rouge !!) qui explique sa vision de la peinture, des citations de John Keats et qui accommode le tout d’une belle philosophie de la vie, moi je dis oui !

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Cette jolie bd a reçu le prix jeunesse du Festival Bédéciné d’Illzach en novembre 2015

Et pour feuilleter cette jolie bd, c’est ici sur le site de l’éditeur

La bd de la semaineCette semaine, c’est chez Stephie

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L’avis de Sophie Hérisson :

J’ajoute mon petit avis ici, car voilà longtemps que je voulais vous parler de cette bande dessinée que j’ai beaucoup apprécié ! Violette est un personnage adorable, un peu à la Cerise, vive, volontaire, attachante. Avec Violette, on va parcourir le Paris de la fin du 19ème siècle, une période que j’apprécie beaucoup en littérature jeunesse. Bien que le scénario soit un peu faible parfois, on passe un bon moment avec Violette à déambuler dans Paris et à découvrir son univers. Côté illustration, c’est coloré, dynamique, et cela renforce encore le caractère pétillant de la jeune Violette. Un côté très animation, qui sied bien à cette histoire.

Violette autour du monde est une belle série de bande dessinée, avec un côté philosophique intéressant, mais surtout une belle découverte du monde, à commencer par Paris. Facile à conseiller dès 8 ans, car elle plaira assez largement !

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rp_calendrier2015-300x300.pngConcours ! En partenariat avec Dargaud, nous vous proposons de gagner 2 exemplaires de Violette !

Pour participer, il vous suffit de répondre en commentaire à la question suivante :
Quelle est votre bande dessinée, publiée chez Dargaud, préférée ?
Pour vous aidez, voici toutes les BD Dargaud dont on a parlé sur Délivrer des Livres ! 

 

Chances Supplémentaires :
+1 en relayant ce concours
+ 1 si vous êtes inscrit à la newsletter ou aimez un des comptes sur les réseaux sociaux du blog

Bonne chance à tous !

Concours ouvert du 23 novembre au 7 décembre 2016. France, Belgique, Suisse. Règlement.

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Max Ducos, auteur jeunesse mais pas seulement…

Max Ducos ♥ ♥ ♥

Un auteur que j’aime beaucoup et dont je vous reparlerai ! (il vient de sortir un nouvel album “le royaume de minuit” toujours aux éditions Sarbacane)

* * *

ducos-volubilis Jeu de piste à Volubilis – Sarbacane (2006)

Une petite fille habite dans une maison assez spéciale, qu’elle n’aime pas beaucoup (moi j’adore !), qu’elle trouve bizarre… Quand elle demande à son père pourquoi leur maison est si étrange, il lui répond qu’elle n’est pas étrange, mais qu’elle est moderne. Il lui dit aussi “chaque maison est unique et possède un secret, trouve le et tu aimeras cette maison”.

Et effectivement, la villa Volubilis possède bien un secret… Que la petite fille va découvrir suite à un long jeu de piste, parsemé de mystérieux indices…

Il y a très longtemps (10 ans en fait, depuis qu’il est sorti !!) que je voulais lire cet album. Contrairement à la petite fille, moi j’adore cette villa moderne, et par la même occasion, la couverture et les illustrations de cet album…

En le feuilletant, je me disais que Max Ducos avait sans doute étudié l’architecture et le design ou que c’était des choses qu’il aimait bien… Dans sa bio, il nous dit que c’est son père qui est architecte. Sur la page consacrée à “Jeu de piste à Volubilis” sur son site, il nous dit par qui il a été inspiré.

Max Ducos : “Jeu de piste à Volubilis est mon premier livre, mais aussi mon projet de fin d’études pour le diplôme de l’Ecole des Arts Décoratifs de Paris (ENSAD)”

N’hésitez pas, allez voir ses peintures, elles sont superbes, certaines m’ont fait penser à un peintre américain que j’aime beaucoup : Edward Hooper

Ducos

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 L‘ange disparuSarbacane (2008)

AngeDisparuLors d’une sortie scolaire au musée des Beaux-Arts de sa ville, Eloi est interpellé par la Vénus d’un tableau : son petit ange a disparu, pourrait-il l’aider à le retrouver ? D’abord interloqué, Eloi se prend vite au jeu et plonge, au sens propre, au cœur des œuvres, traversant sans effort cadres, styles et époques.

Non seulement il retrouvera le petit ange disparu, mais il se découvrira des alliés inattendus parmi les œuvres de Poussin, Chardin, Velasquez, Vinci, Latour, Rembrandt, Sisley, Monet, Corot, Turner, Gauguin, Cézanne, Rodin… avec des clins d’œil plein d’humour aux grands contemporains.

J’ai adoré cet album, aux très belles illustrations et à l‘histoire qui fait rêver ! Vous n’avez jamais rêvé, vous, de rentrer vous promener dans un tableau ?

AngeDisparu2♥♥ ♥ Un très bel album, surprenant et poétique ! ♥♥♥

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DucosVert secret – Sarbacane (2011)

Une fillette un peu trop sage et un garçon gouailleur pénètrent au cœur d’un jardin du XVIIIe. Le fondateur, comte de la Mirandole, l’a fait dessiner en hommage à son amour sans retour pour la belle Marguerite. Serres, labyrinthe de verdure, sculptures, échiquier géant, retenues d’eau, fontaines : c’est tout l’art du jardin à la Française (agrémenté ici de délicieuses allusions à l’Amour Courtois) que les deux enfants explorent, avant de découvrir un fabuleux trésor !

L’avis de Sophie : j’ai lu cet album avec beaucoup de plaisir, tout y est un enchantement, une très belle découverte, une aventure, une rencontre !
Les grandes illustrations sont très belles, vertes, pleines de détails et l’histoire est très touchante, bien qu’un peu facile…  A découvrir!

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Le site de l’auteur, sur lequel vous pourrez lire une brève biographie et surtout allez voir ses peintures !

Le site des éditions Sarbacane

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Malvina la petite inventeuse

MalvinaCouvMalvina

André Neves

Ed. Père Fouettard (2012)

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Malvina était une petite fille très inventive : elle passait ses journées à bricoler et à fabriquer d’incroyables machines telles que le chapeau-ventilateur pour les chaudes après-midi d’été ou encore des mini-parapluies pour garder les chaussures au sec.

La mère de Malvina, elle, passait son temps à se faire du souci. Même si elle était très fière de l’esprit inventif de sa fille, chacune de ses nouvelles inventions la tracassait (en plus de toutes les autres choses). Malvina décida donc d’inventer une machine pour tranquilliser les gens soucieux…

 

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Ce bel album nous offre une magnifique recette : la recette du bonheur !

Malvina

Et oui, et si c’était ça le bonheur ? Arrêter de se tracasser pour tout et n’importe quoi, profiter du moment présent, faire des choses ensemble, s’aimer, s’amuser, partager…

Je ne sais pas si c’est ce qu’à voulu dire l’auteur, mais c’est ce que moi j’ai ressenti en lisant cet album.

Les illustrations sont originales, mère et fille ont un drôle de nez et toutes les inventions sont amusantes. J’ai beaucoup aimé les couleurs employées, très douces.

Si je devais n’employer qu’un mot pour qualifier cet album, ce serait “douceur“.

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Pour découvrir plus d’illustrations, une vidéo (texte en portugais)

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